PRENDRE SOIN DE SOI

De la lessive maison au savon de Marseille


Ma recette de lessive maison au savon de Marseille - Ecologie - Miss Blemish

Parmi toutes les pistes que j’ai pu jusque-là trouver et explorer pour améliorer l’impact de mon mode de vie sur l’environnement, j’ai longtemps remis à plus tard l’idée de préparer moi-même ma lessive comme de changer de produits ménagers. J’ai commencé par un autre côté, par d’autres changements et d’autres apprentissages qui ont rendu bien moins effrayante l’idée de devoir apprendre de nouvelles choses et manier des produits méconnus. Finalement revenue à cette envie après un long détour j’ai pu constater que fabriquer sa lessive soi-même n’a rien de sorcier malgré les montagnes que j’avais pu m’en faire. Une poignée de savon de marseille, un peu d’eau chaude et c’est (presque) déjà terminé. 

J’utilise la recette que je vous présente aujourd’hui  depuis 6 mois maintenant et en suis entièrement satisfaite. Composée de seulement 3 ingrédients – dont de l’eau -, rapide à préparer, efficace et à l’odeur discrète, elle s’est substituée sans difficulté aux produits que j’utilisais auparavant. Sa préparation me demande un investissement en temps de 5 minutes tous les mois mais son utilisation est similaire à une lessive achetée de sorte que mes habitudes n’ont pas changé. Mieux encore, elle m’a permis de faire déjà quelques économies en argent comme en plastique. 

Pourquoi j’ai choisi de passer à la lessive maison

Diminuer ma consommation de plastique

C’est par cette voie que je suis venue à me poser la question de réaliser ma lessive moi-même : en faisant l’inventaire du plastique « évitable » ou susceptible a minima d’être réduit dans mes achats réguliers. Si j’avais déjà éliminé les bouteilles d’eau en plastique, il restait dans cette liste celles contenant mon produit vaisselle, ma lessive et certains produits ménagers. C’étaient ainsi plusieurs bidons qui chaque année finissaient au recyclage une fois vidés là où une alternative moins génératrice de déchets existait. Mon dernier bidon de lessive « classique » terminé j’ai donc décidé de ne pas en racheter et de le garder pour y glisser désormais de la lessive préparée par mes soins.

Faire des économies

Si je compare le prix au litre de la dernière lessive prête à l’emploi que j’ai achetée au prix au litre de ma lessive faite maison (ingrédients achetés chez Aroma Zone), je passe de 2.60€/litre à 0.70€/litre soit une économie de 1.90€ par litre de lessive. Pour cette première tentative, j’ai choisi des matières premières conditionnées en petites quantités au cas où la recette ne me conviendrait pas. Maintenant qu’elle est adoptée, j’opterai pour mes prochains achats pour un achat « en gros » ce qui diminuera encore le coût au litre de ma lessive. 

Améliorer mon impact écologique & Maîtriser la composition

L’impact des lessives n’est pas des moindres sur l’environnement. En me penchant sur l’étiquette de mon bidon de lessive j’ai pu constater l’impressionnant nombre d’ingrédients qu’elle contenait dont aucun ne m’était familier. J’ai axé mes recherches sur une recette contenant peu d’ingrédients et des ingrédients ayant le moins d’impact négatif possible sur l’environnement. J’ai ainsi opté, testé et adopté une recette composée d’eau, de savon de marseille et de bicarbonate de soude. Ne nous leurrons pas, aucune lessive n’a un impact nul sur l’environnement mais beaucoup de lessives industrielles incluent des ingrédients non nécessaires et polluants (comme les parfums de synthèse) que l’on peut exclure en préparant soi-même sa lessive. 

Ma recette de lessive maison au savon de Marseille - Ecologie - Miss Blemish

De la Lessive maison au savon de marseille | la recette

Je voulais une recette qui contienne le moins possible d’ingrédients, qui puisse être faite avec les ustensiles de base déjà disponibles dans ma cuisine et qui soit aussi simple et rapide à préparer qu’efficace. Cette recette remplit tous ces critères et me satisfait pleinement depuis plusieurs mois maintenant. En moyenne, j’utilise 1L de lessive par mois ce qui rend la préparation très peu gourmande en temps.  

Ingrédients pour 1L

50 g de savon de marseille blanc en copeaux
50g de bicarbonate de soude
500 ml d’eau du robinet bouillante
500 ml d’eau du robinet froide

Préparation 

1. Verser dans un saladier les 50 grammes de copeaux de savon de marseille avec les 500ml d’eau bouillante. Remuer à l’aide d’une cuillère à soupe jusqu’à dissolution du savon dans l’eau. 
2. Une fois le savon dissout, ajouter les 50 grammes de bicarbonate de soude et mélanger. 
3. Ajouter enfin les 500 ml d’eau froide et mélanger : la lessive est prête ! 
4. À l’aide d’une louche et d’un entonnoir, remplir le bidon prévu pour le stockage de la lessive avec votre préparation. 

Quelques conseils

1. Comme de nombreux mélanges, cette lessive a tendance à se séparer en deux phases dès qu’elle repose. Je vous conseille donc de privilégier un bidon d’une contenance supérieure à 1L et de ne pas le remplir plus qu’aux 2/3. Ainsi vous pourrez re-mélanger plus facilement votre lessive entre deux utilisations en le secouant vigoureusement, tout simplement. 
2. Garder un vieux bidon de lessive en plastique a plusieurs avantages : allonger sa durée de vie mais aussi pouvoir utiliser le bouchon doseur présent sur la quasi majorité des bidons de lessive de supermarché. Ainsi vous n’aurez aucune difficulté à doser votre lessive et à la verser sans dégâts dans votre machine. Je verse ma lessive aussi bien dans le petit bac prévu à cet effet que directement sur le linge sans qu’il y ait aucune différence sur l’état de propreté de mon linge. 

Pour les taches plus tenaces

Je fais un petit prélavage au lavabo s’il y a des taches marquées avec un peu de savon doux et de l’eau puis je passe le tout en machine. Cette technique (en plus de la lessive maison) marche et me suffit  car, n’ayant pas d’enfants et ne pratiquant ni un métier ni des hobbies particulièrement salissants, mes vêtements sont globalement propres lorsqu’ils passent en machine. 

Quelques exceptions 

Si je lave l’essentiel de mon linge avec cette lessive maison, j’ai gardé de la lessive industrielle pour tissus délicats  pour laver les quelques pièces de mon armoire qui sont en soie et continue à emmener au pressing les pièces qui ne peuvent pas passer en machine. 

Quelques gestes écolos autour du linge

🌿 Préférer les basses températures : les cycles de lavage à basse température sont moins gourmands en énergie. Pour ma part, je n’utilise que 2 températures parmi la gamme disponible sur ma machine, un cycle délicat à 30°C pour les vêtements fragiles (robes, pulls, chemisiers…) et un cycle à 40°C pour tout le reste (jeans, sous vêtements non délicats, serviettes de bain, torchons…)

🌿 Préférer les cycles courts : de la même manière, je ne choisis que des programmes de lavage qui n’excèdent pas 1h30 et préfère l’option « cycle rapide » lorsqu’elle existe pour un même cycle. 

🌿 Diminuer la puissance d’essorage : la puissance d’essorage choisie par défaut par la machine est souvent bien trop élevée par rapport au résultat escompté. Un essorage entre 600 et 800 tours/minutes est suffisant pour la gamme de linge dont je me sers au quotidien. Plus que l’économie d’énergie que permet cette réduction de la puissance d’essorage, je trouve qu’elle permet de préserver mes vêtements comme ma machine à laver dont j’ai du changer plusieurs fois les protections plastiques du tambour avant d’adopter ce petit geste-là. Par ailleurs, choisir une intensité d’essorage plus faible diminue souvent également la durée du cycle de lavage. 

🌿 Laisser sécher son linge à l’air libre pour ne pas utiliser d’électricité à cette étape. 

🌿 Respecter la capacité de sa machine : Remplir suffisamment sa machine permet de faire moins de lessives et d’économiser ainsi des ressources mais respecter la capacité maximale de sa machine permet d’allonger sa durée de vie et de préserver certaines pièces plus fragiles (les fameuses protections plastiques dont je parlais plus haut). J’ai pris l’habitude de remplir ma machine aux trois-quarts et ce compromis est pour l’instant satisfaisant.

🌿 Respecter les consignes de lavage des vêtements pour allonger leur durée de vie en bon état. Je n’hésite pas à user et abuser des sachets de lavage pour les vêtements les plus délicats pour les protéger au maximum. 

Ma recette de lessive maison au savon de Marseille - Ecologie - Miss Blemish

Et vous, êtes-vous passés à la lessive maison ? En êtes-vous satisfaits ?

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Un mode de vie plus durable en 2018 : ressources et pistes pour se lancer


Un mode de vie plus durable en 2018 : ressources et pistes pour se lancer - Ecologie - Miss Blemish

En 2017, je me suis beaucoup intéressée aux questions de la consommation, de l’écologie et plus globalement de l’impact de mon mode de vie sur l’environnement et ai ainsi énormément lu, écouté et consommé de contenus qui s’intéressaient à ces sujets. Si ce cheminement s’est fait dans la durée, j’ai en 2017 concrétisé dans mon quotidien beaucoup d’envies d’amélioration qui jusque-là n’étaient restées qu’à l’état de projets. Abandonner les produits ménagers classiques, drastiquement réduire ma consommation, continuer à diminuer ma consommation de produits d’origine animale, adopter des alternatives réutilisables pour de nombreux objets de la vie quotidienne classiquement à usage unique, adopter des plantes vertes, réfléchir à ma consommation d’énergie et adopter une multitude de petits gestes au quotidien, j’ai énormément appris et expérimenté cette année.

Mon envie était de trouver des solutions compatibles avec mon mode de vie et facilement utilisables au quotidien mais aussi d’initier des transitions suffisamment progressives pour qu’elles puissent tenir dans la durée car je sais combien il est difficile de changer ses habitudes lorsque l’alternative implique une charge de travail supplémentaire. S’il me reste encore beaucoup à découvrir, tester et adopter, les changements déjà opérés répondent à ce cahier des charges que je m’étais donné et sont ainsi devenus aujourd’hui des réflexes tout aussi naturels que pouvaient l’être mes anciennes habitudes.

En cette période où l’on réfléchit à nos envies pour 2018, j’avais donc envie de partager avec vous les ressources et pistes qui m’ont guidées dans ces changements cette année. J’espère de tout coeur que cet article pourra vous aider si cette réflexion vous est chère et peut-être vous donne du fil à retordre.

Avant de vous lancer je vous invite à lire ou relire cet article

Blogs

Friendly Beauty

Sur son blog comme sur sa chaîne youtube, Julie partage milles et unes bonnes idées et trouvailles green au fil de ses vlogs, retours de courses, favoris beautés et lifestyle et essais de produits nouveaux/innovants pouvant remplacer leurs équivalents moins écolos. Si j’ai découvert beaucoup d’astuces grâce à son travail qui depuis font partie de mon quotidien, j’aime tout particulièrement lire/écouter ses réflexions autour de la consommation, du bio et des questions de protection de l’environnement. Elle s’interroge avec beaucoup de justesse sur les grands messages parfois véhiculés sans nuance et relayés sans analyse et propose des articles qui tentent remettre les choses en perspective pour répondre à ces questions de façon globale. C’est avec beaucoup de bienveillance, de pédagogie et d’ouverture d’esprit qu’elle aborde cette thématique souvent culpabilisante qu’est l’impact de notre mode de vie occidental sur l’environnement ce qui rend son travail drôlement inspirant. 

Mango and Salt 

Le blog de Victoria (et son livre : Green Life) est une mine d’or de réflexions, de recettes et de DIY pour transitionner à son rythme vers un style de vie plus éco-friendly. Elle partage avec beaucoup de transparence son parcours, ses essais et ses réflexions autour de son mode de vie et des manières d’alléger son impact sur l’environnement. Amoureuse des plantes vertes, vous trouverez sur son blog une foule d’articles très accessibles pour faire vos premiers pas dans le soin des plantes vertes. 

La cabane anti-gaspi

Ce blog (et les deux livres de leurs auteurs) offre une foule d’astuces, de recettes et de DIY pour donner une seconde vie à nos déchets indésirables (ou les éviter à la source via de chouettes alternatives). Original et innovant, leurs articles sont de petites pépites de créativités et de vrais bonbons pour qui est curieux de tester et d’apprendre des astuces insolites. 

Chaînes Youtube

Un soupçon de Rose

Marjorie partage sur sa chaîne des vidéos qui interrogent le zéro déchet et le courant minimaliste. Vidéos de fond, DIY, recettes et conseils, sa chaîne est une vraie mine d’informations et d’alternatives écologiques. Transparente sur son propre parcours et les obstacles qu’elle peut rencontrer dans son cheminement, j’ai beaucoup appris et ce sans culpabilité grâce à elle !

Sustainably vegan

(EN) Immy partage son contenu entre deux thématiques principales : le véganisme et le zéro déchet. Sur ce second point sa chaîne est un complément intéressant à celle de Marjorie « Un soupçon de Rose » avec beaucoup de conseils et de propositions de kits d’essentiels pour passer au zéro déchet en voyage, dans sa salle de bain, dans sa cuisine, pour les courses… 

Cam & Nina

(EN) J’ai une affection particulière pour les vidéos que créent Cam & Nina sur leur chaîne : la réalisation, la prise de vue, les bandes-sonores choisies ainsi que les petits dessins qu’ils intègrent aux images en font un contenu très agréable à regarder. Majoritairement centrée sur le partage de recettes végétariennes, ils accompagnent ces DIY de réflexions autour de la consommation, de l’écologie, de leurs choix alimentaires et du minimalisme que je trouve toujours très intéressantes sans jamais être dogmatiques. Et j’attends ainsi leurs nouvelles vidéos avec impatience !

My green closet 

(EN) Erin s’intéresse à la mode et aux manières dont on peut ré-inventer sa consommation autour de valeurs minimalistes, écologiques, durables et responsables. Elle partage des vidéos capsule wardrobe où elle montre pléthore de façons différentes de porter les mêmes vêtements, des favoris où elle partage ses découvertes côté mode/beauté et des articles de fond où elle partage ses réflexions comme les alternatives qui lui conviennent dans tel ou tel domaine. 

Vegan Friendly

Sur sa chaîne Marie nous fait découvrir de chouettes adresses où manger, faire ses courses ou du shopping et ce tout en restant Vegan friendly à Paris essentiellement (pour l’instant).

Livres

Zéro déchet, Béa Johnson 

Best-seller du domaine, Zéro Déchet retrace le parcours de Béa dans son envie d’éliminer le gaspillage du quotidien de sa famille. Puisqu’elle a poussé le concept à son extrême et s’est ainsi confrontée à un grand éventail d’obstacles et de difficultés qu’elle a du solutionner via des alternatives innovantes, son livre est particulièrement complet et donc précieux. Que l’on veuille entreprendre de petits ou grands changements, il compile une foule d’informations, de conseils et d’astuces de sorte qu’il peut facilement devenir un manuel vers lequel se référer en cas de doute ou de question. 

Documentaires

Demain, Mélanie Laurent et Cyril Dion

Le documentaire Demain a marqué un vrai avant/après dans mon parcours vers un mode de vie plus durable. Si ces questions m’étaient chères, ce film a mis en lumière combien nos initiatives à tailles humaines étaient nécessaires et importantes et combien elles pouvaient avoir de formidables impacts en lançant des réactions en chaînes tout autour d’elles. Je l’ai revu récemment et la force de son message ne s’est pas amoindrie depuis mon premier visionnage.

The true cost 

Ce documentaire produit par Netflix revient sur les coulisses de l’industrie du textile en s’arrêtant plus particulièrement sur la question de la fast fashion. Conditions de travail des personnes qui fabriquent ces vêtements low-cost, impact écologique local et global de cette industrie, impact sur la santé des travailleurs comme des consommateurs de ces modes de fabrication, ce documentaire balaie de nombreuses problématiques liées à la fast fashion et à nos habitudes de consommation. 

Quelques pistes pour démarrer…

  • Préférer la consommation d’eau du robinet (lorsque celle-ci est potable) à la place de l’eau en bouteille et économiser en 1 an 10kg de déchets plastiques par personne
  • Préférer l’utilisation d’une gourde ou d’un thermos au travail, en voyage et en sorties pour éviter d’acheter des bouteilles en plastique
  • Prendre l’habitude d’avoir toujours sur soi un sac en coton/réutilisable pour transporter ses achats et ainsi pouvoir plus facilement refuser les sachets en plastique/papier proposés en caisse
  • Investir dans des sacs à vracs en tissu pour acheter fruits, légumes, céréales, graines et légumineuses sans avoir recours aux sachets en plastique/papier distribués dans les supermarchés et profiter pleinement des rayons vracs.
  • Réfléchir à ses habitudes de consommation et réduire sa consommation globale
  • Privilégier les marques qui soutiennent des valeurs qui vous sont chères
  • Préférer toujours l’option la moins emballée lors de ses achats
  • Se renseigner sur les possibilités de recyclage des produits achetés et ramener en boutique les contenants lorsque l’entreprise organise leur récupération et retraitement
  • Donner un maximum de vies possibles à ses objets avant la poubelle : réutiliser, donner, réparer, transformer, recycler avant de jeter
  • Refuser les pailles en plastique dans les boissons et les cuillères en plastique dans les glaces (préférer un cornet ou transporter une cuillère lavable dans son sac pour les petits pots)
  • Troquer les mouchoirs en papier à usage unique (et non recyclables) contre des mouchoirs en tissu 
  • Adopter éponges, lavettes et torchons lavables pour remplacer le papier essuie-tout à usage unique et non recyclable
  • Troquer les cotons jetables pour des cotons lavables réutilisables (j’utilise ceux de Lamazuna depuis 6 mois et j’en suis très satisfaite)
  • Troquer les cotons-tiges pour un oriculi
  • Choisir du papier toilette issu de papier recyclé pour ne pas gâcher du papier « blanc » qui aurait pu connaître plusieurs cycles de recyclage avant d’être utilisé dans une forme qui ne sera plus recyclable (ce qui est le cas du papier toilette)
  • Remplacer ses produits ménagers classiques par des alternatives moins polluantes (recettes maison, savon noir, vinaigre blanc, savon de Marseille… de nombreuses alternatives sont disponibles, de quoi pouvoir tester et trouver des solutions qui répondent à vos préférences et besoins)
  • Utiliser des savons solides non emballés pour le lavage du corps et des mains pour réduire le nombre de bouteilles en plastique jetées
  • Boycotter les gommages pour le corps qui contiennent des billes de plastique qui polluent les cours d’eau et empoisonnent les animaux marins (d’autres options toutes aussi efficaces et douces pour la peau existent)
  • Investir dans une brosse à dent à tête interchangeable pour ne changer que la tête à chaque fois
  • Utiliser des filtres à café compostables ou lavables et réutilisables ou investir dans une machine à café qui n’en nécessite pas
  • Préférer le thé en vrac plutôt qu’en sachets qui ne sont souvent pas recyclables ni compostables du fait de la présence de plastique dans leur composition
  • Récupérer le marc de café et les feuilles de thé infusées pour les utiliser comme engrais ou les composter
  • Eteindre les appareils en veille 
  • Troquer son moteur de recherche pour Ecosia qui investit 80% de son chiffre d’affaire pour replanter des arbres 
Toutes ces idées ne sont bien sûr que proposition : il existe milles et unes autres alternatives, à vous de trouver celles compatibles avec votre quotidien et vos habitudes !

Et vous, quelles sont vos envies pour 2018 ? quels ont-été vos déclics cette année et qu’est-ce qui les a créés ?

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Des cadeaux de Noël durables


Des cadeaux de Noël durables - Ecologie - Miss Blemish

Les questionnements autour de la (sur)consommation prennent un écho singulier à l’approche de Noël. Cette année tout particulièrement, et ce sûrement du fait de nombreuses lectures depuis les fêtes de l’an dernier, concilier sans frustration ni culpabilité l’envie de faire plaisir et mes nouvelles habitudes de consommation a été l’objet d’une réelle réflexion. 

Au milieu d’un élan porté vers le tri, le désencombrement, l’envie de donner à chaque objet le maximum de vies possibles avant la poubelle et des achats moins fréquents et mieux choisis, les cadeaux de Noël ont soulevé milles et unes questions. Celle de bien choisir – exacerbée, celle de ne pas acheter des produits-services-objets à contre courant de mes valeurs, celle de participer malgré moi à l’accumulation mais celle aussi de recevoir (peut-être) des objets non désirés. 

Si je n’ai pas trouvé d’autre solution que la communication pour la partie « recevoir », je me suis attelée à réfléchir à celle la plus contingente à mes choix : « donner ». Que voulais-je offrir cette année ? Quels cadeaux pouvaient réconcilier mon envie d’une consommation plus juste à la frénésie d’achats qui va parfois de paire avec cette période ? Depuis novembre j’ai ainsi listé les pistes qui me semblaient le mieux s’accommoder de ce grand écart et pouvaient tout à la fois faire plaisir et créer un échange. Puis, les rassemblant pour cet article je me suis aperçue que celles qui n’offraient pas des objets dont je savais qu’ils feraient plaisir à coup sûr à la personne qui m’en avait parlé un jour à la volée avaient pour point commun d’offrir du temps partagé. J’ai conscience que cette envie m’est très personnelle et peut-être ne vous parlera pas autant qu’à moi.  C’est pourquoi si vous aussi vous peinez à faire vos cadeaux cette année et que vous ne trouvez pas dans cet article de pistes qui vous parlent, je vous invite à vous poser les questions sus-citées pour trouver des idées qui vous ressemblent.

Passer du temps avec mes proches, partager des activités aimées, prendre le temps de découvrir un domaine qui passionne une personne avec elle ou participer ensemble à un projet, voilà donc les cadeaux que j’avais envie de faire cette année. Je vous livre ainsi une courte liste qui en est saupoudrée, de façon claire et directe parfois, de façon plus détournée d’autres fois en espérant que cela pourra vous inspirer pour vos derniers cadeaux, faire naître de nouvelles réflexions et pourquoi pas vous donner l’élan nécessaire à créer de nouvelles traditions. 

Des cadeaux dont profiter ensemble

Expérience/cours-workshop/concert-spectacle/initiation/exposition

Apprendre une nouvelle technique, découvrir un peu plus un domaine qui le/la passionne, créer quelque chose sous le regard attentif d’un/e professeur/e, applaudir son artiste préféré, partager un petit bout de sa passion avec un/e proche… les cadeaux basés sur une expérience partagée ne manquent pas. Plus personnel peut-être, je range aussi dans cette catégorie les livres que l’on a aimé et plus encore lorsque c’est l’exemplaire original voire annoté que l’on glisse sous le sapin… avec l’espoir de pouvoir discuter à bâtons rompus dudit livre quelques semaines plus tard. Si vous avez opté pour une carte/bon/place de théâtre-concert, vous pouvez retrouver ce DIY pour leur donner un chouette et réutilisable emballage.

Une invitation à prendre du temps pour soi

Dans cette catégorie je range spontanément les cadeaux qui offrent une parenthèse hors du quotidien à celui/celle qui le reçoit comme peuvent le faire un rendez-vous pour un massage ou un soin esthétique. Peuvent s’y glisser aussi une carte de cinéma, une carte de musée, quelques cours dans le studio/salle de sport que la personne préfère ou encore du matériel nouveau pour son activité fétiche : des pelotes de laine pour qui tricote, un joli tissu pour qui coud, des toiles pour qui peint ou de jolis carnets pour qui adore écrire chaque jour quelques mots de son quotidien. Je trouve particulièrement doux d’offrir pour Noël de ces alibis qui permettent de prendre un peu plus souvent qu’on ne le fait à l’accoutumée du temps pour soi. 

Un cadeau qui rassemble

Une séance photo en couple ou en famille, un week-end dans une ville à (faire) découvrir ensemble ou une activité à faire en famille… vous pouvez choisir d’offrir un cadeau à partager et faire en groupe. Dans ces cas-là, j’essaie toujours de privilégier un cadre flexible pour que chacun se sente à l’aise de ne faire que les activités qui lui plaisent et que tout le monde passe ainsi un bon moment.

Des cadeaux qui ont du sens 

Soutenir un projet qui vous/lui est cher

Si vous avez connaissance d’un projet particulier, commun ou propre à la personne à qui vous voulez offrir quelque chose, vous pouvez décider pour Noël de vous y investir par un don d’argent mais également de temps. Venir donner un coup de main, participer à une démarche particulière, offrir vos compétences ou simplement accompagner, il est plein de façons de s’investir dans un projet et ainsi témoigner de votre envie de partager aussi ce qui tient à coeur à la personne. 

Soutenir des petits créateurs

Si aucune cause particulière ou artiste à soutenir ne vous vient spontanément à l’esprit, vous pouvez choisir d’essayer de faire certains de vos cadeaux chez de petits créateurs. En plus de soutenir et encourager une activité naissante, vous serez sûrs d’avoir un cadeau original et (peut-être) unique. Pour trouver quelques idées je vous conseille cet article de Laëtitia où sont listés 100 idées cadeaux trouvées chez de petits créateurs présents sur Etsy, la boutique de Camille qui écrit des mots doux sur de grandes affiches, celle de Fran illustratice au grand coeur et celle de Julie qui brode-tisse-lie jolis tissus et douces laines avec talent. 

Des cadeaux où l’on met beaucoup de soi-même  

Si j’ai pris cette habitude adolescente – époque où je n’avais pas les moyens d’offrir des cadeaux classiques – je prends toujours autant plaisir à penser, réaliser et offrir des cadeaux faits maison. Ce moment de préparation fait ainsi aujourd’hui partie à part entière de ce qui crée pour moi l’esprit de Noël – au moins autant que les chants, le sapin ou le thé épicé – et je l’attends avec impatience chaque année. Si l’on peut faire de nombreux cadeaux soi-même, je vous ai listé ceux qui me plaisent le plus à cette période.  

Un calendrier à mots doux

C’est l’un de mes cadeaux préférés et sûrement celui que je prends le plus plaisir à préparer. Le principe est assez simple : une liste de petits mots gentils écrits pour une personne. La forme et la présentation peuvent ensuite varier et le tout plus ou moins être accompagné de gourmandises. C’est typiquement le genre de cadeau où l’intention et la valeur sentimentale priment sur la valeur financière. J’aime ainsi faire des calendriers d’anecdotes, de souvenirs partagés, de choses que j’aime chez la personne, de mercis ou de clins d’oeils à découvrir au jour le jour. 

Un cadeau à manger (préparé avec amour)

La préparation des sablés de Noël le 23 décembre est un moment que j’attends chaque année avec impatience. Préparés en grandes quantités, ils accompagnent souvent tous nos petits-déjeuners, desserts et goûters de la semaine entre les fêtes de fin d’année. Voilà un cadeau par exemple qui n’a pas forcément besoin donc d’être au pied du sapin, c’est un cadeau pour tout le monde qui participe à créer Noël (au même titre que d’instaurer la règle de pancakes de Noël obligatoires pour le 25 matin avant d’ouvrir les cadeaux sous le sapin). Les recettes de gourmandises à offrir ne manquent pas mais je vous glisse 2 articles pour vous donner quelques idées si vous en manquez : ma recette de sablés de Noël sans gluten et ce chouette article de Carnets Parisiens avec 3 recettes de Noël à offrir.

Un cadeau fait maison

Outre les petits mots et les gâteaux, vous pouvez offrir quelque chose fait par vous même : un pull tricoté à la main, une broderie, des bougies faites maison, un tissage, une création en céramique, une peinture, un poème, une lettre, une chanson… Recevoir un cadeau fait par quelqu’un qu’on aime a toujours quelque chose de très spécial par le temps et l’attention qui y ont été consacrés. Pourquoi ne pas partager avec vos proches un peu de votre passion au moment des fêtes ? 

L’emballage des cadeaux

Choisir du papier cadeau issu de papier recyclé 

Abandonner le scotch

J’ai découvert l’existence d’une technique pour emballer les cadeaux sans scotch tout récemment et si cette économie pour la planète peut sembler bien petite je la trouve néanmoins valable et ludique. Et appliquée à l’échelle de tous les cadeaux offerts et emballés, l’impact est tout de suite bien plus grand ! Vous pouvez retrouver un tuto vidéo ici réalisé par Alli Cherry. 

Des contenants différents 

Boîte, tote-bag, tissu, pochon en coton, pot en verre, les alternatives utiles et réutilisables au papier cadeau ne manquent pas ! J’aime beaucoup l’idée que le contenant soit lui aussi choisi et pensé pour plaire à celui ou celle qui le recevra et mette en valeur le cadeau qu’il contient. Cadeau autour du cadeau, cette technique peut vous permettre de donner une seconde vie à des objets dont vous n’aviez peut-être pas l’utilité. Et qui sait peut-être que cette initiative sera adoptée par vos proches l’an prochain ? 

Récupérer les éléments d’emballage réutilisables 

Le papier cadeau laissé intact par la minutie de celui/celle qui ne les déchire jamais, les rubans, les décorations ou les contenants différents sus-cités, tous ces éléments peuvent connaître s’ils sont en bon état une deuxième vie ! Si tote-bag et pochons en cotons se voient un avenir tout tracé, d’autres petits éléments sont intéressants à garder ne serait-ce que pour refaire de chouettes emballage l’an prochain ou pour un futur cadeau.

J’espère que cet article vous a été utile et qu’il vous a donné quelques pistes pour vos derniers cadeaux. N’hésitez pas à partager en commentaires votre propre démarche vis-à-vis de ce grand écart entre consommation responsable et cadeaux, je serais vraiment heureuse de lire votre point de vue à ce sujet.

Et vous, de quoi avez-vous envie ce Noël ?

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