Entrepreneuriat

3 podcasts qui donnent le sourire


3 podcasts qui donnent le sourire - culture - Miss Blemish

Après une première sélection de mes podcasts préférés cet été, je reviens aujourd’hui avec trois nouvelles émissions qui ont rejoint leurs rangs. Développement personnel, parcours partagés et mode décortiquée, ces trois titres sont éclectiques et complémentaires pourtant. Ils dessinent et questionnent 3 sphères qui se rencontrent et s’influencent via des liens pas toujours faciles à mettre en évidence. Tous trois ont également piqué ma curiosité à vif et inspiré l’envie d’en apprendre d’avantage sur les sujets qu’ils abordent. J’espère qu’ils vous plairont également et vous permettront (peut-être) de poser un regard neuf sur les thèmes qu’ils traitent. 

Si vous l’avez manqué, vous pouvez lire (ou relire) mon précédent article dédié à mes podcasts préférés : Les podcasts de mes dimanches

3 podcasts qui donnent le sourire (et mes épisodes préférés)

Se sentir bien 🌿 le lien pour l’écouter

J’ai découvert la chaîne youtube d’Esther il y a environ 1 an et je suis son podcast depuis son lancement en septembre. Complétant ses vidéos, Esther s’est donné pour objectif de transmettre via Se Sentir Bien tout ce qu’elle a appris dans le domaine du développement personnel ces dernières années pour rendre accessible au plus grand nombre les outils et techniques qu’elle a découvert et éprouvées par l’expérience. J’aime particulièrement le positionnement que choisit Esther dans tout ce qu’elle propose : elle ne prétend jamais avoir LA réponse et essaie autant que faire se peut d’exposer les thèses en présence avec leurs points forts comme leurs points faibles avant de livrer les conclusions auxquelles elle est parvenue de son côté. Elle laisse ainsi la place nécessaire à chacun de se faire sa propre opinion, de poursuivre les recherches, de lire et d’être en désaccord et c’est ce qui rend pour moi son travail si intéressant et enrichissant. Son travail est une invitation à, non une obligation de. Je vous conseille autant d’écouter son podcast que de suivre sa chaîne Youtube, les 2 sont également excellents. 

Pour commencer… écouter le 1er épisode 🌿

Ce podcast s’écoute dans l’ordre tout simplement. Si les épisodes sont compréhensibles individuellement, Esther reprend des concepts qu’elle définit dans les épisodes précédents ce qui rend une écoute chronologique plus intéressante dans un premier temps. 

Nouvelle école 🌿 le lien pour l’écouter

Avec Nouvelle Ecole, Antonin a créé le média pour les témoignages qu’il aurait aimé lire adolescent au moment de choisir sa voie et de peut-être prendre certains risques. Il interview ainsi des entrepreneur-e-s français-e-s, connu-e-s comme inconnu-e-s, qui reviennent sur leur parcours, la genèse de leur projet entrepreneurial, les hauts, les bas, les décisions difficiles, les caps décisifs et les temps d’errance/latence entre eux. Comme le sont souvent les témoignages, ceux capturés par Antonin sont réjouissants, motivants et ont le mérite de démystifier les projets impressionnants autant que de casser l’image parfaite que peuvent parfois transmettre les articles qui présentent des « success stories ». Le positionnement d’Antonin dans ses interviews est également pour beaucoup dans mon coup de coeur, loin de jouer la neutralité journalistique, il enrichit ses interviews de ses propres expériences et doutes et demande des conseils concrets à ses invités. 

Pour commencer | mes 2 épisodes préférés

🌿 Nouvelle école x Sophie Marie Larrouy | Dans cet épisode Sophie Marie Larrouy parle de son parcours vers l’écriture avec toute la force d’un chemin qui était loin d’être tracé. Elle raconte le privilège d’avoir le temps de certaines questions pourtant essentielles à chacun, l’accès difficile à la culture loin d’être l’objet d’une parfaite démocratisation, ses projets avortés et ceux qui n’ont pas rencontré leur public. C’est un témoignage dans lequel je pense beaucoup peuvent se retrouver et qui est pourtant trop rare donc d’autant plus précieux.

🌿 Nouvelle école × Solange Te Parle | J’aime énormément le travail d’Ina alors mon avis sur cet épisode est probablement biaisé. Je me retrouve beaucoup dans ce qu’elle raconte de la difficulté à devenir le CEO de sa vie comme nous y invitent les médias sur lesquels travaillent les gens d’internet et de trouver sa manière de créer autrement tout en restant pertinent. Elle évoque l’impression douloureuse que fait naître l’éphémère d’internet d’être toujours et déjà en retard, la nécessité – pour continuer à « exister » – de constamment produire et ses répercussions sur le processus créatif. Elle ouvre une conversation nécessaire et intéressante sur ces questions qui s’imposent à chaque créateur qui se sert des réseaux sociaux pour faire vivre son travail. Et elle pose la question de la difficulté de convertir une audience potentielle en autre chose. 

Chiffon 🌿 le lien pour l’écouter

De format court (30 minutes en moyenne), Chiffon est le podcast que j’écoute le matin en me préparant et cela tombe plutôt bien puisqu’il parle de mode. Il parle de mode, oui, mais différemment, en donnant la parole à des femmes comme à des hommes, connu-e-s comme inconnu-e-s, l’occasion pour eux de raconter leur rapport aux vêtements, au style, au corps, au genre ou à la consommation. Avec brio, Valérie Tribes crée via ce podcast un espace pour une parole libérée qui, via la mode, permet à chacun de ses invités d’aborder les questions bien plus profondes qui se posent au moment de s’habiller et d’aller dans le monde. Ce podcast m’a fait m’interroger sur ces questions d’une façon bienveillante, légère et décomplexée comme le sont chacune de ces interviews (je vous en parlais ici).

Pour commencer | mes 2 épisodes préférés

🌿 Chiffon x Marc Beaugé | Cette interview m’a beaucoup marquée du fait de la sincérité de son invité dans ses réponses. Comme c’était rafraîchissant d’écouter un portrait tout en aspérités ! Si l’on ne partage pas forcément les mêmes questionnements, ils font échos à ceux – différents – que l’on peut/a pu soi-même connaître et c’est ce qui fait toute la force de cet épisode en particulier. 

🌿 Chiffon x Léticia Delaroque | Dans ce portrait, Léticia nous parle de comment avoir un vestiaire qui nous plaît et nous convient lorsque l’on peu d’argent à y consacrer. S’il est toujours agréable d’apprendre à mieux connaître les personnalités que l’on admire, cette parole donnée à des inconnu-e-s qui partagent un quotidien et des problématiques plus proches de celles de tout un chacun fait à mon sens toute la force de ce podcast. Dans cet épisode on parle de vente de seconde main, d’échanges de vêtements entre copines, des économies que l’on peut faire parfois pour s’offrir une pièce qui nous fait envie et de la nécessité de réfléchir (un peu plus) ses achats lorsque l’on n’a pas un budget illimité et des besoins pourtant.

J’espère de tout coeur que cet article vous a plu et vous a donné envie de découvrir ces 3 podcasts. N’hésitez pas à partager vos coups de coeur en commentaires, j’avais adoré vous lire cet été et découvrir les podcasts que vous aviez recommandés !

Et vous, quels sont les derniers podcasts que vous avez découvert ?

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Les podcasts de mes dimanches


podcasts préférés - slow lifestyle - miss blemish

Chaque dimanche mes sessions batch cooking m’offrent une à deux heures « blanches » en cuisine. Là où je ne trouvais pas de créneau approprié dans mes routines pour me plonger dans l’univers des podcasts, ces heures où je ne peux me concentrer que par l’écoute ont été ma porte d’entrée vers ce format. D’abord invités, ils sont devenus mes incontournables du dimanche et ont progressivement gagné de nouvelles plages, mes trajets de train en première position. J’ai ainsi très vite repris goût à écouter des histoires racontées comme celles qu’on raconte le soir aux enfants mais ici sur des sujets « de grands ».

Je trouve dans la multiplicité des formats disponibles à nous aujourd’hui une véritable chance de découvrir et d’apprendre davantage par des canaux différents pouvant s’intégrer dans d’autres instants de notre vie quotidienne que ceux dédiés à l’apprentissage classique et à la lecture. Si je n’ai rien contre les apprentissages qui demandent de nous du temps et un certain dévouement, j’aime cette découverte mise à la portée de mon quotidien, les podcasts comme une porte d’entrée défrichant des terrains encore inconnus et inexplorés. Et libre à nous ensuite de compléter ce rapide tour d’horizon en lectures-films-discussions-reportages. 

Je partage donc avec vous mes premières découvertes en espérant qu’elles seront autant de bonnes surprises pour vous. N’hésitez pas à partager vos podcasts préférés et les épisodes qui vous ont le plus marqués dans les commentaires, je serai ravie d’en découvrir de nouveaux !  

Les podcasts de mes dimanches (et mes épisodes préférés)

Génération XX 🌿 le lien pour l’écouter

Dans ce podcast, Siham Jibril reçoit des femmes entrepreneures pour parler de leurs parcours, de leurs quotidiens, de la genèse de leurs activités et de leurs projets d’avenir. Passionnant et inspirant, chaque épisode est une bouffée de motivation pour pousser un peu plus loin ses projets – professionnels comme personnels – et se lancer pour de bon. Il m’a permis de découvrir une foule d’initiatives, d’applications, d’entreprises et de services. 

Pour commencer | Mes 2 épisodes préférés 

🌿Génération XX x Mathilde Lacombe – Birchbox Mathilde Lacombe fait partie des femmes dont j’admire le parcours. Co-fondatrice de Jolie Box par la suite rachetée par Birchbox où elle travaille toujours aujourd’hui, elle raconte la genèse de ce projet, la difficulté de « changer de rêve » et quitter son travail de rédactrice au Elle pour se consacrer à plein temps à son entreprise naissante, ses études et l’équilibre pas toujours facile à trouver entre vie professionnelle et personnelle. Ses interrogations aussi contemporaines qu’intemporelles ont beaucoup résonné en moi et m’ont donné envie de lire son livre qui sort en librairie fin septembre. 

🌿Génération XX x Lucie Basch – Too Good To Go | Dans cet épisode Siham reçoit Lucie Basch, fondatrice de l’application Too Good To Go qui a pour but de lutter contre le gaspillage alimentaire. Partant du constat qu’il est gaspillé chaque année en France 10 millions de tonnes d’aliments consommables, Lucie a voulu mettre en lien les commerçants qui chaque jour sont obligés de jeter leurs invendus et les particuliers que ces invendus pourraient intéresser. Durant l’épisode elle raconte ses études, sa prise de conscience et la naissance de ce projet avec les rencontres qui lui ont permis de voir le jour ainsi que ce qu’elle imagine pour la suite. J’ai trouvé cet épisode passionnant, il m’a permis d’en apprendre énormément sur le sujet du gaspillage alimentaire et on le sait l’information est le premier pas vers l’action !  

La poudre 🌿 le lien pour l’écouter

Animé par Lauren Bastide, La poudre reçoit des femmes de tous horizons pour parler d’elles et de ce que c’est d’être une femme aujourd’hui. Elle dresse ainsi des portraits personnels, souvent engagés et pleins de spontanéité qui étoffent l’horizon de la féminité dans toute sa richesse et sa diversité. 

Pour commencer | Mes 2 épisodes préférés 

🌿La poudre x Garance Doré | J’aime le travail et la plume de Garance Doré depuis longtemps et ce week-end encore j’étais émue de découvrir son témoignage autour du désir d’enfant dans Lenny Letters. Dans cet épisode du podcast, elle parle de sa famille, de son enfance en Corse, de son lien particulier avec sa grand-mère, sa maman, sa soeur, de son parcours et du rôle de chacune de ses étapes dans la construction de son rapport au féminin. Elle nous raconte le moment où elle est devenu « femme », la meilleure connaissance de soi que permettent les années, la conception du vieillissement par la société, l’apprentissage de l’écoute (de son instinct, de son corps). C’est un épisode particulièrement doux d’échange entre femmes comme on pourrait en connaître avec une grande soeur, une amie ou les femmes de sa famille.  

🌿La poudre x Pénélope Bagieu | De la même manière que pour Garance, Pénélope fait partie des artistes que j’admire autant pour son travail, son parcours que pour ses prises de positions et sa manière de parler librement des sujets qui la touchent. Dans ce podcast elle parle justement des femmes, de l’intersectionnalité, du racisme comme des limites de l’humour. Elle parle de son parcours en tant que femme dans le milieu très masculin de la BD, de ses débuts dans la publicité, des préjugés et des discours que l’on veut ou non se voir associer. Elle parle aussi des angoisses nées de la poursuite d’un métier présenté comme non conventionnel et ce passage en particulier m’a beaucoup parlé.  

(EN) Hashtag Authentic 🌿 le lien pour l’écouter

Sara Tasker tient le très poétique compte instagram Me & Orla suivit par près de 173 000 personnes à la date de rédaction de l’article. C’est à partir de son expérience de ce réseau social qu’elle a crée son podcast Hashtag Authentic pour partager son savoir en photographie comme d’instagram avec ses auditeurs. En dehors des  épisodes où elle livre ses meilleurs conseils, elle invite régulièrement des instagrammeurs pour des interviews centrées sur leur expérience d’instagram, la manière dont ils ont trouvé leur style photographique, leurs astuces et leurs réflexions sur les nouveautés en lien avec ce réseau. 

Pour commencer | Mes 2 épisodes préférés 

🌿HA x All that is she – Great photos and making it big on IG | Dans cet épisode Sara reçoit Dominique qui tient le compte IG All that is she. Alors que l’on aime croire qu’il est de plus en plus difficile de se démarquer sur ce réseau, son compte a réussi à rassembler de manière organique un nombre très large de followers. Elle raconte dans cette interview les répercussions de ce succès, sa genèse, l’évolution de son style photographique et ses projets pour la suite.

🌿HA x Jen Carrington – Ideal work week | Je vous avais déjà parlé ici de Jen Carrington pour sa newsletter axée sur l’entreprenariat. Dans cet épisode, elle parle de la « semaine de travail idéal », comment la trouver et surtout comment la garder. Mais aussi le fait qu’il s’agit d’une notion qui bouge et évolue avec tous les autres domaines de notre vie comme tout équilibre.

Nomade digital 🌿 le lien pour l’écouter 

Minimalisme, voyage et entreprenariat, on pourrait résumer le podcast animé par Paul et Stanislas ainsi. En 50 épisodes, ces 2 entrepreneurs-voyageurs partagent tout ce qu’ils ont découvert et expérimenté en construisant une carrière leur permettant une quasi totale liberté de lieu et de mouvement. Ils donnent leurs routines, leurs astuces, leurs difficultés et les solutions trouvées ou encore à chercher au fil d’une discussion ouverte et pleine de bon conseils. Si ce podcast s’adresse en premier lieu aux entrepreneurs, les sujets qui sont abordés touchent pourtant un bien plus large public que les seules personnes ayant leur propre entreprise. Ce faisant, chacun peut en tirer des enseignements et des pistes à adapter à son quotidien et à son travail. 

Pour commencer | Mes 2 épisodes préférés 

🌿Deep work | Cet épisode tourne autour de la notion de « deep work » conceptualisée par Cal Newport qui correspond à un état de fonctionnement optimal permettant un travail de fond de qualité. Stanislas et Paul racontent leur rapport à cette notion, ce que sa découverte a changé dans l’organisation de leur travail et les stratégies qu’ils ont mis en place pour augmenter la part de deep work dans leurs journées et délaisser le multitasking (fait de faire plusieurs choses en même temps souvent de façon superficielle).

🌿Syndrome de l’imposteur | Fléau chez les pionniers qui inventent le travail de demain comme chez les personnes ayant poursuivi des carrières bien plus codifiées, Paul et Stanislas définissent ce mal d’aujourd’hui, racontent sous quelles formes ils y ont été confrontés et ce qui leur a permis de surmonter cette difficulté dans l’appréciation de leur valeur comme de celle de leur travail. 

(EN) Ladies who lunch 🌿 le lien pour l’écouter

Dans ce podcast Ingrid Nilsen et Cat Valdes discutent comme pourraient le faire deux amies qui se retrouvent pour déjeuner de sujets variés, plus ou moins intimes, de façon libre, décomplexée, empathique, ouverte et respectueuse des sentiments de chacun. Sans jamais prétendre détenir la vérité, ce podcast est une véritable exploration de chaque sujet par le prisme de leurs vies respectives, des témoignages de leurs auditeurs et des invités parfois conviés au podcast. On y parle de carrière, de santé mentale, de relations familiales, de sexualité, d’intimité, d’amitié, d’amour, de ruptures, d’élections, de représentations… et chaque épisode permet une mise en perspective saine des sujets qu’il aborde.  

Pour commencer | Mes 2 préférés 

🌿How we turned our hobbies into careers | Dans cet épisode, Ingrid et Cat reviennent sur la transformation de leurs hobbies en carrière à temps plein (ici chacune à partir de leurs chaînes youtube). Elles reviennent ainsi sur leur parcours, sur les erreurs qu’elles ont pu faire et ce qu’elles leur ont appris mais aussi sur la réaction de leurs proches vis-à-vis de ce choix de vie qui peut paraître effrayant car non conventionnel. 

🌿The Quarter life crisis | Dans cette discussion, Ingrid et Cat reviennent sur les questionnements que peuvent porter certaines phases et âges charnières quand attentes et projets deviennent des réalités qui ne nous correspondent pas autant qu’on l’aurait cru ou ne correspondent plus à nos envies. Elles parlent de la manière dont elles le vivent ou l’ont vécu, ce qui les a aidé dans cette période comme les choix qui en ont découlé.

J’espère que cet article vous a plu et vous a permis de découvrir de nouveaux podcasts à ajouter à votre playlist. J’ai hâte de lire les titres que vous écoutez et avez découverts ces derniers temps podcastement parlant 🌿 

Et vous, quels sont vos podcasts préférés du moment ?

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Magazine | Les Confettis


Magazine | Les Confettis - Culture - Miss Blemish

Au mois de juillet je vous parlais du très chouette premier numéro du magazine Encore et lançait avec lui une rubrique dédiée aux ressources utiles et inspirantes pour entrepreneurs plus comme moins débutants. J’ai été énormément touchée par votre accueil chaleureux et par la discussion qui sous cet article est née. À l’heure où nous sommes de plus en plus nombreux à envisager l’entreprenariat comme la solution pour trouver (créer) le métier qui nous épanouira et nous donnera envie de nous lever le matin tous les matins, j’ai adoré lire toutes vos interrogations, vos pistes et les esquisses de vos projets naissants. Au fil de la discussion vous avez été plusieurs à me parler du magazine Les Confettis. Enfin trouvé il y a deux semaines chez Whsmith à Paris avant un repas entre amis, toute la soirée qui a suivi je n’ai eu qu’une hâte : rentrer pour enfin me plonger dans sa lecture !

J’en ai lu les 200 pages quasiment d’une traite et ma lecture achevée je peux dire que ce premier numéro m’a laissé une impression en demie-teinte qui ne l’a pas hissé au coup de coeur que me laissait présager son sommaire. Étonnée qu’un magazine aussi qualitatif – mise en page, contenu, écriture, photographie – me laisse sur ma faim, j’avais envie de parler avec vous de ce qui dans sa forme m’a empêchée de rentrer vraiment dans son univers et d’entamer une discussion avec vous sur les points sur lesquels il m’a amenée à m’interroger. Je me suis donc frottée au combien difficile exercice d’essayer d’écrire une critique constructive, honnête – n’omettant pas les coins sombres – juste – n’omettant pas les points positifs – et bienveillante – car plus que jamais « la critique est facile, l’art est difficile »… 

J’espère de tout coeur ne pas être maladroite ou dogmatique dans cette critique – j’ai si peu l’habitude de me frotter à cet exercice difficile ! – et que cet article n’entachera pas votre ressenti si vous avez adoré le magazine. Bien au contraire si vous n’êtes pas du tout d’accord avec moi, n’hésitez surtout pas à m’écrire dans les commentaires ce que vous avez pensé des points dont je parle dans l’article, je suis vraiment curieuse de connaître votre avis.

Magazine | Les Confettis - Culture - Miss Blemish

Magazine | Les Confettis

Toutes les citations présentes dans les paragraphes ci-dessous sont tirées de l’éditorial qui ouvre le magazine

Un très joli objet

Le magazine Les Confettis est un très bel objet. L’intérieur et tout son contenu sont à l’image de sa très jolie couverture : la mise en page, le choix des polices, la qualité du papier comme des photographies en font un objet très agréable à regarder, feuilleter, découvrir et lire. J’ai notamment adoré les pleines pages accordées aux photographies de certains artistes présentés, son format « livre » qui rend son maniement comme son transport faciles ou encore les véritables confettis glissés comme une surprise entre certaines pages. Il rejoint ainsi les rangs des magazines qui perdent par leurs qualités esthétiques l’éphémérité du genre pour prendre une position plus proche de celle des livres. On a envie de le garder après sa lecture dans sa bibliothèque comme de le laisser sur la table basse de son salon. 

UN CONTENU inspirant

Son sommaire me l’avait soufflé en librairie et n’a pas été désavoué par ma lecture, Les Confettis compile une foule d’articles et d’interviews passionnants, inspirants et très bien écrits. Au fil du magazine je me suis ainsi passionnée pour le parcours d’Anna Dawson entrepreneure australienne ayant tout quitté pour réaliser son rêve : vivre à Paris ; pour la philosophie de vie de la directrice de La School of Life parisienne ; pour l’interview sensible de Loulou Robert qui m’a donné envie de lire son livre Bianca qui parle d’adolescence et un peu d’elle aussi entre les lignes. J’ai adoré les interviews colorées très poétiques d’Isabelle et Alexis photographes, d’Emilie qui tient le magazine en ligne si doux Sweet Cabane et d’Aude qui a repris le vignoble de son père. Bonus, j’ai adoré que beaucoup d’articles soient pourvus d’une petite partie « pour aller plus loin » à leur fin pleines de suggestions de lectures et de ressources pour poursuivre nos recherches dans les sujets qu’aborde l’article. Lorsque l’on se plonge dans un sujet nouveau, avoir quelques pistes pour guider nos premiers pas est une aide que je trouve extrêmement précieuse.

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mais…

Un contenu (parfois) décousu

Dans l’éditorial, le but du magazine est présenté comme suit : « Les Confettis a tenté de les [les femmes] comprendre et ose réunir dans une publication leurs multiples sources d’intérêt ». Le magazine est ainsi divisé en autant de parties que de lettres dans le mot « confettis » qui toutes sont supposées symboliser une sphère de nos vies (Culture, Originalité, Network, Famille, Entreprise, Tendance, Temps, Invitations, Société). Avec ce nombre très important de rubriques différentes et chacune assez courte, j’ai peiné à identifier un fil éditorial fort pour guider ma lecture. Ce manque de lien permet une lecture à la carte qui si elle est agréable m’a aussi laissé une impression d’artificialité dans le découpage du magazine et l’enchaînement des articles qui ne m’a pas aidée à me passionner pour tous les sujets/articles abordés comme avait réussi à le faire le magazine Encore. J’ai terminé ma lecture avec la sensation d’avoir papillonné d’un sujet à un autre sans qu’aucun ne soit vraiment mis en avant ou exploré plus profondément au fil de plusieurs articles. Or c’est ce que je recherche chez les magazines indépendants. En se donnant le but – dans son éditorial comme dans sa construction – d’explorer toutes les facettes de la féminité moderne (« je souhaite présenter à ma façon ce qui rend les femmes si plurielles, riches et intéressantes »), Les Confettis n’a pour moi pas réussi à éviter l’écueil « catalogue ».

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Un magazine genré

C’est un élément auquel je n’avais jamais prêté attention avant et que la lecture de son éditorial m’a révélé comme une évidence : je ne lis plus aucun magazine ouvertement genré. Tous mes magazines préférés, indépendants comme possédés par de grands groupes, s’adressent à leurs lecteurs indépendamment de leur sexe. Si dans les faits il est probable que nombre d’entre eux n’atteignent pas la parité au sein de leur lectorat, aucun des articles ou des éditoriaux n’est excluant, aucun ne stipulant qu’il s’agit d’un magazine pour « femmes » ou pour « hommes ». 

Mais plus que cela – et c’est d’ailleurs cette dimension sûrement qui a participé à mon malaise – j’ai ressenti l’éditorial comme clivant le groupe auquel il s’adresse (à savoir les femmes) : « Je suis une passionnée de magazines et notamment de presse féminine et j’ai voulu avec cette revue, apporter une contribution nouvelle. Avec néanmoins un parti pris : l’envie de m’adresser à ces femmes que j’admire. Car c’est à travers leurs actes, leurs ambitions, leurs visions que les femmes font bouger les choses, pas autrement ! » ou encore « Vous observez de plus en plus éclore ces femmes qui vont au bout de leurs envies, qui ont plus que jamais, les capacités de se lancer corps et âme dans une aventure. Je suis admirative de ces femmes et ces pages sont faites pour elles ». Cette adresse aussi spécifique que floue et subjective m’a mise mal à l’aise. Nous sommes habitués à une communication qui se positionne sur l’axe « Venez comme vous êtes » de McDonald et ce parti pris de spécifier qui était le public attendu du magazine m’a déboussolée. Comment savoir si j’étais bien, en tant que lectrice, une de ces femmes auquel le magazine voulait s’adresser ?

Alors bien que s’en défendant « Parce qu’aucune femme ne peut résolument se retrouver dans un idéaltype de la femme parfaite » tous ces éléments m’ont donné le sentiment que loin de révolutionner le genre du magazine féminin Les Confettis abandonnait les impératifs « classiques » du genre pour mieux en imposer d’autres au lieu d’opérer une vraie libération de ton. Celle d’être une femme active qui se réalise professionnellement et personnellement sans négliger sa vie de famille. Et si je n’ai absolument rien contre ces objectifs de vie-là dans lesquels je peux même parfois arriver à me projeter, je pense que cela n’englobe pas toutes nos réalités aussi bien factuelles qu’espérées. Que toutes nous ne poursuivons pas cet idéal-là précisément mais que pourtant le contenu de ce magazine pouvait nous intéresser tout autant à travers les portraits variés et les mises en lumière de parcours atypiques, classiques, étirés, passionnés, ponctués de doutes-échecs-succès qu’il partage. Qu’il y a une différence à encourager chacun(e) à se réaliser selon ses souhaits sans préjuger de ce qu’ils sont ou devraient être et les spécifier précisément quitte à nier parfois la pluralité que peut recouvrir « se réaliser » selon les parcours de vie et la personnalité de chacun(e). Et plus encore, que ce magazine pouvait intéresser aussi des hommes, des personnes agenres, des personnes transexuelles. Bref. Tout le monde (mais c’est un autre débat).

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Pour conclure…

Vous l’avez compris mon avis est mitigé. Pourtant les raisons de cette impression en demie teinte me semblent très personnelles – il est probable que vous n’ayez absolument pas ressenti les choses comme moi ! – et toutes entres elles liées à l’éditorial qui a mis des filtres sur ma lecture. Il n’en reste pas moins que le contenu, lui, est plus qu’à la hauteur d’un magazine papier.

Si vous l’avez lu, je serai donc très heureuse de connaître le ressenti que vous a laissée votre lecture et si ce n’est pas le cas si le genre de choses qui ont empêché le coup de coeur d’opérer pour moi auraient été susceptibles d’en faire de même pour vous. Ou si au contraire, cette approche vous plaît.

Magazine | Les Confettis - Culture - Miss Blemish

alors verdict, Pour une première « vraie » critique, m’en suis-je bien sortie ?

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