Canada

Happy Bagels


Happy Bagels 1

J’ai découvert l’existence des Bagels lors de mes recherches pour mon voyage à New York. Depuis ces lignes lues à leur sujet, j’en ai mangé des exécrables au Hard Rock Coffee de New York (que je vous déconseille fortement) et d’excellents l’été dernier au Canada. Il faut savoir qu’à Montréal, le Bagel est une institution : deux maisons se disputent d’ailleurs le titre de « meilleurs bagels de la ville ». Pour avoir goûté ceux confectionnés par chacun, ils sont aussi excellents les uns que les autres, n’ayez donc aucune crainte si votre chemin ne peut s’arrêter dans les deux enseignes lors de votre passage en ville. Sinon, profitez de ce duel pour manger deux fois plus de bagels pendant votre séjour !

Cependant, et ce malgré l’appétissant article spécial Bagels du deuxième numéro de Candide Magazine cet hiver, les bagels étaient restés des gourmandises d’outre-atlantique. Puis il y a quelques semaines, des bagels se sont invités au menu de la soirée d’une amie. Passée mon admiration d’avoir réussi à manager la préparation d’autant de sandwichs sans que cela vire à la catastrophe et mieux, en nous régalant tous, je me suis dit que c’était vraiment trop bête de se priver d’une alternative aussi simple et savoureuse faisant un peu swinguer nos sandwichs.

Je vous propose aujourd’hui deux recettes qui nous ont ravis la semaine dernière, en toute simplicité, accompagnées d’un salade de jeunes pousses avec quelques tranches d’avocat, des tomates cerises et une vinaigrette de grand-mère.

Le Bagel

Couper votre bagel en deux dans le sens de la longueur. Glisser chaque moitié dans votre grille-pain.

A défaut de grille pain, posez vos demis-bagels face mie vers le haut sur une plaque et enfournez-les quelques minutes au four position grill.

Une fois vos bagels légèrement grillés, réassembler votre bagel et coupez-le dans le sens de la largeur cette fois-ci. C’est bien plus simple et agréable à manger ainsi !

Recettes

 

Happy Salmon bagel 1

Ouvrez votre bagel. Tartinez le rond inférieur coupé en deux de fromage à tartiner (type Saint-Morêt ou Philadelphia – pour cette recette j’ai utilisé le fromage à tartiner « Ligne » de Leader Price, disponible à Paris à Franprix)

Recouvrez chaque moitié d’une tranche de saumon, puis de lamelles d’avocat, puis de quelques feuilles de roquette.

Refermez votre bagel, fixez les deux moitié ensemble en sandwich à l’aide d’un cure-dent en bois.

Fermez les yeux après la première bouchée et, savourez.

Happy salmon bagel 2Happy Salmon Bagel 3

 

*

 

Happy Italian bagel 1

Ouvrez votre bagel. Tartinez le rond inférieur coupé en deux de fromage frais type Petit Billy

Recouvrez chaque moitié de chiffonnade de jambon cru et de quelques feuilles de roquette.

Refermez votre bagel, fixez les deux moitié ensemble en sandwich à l’aide d’un cure-dent en bois.

Happy italian bagel 2Happy italian bagel 3

 

Bonus, la vinaigrette de grand-mère

1/2 c.à.s de moutarde

4 c.à.s d’huile d’olive

1 c.à.s de vinaigre de framboise

Arôme maggi

Poivre

Bon appétit !

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Un été montréalais…


Un été montréalais - Voyage - Canada - Miss Blemish

Il était temps que je vous parle de Montréal, des Québécois et du Canada. Grand temps. Plus que grand temps. Ce voyage tient dans un carnet, quelques feuilles volantes et un bloc note plus un petit millier de photos comme autant d’instants passés les yeux écarquillés et pourtant, il y a beaucoup à raconter. C’est un grand fouillis d’impressions, de sourires, de souvenirs et d’instants partagés, alors je ne voulais pas tout bâcler mais prendre le temps de tout bien raconter, de tout bien vous raconter.

La phrase que j’ai sans doute répété le plus grand nombre de fois là-bas est « comme les québécois sont gentils/adorables/merveilleux » et celle que j’ai entendu le plus « je suis chanceu(se)x ». Les québécois disent à propos de tout ce qui peut leur arriver de bon dans la vie, que ce soit le fruit d’efforts immenses comme d’un hasard, qu’ils sont chanceux. Et j’ai trouvé cette habitude aussi saine que rafraîchissante. Ce « on est bien chanceux » comme un merci à la vie, comme pour prendre acte de sa générosité. Car il est vrai, nous sommes chanceux. Du mélange de cette philosophie à la vision américaine « fais-toi toi-même, travaille fort pour y arriver et tu verras la vie te souriras » profondément ancrée dans les mœurs au Canada naît une sorte d’équilibre où chacun se donne les moyens d’obtenir ce qu’il désire tout en prenant le temps de prendre conscience de la réalité de sa réussite lorsqu’elle arrive mais plus encore de l’apprécier. Je me suis souvent fait la réflexion que lorsqu’il était question de travail il était difficilement question de chance et là encore l’on m’a répondu avec une infinie sagesse :

« Si, j’ai la chance que la vie m’ait donné les capacités nécessaires à mener ce travail à bien »

C’est peut-être là le secret de cette joie de vivre qu’exhalent les québécois, se considérer toujours chanceux.

Car c’est là où ce premier article m’emmène : le Québec (province du Canada) est un endroit où il fait bon vivre. Où, quelle que soit votre question, vous trouverez toujours quelqu’un pour vous répondre et ce avec le sourire. Personne pour vous bousculer. Ou plutôt si. Une fois dans la rue. Et à voir la réaction de mon ami Montréalais qui se baladait avec moi lorsque ça s’est produit et l’esclandre qui a suivi… bousculer n’est ni dans la norme, ni toléré. Il m’en reparlait une semaine plus tard c’est pour vous dire ! En bonne parisienne habituée au métro et aux heures de pointes infernales j’étais quelque peu interloquée qu’un incident aussi banal dans mon quotidien d’ici soit à l’origine d’une telle indignation là-bas. Et si, « anesthésiée » des épaules comme je le suis, je me suis sentie affreusement gênée qu’on prenne ma défense pour si peu, cela met en lumière le profond respect que chacun a là-bas pour autrui jusque dans son espace personnel. Mon cousin, inquiet que je n’idéalise son petit coin de paradis sans doute, m’a répété souvent « tu sais, il existe des cons aussi ici, tu as juste eu la chance (encore celle-ci !) de ne pas en croiser ». Pour sûr qu’il est des jours même au Canada où le sourire est moins tendre et que comme ici, les malhonnêtes forment des bastions de résistance mais, je peux vous dire qu’en trois semaines, 24 jours montréalais, je n’ai croisé aucune personne pour me parler mal, me regarder de travers ou m’ignorer lorsque j’étais confrontée à une difficulté. J’ai même eu droit à des compliments au contrôle de sécurité de l’aéroport de Montréal alors que je tendais mon billet de retour !

Ce voyage a mis sur ma route des gens extraordinaires de gentillesse, vrais et entiers, qui au fil des jours sont devenus des amis avec lesquels j’ai eu l’immense chance de découvrir ce pays si beau et si grand, riche et impressionnant. Alors dans les jours qui viennent, je vais essayer à mon tour, comme pour rendre la pareille, de partager avec vous tout ce dont je me suis enrichie là-bas. Des recettes de Francine (la personne la plus adorable sur cette Terre en compétition serrée avec sa fille Katia qui a tout d’un ange)(de ces personnes qui vous font penser « je veux être comme ça quand je serais grande » quand bien même vous n’avez plus l’âge de penser ces choses-là), aux expressions québécoises en passant par des sourires, de bonnes adresses et de jolis instantanés, ce sont 24 journées ensoleillées que nous allons partager.

Là-bas je me suis sentie belle, heureuse, à ma place. Car le bonheur est contagieux et dieu que la vie est douce là-bas…

 

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