Entrepreneuriat

Les podcasts de mes dimanches


podcasts préférés - slow lifestyle - miss blemish

Chaque dimanche mes sessions batch cooking m’offrent une à deux heures « blanches » en cuisine. Là où je ne trouvais pas de créneau approprié dans mes routines pour me plonger dans l’univers des podcasts, ces heures où je ne peux me concentrer que par l’écoute ont été ma porte d’entrée vers ce format. D’abord invités, ils sont devenus mes incontournables du dimanche et ont progressivement gagné de nouvelles plages, mes trajets de train en première position. J’ai ainsi très vite repris goût à écouter des histoires racontées comme celles qu’on raconte le soir aux enfants mais ici sur des sujets « de grands ».

Je trouve dans la multiplicité des formats disponibles à nous aujourd’hui une véritable chance de découvrir et d’apprendre davantage par des canaux différents pouvant s’intégrer dans d’autres instants de notre vie quotidienne que ceux dédiés à l’apprentissage classique et à la lecture. Si je n’ai rien contre les apprentissages qui demandent de nous du temps et un certain dévouement, j’aime cette découverte mise à la portée de mon quotidien, les podcasts comme une porte d’entrée défrichant des terrains encore inconnus et inexplorés. Et libre à nous ensuite de compléter ce rapide tour d’horizon en lectures-films-discussions-reportages. 

Je partage donc avec vous mes premières découvertes en espérant qu’elles seront autant de bonnes surprises pour vous. N’hésitez pas à partager vos podcasts préférés et les épisodes qui vous ont le plus marqués dans les commentaires, je serai ravie d’en découvrir de nouveaux !  

Les podcasts de mes dimanches (et mes épisodes préférés)

Génération XX 🌿 le lien pour l’écouter

Dans ce podcast, Siham Jibril reçoit des femmes entrepreneures pour parler de leurs parcours, de leurs quotidiens, de la genèse de leurs activités et de leurs projets d’avenir. Passionnant et inspirant, chaque épisode est une bouffée de motivation pour pousser un peu plus loin ses projets – professionnels comme personnels – et se lancer pour de bon. Il m’a permis de découvrir une foule d’initiatives, d’applications, d’entreprises et de services. 

Pour commencer | Mes 2 épisodes préférés 

🌿Génération XX x Mathilde Lacombe – Birchbox Mathilde Lacombe fait partie des femmes dont j’admire le parcours. Co-fondatrice de Jolie Box par la suite rachetée par Birchbox où elle travaille toujours aujourd’hui, elle raconte la genèse de ce projet, la difficulté de « changer de rêve » et quitter son travail de rédactrice au Elle pour se consacrer à plein temps à son entreprise naissante, ses études et l’équilibre pas toujours facile à trouver entre vie professionnelle et personnelle. Ses interrogations aussi contemporaines qu’intemporelles ont beaucoup résonné en moi et m’ont donné envie de lire son livre qui sort en librairie fin septembre. 

🌿Génération XX x Lucie Basch – Too Good To Go | Dans cet épisode Siham reçoit Lucie Basch, fondatrice de l’application Too Good To Go qui a pour but de lutter contre le gaspillage alimentaire. Partant du constat qu’il est gaspillé chaque année en France 10 millions de tonnes d’aliments consommables, Lucie a voulu mettre en lien les commerçants qui chaque jour sont obligés de jeter leurs invendus et les particuliers que ces invendus pourraient intéresser. Durant l’épisode elle raconte ses études, sa prise de conscience et la naissance de ce projet avec les rencontres qui lui ont permis de voir le jour ainsi que ce qu’elle imagine pour la suite. J’ai trouvé cet épisode passionnant, il m’a permis d’en apprendre énormément sur le sujet du gaspillage alimentaire et on le sait l’information est le premier pas vers l’action !  

La poudre 🌿 le lien pour l’écouter

Animé par Lauren Bastide, La poudre reçoit des femmes de tous horizons pour parler d’elles et de ce que c’est d’être une femme aujourd’hui. Elle dresse ainsi des portraits personnels, souvent engagés et pleins de spontanéité qui étoffent l’horizon de la féminité dans toute sa richesse et sa diversité. 

Pour commencer | Mes 2 épisodes préférés 

🌿La poudre x Garance Doré | J’aime le travail et la plume de Garance Doré depuis longtemps et ce week-end encore j’étais émue de découvrir son témoignage autour du désir d’enfant dans Lenny Letters. Dans cet épisode du podcast, elle parle de sa famille, de son enfance en Corse, de son lien particulier avec sa grand-mère, sa maman, sa soeur, de son parcours et du rôle de chacune de ses étapes dans la construction de son rapport au féminin. Elle nous raconte le moment où elle est devenu « femme », la meilleure connaissance de soi que permettent les années, la conception du vieillissement par la société, l’apprentissage de l’écoute (de son instinct, de son corps). C’est un épisode particulièrement doux d’échange entre femmes comme on pourrait en connaître avec une grande soeur, une amie ou les femmes de sa famille.  

🌿La poudre x Pénélope Bagieu | De la même manière que pour Garance, Pénélope fait partie des artistes que j’admire autant pour son travail, son parcours que pour ses prises de positions et sa manière de parler librement des sujets qui la touchent. Dans ce podcast elle parle justement des femmes, de l’intersectionnalité, du racisme comme des limites de l’humour. Elle parle de son parcours en tant que femme dans le milieu très masculin de la BD, de ses débuts dans la publicité, des préjugés et des discours que l’on veut ou non se voir associer. Elle parle aussi des angoisses nées de la poursuite d’un métier présenté comme non conventionnel et ce passage en particulier m’a beaucoup parlé.  

(EN) Hashtag Authentic 🌿 le lien pour l’écouter

Sara Tasker tient le très poétique compte instagram Me & Orla suivit par près de 173 000 personnes à la date de rédaction de l’article. C’est à partir de son expérience de ce réseau social qu’elle a crée son podcast Hashtag Authentic pour partager son savoir en photographie comme d’instagram avec ses auditeurs. En dehors des  épisodes où elle livre ses meilleurs conseils, elle invite régulièrement des instagrammeurs pour des interviews centrées sur leur expérience d’instagram, la manière dont ils ont trouvé leur style photographique, leurs astuces et leurs réflexions sur les nouveautés en lien avec ce réseau. 

Pour commencer | Mes 2 épisodes préférés 

🌿HA x All that is she – Great photos and making it big on IG | Dans cet épisode Sara reçoit Dominique qui tient le compte IG All that is she. Alors que l’on aime croire qu’il est de plus en plus difficile de se démarquer sur ce réseau, son compte a réussi à rassembler de manière organique un nombre très large de followers. Elle raconte dans cette interview les répercussions de ce succès, sa genèse, l’évolution de son style photographique et ses projets pour la suite.

🌿HA x Jen Carrington – Ideal work week | Je vous avais déjà parlé ici de Jen Carrington pour sa newsletter axée sur l’entreprenariat. Dans cet épisode, elle parle de la « semaine de travail idéal », comment la trouver et surtout comment la garder. Mais aussi le fait qu’il s’agit d’une notion qui bouge et évolue avec tous les autres domaines de notre vie comme tout équilibre.

Nomade digital 🌿 le lien pour l’écouter 

Minimalisme, voyage et entreprenariat, on pourrait résumer le podcast animé par Paul et Stanislas ainsi. En 50 épisodes, ces 2 entrepreneurs-voyageurs partagent tout ce qu’ils ont découvert et expérimenté en construisant une carrière leur permettant une quasi totale liberté de lieu et de mouvement. Ils donnent leurs routines, leurs astuces, leurs difficultés et les solutions trouvées ou encore à chercher au fil d’une discussion ouverte et pleine de bon conseils. Si ce podcast s’adresse en premier lieu aux entrepreneurs, les sujets qui sont abordés touchent pourtant un bien plus large public que les seules personnes ayant leur propre entreprise. Ce faisant, chacun peut en tirer des enseignements et des pistes à adapter à son quotidien et à son travail. 

Pour commencer | Mes 2 épisodes préférés 

🌿Deep work | Cet épisode tourne autour de la notion de « deep work » conceptualisée par Cal Newport qui correspond à un état de fonctionnement optimal permettant un travail de fond de qualité. Stanislas et Paul racontent leur rapport à cette notion, ce que sa découverte a changé dans l’organisation de leur travail et les stratégies qu’ils ont mis en place pour augmenter la part de deep work dans leurs journées et délaisser le multitasking (fait de faire plusieurs choses en même temps souvent de façon superficielle).

🌿Syndrome de l’imposteur | Fléau chez les pionniers qui inventent le travail de demain comme chez les personnes ayant poursuivi des carrières bien plus codifiées, Paul et Stanislas définissent ce mal d’aujourd’hui, racontent sous quelles formes ils y ont été confrontés et ce qui leur a permis de surmonter cette difficulté dans l’appréciation de leur valeur comme de celle de leur travail. 

(EN) Ladies who lunch 🌿 le lien pour l’écouter

Dans ce podcast Ingrid Nilsen et Cat Valdes discutent comme pourraient le faire deux amies qui se retrouvent pour déjeuner de sujets variés, plus ou moins intimes, de façon libre, décomplexée, empathique, ouverte et respectueuse des sentiments de chacun. Sans jamais prétendre détenir la vérité, ce podcast est une véritable exploration de chaque sujet par le prisme de leurs vies respectives, des témoignages de leurs auditeurs et des invités parfois conviés au podcast. On y parle de carrière, de santé mentale, de relations familiales, de sexualité, d’intimité, d’amitié, d’amour, de ruptures, d’élections, de représentations… et chaque épisode permet une mise en perspective saine des sujets qu’il aborde.  

Pour commencer | Mes 2 préférés 

🌿How we turned our hobbies into careers | Dans cet épisode, Ingrid et Cat reviennent sur la transformation de leurs hobbies en carrière à temps plein (ici chacune à partir de leurs chaînes youtube). Elles reviennent ainsi sur leur parcours, sur les erreurs qu’elles ont pu faire et ce qu’elles leur ont appris mais aussi sur la réaction de leurs proches vis-à-vis de ce choix de vie qui peut paraître effrayant car non conventionnel. 

🌿The Quarter life crisis | Dans cette discussion, Ingrid et Cat reviennent sur les questionnements que peuvent porter certaines phases et âges charnières quand attentes et projets deviennent des réalités qui ne nous correspondent pas autant qu’on l’aurait cru ou ne correspondent plus à nos envies. Elles parlent de la manière dont elles le vivent ou l’ont vécu, ce qui les a aidé dans cette période comme les choix qui en ont découlé.

J’espère que cet article vous a plu et vous a permis de découvrir de nouveaux podcasts à ajouter à votre playlist. J’ai hâte de lire les titres que vous écoutez et avez découverts ces derniers temps podcastement parlant 🌿 

Et vous, quels sont vos podcasts préférés du moment ?

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Magazine | Les Confettis


Magazine | Les Confettis - Culture - Miss Blemish

Au mois de juillet je vous parlais du très chouette premier numéro du magazine Encore et lançait avec lui une rubrique dédiée aux ressources utiles et inspirantes pour entrepreneurs plus comme moins débutants. J’ai été énormément touchée par votre accueil chaleureux et par la discussion qui sous cet article est née. À l’heure où nous sommes de plus en plus nombreux à envisager l’entreprenariat comme la solution pour trouver (créer) le métier qui nous épanouira et nous donnera envie de nous lever le matin tous les matins, j’ai adoré lire toutes vos interrogations, vos pistes et les esquisses de vos projets naissants. Au fil de la discussion vous avez été plusieurs à me parler du magazine Les Confettis. Enfin trouvé il y a deux semaines chez Whsmith à Paris avant un repas entre amis, toute la soirée qui a suivi je n’ai eu qu’une hâte : rentrer pour enfin me plonger dans sa lecture !

J’en ai lu les 200 pages quasiment d’une traite et ma lecture achevée je peux dire que ce premier numéro m’a laissé une impression en demie-teinte qui ne l’a pas hissé au coup de coeur que me laissait présager son sommaire. Étonnée qu’un magazine aussi qualitatif – mise en page, contenu, écriture, photographie – me laisse sur ma faim, j’avais envie de parler avec vous de ce qui dans sa forme m’a empêchée de rentrer vraiment dans son univers et d’entamer une discussion avec vous sur les points sur lesquels il m’a amenée à m’interroger. Je me suis donc frottée au combien difficile exercice d’essayer d’écrire une critique constructive, honnête – n’omettant pas les coins sombres – juste – n’omettant pas les points positifs – et bienveillante – car plus que jamais « la critique est facile, l’art est difficile »… 

J’espère de tout coeur ne pas être maladroite ou dogmatique dans cette critique – j’ai si peu l’habitude de me frotter à cet exercice difficile ! – et que cet article n’entachera pas votre ressenti si vous avez adoré le magazine. Bien au contraire si vous n’êtes pas du tout d’accord avec moi, n’hésitez surtout pas à m’écrire dans les commentaires ce que vous avez pensé des points dont je parle dans l’article, je suis vraiment curieuse de connaître votre avis.

Magazine | Les Confettis - Culture - Miss Blemish

Magazine | Les Confettis

Toutes les citations présentes dans les paragraphes ci-dessous sont tirées de l’éditorial qui ouvre le magazine

Un très joli objet

Le magazine Les Confettis est un très bel objet. L’intérieur et tout son contenu sont à l’image de sa très jolie couverture : la mise en page, le choix des polices, la qualité du papier comme des photographies en font un objet très agréable à regarder, feuilleter, découvrir et lire. J’ai notamment adoré les pleines pages accordées aux photographies de certains artistes présentés, son format « livre » qui rend son maniement comme son transport faciles ou encore les véritables confettis glissés comme une surprise entre certaines pages. Il rejoint ainsi les rangs des magazines qui perdent par leurs qualités esthétiques l’éphémérité du genre pour prendre une position plus proche de celle des livres. On a envie de le garder après sa lecture dans sa bibliothèque comme de le laisser sur la table basse de son salon. 

UN CONTENU inspirant

Son sommaire me l’avait soufflé en librairie et n’a pas été désavoué par ma lecture, Les Confettis compile une foule d’articles et d’interviews passionnants, inspirants et très bien écrits. Au fil du magazine je me suis ainsi passionnée pour le parcours d’Anna Dawson entrepreneure australienne ayant tout quitté pour réaliser son rêve : vivre à Paris ; pour la philosophie de vie de la directrice de La School of Life parisienne ; pour l’interview sensible de Loulou Robert qui m’a donné envie de lire son livre Bianca qui parle d’adolescence et un peu d’elle aussi entre les lignes. J’ai adoré les interviews colorées très poétiques d’Isabelle et Alexis photographes, d’Emilie qui tient le magazine en ligne si doux Sweet Cabane et d’Aude qui a repris le vignoble de son père. Bonus, j’ai adoré que beaucoup d’articles soient pourvus d’une petite partie « pour aller plus loin » à leur fin pleines de suggestions de lectures et de ressources pour poursuivre nos recherches dans les sujets qu’aborde l’article. Lorsque l’on se plonge dans un sujet nouveau, avoir quelques pistes pour guider nos premiers pas est une aide que je trouve extrêmement précieuse.

Magazine | Les Confettis - Culture - Miss Blemish

mais…

Un contenu (parfois) décousu

Dans l’éditorial, le but du magazine est présenté comme suit : « Les Confettis a tenté de les [les femmes] comprendre et ose réunir dans une publication leurs multiples sources d’intérêt ». Le magazine est ainsi divisé en autant de parties que de lettres dans le mot « confettis » qui toutes sont supposées symboliser une sphère de nos vies (Culture, Originalité, Network, Famille, Entreprise, Tendance, Temps, Invitations, Société). Avec ce nombre très important de rubriques différentes et chacune assez courte, j’ai peiné à identifier un fil éditorial fort pour guider ma lecture. Ce manque de lien permet une lecture à la carte qui si elle est agréable m’a aussi laissé une impression d’artificialité dans le découpage du magazine et l’enchaînement des articles qui ne m’a pas aidée à me passionner pour tous les sujets/articles abordés comme avait réussi à le faire le magazine Encore. J’ai terminé ma lecture avec la sensation d’avoir papillonné d’un sujet à un autre sans qu’aucun ne soit vraiment mis en avant ou exploré plus profondément au fil de plusieurs articles. Or c’est ce que je recherche chez les magazines indépendants. En se donnant le but – dans son éditorial comme dans sa construction – d’explorer toutes les facettes de la féminité moderne (« je souhaite présenter à ma façon ce qui rend les femmes si plurielles, riches et intéressantes »), Les Confettis n’a pour moi pas réussi à éviter l’écueil « catalogue ».

Magazine | Les Confettis - Culture - Miss Blemish

Un magazine genré

C’est un élément auquel je n’avais jamais prêté attention avant et que la lecture de son éditorial m’a révélé comme une évidence : je ne lis plus aucun magazine ouvertement genré. Tous mes magazines préférés, indépendants comme possédés par de grands groupes, s’adressent à leurs lecteurs indépendamment de leur sexe. Si dans les faits il est probable que nombre d’entre eux n’atteignent pas la parité au sein de leur lectorat, aucun des articles ou des éditoriaux n’est excluant, aucun ne stipulant qu’il s’agit d’un magazine pour « femmes » ou pour « hommes ». 

Mais plus que cela – et c’est d’ailleurs cette dimension sûrement qui a participé à mon malaise – j’ai ressenti l’éditorial comme clivant le groupe auquel il s’adresse (à savoir les femmes) : « Je suis une passionnée de magazines et notamment de presse féminine et j’ai voulu avec cette revue, apporter une contribution nouvelle. Avec néanmoins un parti pris : l’envie de m’adresser à ces femmes que j’admire. Car c’est à travers leurs actes, leurs ambitions, leurs visions que les femmes font bouger les choses, pas autrement ! » ou encore « Vous observez de plus en plus éclore ces femmes qui vont au bout de leurs envies, qui ont plus que jamais, les capacités de se lancer corps et âme dans une aventure. Je suis admirative de ces femmes et ces pages sont faites pour elles ». Cette adresse aussi spécifique que floue et subjective m’a mise mal à l’aise. Nous sommes habitués à une communication qui se positionne sur l’axe « Venez comme vous êtes » de McDonald et ce parti pris de spécifier qui était le public attendu du magazine m’a déboussolée. Comment savoir si j’étais bien, en tant que lectrice, une de ces femmes auquel le magazine voulait s’adresser ?

Alors bien que s’en défendant « Parce qu’aucune femme ne peut résolument se retrouver dans un idéaltype de la femme parfaite » tous ces éléments m’ont donné le sentiment que loin de révolutionner le genre du magazine féminin Les Confettis abandonnait les impératifs « classiques » du genre pour mieux en imposer d’autres au lieu d’opérer une vraie libération de ton. Celle d’être une femme active qui se réalise professionnellement et personnellement sans négliger sa vie de famille. Et si je n’ai absolument rien contre ces objectifs de vie-là dans lesquels je peux même parfois arriver à me projeter, je pense que cela n’englobe pas toutes nos réalités aussi bien factuelles qu’espérées. Que toutes nous ne poursuivons pas cet idéal-là précisément mais que pourtant le contenu de ce magazine pouvait nous intéresser tout autant à travers les portraits variés et les mises en lumière de parcours atypiques, classiques, étirés, passionnés, ponctués de doutes-échecs-succès qu’il partage. Qu’il y a une différence à encourager chacun(e) à se réaliser selon ses souhaits sans préjuger de ce qu’ils sont ou devraient être et les spécifier précisément quitte à nier parfois la pluralité que peut recouvrir « se réaliser » selon les parcours de vie et la personnalité de chacun(e). Et plus encore, que ce magazine pouvait intéresser aussi des hommes, des personnes agenres, des personnes transexuelles. Bref. Tout le monde (mais c’est un autre débat).

Magazine | Les Confettis - Culture - Miss Blemish

Pour conclure…

Vous l’avez compris mon avis est mitigé. Pourtant les raisons de cette impression en demie teinte me semblent très personnelles – il est probable que vous n’ayez absolument pas ressenti les choses comme moi ! – et toutes entres elles liées à l’éditorial qui a mis des filtres sur ma lecture. Il n’en reste pas moins que le contenu, lui, est plus qu’à la hauteur d’un magazine papier.

Si vous l’avez lu, je serai donc très heureuse de connaître le ressenti que vous a laissée votre lecture et si ce n’est pas le cas si le genre de choses qui ont empêché le coup de coeur d’opérer pour moi auraient été susceptibles d’en faire de même pour vous. Ou si au contraire, cette approche vous plaît.

Magazine | Les Confettis - Culture - Miss Blemish

alors verdict, Pour une première « vraie » critique, m’en suis-je bien sortie ?

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Chouettes ressources pour entrepreneurs en chantier #1 Le magazine Encore


Chouettes ressources pour entrepreneurs en chantier #1 Le magazine Encore - Entrepreneuriat - Miss Blemish

Au tout tout début de l’année – le 9 février – affrontant mes plus grandes peurs – formulaires, lois et montagnes de papiers – je suis devenue auto-entrepreneure*. Une toute petite case juridique pour une fenêtre ouverte en grand grand grand sur l’écriture, encore, toujours, passionnément. Depuis six petits mois, c’est un tout nouvel univers que je découvre pas à pas au fil des doux conseils de ceux qui sont passés par là avant moi et des chouettes ressources que je découvre et dévore en ligne, sur papier ou en podcasts à écouter. Et puisque j’aime tellement m’y plonger j’avais envie de partager avec vous mes préférées parmi toutes ces pages dans lesquelles j’apprends les rudiments de ce métier qu’il n’appartient qu’à moi de pour moi inventer.

Parmi les ressources dont je ne me lasse pas il y a en première place les récits de ceux qui ont accompli des choses merveilleuses dans les domaines que j’admire ou que je me souhaite pour l’avenir. Découvrir leurs parcours, leurs échecs, la genèse des projets qui me les ont fait découvrir sont pour moi la meilleure source de motivation et de courage. Ainsi, j’adore flâner sur le journal Sezane qui fait la part belle aux interviews-parcours de femmes de talent aux métiers tournés vers l’autre et le Beau tout comme sur le webzine Encore qui retrace le parcours de dizaines de jeunes entrepreneurs. Et tous ces parcours sont d’autant plus passionnants et intéressants que bien souvent ils mettent en lumière des débuts ressemblant aux nôtres et une aventure entreprise – au moins pour une part lorsque ce n’est pas entièrement – en autodidacte.

Lorsque le premier numéro papier du magazine Encore est sorti, son prix m’a dissuadée de l’acheter. Si progressivement j’ai laissé de côté avec les années les magazines de la presse féminine classique pour me tourner vers des alternatives plus proches de mes envies et attentes – comme Simple Things, Happinez ou Flow – je n’étais pas familière des magazines indépendants souvent publiés en nombre restreint et s’adressant à un public de fait averti. C’est l’interview de Lisa – tirée de ce premier numéro dont elle fait la couverture – publiée sur le site Encore qui m’a fait sauter le pas et, le magazine  lu d’un seul trait ce week-end, ce sont certainement là les meilleurs 16€ que j’ai dépensés au mois de juin. C’est donc sur ce coup de coeur que j’ouvre cette nouvelle série d’article en espérant qu’elle vous plaira et vous fera découvrir des ressources utiles et accessibles qui vous aideront à donner corps à vos envies de « faire ».

* cette activité vient en complément de mes études (que je n’ai pas arrêtées en témoigne mon silence la semaine dernière pendant mes examens), mon statut actuel me permet de cumuler pour l’instant les deux activités légalement :)

Chouettes ressources pour entrepreneurs en chantier #1 Le magazine Encore - Entrepreneuriat - Miss Blemish

De l’extérieur

Ce premier numéro est un très bel objet et rejoint le rang des magazines dont on ne se sépare pas et qui trouvent leur place sans peine dans la bibliothèque comme sur une table basse. Le papier, épais ; le graphisme soigné, dynamique et cohérent tout au long du magazine sans fausse note ; le nombre de pages conséquent (176) et sans « pages mortes » comme publicités ou publireportages pour un presque-livre où tout est à lire.

À  l’intérieur

Interviews et parcours d’entrepreneurs

C’est le coeur du magazine. Ces interviews, déployées sur plusieurs pages pour chacune sont très fournies et construites pour mettre en avant le cheminement depuis la formation des entrepreneurs, l’idée fondatrice de leur entreprise jusqu’à sa mise en oeuvre concrète. Si tout ne peut pas être dit de toutes les étapes qu’une telle création comprend, j’ai beaucoup aimé l’honnêteté avec laquelle chacun revient sur ce parcours en n’omettant pas le temps, les obstacles, les doutes et l’importante question du regard des proches sur ce grand saut. Les domaines dans lesquels se sont lancés les entrepreneurs interviewés sont variés de sorte que l’on peut trouver en filigranes quelques particularités propres à chaque univers dans la manière dont l’aventure s’est construite. Il y a de la mode, de la beauté, une réflexion plus large sur le marché des box (beauté, déco, vin…), de la restauration, de l’art, de la déco, un collectif pour une économie nouvelle, des mécanos… Cette variété permet à chacun de trouver à s’identifier tout en puisant dans chacune des interviews les bons conseils qui y sont donnés.

Pas de « pubs »

Les pages de coupures entre les articles sont consacrées à des citations en rapport avec la thématique du magazines ou à la mise en avant de jeunes entreprises ou concepts innovants dans la ligne des articles. Ces pages reprennent les mêmes codes graphiques que le reste du magazine et font sens puisqu’ils s’inscrivent dans la ligne du message qu’entend faire passer le magazine.

Chouettes ressources pour entrepreneurs en chantier #1 Le magazine Encore - Entrepreneuriat - Miss Blemish

L’article boom boom – la boîte à outils d’oncle Dave

C’est certainement l’article que j’ai préféré. Les outils présentés dans ce premier opus ont pour but de nous aider à promouvoir un produit et ce notamment en ligne. J’ai énormément aimé l’approche très claire et synthétique qui est faite de ce sujet pourtant si vaste et de découvrir des ressources qui m’étaient inconnues jusqu’alors – là où pourtant je lis tout ce que je peux trouver sur ces sujets qui me passionnent. Les liens vers chacun des outils sont présents et plusieurs alternatives proposées et présentées de façon comparative de sorte que notre travail est vraiment facilité.

Une sélection de livres pour entreprendre

C’est à la presque fin, comme pour adoucir les au revoir, le magazine presque terminé nous donne de quoi poursuivre notre lecture avec 6 livres. Une très chouette idée lorsqu’on sait combien on pert facilement tout sens de l’orientation devant les sections économie-business-internet des librairies.

Chouettes ressources pour entrepreneurs en chantier #1 Le magazine Encore - Entrepreneuriat - Miss Blemish

J’espère que cette première revue chouette(s) ressource(s) pour entrepreneurs en chantier vous a plu et que le concept vous plaît autant que j’ai hâte de vous parler de tous les sites/livres et podcasts qui occupent chaque minute de mon temps libre depuis des mois ! Et psst, si vous voulez feuilleter le magazine en vrai ou l’acheter, les points de vente matériels et en ligne sont par là.

Et vous, quelles sont vos ressources préférées au chapitre entrepreneuriat ?

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