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Declutter Challenge | 1 mois pour se séparer de 496 objets


Declutter Challenge | 1 mois pour se séparer de 496 objets - Minismalisme Ecologie - Miss Blemish

En rentrant de vacances mi-août et profitant de l’énergie propre à l’été qui me donne toujours envie de me lancer dans milles et uns projets, j’ai décidé de commencer un Declutter Challenge. Pendant 31 jours j’allais me débarrasser chaque jour du même nombre d’objets que le nombre du jour (jour 1 je me débarrasse d’1 objet, jour 2 de 2 et ainsi de suite…). Suivant un conseil partagé dans Slow Home Podcast (qui m’a fait découvrir le challenge) j’ai fait le défi à l’envers : à jour 1 je me suis débarrassée de 31 objets, jour 2 de 30, jour 3 de 29… etc… 

Plein de raisons me donnaient envie de faire ce défi parmi lesquelles celle d’y voir plus clair, de ne garder que ce qui me servait, de simplifier mon quotidien (notamment tout ce qui à trait à l’entretien de mon appartement car qui dit objets dit entretien, nettoyage et stockage) mais surtout l’envie de pouvoir donner la seconde vie la plus appropriée à chaque objet dont je me séparais plutôt que de devoir les abandonner dans la précipitation d’un déménagement. 

Si ce tri n’était pas le premier, il fut assez différent des précédents et ce, je crois, grâce à toutes les lectures et expérimentations qui ont accompagné mon année et bouleversé mes routines quotidiennes, redéfinissant au passage ma notion de « besoin ». 

Ces derniers mois, j’ai appris une foule d’astuces pour utiliser tous les objets que je possède au maximum de leurs fonctionnalités, remplacer les objets à usage unique par leurs équivalents réutilisables, trouver des ustensiles/outils/objets multi-fonctions et délaisser ceux à usage spécifique et/ou limité (utilisés seulement occasionnellement). J’ai également appris via ces questionnements à observer mes habitudes et à identifier clairement parmi tout ce qui m’entoure ce dont je me servais ou non. J’ai pu découvrir et dessiner ma manière de fonctionner, faisant ainsi le tri parmi les schémas qui m’avaient été transmis pour ne garder que ce qui me convenait. 

Ce challenge m’a donc permis d’enfin me séparer de tous les objets qui avaient résisté aux précédents tris à la force de leur « on ne sait jamais » ou parce que j’avais toujours eu l’habitude de les voir faire partie de mon environnement depuis petite. 

Si j’en ai partagé l’avancée sur instagram, je souhaitais revenir sur ce dernier et sur toutes les astuces trouvées dans un article récapitulatif qui, je l’espère, pourra vous aider et vous inspirer si vous souhaitez vous aussi vous lancer. 

Les grandes catégories d’objets dont je me suis séparée

Les doublons 

Destination principale : donnés ou vendus

À force de cadeaux, d’erreurs d’achats ou de besoins surestimés lorsque j’ai emménagé dans mon appartement il y a 7 ans (mon tout premier !), j’ai accumulé beaucoup d’objets en double, triple (ou plus) exemplaires et ce souvent sans en avoir l’utilité. J’ai donc essayé durant ce tri de limiter les doublons en ne gardant que le nombre d’objet pour chaque catégorie me permettant de fonctionner confortablement. La formule qui m’a aidée ? Nombre de personnes utilisant l’objet multiplié par 2 : 2 parures de lit par lit, 2 serviettes de bain par personne, 2 pyjamas d’hiver, 2 pyjamas d’été, 2 tenues de sport… Ces doublons faciles à identifier écartés, je me suis attaquée à ceux plus cachés, ces objets mono-fonctions dont la fonction peut être remplie par un autre objet lui multifonction. C’est surtout dans la cuisine que j’ai trouvé des objets rentrant dans cette catégorie et j’ai ainsi diminué de beaucoup le nombre d’ustensiles en ma possession.

Quelques exemples
– 2 parures de lit par lit, pas plus. Les parures surnuméraires ont trouvé de nouveaux propriétaires et les abîmées sont devenues des chiffons, des lavettes et des protections spéciales séances de bricolage/peinture.
– 2 pyjamas d’hiver, 2 pyjamas d’été, 2 chemises de nuit.
– 2 serviettes de bain par personne et 2 tapis de salle de bain
– 1 seul plat de chaque type, 1 seul ustensile par fonction 
– Couverts surnuméraires et dépareillés : je n’ai gardé que mes préférés et trié par services ceux restants pour les donner.
– Ustensiles de cuisine : je me suis séparée des ustensiles mono-fonction qui étaient remplaçables par d’autres multifonctions déjà en ma possession

Les inutilisés (ou sous-utilisés)

Destination principale : donnés ou vendus 

D’avoir beaucoup observé mes habitudes et d’en avoir changé quelques-unes cette année, les objets inutilisés sont ceux que j’ai le plus facilement identifiés dans ce grand tri. Souvent en bon état car peu sollicités, ils ont trouvé sans mal une seconde vie chez famille et amis. Pour ceux restants, je les proposerai à un futur vide-grenier et les donnerai – s’ils ne trouvent pas preneur à cette occasion – à une association.

Quelques exemples
– Les vêtements qui n’ont pas été portés depuis des mois voire des années
– Chaîne hifi et CD auxquels je préfère désormais Spotify 
– Les grandes assiettes de mon service Ikea dont je ne me servais jamais (leur préférant les petites assiettes pour mes repas quotidiens)
– Les tasses abandonnées au fond du placard (et autre vaisselle inutilisée)
– Les livres que je ne relirai pas, les DVD que je ne regarde plus
– Les ustensiles de cuisine dont je ne me sers pas
– Les modes d’emploi d’objets que je ne possède plus
– Ma collection infinie de carnets dans lesquels je n’écris pas (et n’écrirai jamais)
– Les fournitures (crayons de couleur, compas, calculatrice scientifique) et la papeterie scolaire (là où je ne suis désormais plus étudiante à plein temps)
– Les bijoux que je ne porte pas
– Mes anciennes paires de lunettes, mes anciens téléphones, tous les objets électroniques dont je ne me sers plus
– Les produits cosmétiques reçus via des box beauté auxquelles j’ai été un jour abonnée et qui ne correspondent pas à mon type de peau/cheveux/besoins

Les périmés, abîmés, usés

Destination principale : recyclage si possible, poubelle autrement (en respectant les consignes de tri) 
Ils n’étaient pas nombreux mais j’ai trouvé en triant des objets qui étaient en trop mauvais état pour être réutilisés tels quels. Pour ceux pour lesquels c’était possible, je les ai réparés et/ou ai récupéré certains composants qui pouvaient être réutilisés. Pour les autres, je m’en suis séparée en suivant les consignes de tri de ma ville. Dans cette catégorie se sont glissés : les vêtements/chaussettes/collants troués, les cosmétiques ouverts depuis trop longtemps pour continuer à être utilisés, des denrées alimentaires périmées, des emballages n’emballant plus rien du tout, des cartes d’anniversaires et autres billets de train/tickets de cinéma/places de concert/ticket de musée… 

Les empruntés (jamais rendus)

Destination principale : leur propriétaire ou choix du propriétaire (don, vente, recyclage/poubelle) 
En fouillant mes placards j’ai retrouvé des objets qui m’avaient été prêtés et dont j’avais depuis oublié l’existence. Pour ceux-ci j’ai laissé leurs propriétaires choisir leur devenir : leur rendre, les donner, les vendre ou les jeter/recycler.

Les transformés 

Ce challenge a été l’occasion de me lancer dans l’upcycling de certains objets dont je ne me servais plus mais dont les matériaux pouvaient eux être réutilisés pour autre chose. Si cette catégorie ne rentre pas strictement dans les critères du défi, elle en embrasse la philosophie raison pour laquelle j’ai choisi de l’inclure malgré tout.

Quelques exemples
– Transformation d’un meuble à chaussures en banc avec étagères 
– Récupération de tissus en coton pour fabriquer lavettes, mouchoirs et torchons 
– Récupération d’un bocal en verre contenant des sels de bains pour l’utiliser comme distributeur des lavettes fabriquées avec d’anciens tee-shirts
– Housse de couette abîmée recyclée en bâche spéciale bricolage pour protéger mon parquet lorsque je fais de la peinture ou autres travaux salissants
– Utilisation de papiers colorés précédemment utilisés comme fond photo pour protéger un miroir dont j’ai repeint le cadre
– Transformation de jolis pots de yaourt en terre cuite en caches-pots pour succulentes 

Les meubles vidés par ce tri ou remplacés 

Destination principale : vente 

C’était mon but premier en me lançant dans ce challenge : diminuer le nombre de mes possessions pour pouvoir me séparer de certains meubles qui ne convenaient plus à mes besoins, étaient trop encombrants ou que je n’avais pas envie de déménager un jour (car trop lourds et/ou trop grands). Tous les meubles dont je voulais me séparer ont pu être vidés et ont donc été proposés à la vente sur Le bon coin. Si je ne les ai pas tous remplacés, les quelques meubles accueillis à leur place ont été acheté en seconde main et en accord avec mes besoins.

Quel devenir pour les objets dont on se sépare ?

Don

C’est la destination principale qu’on eu les objets dont je me suis séparée : de nouveaux propriétaires parmi famille, amis ou associations qui en auraient l’utilité. 
À des associations
– Lunettes de vue : récupérées par de nombreux opticiens en partenariat avec des associations 
– Objets en tous genres : Emmaüs 
Famille et amis : quelques idées pour créer les occasions de donner
– Brunch vide grenier | A l’occasion d’un brunch prévu de longue date avec des amis, j’ai organisé un vide-grenier maison au cours duquel plus de la moitié des objets dont je souhaitais me séparer à trouver de nouveaux propriétaires heureux de leurs acquisitions. 
– Semaines à thème | Au travail, j’ai porté chaque jour pendant une semaine les bijoux fantaisie dont je souhaitais me séparer pour les proposer à mes collègues. 
– A chaque visite improvisée | Dans un petit coin de mon appartement j’ai rassemblé tous les objets dont je veux me séparer. Ainsi à chaque visite, famille et amis sont libres de repartir avec ce qu’ils souhaitent. 

Vente

J’ai réservé l’option vente aux objets volumineux, en très bon état, qui avaient demandé un investissement de départ important et que je ne voulais pas avoir à déménager seule. J’ai utilisé Le Bon Coin pour les meubles et ferait sans doute un vide grenier pour quelques objets qui n’ont pas trouvé preneur parmi famille et amis. J’ai également envie d’essayer de revendre certains vêtements mais n’ai pas encore sauté le pas. 

Recyclage

3 catégories notamment :
– médicaments : à rapporter en pharmacie
– piles, ampoules, objets électroniques : récupérés dans divers supermarchés et magasins d’électroménager
– consignes de tri de votre ville : pour tous les objets courants, consultable sur le site « Consignes de tri »

Poubelle

Le dernier recours
– Encombrants / déchetterie pour les objets volumineux ou spécifiques (meubles, bois, électroménager endommagé non réparable…) 
– Poubelle classique pour tout ce qui n’est pas transformable ou recyclable

Quelques conseils

Prenez votre temps

S’il s’agit de votre premier grand tri, il se peut que vous rencontriez des difficultés à vous séparer de certains de vos objets même si ces derniers ne vous sont plus d’aucune utilité. Si ce challenge permet de sauter le pas et de prendre conscience du nombre effarant de nos possessions, il me semble contre-productif d’aller à l’encontre de vos émotions. Si vous hésitez à vous séparez de certains objets, je vous conseille de les comptabiliser comme « objets dont vous séparez » et de les mettre de côté. Ainsi cela ne vous bloquera pas dans l’avancée de votre challenge et vous permettra de pouvoir revenir en arrière en cas de regrets ou après réflexion.

Commencez par les catégories les plus faciles

Les objets en mauvais état, défectueux, périmés ou auquel aucune émotion particulière n’est attachée sont ceux dont il est le plus simple de se séparer : commencez le challenge par ces derniers si vous appréhendez la séparation ! Vous gagnerez en confiance, commencerez à profiter rapidement des bénéfices du challenge (puisque ces objets vont à la poubelle, au recyclage ou à la dechetterie donc quittent rapidement votre domicile contrairement à ceux qui doivent être donnés ou vendus) et y verrez plus clair pour les étapes suivantes.

Procédez pièce par pièce

On peut se retrouver facilement paralysé devant l’ampleur de la tâche, incapable de savoir par où commencer. Pour voir rapidement des résultats (la meilleure partie du défi !) et faciliter le démarrage, je vous conseille de procéder pièce par pièce. Ainsi vous vous éviterez bien des aller-retours et des hésitations ! 

Après le challenge… 

Terminer avant de racheter

C’est une règle que j’applique depuis longtemps : éviter de constituer des stocks. Aliments, cosmétiques, produits d’entretien, j’essaie de n’acheter que ce dont j’ai besoin chaque semaine et de ne pas sur-anticiper le rachat des produits qui se terminent : j’attends d’avoir presque terminé pour racheter. Cette méthode m’a permis de respecter plus facilement mon budget et de ne plus aussi souvent tomber dans le piège des promotions qui nous font acheter des choses dont nous n’avons pas besoin et que nous n’aurions pas achetées sans promotion. Comme je fais mes courses « en direct » et non en ligne, les promotions sont un piège auquel je suis beaucoup exposée, j’essaie donc de m’y soustraire autant que possible. 

Limiter son exposition

Newsletters, courriers, comptes des marques sur les réseaux sociaux, sms promotionnels… les sollicitations publicitaires sont légions dans notre quotidien. Si nous n’avons pas de prises directe sur toutes (je pense notamment aux panneaux publicitaires publics ou aux publicités imposées sur certains sites), j’ai essayé de me soustraire au maximum de celles pour lesquelles j’en avais la possibilité. J’ai limité le nombre de newsletters et de marques suivies sur les réseaux sociaux et suspendu bon nombre de courriers qui m’étais envoyés à domicile. Un autocollant « Stop Pub » devrait suivre sur ma boîte aux lettres afin de limiter encore cette exposition.

De nouveaux critères d’achats

En vrac : Production éthique – Durable  – Recyclable – Multi usages  – Multi fonctions  – Zéro déchet – Utilisation fréquente – Non remplaçable par un objet que je possède déjà – De seconde main | Si tous ces critères ne peuvent pas être remplis pour chaque achat, ils guident néanmoins mes recherches et mes choix de sorte que je m’interroge vraiment avant d’acheter un nouvel objet. D’avoir découvert chacune de ces facettes, j’explore des options qui jusque-là m’étaient quasi étrangères notamment le seconde main. Et c’est une chouette découverte qui m’a permis de renouer avec le bricolage et la rénovation de meubles, deux activités que je ne pratiquais quasiment plus et qui me manquaient. 

Un objet qui entre, un objet qui sort

Il s’agit d’un classique mais il a du sens : pour rester à l’équilibre et ne pas ré-encombrer, il ne faut pas ré-accumuler. C’est la suite logique du point précédent : n’acheter que lorsque c’est nécessaire pour remplacer un objet hors d’usage dont on a l’utilité. Si je ne pense pas m’imposer cette règle de façon stricte, je pense qu’il est intéressant de la garder en tête pour continuer le processus de diminution de sa consommation sur le long terme. 

Inscription à la bibliothèque municipale 

Les livres sont sans aucun doute possible LA catégorie qui met le plus à l’épreuve mon envie de moins et mieux consommer. Depuis le début du défi, 4 nouveaux livres ont déjà rejoint mes étagères et si, certes il s’agissait d’achats réfléchis, de seconde main pour la moitié d’entre eux et de livres que l’on garde et auxquels on se réfère longtemps, le constat est là : 4 nouveaux objets ont trouvé leur place chez moi. Si ma consommation a beaucoup diminué ces dernières années avec la réorientation de mes achats livres excluant désormais les romans (car je ne les relis jamais et n’ai donc pas besoin de les posséder), elle reste élevée et ce pas toujours à raison. J’ai donc décidé de m’inscrire à la bibliothèque municipale de mon quartier et d’essayer cette manière différente de lire. Il me faudra certainement encore du temps pour me défaire complètement de la compulsion d’achat qui va de paire avec chacune de mes balades en librairies (et je ne peux renoncer à ces dernières, j’aime bien trop ça !) mais diversifier mes fournisseurs devrait sans doute m’y aider… 

Et les cadeaux…. 

Noël dernier, j’avais abordé la question des cadeaux en me concentrant sur la partie « offrir » (voir l’article Des cadeaux de Noël durables) évinçant au passage un peu vite la partie « recevoir ». Ce challenge m’a amenée à m’interroger sur les cadeaux reçus car je me suis séparée d’objets qui m’avaient été offerts et beaucoup des échanges que j’ai pu avoir sur le challenge concernaient ces derniers : que faire des cadeaux qui nous encombrent mais dont on culpabilise de se séparer ? Je pense que la réponse à cette question reste pour une bonne part très personnelle c’est pourquoi je n’ai pas de solution toute trouvée à partager avec vous pour celle-ci. En revanche j’ai décidé d’essayer ce Noël d’utiliser une liste en ligne (mesenvies.fr) pour guider mes proches dans leur choix à l’approche des fêtes et limiter les risques de cadeaux tombés à côté. Ce service est gratuit et le site permet d’ajouter manuellement les cadeaux souhaités de sorte que l’on peut choisir librement parmi marques et revendeurs sans être obligés de se cantonner à une boutique en ligne précise. Cela ne réglerera certainement pas définitivement la question des cadeaux mais c’est peut-être déjà un début de réponse.

Ressources utiles

No Logo, Naomi Klein | Ce livre ne parle pas directement de minimalisme ou d’écologie mais s’intéresse à notre consommation et comment celle-ci est modelée par les marques. L’espace qu’elles prennent, le pouvoir qu’elles ont acquit, les pressions qu’elles exercent, l’éradication des alternatives dont elles sont responsables et les dynamiques qui leur ont permis et leur permettent encore de faire tout ça. Ce livre raconte comment les marques créent les illusions de besoins qui nous poussent inexorablement vers les magasins dès que nous en avons l’occasion. Il met en lumière les histoires désirables qu’elles portent pour nous faire croire que ce qui nous sépare de la personne que l’on veut être tient à l’achat d’un sac, d’une paire de baskets, d’un nouvel accessoire. Story-telling et marketing style de vie, « lifestyle », qui marchent si efficacement.

(EN) The power of Less, Leo Babauta | Il s’agit du premier livre que j’ai lu sur la thématique du minimalisme et de la simplification. Je connaissais Leo Babauta à travers son blog, Zen Habits, où il partage réflexions, conseils et guidance autour de ces thématiques et dont je suis une lectrice attentive depuis plusieurs années. J’ai beaucoup aimé la lecture de ce livre qui reprend le style fluide et accessible de son auteur tout en partageant des conseils simples, accessibles et progressifs sur tous les domaines du quotidien. Il s’agit d’un de ces livres dans lesquels on peut continuer à se plonger régulièrement en y découvrant à chaque fois quelque chose de nouveau et pertinent. 

(EN) The Slow home podcastC’est ce podcast qui m’a fait découvrir le défi, m’a poussée à le faire « à l’envers » (se séparer de 31 objets le 1er jour, de 30 le deuxième… etc) et qui a accompagné son avancée. Brooke et Ben McAlary partagent au fil des épisodes interviews inspirées, découvertes et challenges partagés autour d’un mode de vie intentionnel qui tente de remettre au coeur des priorités quotidiennes l’important en lieu et place de l’urgent. L’écoute de chacun des épisodes est toujours un bon moment grâce à leur sens de l’humour et la légèreté qu’ils mettent pour parler de ces sujets. Pas de culpabilisation, pas de jugement : juste de la bienveillance. J’aime tout particulièrement les épisodes où ils partagent leurs expérimentations « Slow experiment ». Souvent pensées pour se dérouler sur tout un mois, ils reviennent chaque semaine sur leurs découvertes, leurs avancées et leurs difficultés au fil de la réalisation du défi et ce, avec beaucoup d’honnêteté. C’est sans doute ce qui me plaît tant : je me retrouve dans certaines de leurs difficultés et j’apprends des solutions qu’ils trouvent pour les contourner. 

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous donnera des pistes utiles si vous décidez de vous lancez. Si ce sujet vous intéresse, je vous invite à consulter la rubrique Ecologie du blog, j’y partage essais, découvertes et ressources utiles. 

Et vous, avez-vous déjà fait l’expérience d’un Declutter Challenge ou équivalent ? 

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Ce week-end j’ai envie… | épisode 3


Ce week-end j'ai envie... | épisode 3 - Slow life - Miss Blemish

De sourire en reculant l’heure du réveil samedi et m’octroyer quelques heures de plus dans le moelleux des draps

De marcher dans Paris déserté au presque petit matin vers mon cours de yoga (où je ne suis pas allée depuis des mois) 

De ponctuer ces deux journées de moments de lecture et de thé 

De prendre un bain et tester (pour l’occasion) la nouveauté de la box Chic des Plantes d’avril* : des petits sachets de plantes bio à laisser infuser pour un bain parfumé

D’un brunch entre amies (avec des pancakes moelleux et du Nocciolata) après avoir été au petit marché de mon quartier

D’une longue balade dans les rues de Paris 

D’une soirée pizzas où l’on refait le monde jusqu’à tard dans la nuit

De retrouver le temps de (vous) écrire et de jouer-travailler à donner vie à de chouettes projets faits de mots et de papier

* L’équipe de Chic de Plantes m’envoie gentiment pour test depuis 3 mois leur box mensuelle et m’a donné un code pour vous si vous souhaitiez à votre tour tester la box : avec le code CHICBLEMISH vous pouvez profiter d’une réduction sur l’abonnement 3 mois (39,50 au lieu de 43,90€)

Et vous ce week-end, de quoi avez-vous envie ? 

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De la lessive maison au savon de Marseille


Ma recette de lessive maison au savon de Marseille - Ecologie - Miss Blemish

Parmi toutes les pistes que j’ai pu jusque-là trouver et explorer pour améliorer l’impact de mon mode de vie sur l’environnement, j’ai longtemps remis à plus tard l’idée de préparer moi-même ma lessive comme de changer de produits ménagers. J’ai commencé par un autre côté, par d’autres changements et d’autres apprentissages qui ont rendu bien moins effrayante l’idée de devoir apprendre de nouvelles choses et manier des produits méconnus. Finalement revenue à cette envie après un long détour j’ai pu constater que fabriquer sa lessive soi-même n’a rien de sorcier malgré les montagnes que j’avais pu m’en faire. Une poignée de savon de marseille, un peu d’eau chaude et c’est (presque) déjà terminé. 

J’utilise la recette que je vous présente aujourd’hui  depuis 6 mois maintenant et en suis entièrement satisfaite. Composée de seulement 3 ingrédients – dont de l’eau -, rapide à préparer, efficace et à l’odeur discrète, elle s’est substituée sans difficulté aux produits que j’utilisais auparavant. Sa préparation me demande un investissement en temps de 5 minutes tous les mois mais son utilisation est similaire à une lessive achetée de sorte que mes habitudes n’ont pas changé. Mieux encore, elle m’a permis de faire déjà quelques économies en argent comme en plastique. 

Pourquoi j’ai choisi de passer à la lessive maison

Diminuer ma consommation de plastique

C’est par cette voie que je suis venue à me poser la question de réaliser ma lessive moi-même : en faisant l’inventaire du plastique « évitable » ou susceptible a minima d’être réduit dans mes achats réguliers. Si j’avais déjà éliminé les bouteilles d’eau en plastique, il restait dans cette liste celles contenant mon produit vaisselle, ma lessive et certains produits ménagers. C’étaient ainsi plusieurs bidons qui chaque année finissaient au recyclage une fois vidés là où une alternative moins génératrice de déchets existait. Mon dernier bidon de lessive « classique » terminé j’ai donc décidé de ne pas en racheter et de le garder pour y glisser désormais de la lessive préparée par mes soins.

Faire des économies

Si je compare le prix au litre de la dernière lessive prête à l’emploi que j’ai achetée au prix au litre de ma lessive faite maison (ingrédients achetés chez Aroma Zone), je passe de 2.60€/litre à 0.70€/litre soit une économie de 1.90€ par litre de lessive. Pour cette première tentative, j’ai choisi des matières premières conditionnées en petites quantités au cas où la recette ne me conviendrait pas. Maintenant qu’elle est adoptée, j’opterai pour mes prochains achats pour un achat « en gros » ce qui diminuera encore le coût au litre de ma lessive. 

Améliorer mon impact écologique & Maîtriser la composition

L’impact des lessives n’est pas des moindres sur l’environnement. En me penchant sur l’étiquette de mon bidon de lessive j’ai pu constater l’impressionnant nombre d’ingrédients qu’elle contenait dont aucun ne m’était familier. J’ai axé mes recherches sur une recette contenant peu d’ingrédients et des ingrédients ayant le moins d’impact négatif possible sur l’environnement. J’ai ainsi opté, testé et adopté une recette composée d’eau, de savon de marseille et de bicarbonate de soude. Ne nous leurrons pas, aucune lessive n’a un impact nul sur l’environnement mais beaucoup de lessives industrielles incluent des ingrédients non nécessaires et polluants (comme les parfums de synthèse) que l’on peut exclure en préparant soi-même sa lessive. 

Ma recette de lessive maison au savon de Marseille - Ecologie - Miss Blemish

De la Lessive maison au savon de marseille | la recette

Je voulais une recette qui contienne le moins possible d’ingrédients, qui puisse être faite avec les ustensiles de base déjà disponibles dans ma cuisine et qui soit aussi simple et rapide à préparer qu’efficace. Cette recette remplit tous ces critères et me satisfait pleinement depuis plusieurs mois maintenant. En moyenne, j’utilise 1L de lessive par mois ce qui rend la préparation très peu gourmande en temps.  

Ingrédients pour 1L

50 g de savon de marseille blanc en copeaux
50g de bicarbonate de soude
500 ml d’eau du robinet bouillante
500 ml d’eau du robinet froide

Préparation 

1. Verser dans un saladier les 50 grammes de copeaux de savon de marseille avec les 500ml d’eau bouillante. Remuer à l’aide d’une cuillère à soupe jusqu’à dissolution du savon dans l’eau. 
2. Une fois le savon dissout, ajouter les 50 grammes de bicarbonate de soude et mélanger. 
3. Ajouter enfin les 500 ml d’eau froide et mélanger : la lessive est prête ! 
4. À l’aide d’une louche et d’un entonnoir, remplir le bidon prévu pour le stockage de la lessive avec votre préparation. 

Quelques conseils

1. Comme de nombreux mélanges, cette lessive a tendance à se séparer en deux phases dès qu’elle repose. Je vous conseille donc de privilégier un bidon d’une contenance supérieure à 1L et de ne pas le remplir plus qu’aux 2/3. Ainsi vous pourrez re-mélanger plus facilement votre lessive entre deux utilisations en le secouant vigoureusement, tout simplement. 
2. Garder un vieux bidon de lessive en plastique a plusieurs avantages : allonger sa durée de vie mais aussi pouvoir utiliser le bouchon doseur présent sur la quasi majorité des bidons de lessive de supermarché. Ainsi vous n’aurez aucune difficulté à doser votre lessive et à la verser sans dégâts dans votre machine. Je verse ma lessive aussi bien dans le petit bac prévu à cet effet que directement sur le linge sans qu’il y ait aucune différence sur l’état de propreté de mon linge. 

Pour les taches plus tenaces

Je fais un petit prélavage au lavabo s’il y a des taches marquées avec un peu de savon doux et de l’eau puis je passe le tout en machine. Cette technique (en plus de la lessive maison) marche et me suffit  car, n’ayant pas d’enfants et ne pratiquant ni un métier ni des hobbies particulièrement salissants, mes vêtements sont globalement propres lorsqu’ils passent en machine. 

Quelques exceptions 

Si je lave l’essentiel de mon linge avec cette lessive maison, j’ai gardé de la lessive industrielle pour tissus délicats  pour laver les quelques pièces de mon armoire qui sont en soie et continue à emmener au pressing les pièces qui ne peuvent pas passer en machine. 

Quelques gestes écolos autour du linge

🌿 Préférer les basses températures : les cycles de lavage à basse température sont moins gourmands en énergie. Pour ma part, je n’utilise que 2 températures parmi la gamme disponible sur ma machine, un cycle délicat à 30°C pour les vêtements fragiles (robes, pulls, chemisiers…) et un cycle à 40°C pour tout le reste (jeans, sous vêtements non délicats, serviettes de bain, torchons…)

🌿 Préférer les cycles courts : de la même manière, je ne choisis que des programmes de lavage qui n’excèdent pas 1h30 et préfère l’option « cycle rapide » lorsqu’elle existe pour un même cycle. 

🌿 Diminuer la puissance d’essorage : la puissance d’essorage choisie par défaut par la machine est souvent bien trop élevée par rapport au résultat escompté. Un essorage entre 600 et 800 tours/minutes est suffisant pour la gamme de linge dont je me sers au quotidien. Plus que l’économie d’énergie que permet cette réduction de la puissance d’essorage, je trouve qu’elle permet de préserver mes vêtements comme ma machine à laver dont j’ai du changer plusieurs fois les protections plastiques du tambour avant d’adopter ce petit geste-là. Par ailleurs, choisir une intensité d’essorage plus faible diminue souvent également la durée du cycle de lavage. 

🌿 Laisser sécher son linge à l’air libre pour ne pas utiliser d’électricité à cette étape. 

🌿 Respecter la capacité de sa machine : Remplir suffisamment sa machine permet de faire moins de lessives et d’économiser ainsi des ressources mais respecter la capacité maximale de sa machine permet d’allonger sa durée de vie et de préserver certaines pièces plus fragiles (les fameuses protections plastiques dont je parlais plus haut). J’ai pris l’habitude de remplir ma machine aux trois-quarts et ce compromis est pour l’instant satisfaisant.

🌿 Respecter les consignes de lavage des vêtements pour allonger leur durée de vie en bon état. Je n’hésite pas à user et abuser des sachets de lavage pour les vêtements les plus délicats pour les protéger au maximum. 

Ma recette de lessive maison au savon de Marseille - Ecologie - Miss Blemish

Et vous, êtes-vous passés à la lessive maison ? En êtes-vous satisfaits ?

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