Conseils pratiques PAES

PAES/Concours : Le travail commence dans l’assiette et se termine au lit


Récemment j’ai reçu plusieurs demandes d’infos-conseils et autres astuces d’étudiants rentrant fraîchement en P1. Ce qui m’a rappelée à cette série d’article jamais terminés. Bien qu’il n’existe pas de formule magique ou autre potion miracle il est cependant quelques petits trucs qui utilisés à bon escient peuvent vous permettre de gagner un temps précieux. En piste donc pour une série : « comment survivre à la PAES (en arrivant gagnant) ? ».

NB : Si ces conseils sont destinés en particulier aux neo P1, ils peuvent être transposés à la préparation de tout concours quel qu’en soit l’objet.

On commence avec un premier volet arborant de faux airs de soft-ittude et qui pourtant, dès la fin des trois premières semaines ne vous semblera plus si évident que ça : votre hygiène de vie. C’EST QUOI L’HYGIENE DE VIE ? Et bien, essentiellement, ça parle de votre sommeil et de votre alimentation. De votre activité physique aussi mais celle-là je me la garde sous le coude, on y reviendra plus tard.

Alors attention, préparez vos poumons c’est l’instant où vous allez soupirer… : en première année de médecine il faut CONTINUER à dormir et manger. C’est bon tu peux soupirer bruyamment. J’ai soupiré aussi au début de ma P1. J’ai même levé les yeux au ciel et fait un petit commentaire qui ressemblait beaucoup à « N’importe quoi ! ». Mais moi j’étais une rebelle c’est pour ça (il y a une blague dissimulée dans cette phrase sauras-tu la retrouver ?). Et puis j’ai sauté mon premier repas et je me suis couchée passé minuit et je me suis dit que finalement elle n’était pas tant à côté de ses pompes que ça la nana du BIPE (Bureau Interface Professeurs Etudiants qui propose aux étudiants à partir de la P2 un interlocuteur en cas de difficulté à Paris VI).

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Dormir et manger : c’est-à-dire ?

3 repas par jour dont UN BON PETIT-DEJEUNER (mon tuteur lorsque j’étais en P1 m’a dit un jour « un bon petit-déjeuner ça peut sauver une journée alors tu ne pars jamais de chez toi sans avoir petit-déjeuner »)(il disait vrai)(et en plus c’est trop bon le ptit-déj)(donc on ne le saute pas) et AU MINIMUM 8 heures de sommeil par nuit. Dans tous les cas pas moins de 6 (il a été montré que les gens dormant moins de 6 heures par nuit avaient une espérance de vie raccourcie).

Pourquoi dormir est-il si important ? Terminer d’apprendre mon cours d’histo n’est-il pas plus urgent que dormir ? On dormira quand on sera mort !

Teuteuteu balivernes ! Tu n’as pas lu ? On meurt plus vite quand on dort moins ! (mais est-ce que le nombre d’heures gagnées sur le sommeil n’équivaut pas au nombre d’heures perdues en mourant plus prématurément ?)(mais si je te vois qui te pose exactement la même question) Plus sérieusement, vous ne vous en rendez pas compte mais lorsque vous dormez vous travaillez. Et si. Pourquoi ? Tout simplement parce que durant le sommeil tout ce que vous avez durement acquis durant la journée, toutes les leçons et les infos que vous avez emmagasinées sont classées et archivées par votre cerveau. C’est ainsi que fonctionne la mémoire à long terme. Le sommeil correspond à une étape de consolidation. Donc essentielle. Ce serait dommage de vous échiner toute la journée durant pour zapper la dernière étape du processus d’apprentissage. De plus un cerveau fatigué apprend et comprend moins bien, moins vite or vous avez besoin d’être en pleine possession de vos moyens et au top de votre efficacité. Voyez au long terme. Les « warrior » qui ne dorment pas, ça dure 3 jours grand max. Sans oublier que manquer de sommeil n’aide pas à voir la vie en rose. La fatigue entraîne souvent les plus gros coups de blues avec découragement et défaitisme à la clé. Donc au lieu de culpabiliser sur tout ce que vous n’avez pas fait faute de temps, à cause de cette petite pause que vous vous êtes accordée (il en faut, cessez de vous flageller !) ou de ce mini-détail qui vous a bloqué dans votre avancée, posez vos polys et glissez sous la couette direction le pays des rêves.

Si vous travaillez mieux la nuit… si vous êtes sur votre lancée, que vous sentez que « ça rentre » allez jusqu’au bout sans regarder l’heure ! L’important c’est de dormir à un moment ou un autre pour ne pas terminer lessivé, sur les rotules, les batteries à plat tout comme vos capacités de mémorisation. C’est à vous de trouver votre rythme en gardant à l’esprit que si cette année demande de vous de gros sacrifices il est des besoins de base de votre corps que vous ne pouvez pas ignorer. Mais attention, n’oubliez pas que le concours se passe bel et et bien… en plein jour ! Veillez à vous recaler sur un rythme classique avant les épreuves histoire de ne pas arriver tout somnolent devant vos QCMs.

Et bien manger, pourquoi faire ? Je n’ai pas le temps, bien manger ça prend du temps et puis de toutes façons il suffit de manger assez pour ne pas tomber dans les pommes…

Faux faux faux… Manger et encore plus « bien » manger est primordial. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’alimentation influe sur le fonctionnement du cerveau dans le bon comme dans le mauvais sens. Vous pouvez, dès votre assiette, potentialiser les capacités de votre cerveau. Manger fait donc partie de votre travail de P1. Pour la liste de tous les aliments favorables au développement des connections neuronales je vous renvoie à mon article dédié à ce sujet (par ici). Mangez donc. Je dirais même plus, compensez si vous voulez. Oui, ce n’est pas bien de manger avec ses émotions, oui oui oui. Mais on ne peut pas tout mener de front. On ne peut pas être mis sous pression, travailler sans relâche dans un climat de tension et se priver de chocolat. Les filles (et les garçons) n’entamez pas un régime cette année. Vous prendrez certainement voire même sûrement des kilos cette année. Faites une croix dessus, oubliez. Vous les perdrez pendant l’été. Moi qui adore le chocolat mon petit plaisir de P1 c’était ce gâteau d’une simplicité folle, extrêmement rapide à préparer et qui m’a évité bien des coups de blues. Ne sautez pas de repas, même si vous n’avez pas terminé votre programme de la journée. Vous pouvez vous mettre des petites motivations comme « je mangerai quand j’aurais fini ce chapitre » mais une fois qu’il est fini vous devez manger. Impérativement.

On récapitule donc une dernière fois : votre travail commence dans l’assiette et se termine dans votre lit.

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Comment bien préparer ses TDs de prépa en PAES ?


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Trouver sa méthode de travail demande énormément de temps, de tâtonnements, d’ajustements et peut être source d’un immense stress dans des conditions telles qu’un concours où chacun travaille dans sa bulle sans pouvoir juger de son avancement par rapport à ses adversaires. Toute l’année de PAES j’ai apporté des changements à ma façon de procéder pour aboutir en fin de 2° semestre à une démarche que je jugeais performante. En vous la présentant, je ne prétends pas vous fournir LA méthode magique mais j’espère que vous trouverez dans ces conseils, si ce n’est votre « méthode parfaite et sur mesure » tout au moins de nouvelles pistes à explorer.

Vos TDs de prépas sont le moment clé de votre préparation au concours puisqu’ils vous permettent dans des conditions optimales (petit groupe, professeur d’université et non un chargé de TD pas toujours au fait de la réalité du concours, mise en situation, confrontation à des énoncés de types concours) d’approfondir votre compréhension et votre maîtrise du cours tout en vous donnant l’occasion de vous situer par rapport à vos adversaires. Mais pour profiter au mieux de cette opportunité sans la gâcher, encore faut-il savoir par quel bout prendre le problème.

Avoir appris le cours sur lequel portera la séance

Ainsi énoncée, cette règle tombe sous le sens mais elle est pourtant capitale. Les TDs de prépas ne sont pas là pour vous « apprendre de nouvelles choses » mais pour vous aider à mieux comprendre ce que vous avez déjà appris. En principe, vous n’êtes pas sensé « découvrir » autre chose que de petits détails susceptibles de vous avoir échappé en séance…

Lire le résumé de cours fourni par la prépa

La répartition des TDs est organisée de telle sorte qu’une séance ne prend place que deux à trois semaines après que le cours ait effectivement eu lieu. En principe vous l’avez donc appris il y a un moment. Prendre le temps de lire cette fiche aura alors deux avantages :

* Vous rafraîchir la mémoire et vous permettre de cibler les zones « oubliées » de votre cours.

* Vous permettre de mieux comprendre votre cours tout simplement en vous en présentant les notions de façon différente et éventuellement corriger une idée erronée que vous vous étiez faite de la notion développée dans le cours.

Réfléchir aux exercices de la séance

Cette étape n’est pas négociable. Le rythme des séances est tel que vous devez impérativement savoir de quoi on va vous parler : cela passe par l’apprentissage du cours d’une part et la préparation des exercices d’autre part. Suivre la correction, les explications et noter les remarques du professeur en même temps que vous ferez le comparatif avec votre travail personnel peut s’apparenter à une longue course intellectuelle de deux heures. Pour suivre le peloton, mieux vaut avoir pris la peine d’enfiler vos baskets.

Préparer ses exercices va :

* vous demander de revenir sur votre cours et de toujours mieux cibler les points problématiques

* vous permettre une réflexion sur les applications de ce qui n’a pour le moment jamais été autre chose que du par cœur

* vous aider à imprimer les connaissances et donc les acquérir définitivement (ce qui n’a pas de prix pour les révisions…)

 Noter vos réponses sur une feuille libre 

Et non pas sur l’énoncé. Ainsi vous garderez une trace de votre démarche de résolution de l’exercice proposé tout en conservant un énoncé propre et vierge de toute aide pour une séance de « re-travail » future. Si en séance avec la correction vos réponses ne sont pas celles qui étaient attendues, avoir le détail de votre raisonnement vous permettra de cibler le problème précisément et donc d’éradiquer cette erreur ! Il se peut de plus que vous n’arriviez pas à la trouver seul : dans ce cas, vous devez IMPERATIVEMENT prendre le temps de demander l’aide du professeur de TDs pour identifier la faille de votre raisonnement. Et encore une fois, seule la trace écrite de votre raisonnement pourra le lui permettre. Donc oubliez vos gommes ! On n’apprend jamais plus que de ses propres erreurs.

 Reporter les réponses trouvées lors de votre préparation personnelle au crayon à papier sur votre énoncé de TDs 

Le format QCM est propice à cette démarche : il vous suffit d’indiquer le ou les items justes selon vous (une flèche, une croix, un rond, soyez créatifs !). Du fait de la densité des séances, vous n’aurez pas le temps de jongler entre la relecture des détails de votre démarche et compréhension de celle explicitée dans la correction que vous devrez recopier simultanément. En ayant cet accès rapide à votre travail vous gagnerez donc en concentration sur la correction et les explications du prof : plus attentif, vous ne les comprendrez que mieux.

N.B : utilisez un code couleur pour indiquer les questions problématiques de chaque TD. Lorsque votre résultat est juste, effacez les marques au crayon et sinon indiquez la question pour pouvoir la retravailler en priorité par la suite (une flèche rouge triple épaisseur, ça marche bien)…

 Lister toutes vos questions 

Lors de la séance, je vous conseille de garder cette feuille sur votre table bien en vue : le professeur répondra certainement à une grande partie d’entre elles durant son exposé, vous pourrez ainsi consigner les réponses fournies directement (et éviter de les lui reposer par la suite par manque de concentration). Pour les autres, si vous les avez sous les yeux, vous pourrez les poser au moment le plus judicieux de la séance. De plus, en ayant ainsi les points qui vous posent problèmes bien en tête vous ne serez que plus attentifs à toutes les explications tournant autour d’eux qui seront données pendant la séance.

S’il reste des questions sans réponse à la fin de la séance, peu importe que vous soyez exténué et que vous ne vous sentiez pas le courage d’importuner le prof : vous ne devez pas partir sans avoir réglé tous les problèmes qui se posaient à vous sur ce cours. Le prof est là pour vous aider, c’est son métier, vous devez profiter de cette chance parce que c’est elle qui fera la différence entre celui qui aura « à peu près compris » et les autres.

 

N’hésitez pas à partager vous aussi vos astuces ! 

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PAES … alors je prends une prépa, ou pas ?


PAES … alors je prends une prépa, ou pas ? - études - conseils - Miss Blemish

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Telle est la question que l’on ne se pose quasiment plus. De l’avis général TOUT le monde a une prépa en PAES, ou tout au moins ceux qui réussissent ajoute-on volontiers, et l’on murmure dans les couloirs que qui n’en a pas n’a aucune chance… à moins de disposer de quelque reste du génie d’Einstein dans ses gènes. Mais si on faisait le point ?

La prépa, quesako ?

Les « prépas » sont des entreprises privées qui assurent, en parallèle des cours dispensés en faculté, le suivi de leurs étudiants pour les aider tout au long de leur première année de médecine à préparer au mieux les épreuves du concours. D’où leur nom. Bien que les « menus » changent d’une prépa à l’autre, l’objectif reste le même : la réussite à un concours des plus sélectifs. Au programme donc : des séances de TD avec reprise de cours et exercices type concours corrigés par un professeur d’université, concours blancs répétés et classants pour se situer tout au long du semestre par rapport aux autres étudiants inscrits.

La prépa, une croqueuse de temps ?

C’est un fait : souscrire à une prépa demande un investissement à la fois financier (voir plus bas) mais d’abord et avant tout personnel. Il faut compter chaque semaine entre 4 et 8 heures de séances de TD/concours blancs (deux après-midi et/ou matinées). Chaque séance demande par ailleurs d’être préparée : non seulement il faut apprendre le cours traité de manière à le maîtriser suffisamment pour suivre un rythme bien souvent « en levée » mais aussi préparer les exercices/QCM qui seront traités en séance et s’exercer sur les annales jointes à leur suite afin de se confronter à un maximum de problèmes susceptibles de se poser. Cette préparation est toutefois facilitée par le « décalage » entre le programme de la faculté et celui de la prépa : les séances de TD portent sur des cours vus une, deux à trois semaines auparavant à l’université, l’occasion donc de revenir mais surtout d’approfondir l’apprentissage et la compréhension de cours déjà travaillés et ce avant la période des révisions.

La prépa, quel(s) intérêt(s) ?

Dans un univers aussi disparate que la fac en première année, la prépa présente l’avantage de proposer un cadre rassurant avec une ambiance proche de celle du lycée. En petits groupes d’une quarantaine de personnes au maximum, elle permet aux étudiants de faire connaissance, de nouer des amitiés voire même de s’entraider. Le mot d’ordre est simple : au sein du groupe, pas de compétition car sur une quarantaine d’étudiants seulement, votre voisin n’est pas celui qui vous volera votre place. Même si c’est parfois difficile à mettre en pratique, certains le feront : vos futurs amis. Et croyez-moi, la première année forge de belles amitiés.

La prépa est donc un réel soutien, sur tous les plans. Elle vous oblige à sortir de chez vous si vous avez l’habitude de travailler seul dans votre chambre, vous permet de voir du monde et d’échanger avec d’autres étudiants passant par les mêmes difficultés que vous mais aussi avec des étudiants en médecine plus âgés embauchés par la prépa pour encadrer les groupes et vous dispenser tous les conseils nécessaires et utiles à… « survivre en P1 ». Votre référent « groupe » vous connaît personnellement, il connaît votre prénom, et aussi banal que cela puisse paraître à quiconque n’a jamais mis les pieds à la fac, cela peut se révéler être d’un réconfort inestimable que de savoir que quelqu’un sait que parmi cette foule, vous existez.

La prépa vous offre enfin l’occasion d’échanger avec des professeurs d’université qui se soucient de votre réussite et se tiennent à votre disposition pour répondre à toutes vos questions. C’est pourquoi il est si important de préparer soigneusement chacune de vos séances : pouvoir éclaircir les points restés dans l’ombre en posant toutes les questions qui vous bloquent. Il suffit bien souvent d’une ou deux minutes d’explications au calme pour « défaire » le nœud du problème qui empêchait une compréhension satisfaisante… mais sans préparation des TD, il est probable que vous passiez à côté.

La prépa, quel investissement ?

La prépa est chère, ce n’est pas un secret. Les tarifs varient entre 1000 € et 3000 € l’année (voire même plus, ceci est une estimation, une fourchette… de quoi vous donner une idée grossière… renseignez-vous auprès des organismes qui gravitent autour de votre fac). Les moins chères proposent exclusivement des concours blancs corrigés ou non en séance (le cas échéant des corrections « papier » sont distribuées et il vous appartient de les retravailler), les plus chères ajoutent à ces concours blancs les fameuses séances de TD. Un unique suivi par Concours Blancs peut être intéressant si vous êtes doublant car vous connaissez le programme et n’avez pas les même besoins de « redite » mais pour les primants, cette option peut sembler « aride »… car le programme est tout neuf, donc moins bien maîtrisé…

La prépa, une conclusion ?

La prépa est à mon sens un investissement des plus bénéfiques et judicieux pour qui s’astreint à en profiter pleinement c’est-à-dire à travailler des plus sérieusement toutes les séances, à assister et reprendre les concours blancs ainsi que leurs corrections, à poser des questions et à participer activement aux TD. La prépa est un atout de taille pour tout primant car elle vous guide dans votre travail et la façon de vous organiser, elle vous donne le rythme à adopter et vous apporte le soutien dont vous avez besoin. Cependant, même si elle constitue un avantage énorme (mais toujours à condition de savoir en profiter… assister à une séance non travaillée sera moins efficace que 2h de travail sérieux par un étudiant sans prépa), elle ne fait pas tout et ne se substitue en aucun cas au travail qu’il vous faudra fournir, avec ou sans elle.

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous aidera à faire votre choix !

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