S’aimer à distance

20 petites attentions pour une relation à distance souriante


20 petites attentions pour une relation à distance souriante - slow lifestyle - Miss Blemish

J’aime voir dans la fête des gens qui s’aiment un doux prétexte à instants partagés. L’occasion de passer du temps ensemble qui ne contienne « rien de plus, rien de moins » que le reste du temps mais qui rappelle – parfois un peu plus qu’à l’accoutumée par sa formalité – combien il est doux de s’aimer comme on le fait. Alors chaque année avec l’amoureux nous nous donnons pour seul projet le 14 février de passer du temps ensemble.

Il y a trois ans, j’avais partagé avec vous une liste de 24 petites attentions à glisser (à volonté) dans le quotidien comme le jour de la Saint-Valentin. Parce que le 14 février approche aussi sûrement que la fin de cette première période vécue à distance pour nous deux, j’ai eu envie de partager avec vous 20 nouvelles petites attentions transposées à ce contexte particulier. Elles sont gratuites et simples pour la plupart, souvent destinées à des durées plus étendues que la seule journée du 14 février et peuvent pour certaines très facilement être utilisées même sans la distance en prétexte. J’espère qu’elles vous inspireront et (peut-être) vous aideront à trouver des pistes pour recréer une façon bien à vous de partager le quotidien, d’évoluer et de grandir ensemble malgré la distance. 

20 petites attentions pour une relation à distance souriante

Créer de temps en temps des mini-calendriers de l’avent pour patienter avant les prochaines retrouvailles : en chocolat ou en bonbons, en petits mots comptant les dodos, en lettres à ouvrir bien dans l’ordre, en douces activités planifiées… 

Lui faire la surprise d’aller le/la chercher à la gare, à l’aéroport, au coin de la rue… Attendre sur la pointe des pieds, sourires bataillant avec la crainte en pointe de le/la manquer dans la foule. 

Sonner sans prévenir à la porte de « chez nous » pour quelques jours partagés-volés

L’attendre pour tester ensemble cette nouvelle adresse que l’on est presque sûr qu’il/elle aimera

Changer son fond d’écran pour une photo clin d’oeil racontant un petit bout d’une histoire rien qu’à nous

Lire le même livre en même temps (ou juste avant et trépigner d’impatience qu’il/elle avance dans sa lecture et découvre ce qui nous a fait rire/sourire/pleurer/sursauter/nous interroger) 

Ponctuer la journée de doux rendez-vous et rendre ainsi leur place aux petits privilèges de la vie partagée. Essayer de ne jamais les manquer. 

Organiser une soirée télé en décidant de regarder le même film ou le même épisode de série en même temps (et le commenter par écrans interposés) 

S’envoyer du courrier 

Cacher à chaque visite des petits mots dans milles endroits du quotidien et/ou de sa valise. Espérer qu’ils rempliront un peu l’absence de demain. 

Prendre le temps de s’envoyer drôles anecdotes, découvertes,  vidéos, articles et photos qui ont marqué notre journée. 

Continuer à écouter les mêmes chansons en créant une playlist partagée. 

S’appeler pendant une activité de tous les jours et recréer un petit bout de l’intimité du quotidien partagé qui se parle d’une pièce à l’autre, d’une tâche à l’autre, tout une cuisinant, rangeant, lavant, lisant… 

S’offrir chacun un petit rien que l’on peut toujours garder sur soi et qui nous fera sourire chaque fois qu’on le verra. 

Planifier le prochain week-end ou les prochaines vacances à deux… Faire milles et uns projets et s’autoriser à ce qu’ils soient (un peu) ambitieux

Écrire un petit mode d’emploi pour toutes les tâches qui étaient les nôtres lorsque l’on vivait ensemble et qu’il/elle devra (ré)apprendre. 

Sourire de voir cette immense part d’extraordinaire gagnée par chaque instant partagé. 

Profiter de tous ces temps seul à seul pour créer un, deux ou trois rendez-vous de soi à soi. Créer un nouvel équilibre à tâtons. 

Faire découvrir à l’autre cette ville dans laquelle désormais l’on vit. 

Changer ses billets, au dernier moment, pour rester un peu plus longtemps… 

Et vous, quelles sont les petites attentions – amicales, familiales comme amoureuses – que vous préférez recevoir/donner ?

J’ai créé une nouvelle catégorie S’aimer à distance que vous pouvez retrouver dans l’onglet Au quotidien du blog pour regrouper tous les articles dans lesquels j’aborde cette thématique

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Ma mini bucket-list 2017 et un bilan


Ma mini bucket-list 2017 et un bilan - Slow lifestyle - Miss Blemish

J’ai repoussé l’heure d’écrire mon bilan – de vous à moi, de moi à moi – jusqu’à la dernière minute des « plus d’excuses ». Un canapé, une tasse de thé brûlant et dehors la tempête plus très loin, il était plus que temps. Mais vous écrire 2016, c’était retrousser mes manches et regarder bien en face brumes et brouillards ; plonger dans tous les « à moitié pas complètement » de cette année où les changements souvent infimes en surface ont provoqué en profondeur de véritables tsunamis. Me retourner vers eux c’était les revivre un peu alors que je les quittais à peine et me confronter au doux-amer des émotions en demie-teinte ni complètement à jeter, ni complètement à garder qui bien souvent nous laissent les mains pleines et pourtant désemparés.  

Je me suis donc approchée de mon bilan à pas mesurés en lisant les vôtres, en souriant de tous les hauts-très-hauts auxquels certaines anecdotes faisaient écho et en me demandant « 2017,de quoi ai-je envie que pour moi tu sois faite ? ». J’ai ainsi composé en trajets de métro et heures creuses les contours de ma mini-bucket list 2017, m’autorisant cette année à ce qu’elle soit (un peu plus) ambitieuse. 2017 j’ai donc rêvé que tu sois remplie de nous, de mots et de voyages – en moi d’abord, en monde ensuite. Et j’ai souri de savoir que j’avais en mes mains le pouvoir de commencer à te réaliser dès-maintenant-pas-demain. Cela m’a donné envie d’ajouter à mes pense-bête-à-sourires accrochés au semainier face à mon bureau une autre de ces phrases rappelant que nous n’avons de prise que sur le présent et qu’il est à nous d’essayer chaque fois qu’on le peut, autant qu’on le peut de le construire à l’image de ce que l’on se souhaite. Et de moins nous punir de nos « échecs » (mais de vous à moi, je crois de moins en moins en cette notion-là) 

Et puis 2016.

2016, je suis devenue auto-entrepreneure en tremblant et touché du doigt que mots et photos pouvaient avoir une valeur dans les métriques de la société qui raisonne en statuts et salaires. C’était nouveau, rassurant et effrayant tout en même temps et je me suis plu dans ce début d’exploration d’un nouveau monde de possibles. Il y a eu mes mots dans Simple Things – mai, décembre -, dans le journal de Saxe – avec les géniales May, Noemi, Edith, Hélène, Camille, Zess et Viviane – puis dans l’agenda Saxe et à l’été dans le National Geographic Traveler. Doux rituel à chances trop grandes, il y a eu une, deux, trois fois mes pas pressés jusqu’au kiosque à journaux jour-de-sortie et l’émotion intacte de découvrir mes mots mille fois lus-relus-corrigés imprimés sur le papier. C’était doux-fou-incroyable à goût de rêves exaucés. 

2016, l’amoureux est parti pour Maastricht et c’est un tout nouvel équilibre qu’il nous a fallu concéder-trouver-inventer. Ce qui se disait devait désormais s’écrire et le quotidien différemment se remplir. Nous avons découvert un petit bout du Portugal, bu des litres de citronnade sur les pavés brûlants, découvert Maastricht puis Amsterdam et bu des litres de chai latte dans ses petits cafés. En 2016 notre « tous les deux » a grandi encore un peu et pour la première fois on m’a demandé si l’on songeait à se marier. Cela nous a fait rire d’être aussi grand en dehors et de nous sentir pourtant encore si petits en dedans pour répondre que pour toutes ces choses-là « on avait encore le temps ». Le temps de grandir, sourire, voyager, rêver, construire…

2016, je me suis cherchée-trouvée à petits pas et c’était doux-particulier-différent-difficile-à-expliquer. À ce chapitre-là, il y a eu du yoga – et mes jambes toujours aussi raides -, du temps pour respirer, cuisiner, partager. Il y a eu des séances de cinéma partagées – je vous prépare un article sur les films que j’ai le plus aimés cette année -, beaucoup de thé, des pizzas sans gluten chez Big mamma, des week-ends et une poignée de semaines toujours trop courtes là-bas. Il y a eu la mer, des lacs et la montagne. Il y a eu des clins d’oeils, des coups bas, des portes claquées, de l’amour et des nouvelles amitiés. Il y a eu des débuts, des milieux et des fins. Il y a eu des cartes postales, de la gentillesse comme je n’en avais encore jamais reçu, de la gentillesse discrète qui se glisse dans les détails et vous prend dans ses bras. Il y a eu des mois creux à l’automne où je ne savais plus trop bien, où le moral n’était pas là, où je me suis abîmée à me poser des questions qui n’avaient pas de réponses autres que ma peur de n’être pas ce qu’il faudrait ou d’avoir fait les mauvais choix. 

2016 j’ai continué à travailler sur ceux que j’appelle mes points faibles – même s’il s’agit sans doute d’une sentence un peu sévère – avec la volonté non de les éradiquer mais de trouver avec eux un meilleur compromis pour cohabiter. Ainsi j’ai continué à essayer au quotidien de moins m’éparpiller – en idées comme en objets – de mieux respecter mon rythme en me couchant plus tôt, de cultiver ma patience souvent déficitaire et d’aller au devant de certaines de mes peurs. Ce sont là les rangs de mes résolutions classiques que je ne prends plus les 1er janvier mais chaque jour depuis 3 ans avec pour résultat de les voir toujours un peu plus progresser (et j’ai la ferme intention de continuer encore cette année). 

Ma mini-bucket list 2017

* Découvrir Copenhague en amoureux
* Continuer à diminuer ma consommation de viande, poisson et produits animaux
* Apprendre à broder (et parsemer mes vêtements de tous petits motifs en ton sur ton) 
* Consacrer les six premiers mois de l’année à la préparation de mon concours
* Commencer l’année avec le chouette défi lancé par Adriene de nous retrouver sur nos tapis de yoga une fois par jour durant tout le mois de janvier (et continuer après ça à répondre présent à mes sessions hebdomadaires) 
* Aimer malgré les kilomètres et les difficultés, encore plus fort et encore mieux

Pour ici

* Ecrire un court livre/ebook/recueil (avec un objectif petit petit petit pour que la peur ne me paralyse pas) 
* Imaginer de jolies cartes de visite 
* Créer une newsletter mensuelle 
* Continuer à vous retrouver le dimanche soir pour mes jolies découvertes de la semaine 
* Partager plus régulièrement avec vous les coulisses de mes semaines batch cookées* (avec mes recettes préférées, des astuces, l’ordre des étapes pour que tout s’enchaîne au mieux mais aussi des plats sos qui se préparent en un clin d’oeil) 
* Continuer à explorer les possibles en photographie, investir dans un Trépied et travailler sur de nouvelles compositions.

Ma mini bucket-list 2017 et un bilan - Slow lifestyle - Miss Blemish

Et vous, de quoi se compose votre mini bucket-list 2017 ?

Si vous avez besoin d’aide pour écrire une mini bucket-list dont vous aurez envie de cocher tous les items vous pouvez retrouver tous mes conseils à ce sujet par là 

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3 mois


3 mois - Relation à distance - Miss Blemish

Y.,

Mardi matin, j’ai ouvert les volets sur la lumière grise des jours de pluie. La température était douce et pourtant tout l’appartement murmurait l’automne. M’ont alors frappée l’un après l’autre la nostalgie de nos deux automnes partagés – cette période que tous nos bons moments m’ont appris à aimer – et la certitude que tout ce que je nous souhaite arriverais. Aussi fugace et étrange que fut cette éclaircie marquée d’une inconditionnelle confiance en Nous – sitôt suivie de celle que probablement rien de ce que je me projette sans cesse dans ma tête pour nos demains ne ressemblera à ce qu’ils seront vraiment, on change tellement ! – ce fut comme si soudain j’étais soulagée d’un poids que je ne me savais pas porter jusque-là. Dans cette capitulation, ce « tout ira bien » murmuré de moi à moi avec une aveugle conviction, j’ai réalisé un peu plus tard qu’il n’était pas tant question des détails de notre futur salon – le canapé gris chiné, le parquet clair-brut-non traité, la luminosité, les murs blancs, les meubles en bois beige-doux – que de la fin face à mes pieds de la zone de test présente à chaque bouleversement de la vie, enfin franchie. Comme si ces trois premiers mois me murmuraient « respire, l’orage est passé » et moi de découvrir que je les avais passés pour une bonne part en apnée, mes « on verra bien » en rempart très haut pour ne pas tomber.

De ces 3 mois écoulés je garde le décompte des jours patient, nos instants partagés écourtés, les petits mots qui s’envolent, apaisent, consolent et disent l’amour partagé sans la retenue qui nous bride si souvent de dire aux gens qu’on aime combien – oh vraiment – on les aime. Comme on se sait chanceux, fiers et heureux de les aimer comme d’être aimés par eux. Comme parfois à l’intérieur tout se tord jusqu’à porter les larmes à nos yeux. S’il est une chance que je veux garder de ces mois séparés c’est bien celle-ci, ce savoir si particulier d’exprimer tout en entier et sans trembler ce qui se cache derrière les « je t’aime » murmurés, tous nos « il/elle le sait bien » abandonnés.

De ces 3 mois je garde aussi les dimanches après la mer, les retrouvailles sur les quais, l’attente qui me trouve toujours trépignante-impatiente-effrayée qu’un impair viennent à tout chambouler ou que je ne sache pas suffisamment profiter du peu de temps qui nous est accordé. Je garde les grimaces que tu m’envoies les soirs où tu comprends tout bas que je peine à sourire sans toi, mes céréales préférées – seulement vendues aux Pays bas – ramenées par lots de trois et nos livres échangés avec toujours en prescription nos « c’est sûr il va te plaire celui-là ». Je garde tous ces gestes, ces petits mots, ces attentions qui ont fait naître une toute nouvelle manière de vivre et dire notre complicité malgré les kilomètres. Tous ces petits riens qui représentent tellement, tellement pour moi. 

Et toi comment tu vas ?

L'Institut de Bonté - un café ensoleillé à Paris - Lifestyle - Miss Blemish

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