Ecologie

Des livres engagés à offrir pour Noël


Des livres engagés à offrir pour Noël - Culture - Miss Blemish

L’an dernier à peu près à cette période je partageais avec vous quelques idées pour offrir des cadeaux de Noël durables à vos proches. Cette année j’avais envie de continuer sur cette lancée en vous proposant une sélection des livres qui m’ont passionnée autour de ces thématiques (et de quelques autres). J’aime énormément offrir des livres et encore davantage offrir des livres que j’ai déjà eu l’occasion de lire pour pouvoir ensuite en parler avec la personne qui l’a reçu en cadeau. Et lorsque ce n’est pas le cas j’essaie toujours de prendre le temps de lire le livre que je m’apprête à offrir juste avant de l’emballer. Poursuivant mon envie de n’offrir plus que des cadeaux en accord avec des valeurs que je partage et respecte, je fais souvent le pari d’offrir les livres qui portent les messages qui ne sont pas toujours les plus faciles à partager avec ses proches. Parce qu’ils remettent en question des traditions, des habitudes, des gestes quotidiens, parce qu’ils interrogent des croyances auxquelles nous sommes plus attachés que nous ne le pensions, parce que nous ne sommes pas au même point de ce cheminement… Milles et uns obstacles peuvent se dresser sur le chemin d’une communication apaisée lorsque le thème de la discussion est le changement. Alors souvent, je prends le pari de m’appuyer sur d’autres voix qui se font tiers et qui ouvrent ainsi le dialogue différemment. 

J’espère que cette sélection vous plaira et pourra vous inspirer si vous souhaitiez offrir des livres cette année. 

Économie 

Utopies réalistes | Rutger Bregman

Diminuer le temps de travail afin de le repartir entre tous de façon plus équitable, instaurer le revenu universel, éradiquer la pauvreté ou faire tomber les frontières… Voici quelques uns des sujets auxquels s’intéresse l’auteur dans ce livre qui interroge les changements que pourraient connaître nos sociétés dans leur structure. Passionnant il remet en perspective les faits et parvient avec brio à démontrer que certaines utopies ont toutes les cartes en mains aujourd’hui pour devenir réalité. 

No Logo | Naomi Klein

Ce livre s’intéresse à notre consommation et comment celle-ci est modelée par les marques. L’espace qu’elles prennent, le pouvoir qu’elles ont acquit, les pressions qu’elles exercent, l’éradication des alternatives dont elles sont responsables et les dynamiques qui leur ont permis et leur permettent encore de faire tout ça. Ce livre raconte comment les marques créent les illusions de besoins qui nous poussent inexorablement vers les magasins dès que nous en avons l’occasion. Il met en lumière les histoires désirables qu’elles portent pour nous faire croire que ce qui nous sépare de la personne que l’on veut être tient à l’achat d’un sac, d’une paire de baskets, d’un nouvel accessoire. Story-telling et marketing style de vie, « lifestyle », qui marchent si efficacement.

Histoire et société 

Sapiens / Homo Deus / 21 questions pour le 21ème siècle | Yuval Noah Harari 

Les livres de Yuval Noah Harari sont ceux que j’ai le plus conseillés dans ma vie et je crois qu’ils le resteront pour longtemps. 3 ans après la lecture de Sapiens, aucun ouvrage ne l’a détrôné et je me surprends souvent à dire que s’il faut lire un livre, un seul, c’est celui-ci. Passionnants, richement documentés et non partisans, les livres de cet historien sont des trésors en ce qu’ils rendent accessibles des connaissances qu’il faudrait sans eux toute une vie pour compiler. Je vous conseille de les lire en suivant leur ordre de parution puisque son auteur fait référence à ses précédents ouvrages dans chacun des suivants. 

Chez soi | Mona Chollet 

Ici on embarque pour une épopée intime à la rencontre du « chez soi », ce lieu particulier qui est le théâtre de nos coulisses. Mona Chollet interroge sa place, sa valeur, sa fonction et cite tout au long de cet ouvrage un nombre fantastique de sources et d’expériences qui se sont penchés sur ce sujet si singulier. A travers ces pages elle nous réconcilie avec la part de nous-mêmes casanière et en souligne tous les apports dans la construction de notre moi. Elle en fait également l’occasion de réclamer du temps pour soi. Du temps long pour s’ennuyer, être inspiré, (s’)explorer. Du temps pour se construire, se déconstruire et apparaître à soi.

Écologie 

This changes everything | Naomi Klein

Dans ce livre Naomi Klein dresse un état des lieux des connaissances en matière d’écologie puis dans une deuxième partie des pistes pour (essayer de) changer la donne. C’est une lecture qui demande du temps, de la patience et de la concentration de part la densité du texte en informations, chiffres, sources et études. Il existe en version française donc si l’anglais n’est pas encore 100% votre fort je vous conseille cette version.

Comment tout peut s’effondrer / Une autre fin du monde est possible | Pablo Servigne, Raphaël 

J’ai découvert ces deux livres grâce à Caroline. Plusieurs conférences et interviews plus tard de l’un de ses auteurs (Pablo Servigne), je me les offrais tour à tour début décembre. Si je suis encore en plein dans leur lecture, je prends le risque de vous les conseiller tant son auteur m’a convaincue à chaque fois que j’ai eu l’occasion de l’entendre s’exprimer. Dans ces deux livres, les auteurs explorent un hypothèse « l’effondrement » et en font une discipline scientifique à part entière la « collapsologie ». De quoi est-il question ? Du bouleversement de notre monde, de nos sociétés, de par l’impact de notre civilisation sur la Terre. Il est question du pic pétrolier, des crises, des dernières études en climatologie mais aussi de nouveaux récits, d’entraide, de transformation personnelle et collective. Inspirant, parfois étonnant, souvent effrayant mais sûrement nécessaire. 

Idecologie | BARBARA KADJI & CHARLOTTE DIDIER

Peut-être avez-vous vous aussi pris plaisir à recevoir toutes les semaines (les mardis !) la newsletter Idécologie ? Chaque semaine cette dernière partageait « une idée chouette pour la planète » de façon claire, concise et toujours drôle. La newsletter arrêtée, tous les épisodes ont été compilés dans ce recueil pour avoir toujours à portée de mains informations, infographies, tutos et inspiration pour un quotidien joyeux et respectueux de l’environnement. 

Petit manuel de résistance contemporaine | Cyril Dion

Ce livre court d’à peine 140 pages pose la question des transformations individuelles, collectives et sociales qui devraient répondre à l’effondrement écologique que nous sommes en train de vivre. Il interroge la place de chacun face à l’action collective et politique mais plus encore donne toute la place à une idée : nos sociétés sont architectures et récits. Notre récit actuel ayant fait la preuve de nombreuses failles, quel récit saurait prendre sa suite et nous fédérer pour écrire une autre fin qu’un cataclysme ? C’est une autre des tricheries de cet article car je n’ai pas encore lu ce petit livre (qui aura une place spéciale ce Noël pour moi), je le commence ce soir. Pourtant, parce que j’ai vu et aimé Demain et écouté depuis milles interviews et interventions de son auteur, je prends le pari que cette lecture fera partie de celles qui plantent une graine et permettent de belles transformations. 

Le guide des épluchures / Notre aventure sans frigo | Marie Cochard 

Faire des merveilles avec les épluchures qui autrefois rejoignaient directement la poubelle ou explorer d’autres façons de conserver ses aliments, voici les deux thématiques qu’explorent les deux livres de Marie Cochard. Je les ai aimé autant l’un que l’autre qui sont tous deux de très beaux livres. Les conseils et astuces que partage Marie Cochard sont pleins de bon sens et toujours très pratiques et concrets. J’ai tout particulièrement aimé le fait qu’elle livre les témoignages de personnes illustrant tel ou tel domaine abordé, cela rend le livre d’autant plus vivant et inspirant !

Art de vivre 

Le livre du Hygge / Le livre du Lykke | Meik Wiking

Dans ces deux livres, Meik Wiking interroge le bonheur. Dans le premier il s’attarde sur l’art de vivre Danois pour essayer d’y déceler les éléments qui leur permettent d’être régulièrement en tête du classement des pays les plus heureux. Dans le second c’est le bonheur lui même qu’il interroge pour en présenter les composantes fondamentales, chacune illustrées d’exemples trouvés aux quatre coins du monde. Je vous conseille ces deux livres pour le caractère doux et agréable de leur lecture qui se prête parfaitement aux vacances de Noël. 

Le livre du wabi sabi | JULIE POINTER ADAMS

Dans le même genre et issu de la même collection que les deux livres précédents, ce livre s’intéresse à l’art de vivre et de recevoir dans plusieurs régions du monde où lenteur et sobriété sont particulièrement développées. Comme les précédents il s’agit d’une lecture particulièrement douce et agréable.

Une douce idée pour le réveillon 

C’est une tradition répandue dans les pays scandinaves : le soir du réveillon est glissé dans le dessert (un riz au lait avec une sauce aux cerises) une seule amande entière et celui qui trouve cette amande dans son assiette se voit offrir un petit cadeau. J’ai décidé cette année d’intégrer à notre repas de Noël cette idée (avec un autre dessert et probablement une fève en lieu et place d’une amande) et que le cadeau soit l’un des livres sus-cités. Si le cadeau ira d’abord à la personne chanceuse qui trouvera la fève, l’idée est que toutes les personnes autour de la table lisent tour à tour ce livre et qu’on puisse à Noël prochain en parler tous ensembles.

Et vous, allez-vous offrir des livres à vos proches ce Noël ? 

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Un hiver sans allumer le chauffage


Un hiver sans allumer le chauffage - Ecologie - Miss Blemish

L’hiver dernier je n’ai pas allumé mon chauffage de toute la saison. Ce qui avait commencé avec l’envie de repousser au plus tard le moment où il faudrait allumer les radiateurs a finalement transformé mes gestes quotidiens d’hiver de sorte que j’ai tenu bon toute la saison et ce, sans grande difficulté. Ce changement n’a été possible que du fait de certaines données de base que je détaille plus bas et s’il me paraissait de prime abord trivial (et mes astuces anti-froid bien simples), les réactions très contrastées de mes proches et tous leurs questionnements m’ont décidée à y dédier un article. Je partage donc avec vous mes gestes quotidien d’hiver qui ont remplacé le chauffage et m’ont permis de diminuer ma consommation d’électricité l’an dernier. 

Ce qui m’a facilité la tâche

J’habite dans un immeuble… je profite donc au moins un peu de la chaleur générée par le chauffage des parties communes et des appartements voisins.

J’habite dans un immeuble (bis)… de construction récente. L’isolation, si elle n’est certainement pas encore optimale, a le mérite toutefois d’exister. Fenêtres fermées, il n’y a pas de courants d’air désagréables et la température est bien supérieure à celle de dehors.

Je ne passe plus autant de temps chez moi… Pendant mes études, ne pas allumer le chauffage de l’hiver n’aurait pas été envisageable car travaillant chez moi une bonne partie de la journée et ce en position statique, j’avais rapidement froid. Maintenant que je travaille à temps plein, le temps passé chez moi et qui plus est en position statique a drastiquement diminué de sorte que je ne souffre pas de l’absence de chauffage. 

J’ai toujours eu tendance à trop chauffer… Les recommandations classiquement partagées conseillent des températures plutôt basses pour les pièces de vie (19°C) et encore plus pour les chambres (16°C). J’étais auparavant bien au-dessus de ces recommandations. Sans chauffage et grâce à tous les points mentionnés ci-dessus, je me trouve désormais dans la fourchette recommandée.

Un hiver sans allumer le chauffage - Ecologie - Miss Blemish

Un hiver sans allumer le chauffage - Ecologie - Miss Blemish

Les aménagements mis en place

Si j’ai pris la décision de ne plus allumer le chauffage l’hiver, ma frilosité ne m’a pas pour autant quittée. Je me suis donc adaptée et ait été chercher mes sources de chaleur ailleurs que dans le chauffage centralisé. 

Des vêtements chauds

Simple, trivial et pourtant incontournable. T-shirt, pull, pyjama chaud, chaussons, chaussettes s’il le faut, à la maison aussi les habits légers d’été ont laissé place aux vêtements chauds d’hiver. 

Une vraie couette

J’ai choisi une couette « double ». Formée de deux couettes plus fines qui s’assemblent au moyen de boutons pressions, je peux adapter l’épaisseur de ma couette en fonction de la saison. En hiver, je garde les deux parties assemblées de sorte que j’ai une couette très épaisse et du coup très chaude aussi. 

Des volets fermés dès la nuit tombée

Pour garder au maximum la chaleur. 

Un appartement bien aéré

Ouvrir les fenêtres en grand l’hiver n’a rien de séduisant et pourtant… il s’agit d’un geste qui garde toute sa place malgré le froid qu’il fait dehors. Si comme le reste de l’année cela permet de renouveler l’air intérieur qui a lui aussi son lot de polluants (venants de nos meubles, tissus, peintures, colles et produits d’entretiens/sprays/bougies), cela permet également de réguler le taux d’humidité de nos intérieurs. Ce dernier influe sur la température et peut diminuer l’efficacité du chauffage comme la température ressentie s’il est trop élevé. D’où l’importance de continuer à aérer son chez soi quotidiennement même l’hiver. 

Une douche bien chaude

Je prends ma douche le soir en rentrant chez moi ou alors juste après le dîner. Cela me réchauffe juste avant d’enfiler mes habits de nuits et assure une transition agréable malgré l’absence de chauffage. 

Une boisson chaude

J’ai pris l’habitude de me préparer une boisson chaude pour le moment du coucher. C’est agréable autant que cela me réchauffe au moment de me glisser dans mon lit. 

Une bouillotte glissée dans les draps

Je glisse une bouillotte sous la couette quelques minutes avant d’aller au lit. Cela le réchauffe (évitant le désagréable de draps tous froids) et cela me tient chaud durablement.

Un hiver sans allumer le chauffage - Ecologie - Miss Blemish

J’espère que cet article vous a plu et qu’il pourra vous être utile pour diminuer  vos besoins en chauffage ou à défaut commencer à les questionner

Et vous, quel rapport entretenez-vous avec le chauffage ? 

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Declutter Challenge | 1 mois pour se séparer de 496 objets


Declutter Challenge | 1 mois pour se séparer de 496 objets - Minismalisme Ecologie - Miss Blemish

En rentrant de vacances mi-août et profitant de l’énergie propre à l’été qui me donne toujours envie de me lancer dans milles et uns projets, j’ai décidé de commencer un Declutter Challenge. Pendant 31 jours j’allais me débarrasser chaque jour du même nombre d’objets que le nombre du jour (jour 1 je me débarrasse d’1 objet, jour 2 de 2 et ainsi de suite…). Suivant un conseil partagé dans Slow Home Podcast (qui m’a fait découvrir le challenge) j’ai fait le défi à l’envers : à jour 1 je me suis débarrassée de 31 objets, jour 2 de 30, jour 3 de 29… etc… 

Plein de raisons me donnaient envie de faire ce défi parmi lesquelles celle d’y voir plus clair, de ne garder que ce qui me servait, de simplifier mon quotidien (notamment tout ce qui à trait à l’entretien de mon appartement car qui dit objets dit entretien, nettoyage et stockage) mais surtout l’envie de pouvoir donner la seconde vie la plus appropriée à chaque objet dont je me séparais plutôt que de devoir les abandonner dans la précipitation d’un déménagement. 

Si ce tri n’était pas le premier, il fut assez différent des précédents et ce, je crois, grâce à toutes les lectures et expérimentations qui ont accompagné mon année et bouleversé mes routines quotidiennes, redéfinissant au passage ma notion de « besoin ». 

Ces derniers mois, j’ai appris une foule d’astuces pour utiliser tous les objets que je possède au maximum de leurs fonctionnalités, remplacer les objets à usage unique par leurs équivalents réutilisables, trouver des ustensiles/outils/objets multi-fonctions et délaisser ceux à usage spécifique et/ou limité (utilisés seulement occasionnellement). J’ai également appris via ces questionnements à observer mes habitudes et à identifier clairement parmi tout ce qui m’entoure ce dont je me servais ou non. J’ai pu découvrir et dessiner ma manière de fonctionner, faisant ainsi le tri parmi les schémas qui m’avaient été transmis pour ne garder que ce qui me convenait. 

Ce challenge m’a donc permis d’enfin me séparer de tous les objets qui avaient résisté aux précédents tris à la force de leur « on ne sait jamais » ou parce que j’avais toujours eu l’habitude de les voir faire partie de mon environnement depuis petite. 

Si j’en ai partagé l’avancée sur instagram, je souhaitais revenir sur ce dernier et sur toutes les astuces trouvées dans un article récapitulatif qui, je l’espère, pourra vous aider et vous inspirer si vous souhaitez vous aussi vous lancer. 

Les grandes catégories d’objets dont je me suis séparée

Les doublons 

Destination principale : donnés ou vendus

À force de cadeaux, d’erreurs d’achats ou de besoins surestimés lorsque j’ai emménagé dans mon appartement il y a 7 ans (mon tout premier !), j’ai accumulé beaucoup d’objets en double, triple (ou plus) exemplaires et ce souvent sans en avoir l’utilité. J’ai donc essayé durant ce tri de limiter les doublons en ne gardant que le nombre d’objet pour chaque catégorie me permettant de fonctionner confortablement. La formule qui m’a aidée ? Nombre de personnes utilisant l’objet multiplié par 2 : 2 parures de lit par lit, 2 serviettes de bain par personne, 2 pyjamas d’hiver, 2 pyjamas d’été, 2 tenues de sport… Ces doublons faciles à identifier écartés, je me suis attaquée à ceux plus cachés, ces objets mono-fonctions dont la fonction peut être remplie par un autre objet lui multifonction. C’est surtout dans la cuisine que j’ai trouvé des objets rentrant dans cette catégorie et j’ai ainsi diminué de beaucoup le nombre d’ustensiles en ma possession.

Quelques exemples
– 2 parures de lit par lit, pas plus. Les parures surnuméraires ont trouvé de nouveaux propriétaires et les abîmées sont devenues des chiffons, des lavettes et des protections spéciales séances de bricolage/peinture.
– 2 pyjamas d’hiver, 2 pyjamas d’été, 2 chemises de nuit.
– 2 serviettes de bain par personne et 2 tapis de salle de bain
– 1 seul plat de chaque type, 1 seul ustensile par fonction 
– Couverts surnuméraires et dépareillés : je n’ai gardé que mes préférés et trié par services ceux restants pour les donner.
– Ustensiles de cuisine : je me suis séparée des ustensiles mono-fonction qui étaient remplaçables par d’autres multifonctions déjà en ma possession

Les inutilisés (ou sous-utilisés)

Destination principale : donnés ou vendus 

D’avoir beaucoup observé mes habitudes et d’en avoir changé quelques-unes cette année, les objets inutilisés sont ceux que j’ai le plus facilement identifiés dans ce grand tri. Souvent en bon état car peu sollicités, ils ont trouvé sans mal une seconde vie chez famille et amis. Pour ceux restants, je les proposerai à un futur vide-grenier et les donnerai – s’ils ne trouvent pas preneur à cette occasion – à une association.

Quelques exemples
– Les vêtements qui n’ont pas été portés depuis des mois voire des années
– Chaîne hifi et CD auxquels je préfère désormais Spotify 
– Les grandes assiettes de mon service Ikea dont je ne me servais jamais (leur préférant les petites assiettes pour mes repas quotidiens)
– Les tasses abandonnées au fond du placard (et autre vaisselle inutilisée)
– Les livres que je ne relirai pas, les DVD que je ne regarde plus
– Les ustensiles de cuisine dont je ne me sers pas
– Les modes d’emploi d’objets que je ne possède plus
– Ma collection infinie de carnets dans lesquels je n’écris pas (et n’écrirai jamais)
– Les fournitures (crayons de couleur, compas, calculatrice scientifique) et la papeterie scolaire (là où je ne suis désormais plus étudiante à plein temps)
– Les bijoux que je ne porte pas
– Mes anciennes paires de lunettes, mes anciens téléphones, tous les objets électroniques dont je ne me sers plus
– Les produits cosmétiques reçus via des box beauté auxquelles j’ai été un jour abonnée et qui ne correspondent pas à mon type de peau/cheveux/besoins

Les périmés, abîmés, usés

Destination principale : recyclage si possible, poubelle autrement (en respectant les consignes de tri) 
Ils n’étaient pas nombreux mais j’ai trouvé en triant des objets qui étaient en trop mauvais état pour être réutilisés tels quels. Pour ceux pour lesquels c’était possible, je les ai réparés et/ou ai récupéré certains composants qui pouvaient être réutilisés. Pour les autres, je m’en suis séparée en suivant les consignes de tri de ma ville. Dans cette catégorie se sont glissés : les vêtements/chaussettes/collants troués, les cosmétiques ouverts depuis trop longtemps pour continuer à être utilisés, des denrées alimentaires périmées, des emballages n’emballant plus rien du tout, des cartes d’anniversaires et autres billets de train/tickets de cinéma/places de concert/ticket de musée… 

Les empruntés (jamais rendus)

Destination principale : leur propriétaire ou choix du propriétaire (don, vente, recyclage/poubelle) 
En fouillant mes placards j’ai retrouvé des objets qui m’avaient été prêtés et dont j’avais depuis oublié l’existence. Pour ceux-ci j’ai laissé leurs propriétaires choisir leur devenir : leur rendre, les donner, les vendre ou les jeter/recycler.

Les transformés 

Ce challenge a été l’occasion de me lancer dans l’upcycling de certains objets dont je ne me servais plus mais dont les matériaux pouvaient eux être réutilisés pour autre chose. Si cette catégorie ne rentre pas strictement dans les critères du défi, elle en embrasse la philosophie raison pour laquelle j’ai choisi de l’inclure malgré tout.

Quelques exemples
– Transformation d’un meuble à chaussures en banc avec étagères 
– Récupération de tissus en coton pour fabriquer lavettes, mouchoirs et torchons 
– Récupération d’un bocal en verre contenant des sels de bains pour l’utiliser comme distributeur des lavettes fabriquées avec d’anciens tee-shirts
– Housse de couette abîmée recyclée en bâche spéciale bricolage pour protéger mon parquet lorsque je fais de la peinture ou autres travaux salissants
– Utilisation de papiers colorés précédemment utilisés comme fond photo pour protéger un miroir dont j’ai repeint le cadre
– Transformation de jolis pots de yaourt en terre cuite en caches-pots pour succulentes 

Les meubles vidés par ce tri ou remplacés 

Destination principale : vente 

C’était mon but premier en me lançant dans ce challenge : diminuer le nombre de mes possessions pour pouvoir me séparer de certains meubles qui ne convenaient plus à mes besoins, étaient trop encombrants ou que je n’avais pas envie de déménager un jour (car trop lourds et/ou trop grands). Tous les meubles dont je voulais me séparer ont pu être vidés et ont donc été proposés à la vente sur Le bon coin. Si je ne les ai pas tous remplacés, les quelques meubles accueillis à leur place ont été acheté en seconde main et en accord avec mes besoins.

Quel devenir pour les objets dont on se sépare ?

Don

C’est la destination principale qu’on eu les objets dont je me suis séparée : de nouveaux propriétaires parmi famille, amis ou associations qui en auraient l’utilité. 
À des associations
– Lunettes de vue : récupérées par de nombreux opticiens en partenariat avec des associations 
– Objets en tous genres : Emmaüs 
Famille et amis : quelques idées pour créer les occasions de donner
– Brunch vide grenier | A l’occasion d’un brunch prévu de longue date avec des amis, j’ai organisé un vide-grenier maison au cours duquel plus de la moitié des objets dont je souhaitais me séparer à trouver de nouveaux propriétaires heureux de leurs acquisitions. 
– Semaines à thème | Au travail, j’ai porté chaque jour pendant une semaine les bijoux fantaisie dont je souhaitais me séparer pour les proposer à mes collègues. 
– A chaque visite improvisée | Dans un petit coin de mon appartement j’ai rassemblé tous les objets dont je veux me séparer. Ainsi à chaque visite, famille et amis sont libres de repartir avec ce qu’ils souhaitent. 

Vente

J’ai réservé l’option vente aux objets volumineux, en très bon état, qui avaient demandé un investissement de départ important et que je ne voulais pas avoir à déménager seule. J’ai utilisé Le Bon Coin pour les meubles et ferait sans doute un vide grenier pour quelques objets qui n’ont pas trouvé preneur parmi famille et amis. J’ai également envie d’essayer de revendre certains vêtements mais n’ai pas encore sauté le pas. 

Recyclage

3 catégories notamment :
– médicaments : à rapporter en pharmacie
– piles, ampoules, objets électroniques : récupérés dans divers supermarchés et magasins d’électroménager
– consignes de tri de votre ville : pour tous les objets courants, consultable sur le site « Consignes de tri »

Poubelle

Le dernier recours
– Encombrants / déchetterie pour les objets volumineux ou spécifiques (meubles, bois, électroménager endommagé non réparable…) 
– Poubelle classique pour tout ce qui n’est pas transformable ou recyclable

Quelques conseils

Prenez votre temps

S’il s’agit de votre premier grand tri, il se peut que vous rencontriez des difficultés à vous séparer de certains de vos objets même si ces derniers ne vous sont plus d’aucune utilité. Si ce challenge permet de sauter le pas et de prendre conscience du nombre effarant de nos possessions, il me semble contre-productif d’aller à l’encontre de vos émotions. Si vous hésitez à vous séparez de certains objets, je vous conseille de les comptabiliser comme « objets dont vous séparez » et de les mettre de côté. Ainsi cela ne vous bloquera pas dans l’avancée de votre challenge et vous permettra de pouvoir revenir en arrière en cas de regrets ou après réflexion.

Commencez par les catégories les plus faciles

Les objets en mauvais état, défectueux, périmés ou auquel aucune émotion particulière n’est attachée sont ceux dont il est le plus simple de se séparer : commencez le challenge par ces derniers si vous appréhendez la séparation ! Vous gagnerez en confiance, commencerez à profiter rapidement des bénéfices du challenge (puisque ces objets vont à la poubelle, au recyclage ou à la dechetterie donc quittent rapidement votre domicile contrairement à ceux qui doivent être donnés ou vendus) et y verrez plus clair pour les étapes suivantes.

Procédez pièce par pièce

On peut se retrouver facilement paralysé devant l’ampleur de la tâche, incapable de savoir par où commencer. Pour voir rapidement des résultats (la meilleure partie du défi !) et faciliter le démarrage, je vous conseille de procéder pièce par pièce. Ainsi vous vous éviterez bien des aller-retours et des hésitations ! 

Après le challenge… 

Terminer avant de racheter

C’est une règle que j’applique depuis longtemps : éviter de constituer des stocks. Aliments, cosmétiques, produits d’entretien, j’essaie de n’acheter que ce dont j’ai besoin chaque semaine et de ne pas sur-anticiper le rachat des produits qui se terminent : j’attends d’avoir presque terminé pour racheter. Cette méthode m’a permis de respecter plus facilement mon budget et de ne plus aussi souvent tomber dans le piège des promotions qui nous font acheter des choses dont nous n’avons pas besoin et que nous n’aurions pas achetées sans promotion. Comme je fais mes courses « en direct » et non en ligne, les promotions sont un piège auquel je suis beaucoup exposée, j’essaie donc de m’y soustraire autant que possible. 

Limiter son exposition

Newsletters, courriers, comptes des marques sur les réseaux sociaux, sms promotionnels… les sollicitations publicitaires sont légions dans notre quotidien. Si nous n’avons pas de prises directe sur toutes (je pense notamment aux panneaux publicitaires publics ou aux publicités imposées sur certains sites), j’ai essayé de me soustraire au maximum de celles pour lesquelles j’en avais la possibilité. J’ai limité le nombre de newsletters et de marques suivies sur les réseaux sociaux et suspendu bon nombre de courriers qui m’étais envoyés à domicile. Un autocollant « Stop Pub » devrait suivre sur ma boîte aux lettres afin de limiter encore cette exposition.

De nouveaux critères d’achats

En vrac : Production éthique – Durable  – Recyclable – Multi usages  – Multi fonctions  – Zéro déchet – Utilisation fréquente – Non remplaçable par un objet que je possède déjà – De seconde main | Si tous ces critères ne peuvent pas être remplis pour chaque achat, ils guident néanmoins mes recherches et mes choix de sorte que je m’interroge vraiment avant d’acheter un nouvel objet. D’avoir découvert chacune de ces facettes, j’explore des options qui jusque-là m’étaient quasi étrangères notamment le seconde main. Et c’est une chouette découverte qui m’a permis de renouer avec le bricolage et la rénovation de meubles, deux activités que je ne pratiquais quasiment plus et qui me manquaient. 

Un objet qui entre, un objet qui sort

Il s’agit d’un classique mais il a du sens : pour rester à l’équilibre et ne pas ré-encombrer, il ne faut pas ré-accumuler. C’est la suite logique du point précédent : n’acheter que lorsque c’est nécessaire pour remplacer un objet hors d’usage dont on a l’utilité. Si je ne pense pas m’imposer cette règle de façon stricte, je pense qu’il est intéressant de la garder en tête pour continuer le processus de diminution de sa consommation sur le long terme. 

Inscription à la bibliothèque municipale 

Les livres sont sans aucun doute possible LA catégorie qui met le plus à l’épreuve mon envie de moins et mieux consommer. Depuis le début du défi, 4 nouveaux livres ont déjà rejoint mes étagères et si, certes il s’agissait d’achats réfléchis, de seconde main pour la moitié d’entre eux et de livres que l’on garde et auxquels on se réfère longtemps, le constat est là : 4 nouveaux objets ont trouvé leur place chez moi. Si ma consommation a beaucoup diminué ces dernières années avec la réorientation de mes achats livres excluant désormais les romans (car je ne les relis jamais et n’ai donc pas besoin de les posséder), elle reste élevée et ce pas toujours à raison. J’ai donc décidé de m’inscrire à la bibliothèque municipale de mon quartier et d’essayer cette manière différente de lire. Il me faudra certainement encore du temps pour me défaire complètement de la compulsion d’achat qui va de paire avec chacune de mes balades en librairies (et je ne peux renoncer à ces dernières, j’aime bien trop ça !) mais diversifier mes fournisseurs devrait sans doute m’y aider… 

Et les cadeaux…. 

Noël dernier, j’avais abordé la question des cadeaux en me concentrant sur la partie « offrir » (voir l’article Des cadeaux de Noël durables) évinçant au passage un peu vite la partie « recevoir ». Ce challenge m’a amenée à m’interroger sur les cadeaux reçus car je me suis séparée d’objets qui m’avaient été offerts et beaucoup des échanges que j’ai pu avoir sur le challenge concernaient ces derniers : que faire des cadeaux qui nous encombrent mais dont on culpabilise de se séparer ? Je pense que la réponse à cette question reste pour une bonne part très personnelle c’est pourquoi je n’ai pas de solution toute trouvée à partager avec vous pour celle-ci. En revanche j’ai décidé d’essayer ce Noël d’utiliser une liste en ligne (mesenvies.fr) pour guider mes proches dans leur choix à l’approche des fêtes et limiter les risques de cadeaux tombés à côté. Ce service est gratuit et le site permet d’ajouter manuellement les cadeaux souhaités de sorte que l’on peut choisir librement parmi marques et revendeurs sans être obligés de se cantonner à une boutique en ligne précise. Cela ne réglerera certainement pas définitivement la question des cadeaux mais c’est peut-être déjà un début de réponse.

Ressources utiles

No Logo, Naomi Klein | Ce livre ne parle pas directement de minimalisme ou d’écologie mais s’intéresse à notre consommation et comment celle-ci est modelée par les marques. L’espace qu’elles prennent, le pouvoir qu’elles ont acquit, les pressions qu’elles exercent, l’éradication des alternatives dont elles sont responsables et les dynamiques qui leur ont permis et leur permettent encore de faire tout ça. Ce livre raconte comment les marques créent les illusions de besoins qui nous poussent inexorablement vers les magasins dès que nous en avons l’occasion. Il met en lumière les histoires désirables qu’elles portent pour nous faire croire que ce qui nous sépare de la personne que l’on veut être tient à l’achat d’un sac, d’une paire de baskets, d’un nouvel accessoire. Story-telling et marketing style de vie, « lifestyle », qui marchent si efficacement.

(EN) The power of Less, Leo Babauta | Il s’agit du premier livre que j’ai lu sur la thématique du minimalisme et de la simplification. Je connaissais Leo Babauta à travers son blog, Zen Habits, où il partage réflexions, conseils et guidance autour de ces thématiques et dont je suis une lectrice attentive depuis plusieurs années. J’ai beaucoup aimé la lecture de ce livre qui reprend le style fluide et accessible de son auteur tout en partageant des conseils simples, accessibles et progressifs sur tous les domaines du quotidien. Il s’agit d’un de ces livres dans lesquels on peut continuer à se plonger régulièrement en y découvrant à chaque fois quelque chose de nouveau et pertinent. 

(EN) The Slow home podcastC’est ce podcast qui m’a fait découvrir le défi, m’a poussée à le faire « à l’envers » (se séparer de 31 objets le 1er jour, de 30 le deuxième… etc) et qui a accompagné son avancée. Brooke et Ben McAlary partagent au fil des épisodes interviews inspirées, découvertes et challenges partagés autour d’un mode de vie intentionnel qui tente de remettre au coeur des priorités quotidiennes l’important en lieu et place de l’urgent. L’écoute de chacun des épisodes est toujours un bon moment grâce à leur sens de l’humour et la légèreté qu’ils mettent pour parler de ces sujets. Pas de culpabilisation, pas de jugement : juste de la bienveillance. J’aime tout particulièrement les épisodes où ils partagent leurs expérimentations « Slow experiment ». Souvent pensées pour se dérouler sur tout un mois, ils reviennent chaque semaine sur leurs découvertes, leurs avancées et leurs difficultés au fil de la réalisation du défi et ce, avec beaucoup d’honnêteté. C’est sans doute ce qui me plaît tant : je me retrouve dans certaines de leurs difficultés et j’apprends des solutions qu’ils trouvent pour les contourner. 

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous donnera des pistes utiles si vous décidez de vous lancez. Si ce sujet vous intéresse, je vous invite à consulter la rubrique Ecologie du blog, j’y partage essais, découvertes et ressources utiles. 

Et vous, avez-vous déjà fait l’expérience d’un Declutter Challenge ou équivalent ? 

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