Search Results for: batch cooking

Mes alliés Batch cooking | Les currys


Mes alliés Batch cooking | Les currys - Cuisine saine et gourmande - Miss Blemish

Les currys font partie depuis longtemps de mes plats préférés tant à manger qu’à préparer. Faciles, rapides, complets, extrêmement variés et presqu’impossibles à rater, j’adore la liberté qu’ils me laissent d’y incorporer mes ingrédients fétiches du moment et de toujours les marier de façon si gourmande. C’est donc très naturellement qu’ils sont devenus un allié de choix pour mes sessions batch cooking (je vous explique tout de cette technique qui consiste à préparer tous ses repas de la semaine en une seule fois dans cet article avec plein d’astuces et de conseils pour vous aider à vous lancer).

Dans cet article, je vous emmène dans les coulisses de la préparation de ce plat très simple avec ma recette de base -et le détail de chaque étape pour que vous puissiez ensuite l’adapter à tous les types d’ingrédients selon vos envies/besoins du moment – et mes recettes et déclinaisons préférées.

La recette de base

Trois parties : les féculents, les légumineuses et les légumes-viandes-fruits-sauce

Pour les féculents et les légumineuses

Je fais cuire mes féculents ensemble et mes légumineuses ensemble que je réserve. Je profite d’ailleurs souvent de leur temps de cuisson pour préparer le reste du plat en même temps ce qui m’en fait gagner énormément !

Pour la partie légumes-viandes-sauce

Si mon curry ne contient que de la viande, je sale ma poêle légèrement et la fais chauffer sur feu moyen avant d’y déposer ma viande émincée. Je couvre pour qu’elle cuise en douceur à la vapeur ce qui conserve tout son moelleux.

Si mon curry contient des légumes, je fais chauffer un peu d’huile d’olive sur feu moyen avec une échalote émincée. Une fois dorée, je rajoute mes légumes +/- viandes émincés très finement pour faciliter leur cuisson et gagner du temps. Comme précédemment je recouvre pour laisser cuire à la vapeur. Une fois les légumes translucides (« assomés »), je retire le couvercle pour qu’ils terminent de réduire et dorer.

Si mon curry contient des fruits de mer précédemment congelés, je les décongèle (souvent au micro-onde) puis les égoutte et ne les incorpore au curry qu’une fois la sauce prête.

Si mon curry contient du poisson, je le fais cuire au préalable au four ou à la vapeur au micro-onde puis je l’ajoute aux légumes avant de faire la sauce ou directement à la sauce.

La sauce (classique)

La sauce classique de mes currys se compose de lait de coco (500mL ou 1L selon le nombre d’ingrédients différents du curry de manière à ce qu’il y ait toujours beaucoup de sauce), de curry, de massalé et de sel/poivre. Je rajoute le lait de coco et les épices à la préparation (viande, légumes ou poisson à l’exception des fruits de mer que je ne rajoute qu’une fois la sauce prête pour éviter une cuisson trop longue qui les rendrait caoutchouteux) puis je laisse mijoter sur feu doux jusqu’à ce qu’elle prenne une consistance crémeuse. Je la goûte à ce moment-là pour éventuellement ajuster l’assaisonnement – au début vous verrez on hésite à ajouter suffisamment d’épices donc on arrive à la bonne saveur en plusieurs fois.

L’assemblage

Une fois toutes les parties préparées, je les mélange ensemble dans un grand plat, le plus souvent un tupperware en verre que je réserve au frigo pour mes repas de la semaine. Le curry se conserve très bien plusieurs jours et ce sans perdre en saveur (je vous renvoie à mon article sur les bases du batch cooking chapitre « conservation »).

Mes alliés Batch cooking | Les currys - Cuisine saine et gourmande - Miss Blemish

La sauce inspirée du butter chicken indien

C’est une combinaison que j’ai découverte tout récemment. Pour cette version j’ajoute aux ingrédients de la sauce classique autant de sauce tomate que de lait de coco. Leur mélange permet de se passer de la phase « d’épaississement » de la sauce, à peine mélangés la sauce est déjà prête à être mangée telle quelle. Plus encore, cette sauce se marie à merveille avec le parmesan dont je parsème tous les currys (sauf aux fruits de mer/poisson) qui la comprennent. Et croyez moi ce petit détail supplémentaire les rend vraiment délicieux.

Quelques-unes de mes combinaisons préférées

Poulet + riz + sauce curry classique + ananas

Poulet + riz + sauce curry classique + noix accompagnés en séparé de courgettes revenues avec poêle avec de l’huile d’olive, de l’ail et du curry

Riz + lentilles vertes + 1 courgette + 2 poivrons + 1 brocolis + sauce curry façon butter chicken servi avec du parmesan

Riz + sauce curry classique + poivron jaune + poivron vert + courgettes + pois chiches

Sauce curry classique + pois chiches + courgettes sur des pommes de terres sautées/rôties au curry

Mes alliés Batch cooking | Les currys - Cuisine saine et gourmande - Miss Blemish

Un curry-soupe façon minestrone

Ingrédients

500mL de lait de coco
Un peu de bouillon de poulet
Pommes de terre
Lentilles
Pois chiches

Préparation

1. Faire cuire pomme de terre, lentilles et pois chiches à la cocotte minute.
2. Une fois cuits, couper les pommes de terre grossièrement
3. Dans un récipient mélanger sur feu doux lait de coco, sel, poivre, curry et massalé et mélanger jusqu’à ce que les épices y soient dissoutes.
4. Ajouter la sauce aux pommes de terre coupées, lentilles et pois chiches et compléter avec du bouillon de poulet jusqu’à obtenir la quantité de liquide voulue. C’est prêt !

Mes alliés Batch cooking | Les currys - Cuisine saine et gourmande - Miss Blemish

Et vous, déjà adeptes du batch cooking et des currys ? 

Laisser un commentaire - 0

Mieux manger au quotidien : le Batch cooking


Mieux manger au quotidien : le Batch cooking - Cuisine saine - Lifestyle - Miss Blemish

Manger moins de produits raffinés, je crois que tout a vraiment commencé de cette envie-là pour un manger mieux au quotidien. Car si j’ai découvert le « batch cooking » il y a bientôt deux ans, ce n’est vraiment qu’à partir du printemps de l’an dernier que j’en ai jeté les aujourd’hui solides fondations faisant que depuis septembre 2015 je prépare chaque week-end tous mes repas pour la semaine à venir en une seule séance de cuisine. Derrière cette envie-là se cachait non loin la fin prochaine de mon traitement par roaccutane et la certitude qu’il faudrait en passer par l’assiette pour ma peau comme pour mon estomac – lassé des propositions restreintes des boulangeries et Monoprix à proximité de mon lieu de travail – pour garder les bénéfices durement acquis durant ces mois (je parle un peu plus du lien entre produits raffinés, index glycémique, pics de glycémie et acné par ici). Pouvoir manger selon les principes qui me sont chers, « mettre les pieds sous la table » à chaque repas, ne plus céder si facilement aux sirènes des plats rapides parce que la fatigue, parce que le manque de temps, explorer de nouveaux horizons en cuisine en ayant le temps une fois par semaine de le faire, varier mes repas – alors même que 3-4 plats font tous les repas de 5 jours ! – adopter cette technique a été une petite révolution dans mon organisation qui a considérablement allégé mon quotidien. Dans cet article j’aborde donc les points-clés qui m’aident à mettre en place chaque semaine ce nouveau rituel et à le rendre le plus bénéfique et efficace possible.

Pourquoi adopter le batch cooking ?

Gagner du temps

Avec l’habitude, je mets désormais entre 2 et 3 heures pour préparer tous mes repas de la semaine. Et cela s’explique facilement puisque je prépare un grand nombre de plats en parallèle plutôt qu’au fur et à mesure comme c’est le cas lorsque l’on prépare ses repas au jour le jour : les légumes de ma soupe cuisent pendant que mon poulet dore au four et que j’émince les légumes d’une ratatouille… Avec le temps, ma stratégie devient de plus en plus fine et efficace pour que chaque plat trouve la meilleure place dans le procédé et que tout s’enchaîne sans temps mort ni perdu.

Faciliter son quotidien

Mes repas pour la semaine planifiés et préparés je sais que je n’ai plus rien à prévoir sur ce versant-là au quotidien.  Quelque soit la durée de ma pause déjeuner, l’heure à laquelle ma journée se termine ou les impératifs prévus comme imprévus venant s’ajouter à mon programme : tout est prêt.

Manger des plats faits maison demandant un peu de préparation tous les jours

Le batch cooking m’a permis de considérablement améliorer la variété et la qualité de mes repas – alors me que je mange souvent la même chose 5 jours de suite ! – car j’ai désormais le temps de cuisiner des plats qui demandent un peu de préparation et de cuisson : des plats mijotés, des salades complètes avec milles-et-uns ingrédients, des gratins, des viandes autrement que grillées… Mais surtout je mange plus sainement. À la fin d’une journée un peu longue, un peu compliquée il m’arrivait souvent de me rabattre sur des plats préparés, du fast-food et autres solutions rapides. Aujourd’hui je mange selon les principes qui me sont chers et je me régale que la journée ait été dure ou pas ! Et quand j’ai envie d’un McDo, je le mange sourire aux lèvres et seulement parce que j’en ai envie, pas la culpabilité au ventre de n’avoir pas eu le courage – encore… – de cuisiner ce soir-là.

Ne plus faire les courses qu’une seule fois par semaine et faire des économies

Je fais mes courses en fin de semaine et prévois ainsi tout ce dont j’ai besoin en une fois. Les excursions itératives au supermarché sont ainsi devenues bien plus rares ce qui représente non seulement une économie de temps mais aussi d’argent tout en diminuant le gaspillage de nourriture. Réfléchir mes plats en amont et faire une vraie liste de courses m’évite de craquer sur des produits dont je n’ai en réalité pas besoin – j’en reparle dans la section « Conseils » – et cuisiner limite ma consommation de produits industriels notamment sucrés.

Mieux manger au quotidien : le Batch cooking - Cuisine saine - Lifestyle - Miss Blemish

Prévoir mes repas : Schéma de base

Petit déjeuner

Je cuisine rarement pour ce repas-là. Je me contente de compléter les stocks de ce que l’amoureux et moi préférons manger le matin et faire en sorte de toujours avoir du jus d’orange frais à disposition. Les semaines de fête j’aime préparer des gaufres ou des crêpes pour nos matins mais ce n’est pas la règle, loin de là !

Repas du soir – Soupes, salades composées, quiches et tartes salées

Depuis toujours j’essaie de manger plus léger au repas du soir qu’aux autres repas de la journée. J’alterne donc au fil des saisons soupes l’hiver et salades composées l’été. Si je ne prépare jamais mes salades composées d’été – composées majoritairement de crudités – pour plus de deux jours pour plus de fraîcheur et profiter au maximum du goût et des nutriments de chaque ingrédient, les salades composées riches en légumineuses et céréales qui n’ont pas de problèmes de conservation, les soupes et les tartes salées se prêtent extrêmement bien à l’exercice. Ces plats ont l’avantage d’être très rapides à préparer – contrairement à ceux que je choisis pour nos midis – savoureux et déclinables à l’infini et sont donc l’une des pierre angulaire de cette organisation. Je fais en sorte d’avoir toujours de la salade verte lavée et prête à être assaisonnée pour les accompagner et le tour est joué !

Idées recettes : Ma pâte à tarte salée sans glutensoupes, salades composées, recettes « cuisine étudiante »

Repas du midi – Base : viande/poisson/céréale au choix –  féculent – légume

Pour nos repas du midi, je me fais plaisir en préparant chaque semaine des plats complets demandant un peu plus de préparation que ce qu’il est possible de se permettre lorsque l’on cuisine au jour le jour selon la base : protéines (viande/poisson ou céréale/légumineuse/fruit sec)  – féculent – légumes. J’aime faire mariner viandes et légumes dès la veille avant de les faire cuire, laisser mijoter une sauce toute la matinée ou cuire mes gratins en deux temps pour qu’ils soient moelleux et sans eau au fond (ma hantise !). Comme ces préparations s’intègrent dans celle des autres plats il n’y a pas de temps mort et elles disposent du temps nécessaire pour cuire à leur rythme et sans râté – vu que je suis sur place pour surveiller la cuisson. Si mon week-end est particulièrement chargé, je me rabats sur des préparations plus rapides mais tout aussi complètes comme cette moussaka au boeuf ou ce chili con carne tout doux.

Idées recettes : Mes plats complets 

Mieux manger au quotidien : le Batch cooking - Cuisine saine - Lifestyle - Miss Blemish

Mes alliés

Les plats complets gratinés

Ce sont mes préférés – avec en première place ma parmigiana d’aubergines que j’accompagne de riz complet et d’une salade verte – ils sont simples, rapides et savoureux. À ce chapitre on peut trouver les tians (gratin méditerranéen dans lequel on fait alterner des couches de très fines tranches de pomme de terre, courgette, aubergines et sauce tomate au basilic pour terminer par de la mozzarella), moussaka, hachis parmentier et gratins de poisson (classique ou saumon + poireaux + pommes de terre écrasées) mais aussi gratins de légumes pour accompagner viandes ou légumineuses.

Les prêts-à-manger : fruits secs et fruits frais, compotes, yaourts, galettes de céréales soufflées…

Je renouvelle chaque semaine leur stock pour donner des couleurs à nos petits déjeuners et desserts (le tout simple mais délicieux crème de marron + chantilly ne demande aucune préparation mais fait beaucoup d’heureux). J’évite biscuits industriels et autres tentations : ce qui n’est pas dans les placards a moins de chances d’être grignoté !

Mieux manger au quotidien : le Batch cooking - Cuisine saine - Lifestyle - Miss Blemish

Et le week-end alors ?

Nos repas du week-end ne sont pas inclus dans mes séances de batch cooking. Le week-end nous terminons les derniers restes s’il y en a et préparons à mesure d’autant plus que les week-end sont plus propices aux sorties à l’improviste, verres partagés entre amis et autres repas improvisés. Comme je fais généralement mes courses le vendredi, cela ne pose jamais problème, je prévois pléthore de crudités, pâtes sans gluten et autres petites choses rapides à préparer qui peuvent se prêter à toute occasion.

Mieux manger au quotidien : le Batch cooking - Cuisine saine - Lifestyle - Miss Blemish

Quelques conseils

Avant : Réfléchir ses plats en amont et faire une liste de courses complète et détaillée

Ce n’est pas forcément le plus évident les premières semaines d’écrire une liste de courses sans rien omettre et prévoyant des quantités justes. Pour vous y retrouver je vous conseille de la construire autour des réponses à ces deux questions : combien de repas sont à préparer cette semaine et pour combien de personnes à chaque fois ? Cela vous permettra d’ajuster vos quantités et d’inclure sorties, repas et déjeuners pris à l’extérieur dans vos calculs. Réfléchir ses plats et sa liste de course en amont évite de perdre du temps en faisant ses courses, d’acheter des produits dont on n’a pas besoin et surtout d’oublier ceux essentiels à la réalisation d’une des recettes choisies !

Pendant : l’hygiène

C’est un point essentiel lorsque l’on cuisine en général et tout particulièrement lorsque l’on veut conserver plusieurs jours ses plats. Je ne suis pas experte en la matière et n’ai jamais étudié jusqu’à présent les règles à l’oeuvre dans la préparation de repas en communauté (type restauration) mais je respecte ces quelques règles repères :

  • Se laver les mains minutieusement au savon et à l’eau entre chaque type de préparation et chaque fois qu’elles ont été en contact avec des objets potentiellement souillés (la poubelle par exemple).
  • Conserver mes plats dans des contenairs hermétiques pour les préparations les plus sensibles (soupes, viandes, salades de crudités) et protéger les moins sensibles par film plastique ou alluminium.
  • Renettoyer les contenairs et plats qui vont conserver les aliments préparés avant de les remplir et les sécher avec un torchon propre.
  • Nettoyer correctement mon plan de travail et mes planches à découper – avant, entre chaque préparation différente et après.
  • Désinfecter mon lavabo à l’eau de javel une fois ma vaisselle et toute mes préparations terminées et rincer immédiatement après pour éviter la contamination de vaisselle ou des accidents avec des personnes qui ne seraient pas averties que de la javel a été utilisée dans l’évier. Les éviers de cuisine sont l’un des lieux les plus sales de la maison c’est pourquoi je fais attention à le nettoyer plusieurs fois par semaine en prenant toujours la précaution de laver et rincer abondament dans le même temps. 

Après

  • Laisser refroidir son four à l’air libre – Après avoir terminé d’utiliser votre four, ouvrez-le en grand : cela évite que de la condensation se forme et se vide sur le sol de la cuisine ou dans les tiroirs situés  en dessous du four.
  • Faire la vaisselle au fur et à mesure – lorsque l’on prépare autant de plats en même temps on peut vite se retrouver débordé de vaisselle et ce alors même que l’on a souvent besoin une, deux voire même trois fois de la même casserole ou du même saladier pendant une session de batch cooking. C’est donc certainement le seul moment de ma semaine où je fais, séche et range la vaisselle au fur et à mesure.
  • Attendre d’avoir fini sa session et quitté la cuisine pour lancer lessives / machines à laver – au lieu de ce fond sonore désagréable, j’alterne playlists Spotify (Cuisiner en musique, My favourite coffee houseAfternoon accoustic, Accoustic spring), vidéos Youtubes et podcasts (ceux de Jen Carrington sont excellents).
  • Utiliser des contenairs types bocaux et tuperwares pour stocker les repas dans le frigo – nos frigos n’ont malheureusement pas une contenance illimitée c’est pourquoi avoir à disposition des contenants malins et moins encombrants est très utile. Si vous n’en avez pas encore, je vous conseille de préférer des contenants en verre. S’ils sont plus lourds, ils se teintent moins que ceux en plastique et sont moins susceptibles de transférer dans vos préparations certains de leurs composants (contrairement au plastique plus que soupçonné d’infuser des perturbateurs endocriniens dans les aliments et liquides qu’il contient).

Mieux manger au quotidien : le Batch cooking - Cuisine saine - Lifestyle - Miss Blemish

Mais alors quid de la conservation ? 

Comme vous l’avez justement soulevé dans les commentaires avec cette organisation mes plats doivent pouvoir se conserver sans problème pendant 5 jours au frigo. Pour mettre toutes les chances de mon côté de ne rencontrer aucun problème de conservation, je m’appuie sur ces quelques règles-repères :

  • Je ne conserve sur une si longue durée que les produits cuits. Les crudités sont conservées soit en l’état prêtes à être consommée brutes et protégées par leur enveloppe naturelle (et le froid du frigo) soit consommées le lendemain si préparées (en salade par exemple). 
  • Je cuis viandes et poissons immédiatement après les avoir achetés : rien ne traîne cru et non préparé dans mon frigo pour éviter au maximum les contaminations. 
  • De la même manière je cuis viandes et poissons suffisamment. Comme je suis friande de plats mijotés cela marche très bien. 
  • J’utilise très peu de produits laitiers. Les produits laitiers sont l’un des aliments les plus fragiles et susceptibles de « tourner » (je ne parle pas là du gruyère râpé ou de la mozzarella qui va griller sur un gratin mais de lait, crème et beurre). Si je fais un plat qui en contient il est préparé/mangé le jour même, conservé au frigo et en quantités telles que rien ne reste. De la même manière je ne cuisine pas de produits laitiers ni d’œufs non cuits (type crème anglaise), autre aliment très sensible. 
  • Je porte une attention très particulière à l’hygiène lorsque je prépare mes repas – voir plus haut « mes conseils » 
  • Je respecte la chaîne du froid : je ne recongèle pas ce qui a déjà été congelé, je garde toutes mes préparations au frais et fait attention à ce que l’extérieur des récipients ne soient pas souillés. 
  • Je protège mes préparations en les conservant dans des récipients hermétiques.
  • Mais je reste toujours vigilente et attentive : l’aspect et le goût d’un plat en disent aussi long qu’une date de péremption. Au moindre goût/aspect suspect je jette. Cela ne m’est encore jamais arrivé dans le cadre du batch cooking et nous n’avons jamais été malades jusque-là mais cela ne m’empêche de rester toujours prudente quant à ce qui se trouve dans mon assiette. Toutes ces précautions n’enlèvent pas la nécessité de faire preuve de bon sens et de ne prendre aucun risque en cas de doute.

*

J’espère que cet article vous a plu et que vous y avez trouvé quelques astuces qui pourront vous être utile pour alléger et régaler votre quotidien côté cuisine ! N’hésitez pas à me poser des questions, je suis sûre d’avoir omis certains points (même après milles relectures, c’est toujours le cas !)

Et vous, adeptes du batch cooking déjà ? Des astuces pour manger mieux au quotidien ?

Laisser un commentaire - 63

Créativité quelques pièges à éviter


Créativité quelques pièges à éviter - Conseils - Miss Blemish

Ecouter en boucle Heal tomorrow, danser tantôt debout sur le parquet glissant, tantôt assise à mon bureau, remettre une nouvelle fois la musique à zéro. Raconter la journée écoulée dans la cuisine faiblement éclairée, rire au téléphone, rattraper le temps écoulé. Pour la première fois m’essayer à faire cuire un brocolis grâce à la technique de Fran vue et revue au fil de ses vlogs jusqu’à me convaincre que ce n’était vraiment pas compliqué puisqu’il suffit de le couper puis d’immerger ses bouquets dans un saladier rempli d’eau bouillante. Noyer mon riz à l’indienne de parmesan et terminer ma théière, rituel des après-midis travaillées sans discontinuer. M’asseoir face au clavier, remplir des papiers, cocher les dernières cases de ma to-do list d’aujourd’hui, sourire et ajouter à la musique le bruit des touches enfoncées. Aujourd’hui je vous emmène au fil des pièges tendus par la créativité et des astuces que j’ai trouvées pour les déjouer sans rien perdre du plaisir de créer, d’inventer, de composer et faire naître un projet. Prêts ?

1 – Se censurer

S’empêcher de traiter un sujet déjà traité

C’est un point pour lequel je ne suis pas encore totalement tirée d’affaire… Pourtant s’empêcher de travailler un sujet qui a déjà été traité ailleurs c’est tomber dans plusieurs pièges :

  • croire qu’une personne peut avoir tout dit et abordé tous les aspects d’un sujet
  • présupposer que notre vécu n’intéressera personne (c’est possible mais ce sont souvent aux petites anecdotes insignifiantes que nous nous identifions dans l’expérience des autres)
  • présupposer que tout le monde a eu accès et pu lire/voir/entendre le précédent qui nous bloque dans notre démarche de partage.

J’en a fait l’expérience avec deux articles que j’ai publiés récemment : mes 4 newsletters préférées et les 6 comptes instagram qui m’inspirent le plus. J’étais certaine que tout le monde connaissait déjà le travail de ces artistes sans pouvoir pour autant résister à l’envie de vous en parler. Et j’ai reçu de nombreux messages qui m’ont prouvé que tout le monde ne les connaissais pas déjà et j’étais donc très heureuse de les avoir faits découvrir à encore plus de gens encore ! Mon conseil est donc d’éviter de vous censurer pour de mauvaise raisons et celle-ci en particulier. Je pense que tout ce qui est fait avec le coeur et une réelle volonté de partage, d’interrogation et de réflexion vaut la peine d’exister, même pour un cercle restreint.

Laisser la peur de ne pas y arriver gagner

Celle-ci est aussi évidente que difficile à contourner. Ce qui m’aide à repousser la peur loin loin loin pour qu’elle me bloque le moins possible c’est de l’identifier. A chaque fois que j’ai envie de décliner une proposition, d’arrêter un projet en cours d’élaboration ou d’abandonner une idée sur laquelle je travaillais je me pose cette question : est-ce que j’ai envie d’arrêter parce que j’ai peur de ne pas y arriver ? Si la réponse est « oui », je persévère et essaie de trouver des personnes pour m’aider à avancer – par leurs témoignages motivants et rassurants, par leurs conseils et leur expérience. Si la réponse est « non », je me laisse le libre choix de voir si l’obstacle est surmontable, d’essayer de parvenir à ce que j’imagine par une autre voie ou tout simplement de le laisser en suspens à une prochaine fois. Parfois ce n’est tout simplement pas le bon moment et je pense que c’est vraiment une expérience très riche que d’apprendre et s’entraîner à s’en apercevoir et l’accepter sans en être blessé ni sans totalement abandonner le projet. Juste le laisser de côté et y revenir de temps en temps, l’enrichir progressivement et un jour peut-être pouvoir enfin lui donner la dimension souhaitée.

{ A ce sujet j’ai envie de faire une courte parenthèse. J’ai déjà abordé cette problématique dans certains articles mais c’est un obstacle si difficile à franchir que je ne cesse d’y revenir par des chemins détournés. On peut facilement – et c’est en tout cas mon cas – ressentir une urgence à « faire » et s’épanouir artistiquement/professionnellement. A produire quelque chose qui ait un impact. Et le plus souvent cette urgence est en grande partie nourrie par la comparaison de notre parcours aux accomplissements des personnes qui nous entourent ou qui travaillent sur les mêmes problématiques que nous. C’est un petit mot de Lisa ce week-end qui m’a fait réaliser encore une fois à quel point il était vain de comparer les points d’avancée de chacun et de vouloir aller plus vite que son propre rythme. Lisa disait dans son post qu’elle lançait son blog à la fin de ses études à 23 ans, soit il y a 5 ans. Moi-même je viens d’avoir 23 ans et je n’ai pas du tout terminé mes études ! Si nos objectifs ne sont absolument pas les mêmes (et c’est une variable à prendre en considération), nous n’avons pas le même passif, la même expérience, les mêmes outils pas plus que nous ne sommes au même point de notre chemin que les personnes dont nous admirons le parcours. Et tout ce processus que l’on nourrit et par lequel on passe a une infinie valeur, pour notre travail futur comme pour la personne que nous sommes et que nous enrichissons chaque jour un peu plus. }

Se laisser paralyser par ses propres exigences

Être exigeant envers soi-même et se demander de produire le meilleur est une belle et nécessaire qualité qui nous permet d’avancer et de ne pas trop nous reposer sur nos lauriers – ou en tous cas pas trop longtemps. Cependant comme toute chose positive, il faut se méfier de ne pas en faire une limite, un bouclier ou une excuse qui nous décourage au moment de nous lancer dans un nouveau projet. Car tout début est imparfait et tâtonnant, le premier jet n’est presque jamais la version définitive. Et nos exigences peuvent facilement faire naître l’appréhension du travail à fournir en le présentant comme une montagne au sommet inatteignable. Dans ce cas particulier, je crois que le renforcement positif est le meilleur remède. Le plus de projets nous menons à bien, le moins nous serons susceptibles de nous laisser décourager au suivant car nous savons que nous sommes capables de fournir ce travail, nous l’avons déjà fait plein de fois. 

Créativité quelques pièges à éviter - Conseils - Miss Blemish

2 – Faire une seule chose à la fois

La créativité jaillit bien plus souvent dans un contexte qui lui est étranger, en plein fouillis, que lorsqu’elle est convoquée. Si elle se travaille et se nourrit, si les projets dont ces éclats se font la source ne peuvent trouver leur forme et une destinée sans concentration, la créativité – et ses idées – reste imprévisible ce qui nous demande – pour la cultiver et n’en rien gâcher – d’apprendre à nous rendre perméables et accessibles pour lui donner de l’espace. 
J’ai donc pris l’habitude depuis deux ans de saisir chaque idée, bout de phrase et mots accordés au vol, lorsqu’ils croisent une pensée et n’importe laquelle de mes activités et de les consigner toutes au même endroit – soigneusement choisi pour être en quasi permanence accessible. Ainsi, même dans les périodes où je ne peux accorder autant de temps que je le souhaiterais à mes projets créatifs, je ne perds aucune des pistes qui m’y sont soufflées. Les idées sont la partie que l’on ne peut imposer, la partie variable. Les conserver ainsi permet de s’assurer de quoi avancer dans les périodes en creux où les idées sont moins nombreuses ou l’envie et la motivation plus difficiles à trouver. Je constitue donc une réserve de « début de… » qui m’évite frustration et vrais creux.

3 – Eviter le silence

Si la créativité se nourrit du fouillis, de l’agitation et des périodes remplies jusqu’à déborder, le silence lui est tout autant bénéfique. Comme un juste équilibre, ces deux états se répondent chez moi. Après le tumulte, me retrouver seule face à moi-même et me reposer me permet de regarder toutes les idées conservées pendant le tumulte avec un regard neuf et de leur donner une toute autre dimension, d’affiner l’envie floue vers un projet plus construit et concret, de mettre des mots, des images, des étapes, des dates… Ce sont dans ces périodes que le plus gros du travail se fait finalement, nécessaire et tellement gratifiant. D’autant plus qu’il nous replonge dans une période plus chargée qui à son tour est porteuse d’idées à noter et à conserver pour la prochaine période plus calme.

Créativité quelques pièges à éviter - Conseils - Miss Blemish

4 – Vouloir terminer avant de recommencer

Lorsque l’on a de nombreux chantiers en cours, le mouvement réflexe va vers l’envie de se concentrer sur un seul à la fois jusqu’à les avoir tous menés à bien. Et c’est nécessaire ! Il y a toujours un moment où  – je parlerai d’écriture par facilité mais cela vaut pour toutes les autres formes d’expression de la créativité – il faut se mettre face à son traitement de texte pour en découdre. Cette étape correspond à mes périodes chargées et concentrées où j’ai peu de temps à consacrer à d’autres projets ou idées qui pourtant, du fait de la contrainte, y sont plus nombreuses. Mon conseil et c’est vraiment le plus important c’est de savoir vous concentrer sur un projet principal dans lequel vous investissez 95% de votre énergie mais de savoir garder les 5% restants pour cueillir les idées qui naissent durant cette période quand même. L’aboutissement d’un projet est un moment qui précède un creux, quasi automatiquement. Il y a la fatigue du travail accompli, l’envie de faire autre chose après une période où l’on s’est restreint pour mener à bien son projet et souvent un manque de nouvelles idées par dégoût passager du travail. C’est normal ! Cependant, avec des idées à disposition, des pistes de projets, se remettre dans le bain après cette période sera bien plus facile et – en faisant taire l’urgence d’avoir à nouveau de super idées – favorisera le retour « naturel » de l’inspiration libérée de toute pression de résultat immédiat. Tout le monde est gagnant !

5 – Se reprocher les creux

Malgré toutes ces mises en garde et ces astuces pour contourner l’imprévisibilité de la créativité, nous traversons tous des périodes de creux. Elles m’arrivent le plus souvent après les articles sur lesquels j’ai travaillé particulièrement longtemps de l’idée à la mise pratique jusqu’à la rédaction et l’illustration (dans les plus récents on trouve mon article sur la photographie, celui sur l’acné pendant/après roaccutane et celui sur le Batch Cooking). Mais ces périodes sont nécessaires et même bénéfiques. Ce sont les instants où l’on va prendre le temps d’explorer d’autres choses, de sortir, de voir des expositions, de lire des livres et découvrir de nouveaux artistes. De passer du temps avec les gens que l’on aime. De se nourrir soi-même après avoir nourri son travail. Et puis, avec la vitesse avec laquelle tout va sur internet, la vitesse à laquelle tout passe, même les projets sur lesquels nous avons tant travaillé et mis de coeur, cela fait du bien de savourer cet après à sa juste valeur. De sourire au travail accompli et aux – peut-être – retours et critiques. J’apprends encore à voir en eux une respiration plutôt qu’un échec à être constante mais je progresse peu à peu. La culpabilité est une amie dont il est difficile de se détacher lorsque l’on fraye dans le milieu de la créativité car comme je l’évoquais ici il n’y a pas de guide suprême de bonne ou de mauvaise réponse, seulement des réponses qui ne conviennent pas à tout le monde.

Créativité quelques pièges à éviter - Conseils - Miss Blemish

Et vous, quels sont les pièges tendus par la créativité dans lesquels vous avez appris petit à petit à ne plus tomber ?

Laisser un commentaire - 15