Beauté

Mes astuces pour espacer ses shampoings


Mes astuces pour espacer ses shampoings - Beauté - Miss Blemish

Les premiers beaux jours riment souvent pour moi avec anarchie capillaire passagère. Ce n’est souvent que l’histoire d’une semaine ou deux pour retrouver mes marques et de beaux cheveux mais ce passage à vide n’est jamais agréable et a souvent été le théâtre d’erreurs dans sa gestion – bonjour shampoings abrasifs et soins décapants… Dans cet article j’ai donc rassemblé toutes les astuces que j’ai trouvées au fil du temps pour prolonger la durée de vie de mes lavages, troquer la tentation d’utiliser des produits astringents pour une bonne dose de douceur et ainsi préserver (un peu) mes cheveux. J’espère de tout coeur qu’elles pourront vous aider à naviguer sereinement dans cette période de transition avant l’été !

mes astuces pour espacer ses shampoings

Utiliser des shampoings doux

Lorsque l’on a tendance à avoir les cheveux gras ou lorsque l’intervalle entre deux shampoings se raccourcit – comme c’est souvent le cas aux premiers vrais beaux jours – on a tendance à remettre en question la propreté de ses cheveux et à vouloir utiliser des produits plus abrasifs et astringents. C’est le même préjugé qui est à l’oeuvre lorsque l’on souffre de problèmes de peau et pourtant bien souvent l’hygiène n’est pas la composante en défaut. Les cheveux qui ont tendance à graisser – comme les peaux à problèmes – ont autant besoin de douceur et d’être nourris que les autres car un cuir chevelu qui produit du sébum en excès a bien plus besoin d’être régulé qu’agressé et les produits utilisés d’être d’autant plus doux que les shampoings sont rapprochés et fréquents. Utiliser des produits astringents peut très rapidement venir nourrir un cercle vicieux où le cuir chevelu agressé produit d’avantage de sébum pour se protéger, où nous renchérissons de produits encore plus puissant et ce en une véritable escalade sans fin. J’ai pu le constater tout récemment sur mes propres cheveux : c’est un bain d’huile et le retour de mon shampoing nourrissant qui ont fait la peau de ce surplus de sébum de début de printemps et qui m’ont permis de retrouver l’espace habituel entre mes shampoings.

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Continuer à nourrir ses cheveux

À l’aide de masques adaptés (cheveux colorés, secs, abîmés, fragiles, sensibles…) qui – appliqués sur les longueurs et les pointes – aident à démêler, nourrir et protéger nos cheveux tout en permettant de les garder beaux plus longtemps entre deux coupes. Au-delà des masques, j’aime utiliser après chaque séchage huiles sèches et sérum dont je dépose 1 petite noisette – de l’un ou de l’autre – préalablement chauffée entre mes mains sur les longueurs en insistant bien sur les pointes. Pour que la répartition du produit soit la plus uniforme possible, je recoiffe mes cheveux immédiatement après. Cela permet d’enlever et répartir l’éventuel excédent mais aussi de diminuer les frisottis des cheveux sur lesquels aucun produit n’a été directement appliqué. Cette astuce me permet d’avoir de jolis cheveux immédiatement après séchage là où sans elle ils sont souvent difficiles à coiffer, électriques et frisottants.

Limiter le nombre de produits utilisés

S’il faut de la douceur à nos cheveux même à tendance grasse, il ne faut pas tomber dans l’extrême inverse d’utiliser des produits trop nombreux dans nos routines jusqu’à les surcharger. Aujourd’hui où il y a beaucoup d’options possibles et de produits disponibles, la tentation est grande de superposer les couches de produits. Si vous avez plus de produits fétiches que vos cheveux peuvent n’en supporter : alternez-les ! En plus de les alléger cela potentialise leur effet car les cheveux n’ont ainsi pas le temps de s’y habituer – cette astuce ne vaut bien sûr pas pour les cures comme celle que je vous présentais la dernière fois.

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Sécher complètement ses cheveux

La poussière, les résidus et projections qui peuvent se trouver dans l’atmosphère se laissent piéger plus facilement par des cheveux mouillés que secs. Sécher complètement ses cheveux est donc un moyen simple et efficace de profiter de tout l’effet de ses shampoings. Pour être sûre qu’ils soient parfaitement secs, je fais une pause vers la fin de mon séchage pour les coiffer ce qui me permet bien souvent de m’apercevoir qu’il reste encore quelques cheveux mouillés au milieu de mes cheveux bien secs.

Préférer les températures basses de son sèche cheveux

Les températures hautes du sèche cheveux, si elles semblent plus efficaces, ont en fait de nombreux désavantages. Elles agressent cheveux et cuir chevelu – favorisant ainsi la production de sébum – et les cheveux étant chauds voire même brûlants après utilisation, masquent des cheveux encore humides en vérité. Avec l’été, l’utilisation des températures basses du sèche cheveux est plus agréable et la transition plus facile si vous aviez l’habitude d’utiliser de l’air chaud pour sécher vos cheveux. De plus ces températures rendent plus facile le séchage complet des cheveux en ne masquant pas les cheveux humides derrière une pellicule de chaleur.

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Brosser ses cheveux tous les jours

Ce petit geste tout simple que j’ai mis longtemps à adopter permet de répartir uniformément le sébum naturellement produit par le cuir chevelu et de retarder l’apparition de racines grasses.

2 pièges à éviter

  • Dormir les cheveux attachés : Si cela n’accélère pas la production du sébum, cela le « concentre » plus facilement aux racines. De plus la plupart des élastiques abîment le cheveu en le fragilisant lorsqu’ils ne le cassent pas tout à fait.
  • Les séances de sport-cardio le 1er jour post-shampoing : J’essaye de préférer le jour où je dois laver mes cheveux pour faire ce genre de séances intensives. La transpiration ayant tendance à ne pas s’arrêter aux frontières de notre cuir chevelu, ils regraissent bien plus vite lorsque l’on ne fait pas attention à ce paramètre…

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Et vous, de chouettes astuces pour espacer vos shampoings ?

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Ma cure anti-chute de cheveux


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Cela fait un moment que nous n’avons pas parlé beauté et encore plus longtemps que les photos de cet article attendent leurs mots pour vous parler de la cure anti-chute de cheveux que j’ai suivie cet automne et qui m’a probablement sauvée d’une calvitie-version-femme – hommes et femmes ne perdant pas leurs cheveux de la même façon et aux mêmes endroits – précoce. 

L’été dernier, j’ai commencé à perdre beaucoup plus de cheveux que j’en avais l’habitude jusque-là. Pensant que mes cheveux avaient un peu d’avance sur l’automne où je les perds toujours un peu plus que le reste de l’année, j’ai redoublé de soins nourrissants et apaisants, des shampoings aux masques – qui font partie intégrante de ma routine habituelle – aux crèmes/huiles de soin appliquées sur cheveux secs au niveau des pointes pour les garder jolies plus longtemps – l’application de sérum nourrissant ou d’une huile sèche sur mes pointes après chaque séchage au sèche-cheveux me protège des fourches depuis des années ! J’ai toujours aimé prendre soin de mes cheveux et ce sans doute parce qu’avec mes problèmes de peau, ils sont depuis longtemps le seul terrain sur lequel je peux m’amuser aux essais cosmétiques les plus fantaisistes sans risque de désastre. Malgré ça, la perte ne s’est pas amendée et loin de durer quelques semaines, bientôt je perdais mes cheveux depuis trois mois déjà.

Après avoir fait quelques recherches et vérifié que je ne prenais aucun traitement ni n’avait aucune maladie pouvant expliquer cette perte – un dermatologue peut vous aider dans cette démarche – j’en ai parlé à ma coiffeuse cet automne qui m’a conseillé de suivre la cure anti-chute d’Eugène Perma de 3 mois composée d’un shampoing et d’ampoules d’application locale – formulation femme ou formulation homme – de leur gamme « Stimulant Fondamental ». Et j’étais plutôt motivée à la suivre à la lettre après qu’elle m’ait dit qu’un cheveu tombé – hors chute physiologique quotidienne – est un cheveu perdu.

Ma cure anti-chute de cheveux - Beauté - Miss Blemish

La cure anti-chute – Utilisation des produits

Pendant les trois mois de la cure je ne devais me laver les cheveux qu’avec le Shampoing de la gamme Stimulant Fondamental. L’utilisation des ampoules « Traitement Femme » se découpait quant à elle en deux parties. Le premier mois, leur application était systématique après chaque lavage sur cheveux bien essorés juste avant de les sécher. Je répartissais le contenu d’une fiole à l’aide d’un applicateur en forme de stylo sur les zones particulièrement touchées – indiquées par ma coiffeuse : bordure du visage et haut de ma tête. Après l’application, je massais légèrement mon cuir chevelu pour terminer de répartir le produit puis je séchais mes cheveux normalement. Les deux mois suivant, si je continuais de n’utiliser que le shampoing Stimulant fondamental, je n’appliquais plus d’ampoule qu’après un lavage sur deux et ainsi jusqu’à sa fin.

Durant la cure, j’ai continué à utiliser mon masque pour cheveux colorés cuivrés de la même marque ainsi que mon huile sèche sur mes pointes et n’ai rien changé à ma routine ni à mon alimentation. 

Mon avis sur les produits

Le shampoing a une odeur que je trouve très agréable proche de celle des shampoings conventionnels, mousse très bien et souvent dès le premier shampoing, est efficace en petite quantité et – bonus ! – m’a permis de gagner un jour supplémentaire entre chaque lavage. Aujourd’hui où je continue de l’utiliser occasionnellement, il fait partie de mes préférés. 

Les ampoules « Traitement Femme » étaient faciles d’emploi grâce à l’embout applicateur et le passage massage du crâne très agréable à réaliser pendant la cure. J’ai d’ailleurs gardé ce réflexe d’en prendre le temps sur cheveux démêlés pendant que mon masque pose – ce qui m’aide à mieux respecter le temps de pose préconisé désormais. 

La gamme comporte également deux autres produits, un spray et un sérum que la marque préconise en préventif ou en entretien de la cure mais je n’en ai utilisé aucun des deux.

A noter qu’il s’agit de produits conventionnels qui ne vous conviendront pas si vous préférez les soins bio ou à tendance « naturelle » avec un solide cahier des charges pour leur composition. 

Les résultats

Cette cure a vraiment très bien marché sur moi, là où j’étais pleine d’espoir mais sceptique. Le « principe actif » au coeur de la cure utilisé dans la formulation du shampoing et du sérum, le « Vitacellium » est présenté comme un « puissant agent de régénération cellulaire qui active les cellules souches, stimule les follicules pileux, active leur fonctionnement, optimise les cycles capillaires et ainsi redonne une nouvelle énergie aux cheveux. » J’ai commencé ma cure le 1er novembre 2015. Dès le premier mois, j’ai pu constater l’arrêt de la chute incontrôlée de mes cheveux avec la reprise d’une chute physiologique à chaque démêlage : une noisette de cheveux en lieu et place d’une poignée. Puis au fil de la cure, j’ai vu apparaître de nouveaux petits cheveux très nombreux encadrant mon visage. S’ils sont aussi difficiles – impossibles – à gérer qu’une frange dont on veut se débarrasser je suis vraiment très heureuse qu’ils soient là – d’autant plus que je n’espérais pas regagner la masse perdue pendant ces mois de perte incontrôlée. Cette cure a sur mes cheveux tenu ses promesses et ses effets perdurent depuis que je l’ai terminée fin janvier. Mes nouveaux petits cheveux continuent de rattraper à leur rythme les plus grands et mes cheveux n’ont pas repris leur chute effrénée.

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Quelle fréquence ?

Ma coiffeuse m’a conseillé de faire une cure par an, en automne ou au printemps – périodes où nous avons tous tendance à perdre un peu plus nos cheveux – et d’entretenir les effets durant l’année en utilisant de temps en temps le shampoing anti-chute en complément de mes autres shampoings habituels sans changer plus avant mes habitudes.

Quel coût ?

Cette cure est onéreuse. Si la bouteille de shampoing Stimulant fondamental d’Eugène Perma coûte 12€ et dure plutôt longtemps (2 mois en usage unique et la deuxième bouteille dure depuis janvier en usage combiné), le sérum « complexe Vitacellium » – vendu en boîtes de 12 fioles de 3.5mL – avec 2 boîtes nécessaires par cure demande un investissement de 119€. Si je n’avais pas été vraiment inquiète je ne suis pas sûre que j’aurais consenti ce coût (c’est l’effet « un cheveu tombé est un cheveu perdu »). Mais voilà cette cure a si bien marché pour moi que je ne regrette aujourd’hui absolument pas cet investissement.

Les prix indiqués ici sont ceux qui étaient appliqués dans le salon de coiffure où je vais au moment où je les ai achetés, il est possible qu’il y ait de légères différences selon les revendeurs et leurs accords avec la marque

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Et vous, vous avez déjà eu des problèmes de chute de cheveux ? Des astuces, produits ou conseils pour l’amender ?

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Pendant et après Roaccutane ma routine soin toute en douceur


Il y a d’abord le robinet tourné toutes faces au nord vers le bleu et le froid – cheveux emmêlés dans l’élastique, lunettes posées tout au bord – puis les mains qui viennent se trouver, s’enlacer, se frotter, s’emmêler et le savon-sans-savon qui glisse entre les doigts et sur la peau, yeux fermés, front-nez-cils-joues-menton. Il y a mon visage flou dans le miroir, la serviette éponge, la crème toute douce – une groseille tout au plus – et les mouvements légers, ma peau effleurée. Une valse légère pour accompagner le travail lent de la douceur – à l’intérieur, à l’extérieur – qui s’apprend, progressivement. Une valse légère où se rencontrent petits gestes quotidiens, douces révolutions, mots chuchotés de soi à soi – respire ! – et sourires apprenant peu à peu à se tourner même vers les aspérités.

Mon article sur les produits qui ont accompagné ma première cure de Roaccutane est l’article qui est ici le plus consulté. Depuis novembre 2013 où je l’écrivais, j’ai suivi une deuxième cure – après une rechute de mon acné probablement précipitée par une routine maquillage pour moi trop chargée – une deuxième cure accompagnée d’une nouvelle routine de soins – douce, simple et épurée – l’arrêt du maquillage et de doux ajouts au quotidien. Tout un tas de menus et grands changements qui m’ont aidée pendant mon traitement à en bénéficier pleinement puis, une fois terminé à maintenir ses effets et trouver mon équilibre sans. L’équilibre comme un mouvement permanent qui nous porte, nous berce ou nous remue lorsque – tête en l’air – on vient à oublier le soin dont il a besoin pour se trouver et s’adapter. Cette routine toute douce ainsi que tous ces petits gestes ont participé à créer puis renforcer et renouveler le mien au quotidien depuis un an et quatre petits mois déjà. Je les partage avec vous parce qu’ils ont fait pour moi une énorme différence – à l’intérieur, à l’extérieur – consciente qu’il fluctuera encore – pour s’appauvrir, pour s’enrichir – et que rien n’est figé. J’espère de tout coeur que cet article vous sera utile, j’y ai glissé tout ce qui m’a aidée pour en faire le parfait complément de mon article précédent (vous pouvez y retrouver les explications pratico-pratiques du traitement – avec le plus important l’obligation d’être sous contraception orale efficace pour les femmes) et que vous pourrez y trouver quelques pistes à creuser.

–  Pendant et après Roaccutane ma routine soin –

 

1. Une routine soin toute douce pour ma peau

Ces produits m’accompagnent depuis déjà un an et quatre mois. Simples, doux et formulés en accord avec les peaux qui, si elles sont capricieuses et ont cruellement besoin d’équilibre, ont également besoin de douceur pour le trouver. Une routine épurée – trois produits seulement : un nettoyant doux, une crème hydratante, un topique pour les petites imperfections ponctuelles – qui est venue hydrater ma peau sans la surcharger pendant le traitement et s’en est ainsi fait son parfait complément, puis est venue s’adapter à ses besoins d’après. Une crème légère lorsque dehors il fait très chaud, une crème plus épaisse lorsqu’il fait froid et dans les périodes entre les deux un fin jonglage entre ces deux possibilités en fonction de ce dont ma peau à besoin et que j’ai appris à déchiffrer. Trois produits neutres et doux venant de la marque Avène qui est celle qui me convient le mieux.

Les produits

  • Nettoyage en douceur – Cleanance Hydra d’Avène
  • Hydratation sous traitement et après par temps froids Crème peaux intolérantes d’Avène
  • Hydratation après traitement par temps chaudsHydrance légère d’Avène que j’utilise dans sa version avec filtre solaire SPF 25
  • Sur les petites imperfections, une crème ou un gel antibiotique prescrits par mon dermatologue.

 

2. Petits gestes beauté au quotidien

En observant ma peau au quotidien et à force d’essais plus ou moins concluants, j’ai trouvé petit à petit des petits gestes venus s’intégrer à ma routine pour l’accompagner comme un mini-mode d’emploi :

  • Je fais attention à toujours me nettoyer les mains avant de commencer ma routine
  • J’utilise de l’eau froide pour nettoyer ma peau. L’effet vasoconstricteur du froid (contraction de la paroi des petits vaisseaux cutanés qui en diminue l’apport sanguin) diminue mes rougeurs et éclaircit ainsi mon teint. Cet effet est temporaire et pourtant je trouve qu’il limite beaucoup l’effet « peau rougie » que l’on peut avoir lorsque l’on a une peau acnéïque juste après l’application de sa crème hydratante. 
  •  Je fais preuve d’énormément de douceur envers ma peau et notamment au moment de la sécher après nettoyage. Je viens presser délicatement la serviette sur mon visage sans le frotter pour éviter d’irriter ma peau. De la même manière je ne touche plus ma peau dans la journée ni ne vient percer/gratter/déranger mes petites imperfections (mais je n’ai plus autant de mérite qu’avant sur ce point car je n’en ai plus des « comme ça »).
  •  J’attends avant d’appliquer ma crème que mon visage soit complètement sec et je passe mes mains sur ma peau pour enlever les éventuelles petites poussières de coton laissées par la serviette.
  • Je ne donne à ma peau que la quantité de crème qu’elle peut absorber – ni trop, ni trop peu – et je profite de l’excédent pour hydrater mon cou.
  • Lorsque j’en ressens le besoin, je me prépare un hammam maison du visage, méthode qui est toujours aussi efficace pour éclaircir mon teint, l’unifier et lui rendre son éclat lorsqu’il est un peu terne…
  • Je bois tout au long de la journée eau, eau de coco, thé (en particulier vert et roïbos, mais pensez aussi au thé blanc qui est le plus riche en anti-oxydants !)

3. Le No make-up

L’arrêt du maquillage a été la partie la plus difficile de tout le processus et pourtant celle qui s’est faite la base de tout le reste avec :

  • L’arrêt des poussées sous traitement. J’ai arrêté de me maquiller (fond de teint, poudre et correcteur) 1 mois après avoir recommencé Roaccutane – 1er mois qui peut être marqué par une recrudescence de boutons – et du jour au lendemain au moment de cet arrêt je n’ai plus eu d’apparition de boutons rouges, inflammatoires, douloureux et purulents (le « gros » bouton d’acné) dont j’avais un nouvel arrivant par jour jusque-là. A partir de mon arrêt – et ce du jour au lendemain – je n’ai plus vu apparaître que de très petits boutons rouges (1 mm) mais indolores et non purulents – qui ressemblaient plus à ce que l’on peut avoir sur peau irritée – et disparaissaient en l’espace d’une journée. 
  • La qualité de la cicatrisation de ma peau sans aucune commune mesure avec ma 1ère cure. Au fil des mois, ma peau très rouge et réactive au début de mon arrêt du maquillage s’est éclaircie et les marques rouges laissées par mes poussées d’acné se sont progressivement estompées. C’est un processus qui a continué après l’arrêt du traitement puisque le Roaccutane affine la peau ce qui peut avoir pour effet d’accentuer artificiellement les cicatrices « en creux » qui se « comblent » un peu avec l’arrêt et la reprise pour la peau de sa trophicité normale. 
  • Faire la paix. Le maquillage devenu une véritable nécessité – je me maquillais même pour aller faire du sport – son arrêt a été vraiment, vraiment, VRAIMENT difficile. J’ai beaucoup pleuré. Comme je pleurais déjà parfois une fois démaquillée devant mon miroir. J’ai failli abandonner et je peux remercier l’amoureux très fort de m’avoir soutenue comme il l’a fait car cela m’a permis de m’accrocher pendant les premiers mois où si les poussées avaient disparues, ma peau était encore très rouge et réactive, les taches d’hyperpigmentation laissées par les poussées d’acné encore très marquées. Cependant aujourd’hui que tout ce travail a été fait, il n’y a plus de dualité entre un Moi sublimé opposé à celui caché et mal aimé, il n’y a plus que Moi, tout court. Je n’ai plus peur que mon maquillage s’effaçant d’un mauvais geste dans la journée je sois démasquée, je me présente telle que je suis et même au tout début où c’était pourtant si difficile : quelle liberté ! Et puis surtout, grâce à ça, cette deuxième cure a transformé ma peau un pas plus loin que ce qu’avait déjà fait la première, avec l’estompement important de mes taches d’hyperpigmentation qui se poursuit encore aujourd’hui. 

L’arrêt du maquillage ne sera peut-être pas votre solution, acné ou non, car pour qu’il en soit une – sur le plan psychologique déjà – il faut au préalable que votre rapport à lui soit « pathologique » ce qui était mon cas. Ce n’était ni un plaisir, ni un rituel qui me donnait le sentiment de prendre soin de moi mais une nécessité à laquelle je me pliais parce que je me sentais incapable de sortir autrement. Le plus important, c’est de vous sentir bien et si vous maquiller n’a aucun effet néfaste pour vous et vous plaît, par pitié passez votre chemin et continuez ! Si vous avez de l’acné, je crois que c’est une piste qui reste intéressante à creuser, que vous soyez traité(e) par Roaccutane, antibiotiques, topiques ou non. Cependant, il est presque certain que l’effet on-off que cet arrêt a eu pour moi est extrêmement lié au fait que j’étais également sous Roaccutane et accompagnée d’une contraception adaptée. Si ce n’est pas votre cas, les effets bénéfiques prendront certainement plus de temps à apparaître et l’arrêt seul du maquillage peut se révéler insuffisant. N’hésitez pas à vous faire accompagner par un dermatologue – et à en changer si le vôtre ne vous convient pas ou ne vous épaule pas de la manière dont vous en avez besoin.

Pendant et après roaccutane ma routine soin toute en douceur 3

4. Des alliés contre la sécheresse cutanée

Le Roaccutane est connu et utilisé pour ses propriétés desséchantes du fait de son action notamment sur les glandes sébacées – glandes qui sécrètent le sébum. Durant le traitement, l’ensemble de la peau – et notamment les lèvres avec l’apparition d’une chéïlite (inflammation des lèvres) véritable témoin de la bonne imprégnation du traitement – voit sa sensibilité exacerbée au froid et petites agressions quotidiennes qui passent en temps normal inaperçu avec une peau normale, mixte ou grasse. Mais avec l’aide de quelques produits doux et adaptés il est facile de gérer ces effets un peu désagréables au quotidien, voici ceux qui m’ont aidée. 

Les produits

  • Baume à lèvres AMILAB – J’ai testé un nombre incalculable de baumes, sticks et crèmes pour les lèvres durant mes deux cures pour finalement trouver celui-ci qui a détrôné tous ses prédécesseurs. Il a l’énorme avantage de se présenter en stick – et pas en pot ou en tube comme beaucoup de crèmes conçues pour les lèvres très abîmées – d’avoir un fini discret et d’assurer une hydratation optimale. En utilisation quotidienne, il est parvenu chez moi à contrebalancer ma chéïlite et apaiser durablement mes lèvres.
  • Baume secours Embryolisse – J’ai fait de ce petit baume mon baume SOS pour les petites blessures de sécheresse (quand on a oublié trois jours de suite de se crémer les mains en plein hiver…) 
  • Gel douche surgras pour la peau – Au quotidien sous ma douche pour nettoyer sans dessécher et même hydrater (un peu) ma peau. L’utilisation seule de ce gel douche m’a suffi pour les zones peu exposées (pieds, jambes, dos, ventre, poitrine), les mains et les avant-bras ont en revanche nécessité d’être régulièrement hydratés en particulier durant l’hiver (voir ci-dessous).
  • Crème pour les mains Pro-intense de Laino – Je suis restée fidèle à cette crème découverte lors de ma première cure, qui sent toujours aussi bon et hydrate toujours aussi bien !

5. Dans mon corps

Durant cette année et ces quatre petits mois écoulés, c’est tout un processus de réconciliation qui s’est joué. Et à ce chapitre-là, je peux remercier la méditation avec en particulier le pack Self-Esteem d’Headspace suivi tout au long de l’été dernier et qui m’a tellement aidée. Aidée à casser les schémas préconçus – de jugement, de pensée – aidée à apprendre la douceur et la bienveillance envers moi-même. Et tout au même plan le Yoga qui chaque semaine m’invite à entraîner ma patience devant ma souplesse toute relative, à prendre une pause et cultiver toujours la bienveillance. De la même manière, ces deux pratiques sont devenus de véritables outils vers lesquels je sais que je peux me tourner pour gérer mon stress au quotidien et dans les périodes chargées. Hors le stress est un facteur reconnu comme favorisant l’acné. 

6. Dans mon assiette

Parmi les facteurs qui ont été identifiés comme favorisant l’acné on peut aussi trouver les pics d’insuline. Le rôle de l’insuline est de réguler la glycémie (la quantité de sucre présente dans notre sang) en enclenchant les réactions qui permettent son stockage dans nos muscles, notre foie et notre tissu adipeux. Elle est ainsi sécrétée par notre pancréas lorsque la glycémie monte, notamment après les repas. Ce processus normal hérité de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs qui n’avaient pas l’assurance de manger trois fois par jour nous permet de stocker efficacement nos apports pour ne rien en perdre, laisser suffisamment de sucre circulant pour le fonctionnement normal de l’organisme et éviter l’hyperglycémie dont peuvent résulter de nombreuses conséquences néfastes à court comme à long terme (ce sont ces processus qui sont atteints chez les personnes diabétiques). Cependant pour les personnes non diabétiques dont l’organisme est à même de gérer seul convenablement le sucre apporté par l’alimentation, les pics d’insuline qui résultent d’une alimentation trop riche en produits à index glycémique élevé* (autrefois appelés sucres rapides) ne sont pas sans conséquences. A long terme, ils épuisent les cellules sécrétrices d’insuline ce qui peut entraîner une insulinopénie (une quantité insuffisance d’insuline sécrétée) et une diminution de la sensibilité des tissus cibles de l’insuline (muscles, foie, tissu adipeux) à ses effets entraînant combinés des hyperglycémies : ces deux mécanismes font partie des mécanismes à l’oeuvre dans l’apparition du diabète de type 2 classique. 

Dans le cas de l’acné, les pics d’insuline à répétition entraînent un léger climat d’inflammation chronique, la production de certains médiateurs et hormones qui vont tous ensemble favoriser la production de sébum et ainsi favoriser l’acné qui résulte de l’inflammation et de l’infection des glandes sébacées qui s’obstruent pour créer le bouton d’acné. Il faut garder à l’esprit qu’il ne s’agit là que d’un facteur parmi des dizaines qui entrent en jeu dans la genèse de l’acné qui n’est elle-même pas encore totalement élucidée. 

Depuis le printemps dernier j’ai donc re-réfléchi mon alimentation avec comme objectif de progressivement me tourner vers une manière de manger qui me convienne, à mon corps en entier comme à ma peau. Ma première étape dans cette réflexion-là a été de tenter de limiter ma consommation des produits ayant l’index glycémique le plus élevé ET transformés faisant ainsi la différence entre manger des pommes de terre du jardin de mon grand-père (index glycémique élevé MAIS pleines de nutriments et de bienfaits malgré tout) et un plat préparé (index glycémique élevé, produit transformé, sucre caché utilisé comme exhausteur de goût, colorants, conservateurs, édulcorants…). De cette distinction ce sont les produits industriels (biscuits, plats préparés…) et les produits raffinés (farine blanche, pain blanc, riz blanc…) que j’ai fait progressivement fait disparaître de mes habitudes et placards. Je me suis donc mise à cuisiner plus pour préparer les produits que je n’achetais plus tous faits et puisqu’il m’appartenait à présent de décider de chaque ingrédients qu’ils contenaient, j’en ai profité pour réduire lentement jusqu’à me passer complètement du gluten et des produits laitiers que ma peau tolère mal (et ce point m’est entièrement personnel, il très probable que ce ne soit absolument pas votre cas). 

Tous ces changements se sont faits très lentement ce qui m’a permis de m’y habituer, d’éviter les frustrations et de les rendre progressivement naturels et routiniers. En matière d’hygiène de vie je crois que c’est un point très important à garder précieusement lorsque l’on veut entreprendre des changements : les ajustements doivent passer par cette lenteur pour s’inscrire sur le long terme et ne pas entraîner de « craquages » qui ruinent en un instant des jours, des semaines ou des mois d’efforts souvent douloureux lorsqu’on se les est brutalement imposés et font naître ainsi un sentiment d’échec là où craquer est pourtant inéluctable avec ce genre de méthode. Et puis surtout : écoutez-vous, ce qui a marché pour moi ne sera pas forcément votre parfaite solution mais en avançant lentement vous aurez toute la latitude pour faire au fur et à mesure de micro-ajustements à tester, écarter ou adopter. 

en quelques points clés 

  • Je préfère désormais les céréales, farines et pains complets à leurs équivalents raffinés – pain, pâtes, riz blancs
  • Au maximum j’essaie d’éviter les produits industriels et pour éviter les tentations, je n’en achète plus aucun pour chez moi. J’ai remplacé les biscuits dans mes placards par du chocolat, des fruits secs, des galettes de céréales, des fruits frais et des biscuits préparés par moi-même.
  • J’ai remplacé le sucre blanc par le miel, le sirop d’érable, le sirop de pomme cru, le sirop d’agave pour sucrer desserts, yaourts et préparations
  • J’ai remplacé le lait de vache par le lait d’amande – qui n’en a pas le goût – doux et légèrement sucré pour mes porridges, ma pâte à crêpe et toutes les préparations sucrées nécessitant du lait et par le lait de riz – neutre – pour les préparations salées.
  • J’ai remplacé le beurre par les purées d’oléagineux (purée d’amande, de noix de cajou, de sésame…) dans mes gâteaux salés comme sucrés ainsi que sur mes tartines.
  • Je ne mange plus de yaourts mais craque pour parmesan, mozzarella, féta et glaces de temps en temps.
  • Le nutella a été remplacé par son homologue bio et italien le Nocciolata.
  • Lait et crème de coco ont remplacé la crème liquide et épaisse de mes recettes. Désormais je cuisine mon émincé de viande blanche – poulet ou dinde – au curry avec du lait de coco et c’est délicieux !
  • Je choisis mes farines complètes sans gluten avec parmi mes préférées la farine de maïs complète, celle de riz complet et celle de pois chiche ! (et il y en a encore beaucoup d’autres !)

* Si le sujet vous intéresse vous pouvez retrouver par ici mon article dédié Réduire sa consommation de gluten et autres douces résolutions ainsi que mes recettes sans gluten. *

7. Des mots encore

Si cet article vous a plu vous pourriez être intéressés par la lecture de ceux-ci aussi : Sans maquillage – Sourire à ce moi qu’on malmène – Bilan d’été – Une douce bienveillance envers soi-même au quotidien 

*

Si cette bataille est la vôtre ces temps-ci, je vous souhaite beaucoup de douceur, de patience et de bienveillance de vous à vous 

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