PRENDRE SOIN DE SOI

Faire des économies au quotidien


Faire des économies au quotidien - consommation durable - Miss Blemish

Si le souci de dépenser mon argent au mieux et d’éviter le gaspillage me sont chers depuis longtemps, j’ai beaucoup réfléchi cet été à ma manière de consommer. Où se trouvaient mes principales dépenses, étaient-elles indispensables et judicieuses, que pouvais-je réduire, de quoi pouvais-je me passer ? Il n’est pas toujours aisé de faire le tri entre ce qui tient de l’habitude (culturelle, familiale, sociale) et du besoin (vital ou non), c’est pourquoi j’ai voulu prendre ce temps pour les démêler et décider de ce que je voulais garder vs me séparer. Cet été j’ai ainsi beaucoup donné, terminé des produits sans les racheter, changé quelques habitudes et adopté de nouvelles manières de faire. Je reviens avec vous dans cet articles sur les principales pistes que j’ai trouvées et adoptées, certaines depuis longtemps et d’autres plus récemment. J’espère qu’elles pourront vous aider si vous entreprenez ou voulez entreprendre une démarche similaire. 

Les dépenses globales

Tracker ses dépenses 

Lorsque l’on souhaite réduire ses dépenses, il est plutôt naturel de commencer par les observer pour comprendre comment et dans quoi nous dépensons notre argent. Cela permet de dresser son plan d’action pour réorienter ses dépenses vers ce qui nous semble important, diminuer voire supprimer les dépenses inutiles et ainsi d’économiser efficacement. J’ai utilisé pour m’aider l’application habitudes dans laquelle j’ai consigné pendant ma période d’observation les jours où je ne dépensais rien pour ainsi prêter plus attention à mes dépenses en général. J’ai ainsi pu identifier quelques postes de dépenses inutiles (les magazines papier par exemple) que j’ai depuis supprimés.

Réfléchir ses achats

Les achats impulsifs et/ou non réfléchis peuvent représenter un important poste de dépense s’ils sont fréquents ou conséquents. Réfléchir mes achats en amont m’a permis de mieux répartir cette dépense en fonction de mes besoins réels et de mes priorités et ainsi d’éviter les achats inutiles dont je me sers pas ou peu finalement. Pour mettre en pratique ce conseil, j’ai mis en place une liste sur mon téléphone dans laquelle je consigne les achats qui me semblent nécessaires. Ainsi je peux mieux orienter mes achats lorsque je suis en magasin et moins me laisser distraire par des objets qui me plaisent sur l’instant mais qui ne sont pas ma priorité du moment. De la même manière, le fait d’écrire une liste en amont me permet souvent de m’apercevoir que je n’ai pas tant besoin de tel ou tel item ou de trouver parmi mes possessions des alternatives remplissant la même fonction. 

Privilégier les solutions multi-usages

Il est parfois tentant d’acheter un objet ou un produit ayant un usage spécifique pour chaque situation de notre quotidien. Pourtant les solution multi-usages permettent un gain d’espace, de facilité/rapidité d’emploi et financier. J’essaie donc d’utiliser ce que je possède dans le maximum d’usages possible et de choisir mes futurs achats avec cette volonté en tête. Je dépense ainsi moins d’argent, ai moins d’objets/produits à entretenir, ranger et dont comprendre le mode de fonctionnement, et mon quotidien s’en voit largement simplifié. 

Acheter, donner, revendre d’occasion

L’écart de prix entre un produit neuf et un produit d’occasion peut donner le vertige d’où l’intérêt d’essayer lorsque c’est possible de privilégier les achats d’occasion et de revendre les objets en bon état dont on ne se sert plus. Plus que les économies que ce choix permet, c’est un acte de consommation durable à part entière qui permet d’économiser de nombreuses ressources (pour plus de conseils de consommation durable vous pouvez lire mon article Réduire l’impact de son mode de vie sur l’environnement)

Interroger ses factures

Ce point s’adresse aux prélèvements automatiques (frais bancaires, téléphonie…). Il est fréquent de ne pas comprendre un prélèvement et demander systématiquement leur raison permet de détecter précocément des erreurs pour obtenir remboursement ou de changer de formule/d’abonnement pour une solution plus économique s’ils ne nous conviennent pas.

Alimentation

Utiliser le contenu de ses placards en premier

Essayer d’utiliser le contenu de mes placards avant de refaire des courses m’a permis de découvrir beaucoup de nouvelles combinaisons et ainsi d’enrichir ma palette de plats SOS. Plus encore, cette méthode a considérablement réduit mon gaspillage et stockage d’aliments et m’a permis d’identifier les produits essentiels à toujours avoir dans mes placards. J’évite donc au maximum (à part occasion spéciale) de baser mes courses sur une recette en particulier mais plutôt de choisir mes recettes en fonction de ce que j’ai déjà et d’ainsi seulement compléter le contenu de mes placards lors de mes courses hebdomadaires.

Faire une liste de courses et prévoir ses menus à l’avance

Préparer une liste de courses a de nombreux avantages : cela évite d’acheter des produits que l’on possède déjà, cela limite les achats inutiles et diminue ainsi le gaspillage, cela réduit les oublis et donc les allers-retours au supermarché entre deux sessions courses. De la même manière penser ses menus à l’avance aide la préparation de cette liste et évite les pannes d’inspiration face aux rayons du supermarché qui conduisent souvent à préparer les mêmes repas encore et encore. Pour plus de conseils sur comment prévoir/préparer ses menus à l’avance, je vous invite à lire/relire mes articles dédiés au batch cooking.

Comparer les prix au kilos

Parce que les produits ne sont pas toujours conditionnés de manière identique selon les marques, comparer leurs prix respectifs n’est souvent pas suffisant pour identifier l’option la plus économique. C’est là qu’intervient la comparaison entre les prix au kilos, toujours indiqués sur les étiquettes prix des supermarchés. Ils permettent ainsi de comparer les produits indépendamment des choix de conditionnements des industriels et de ne pas se faire berner par un prix à l’unité moins cher en apparence seulement. De la même manière il peut être utile de comparer les prix pratiqués entre différentes enseignes pour choisir où faire ses courses. 

Préférer les produits non transformés

Les produits transformés coûtent toujours beaucoup plus cher que les produits bruts. Si préférer ces derniers permet de faire des économies, cela permet également d’éviter nombre d’additifs, conservateurs et sel/sucre souvent ajoutés en excès dans ce genre de préparations et ainsi de potentiellement manger plus sainement également. J’essaie ainsi de favoriser au maximum le fait-maison pour ne garder que quelques produits transformés dans mes achats courants (nocciolata, ketchup, purées d’oléagineux, boissons végétales et pâtes à pizza/tarte sans gluten essentiellement). 

Manger de saison

Les fruits et légumes de saison sont vendus moins chers et viennent souvent de moins loin.

Faire des stocks des produits les plus chers lors de promotions

Nous avons tous parmi nos péchés mignons côté consommation des qui représentent un coût plus important. Pour éviter d’alourdir inutilement la balance, j’essaie au maximum pour ceux-ci de faire des stocks (quand c’est compatible avec leur mode de conservation) au moment des promotions. Outre l’économie permise, cela m’évite des frustrations inutiles comme les craquages. 

Diminuer sa consommation de produits d’origine animale

En observant mes listes de courses, je me suis aperçue que les produits d’origine animale (viande, poisson, charcuteries, oeufs, produits laitiers) étaient le principal poste de dépense, loin devant tous les autres. Si la réduction de leur consommation n’était pas motivée par cet intérêt économique, j’ai néanmoins remarqué que mes dépenses alimentaires ont beaucoup diminué avec ce choix, me permettant de manger plus souvent local et bio (produits connus pour être souvent un peu plus chers à l’achat que leurs alternatives).

Attention néanmoins, la diminution de consommation de produits d’origine animale ne doit pas se faire sans réapprendre à composer ses assiettes en conséquence pour préserver l’équilibre alimentaire de ses apports. Il est essentiel de bien se renseigner pour ne pas se mettre en danger. 

Investir dans une gourde

J’ai investi dans une gourde pour éviter d’utiliser des bouteilles en plastique au travail ou lors de sorties. En voyage (dans des pays où la consommation de l’eau du robinet est possible), j’ai pourtant pu constater les économies que ce geste simple permettait en évitant d’acheter une boisson à chaque fois que la soif se faisait ressentir. Partager un café en terrasse ou se retrouver pour prendre un verre a a ainsi retrouvé son plein but social et n’est plus motivé par le seul besoin de boire un verre d’eau. De la même manière les bouteilles d’eau achetées hors supermarchés étant souvent vendues à des prix exorbitants, cela en fait une économie intéressante en déplacement. 

Valoriser ses déchets

Se resservir d’un bocal en verre pour en faire un bougeoir, une boîte repas, un rangement pour provision ou un contenant pour confiture maison. Incorporer des fanes dans une soupe, faire des chips à partir des épluchures d’une pomme, garder la partie filtrée d’une soupe pour en faire des galettes de légumes… Il y a beaucoup d’éléments dans nos apparents déchets qui peuvent trouver une utilité dans notre quotidien et ainsi éviter du gaspillage comme de nouvelles dépenses. De nombreux livres et blogs les répertorient mais je peux vous conseiller pour commencer vos recherches celui-ci : La cabane anti-gaspi. Ce blog est une vraie mine à bonnes idées et leurs auteurs ont également écrits deux livres dans son prolongement si vous souhaitez aller plus loin encore dans votre démarche.

Maison

Changer de produits ménagers

Les produits ménagers représentent un autre poste de dépense important ce qui rend intéressant et rentable de l’interroger. S’il existe en rayon un produit pour l’entretien de chaque type de surface, usage ou pièce, une telle spécificité d’usage n’est pas toujours nécessaire. Il est ainsi possible de trouver des produits multifonctions pour en remplacer quelques uns. Le savon noir est un excellent exemple de produit multiusage et économique : il peut s’utiliser pour l’entretien de la majorité des sols (parquet, carrelage…), pour le lavage des vitres et miroirs, pour l’entretien des sanitaires (douches, baignoire, lavabo) et pour l’entretien des plans de travail et autres surfaces humides de la maison. Je fais désormais mon ménage courant avec seulement 3 produits : du savon noir, du vinaigre blanc et du bicarbonate de soude, tous 3 très peu chers à l’achat, moins nocifs pour l’environnement et tout aussi efficaces que les anciens produits que j’utilisais. De la même manière, j’ai troqué la lessive toute prête pour de la lessive faite maison ce qui permet une belle économie également (sur la base de prix de la lessive que j’achetais avant, cela a divisé par 3.5 mon coût au litre). Si vous avez besoin de quelques pistes pour guider cette transition, je vous conseille les articles-recette de Victoria sur le sujet : liquide vaisselle, sprays nettoyants multi-usage, lessive.

Utiliser des ampoules basse consommation

Un peu plus chères à l’achat, les ampoules basses consommation amortissent leur coût avec une durée de vie plus longue et un moindre impact sur la facture d’électricité.

éteindre lumières et appareils inutilisés

Geste simple souvent oublié, il est aussi bon pour l’environnement que pour la facture d’électricité. 

Loisirs

Résilier les services dont on ne se sert pas

On oublie parfois d’actualiser ses abonnements avec ses nouveaux impératifs quotidiens ce qui conduit à en garder certains dont on se ne sert plus suffisamment pour qu’ils soient rentables. J’ai donc pris l’habitude de régulièrement faire le point sur les services auxquels je suis abonnée pour résilier ceux qui ne me conviennent pas, dont je ne me sers pas ou qui ne sont plus d’actualité pour moi et éviter ainsi des dépenses inutiles. 

Penser aux abonnements 

De la même manière que je résilie les services qui ne me sont plus utiles, j’essaie de souscrire à des abonnements lorsque ma consommation d’un service devient conséquente et fréquente. Cela permet le plus souvent de faire des économies comme de profiter d’avantages supplémentaires (services, réductions, accès).

Faire livrer ses achats en boutique

De plus en plus d’e-shop proposent comme service de faire livrer gratuitement nos achats dans une de leurs boutiques. Cette option permet ainsi d’économiser les frais de port avec pour seule contrepartie de devoir se déplacer en boutique pour récupérer nos achats. 

Réinvestir les loisirs gratuits

Faire une balade à pied ou à vélo, organiser une soirée chez soi en famille ou entre amis, prévoir une après-midi jeux de société, faire la cuisine ensemble, pratiquer un sport via des cours gratuits en ligne seul ou entre amis, pique-niquer, se baigner hors piscine municipale, profiter d’une soirée série télé, passer un moment ensemble tout simplement… S’il existe pléthore de loisirs payants qui souvent occupent le devant de la scène, il en existe tout autant qui sont gratuits, facilement accessibles et tout aussi intéressants/amusants/épanouissants. Cela demande de revoir un petit peu ses réflexes, d’inventer de nouveaux rituels ou de retrouver ceux que l’on a pu connaître enfant mais le jeu en vaut (largement) la chandelle ! 

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Faire des économies au quotidien - consommation durable - Miss Blemish

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous a donné quelques pistes si vous aussi vous cherchez à faire des économies au quotidien. N’hésitez pas à partager en commentaires vos propres conseils et trouvailles à ce sujet !

Et vous, quelles astuces vous permettent de faire des économies au quotidien ?

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Réduire l’impact de son mode de vie sur l’environnement, quelques conseils pour les premiers temps


Réduire l'impact de son mode de vie sur l'environnement, quelques conseils pour les premiers temps - slow lifestyle - Miss Blemish

Je travaille depuis longtemps à réduire l’impact de mon mode de vie sur l’environnement. Petit à petit et respectant mes impératifs, j’ai troqué au coeur de mes habitudes mes gestes d’avant pour des réflexes plus éco-responsables. Dans cette longue liste de changements qui ne changent presque rien et qui pourtant me sont importants se trouvent ainsi un tote-bag en coton toujours glissé dans mon sac à main pour toujours pouvoir refuser les sacs en plastique ou en papier, une gourde pour éviter les bouteilles en plastique, des cotons en tissu pour éviter ceux à usage unique ou un oriculi pour éviter les cotons tiges. Il y a aussi de nouveaux produits d’entretien qui ont remplacé ceux d’avant, de la lessive au savon de Marseille faite maison, moins d’achats, moins de consommation, moins de déchets, moins de gaspillage et surtout, moins d’objets à usage unique. 

Ce processus continue de s’enrichir à mesure que je lis, écoute et découvre de nouvelles manières de faire, compatibles avec mon quotidien. Pourtant, c’est sur les tous débuts de ce processus que je veux revenir aujourd’hui dans cet article en quelques conseils qui m’ont aidée ou que j’aurais aimé avoir avant de me lancer. La plupart sont simples et intuitifs, d’autres dessinent les contours de pièges évitables et j’espère que tous pourront vous aider à vous lancer sereinement, à votre rythme et surtout sans jugement si tel est votre souhait. 

réduire l’impact de son mode de vie | quelques conseils pour cheminer sereinement

Utiliser ce que l’on a

La tentation est grande lorsque l’on aspire à révolutionner son quotidien de se débarrasser de tout ce qui ne correspond plus à nos idéaux. Pourtant nombre de ces indésirables n’ont pas encore atteint leur fin de vie et peuvent encore avoir une utilité avant de rejoindre la poubelle. Surtout, les laisser profiter encore un peu de leurs quartiers peut vous offrir du temps pour trouver et apprivoiser ceux qui viendront progressivement les remplacer une fois terminés/usés/vendus ou donnés. Un temps précieux de réflexion et d’acclimatation qui vous permettra de faire vos premières armes en consommation durable. Par exemple, vous pouvez terminer vos anciens produits ménagers avant d’en adopter de nouveaux ; garder vos cotons jetables pour les quelques utilisations que les cotons réutilisables ne prévoient pas ou encore utiliser vos derniers cotons-tiges avant d’adopter l’oriculi.

Observer ses habitudes et faire l’inventaire

Avoir une vue globale de ses habitudes de consommation comme de ses possessions est utile lorsque l’on envisage d’en changer quelques-uns. Je vous invite donc tout au long de votre cheminement à interroger votre quotidien pour faire le tri entre ce qui vous convient et ce qui ne vous convient plus. Vos conclusions vous aideront à orienter votre démarche et vous concentrer sur les changements que vous voulez réaliser.

Donner une seconde vie

Si certaines de nos possessions ne correspondent plus à notre mode de vie et nos envies, elles ne sont pas forcément indésirables aux yeux de tous. Des objets peuvent trouver une nouvelle utilité que leur fonction première chez vous, chez un nouveau propriétaire ou une seconde vie après quelques réparations. Réutilisés, donnés ou vendus, donner une seconde vie aux objets qui ne nous servent plus est un acte de consommation durable à part entière qui économise des ressources (celles qui ne seront pas utilisées pour le recycler ou le détruire, celles qui ne seront pas utilisées pour refaire un objet similaire). De plus, l’argent gagné grâce aux objets vendus pourra vous servir si certains de vos changements voulus demandent un peu d’investissement.

Changer de point de vue sur le recyclage

En permettant de récupérer des matériaux pour les réutiliser ailleurs, le recyclage permet de valoriser une importante partie de nos déchets. Pourtant, il reste un processus gourmand en ressources, logistique et énergie, raison pour laquelle les démarches de réduction des déchets visent aussi les déchets recyclables et préconisent de le voir comme « la dernière option ». Une dernière option à ne pas oublier, ne pas négliger et à adopter mais la dernière option tout de même. On pourrait ainsi dessiner notre échelle de choix en tant que consommateur ainsi : préférer une option recyclable lorsqu’elle existe pour un produit > donner toutes les secondes vies possibles à ce produit > recycler ce produit seulement une fois que celui-ci, arrivé en fin de vie, ne peut plus être réutilisé tel quel pour récupérer ses matériaux constitutifs. Une brique de lait par exemple ne peut pas avoir de seconde vie et ira, une fois finie, directement au recyclage. En revanche, un pot en verre pourra lui être réutilisé à de nombreuses reprises.

S’informer

Toutes les solutions ne conviennent pas à tout le monde. Derrière cette banalité se cache pourtant une importante vérité : si nos quotidiens possèdent de nombreux points communs dans une société donnée, il reste des paramètres qui sont propres à chacun. Des préférences, des habitudes, des concessions envisageables et d’autres qui ne le sont pas. Parmi tous les conseils et astuces que vous pourrez trouver durant votre parcours, vous rencontrerez forcément des alternatives qui ne vous conviendront pas. Alors plutôt que d’abandonner l’idée de révolutionner telle ou telle partie de votre quotidien, je vous encourage donc à continuer de chercher et de tester pour trouver une solution qui vous convient et qui se substituera facilement à vos précédentes habitudes.

Il n’est pas de petit changement

On peut parfois se demander si les changements entrepris dans notre quotidien peuvent faire changer les choses à plus grande échelle et réellement préserver l’environnement. Est-ce que le fait que j’arrête d’utiliser des cotons-tiges va vraiment préserver les océans ? Est-ce que c’est suffisant ? A ces questions j’ai choisi de répondre que tous les gestes sont importants et que ce sont souvent les plus simples qui, démocratisés, peuvent avoir le plus d’impact. L’exemple des cotons tiges est parlant : ils sont à l’origine – rien que pour la France – d’1,2 millions de tonnes de déchets par an. Arrêter les cotons-tiges pour une alternative durable s’utilisant de la même manière mais nettoyable et réutilisable n’est pas un changement radical dans le sens où l’habitude ne change pas (même geste, même mode d’utilisation). Pourtant on le voit, ce changement infime et facilement démocratisable est susceptible d’avoir un immense impact. Les gestes écolos simples ont ainsi autant sinon plus d’importance que les changements de grande ampleur qui demandent de revoir complètement son mode de vie car ils ont plus de chance d’être pérennes et adoptés par le plus grand nombre et surtout parce qu’ils s’appuient sur des habitudes de société.  Ils ciblent les outils de nos habitudes de vie sans les changer en elles-mêmes et c’est ça qui fait leur force. Libre à nous ensuite de choisir si nous voulons aller « plus loin » dans le processus de changement. 

S’armer de patience et de bienveillance

Changer est une formidable aventure mais elle n’en est pas moins éprouvante de temps en temps. Certaines modifications demanderont plus de temps, de recherches et d’essais que d’autres qui s’intègreront (presque) sans effort et vous en abandonnerez sûrement quelques-unes en cours de route qui n’auront pas réussi à trouver leur place. La génèse d’une habitude est longue et ne va pas sans quelques ratés, reprises et abandons. Heureusement ce n’est pas le degré de perfection d’une démarche qui détermine son utilité comme son sens mais sa pérennité dans le temps. Mieux vaut tâtonner longtemps mais tenir le cap que de s’astreindre à une supposée perfection qui ne nous convient pas et sera rapidement abandonnée pour revenir aux habitudes antérieures.

Choisir la solution la plus économique en premier

Il n’est pas nécessaire de posséder d’onéreux équipements pour diminuer son impact sur l’environnement. S’il est tentant de vouloir « s’équiper pour faire les choses bien » avant de se lancer, je vous conseille au contraire de commencer pour chaque changement par sa version la plus simple, durable et économique. En procédant ainsi vous pourrez tester cette nouvelle manière de faire, vérifier qu’elle vous convient à court comme à moyen terme et ainsi, faire un choix éclairé s’il est nécessaire d’investir dans un équipement plus pratique ou performant. Vous pourrez ainsi vérifier que vous en avez réellement besoin et pas simplement envie d’acheter quelque chose de nouveau.

Simplicité et qualité

S’il n’est pas nécessaire d’investir dans d’onéreux outils pour diminuer son impact environnemental, il est bon d’avoir quelques lignes directrices en tête pour vous aider à guider vos achats nécessaires. Vous pouvez ainsi essayer de préférer des outils de bonne qualité, constitués de matériaux recyclables et/ou recyclés, compatibles avec vos habitudes de vie, simples d’usage (lavage inclus) et multi-fonctions. Ces choix précis favorisent une longue durée de vie, une utilisation optimale et fréquente mais aussi un impact moindre au moment de vous débarrasser de l’outil avec la possibilité de récupérer certaines pièces et matériaux qui seront réutilisés ailleurs.

Communiquer sereinement

L’enthousiasme que l’on peut ressentir lorsque l’on se lance dans un nouveau projet peut créer quelques tensions avec les personnes de notre entourage qui ne le partagent pas. C’est parfois frustrant de découvrir que ce qui nous tient à cœur n’est pas un sujet de préoccupation pour les personnes qu’on aime ou qu’on côtoie. Il est alors bon de se rappeler le temps qu’a demandé notre propre cheminement. Nos histoires nous dessinent des agendas différents et ne nous permettent pas toujours d’avancer facilement ou rapidement vis-à-vis d’un même sujet. Mais cela ne veut pas dire que toute communication soit impossible, bien au contraire ! Il faut seulement rester conscient que même la plus passionnante des conversations ne se traduira pas forcément par des actions ou des changements de la part de nos proches.

Plus encore, communiquer de façon ouverte sur nos changements voulus peut éviter certains écueils fréquents des débuts 
* éviter les cadeaux inopportuns qui ne correspondent plus à votre manière de consommer
* éviter le rachat de produits que vous ne souhaitez plus utiliser
* éviter de rallonger indéfiniment votre phase de transition du fait de nouveaux produits à écouler
* bénéficier de l’expérience d’autres personnes de votre entourage qui ont une démarche similaire et réciproquement

 

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J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous permettra d’avancer sereinement, sans jugement et à votre rythme vers vos changements voulus. N’hésitez pas à me dire en commentaires quelles astuces vous ont aidées à avancer et si vous souhaitez que je développe cette thématique dans de futurs articles. 

Et vous, avez-vous déjà connu de telles périodes de transition ?

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Comment infuser les thés parfumés ?


Comment infuser les thés parfumés ? - slow lifestyle - Miss Blemish

Le thé fait partie de ces alliés quotidiens qui rythment plus sûrement qu’une horloge les temps de ma journée. Ce sont la tasse du matin abandonnée à moitié bue sur la table du petit déjeuner, la grande théière sur le bureau des après-midis travaillées, le vrombissement de la bouilloire pour accueillir le moindre invité et les confidences partagées sur la table de la cuisine familiale autour d’un thé.

S’il y a toute l’année l’indétrônable Earl Grey pour présider à mes matins, il s’est installé en parallèle une valse de thés parfumés tournant au gré des saisons et chaque année retrouvés. Au fil du temps, j’ai ainsi progressivement appris comment, en quelques gestes, infuser correctement la plupart des thés parfumés et ainsi retrouver à coup sûr dans ma tasse tous les arômes que leur odeur promettait. Car si certains livrent leurs saveurs sans résister, d’autres plus têtus demandent à être (un peu) apprivoisés. Simples et rapides, les astuces que je partage avec vous aujourd’hui sont adaptées à la consommation quotidienne de la majorité des thés. Il en reste néanmoins certains, plus raffinés, qui demandent davantage de soins pour être dégustés. Pour ces derniers les consignes de préparation sont le plus souvent données à l’achat. 

En tant de tasses partagées j’ai également eu beaucoup de temps pour penser à tous les aspects de ma consommation de thé. Vous pourrez donc retrouver avec la liste de mes thés préférés les gestes « bons pour la planète » autour du thé que j’ai trouvé et mis en place au fil de mes recherches. J’espère que ces astuces vous seront utiles si vous rencontrez quelques difficultés pour trouver le bon équilibre dans l’infusion de certains thés et une utilité à vos restes de thé infusé.

Infuser les thés parfumés | MES ASTUCES

🌿 Ne pas surdoser le thé par rapport au volume d’eau dans lequel il infusera. Je respecte le dosage suivant : 1 cuillère à café bombée pour une théière. Selon le résultat obtenu avec ce dosage de base il est parfois nécessaire d’ajuster légèrement la dose ou la durée d’infusion mais le plus souvent c’est suffisant. 

🌿 Rincer le thé à l’eau froide avant de verser l’eau bouillante pour éviter qu’il ne brûle et perde sa saveur

🌿 Attendre quelques minutes que l’eau bouillante refroidisse avant de la verser sur le thé

🌿 Respecter la durée d’infusion conseillée du thé (souvent indiquée sur l’emballage ou conseillée en boutique) et retirer les feuilles de thé de l’eau une fois le temps d’infusion écoulé

Comment infuser les thés parfumés ? - slow lifestyle - Miss Blemish

Quelques gestes écolos autour du thé

🌿Préférer si possible le thé en vrac : la majorité des sachets de thé achetés déjà préparés ne sont ni recyclables ni compostables du fait de la présence de plastique dans leur composition.

🌿Garder les boîtes à thé en verre ou en métal pour les recharger avec du thé vendu en vrac en boutique ou en sachets recyclables. Vous pouvez notamment trouver cette option chez Greenma qui propose au moment de l’achat un conditionnement en verre ou en papier kraft, ce dernier vendu moins cher. Cette option est également disponible chez d’autres marques de thé en magasins bio comme conventionnels. 

🌿Pour l’utilisation du thé en vrac, préférer l’utilisation d’une boule à thé en métal inoxydable réutilisable (une boule à thé est souvent utilisable plusieurs années sans présenter de signes d’usure) aux filtres en papier à usage unique. Si certains sont compostables, ils génèrent néanmoins des déchets évitables. 

🌿Récupérer les feuilles de thé utilisées pour les mettre au pied de vos plantes (aussi bien en pot qu’en pleine terre) pour un engrai économique. Vous pouvez faire la même chose avec vos restes de café en poudre déjà utilisés (marc de café) pour les mêmes effets. Si vous faites du compost, vous pouvez les y incorporer également.

🌿Avec les restes de thé froid vous pouvez arroser et nettoyer les feuilles de certaines plantes vertes d’intérieur. Avec un chiffon doux l’humidité enlève la poussière et le thé (surtout vert) permet de les faire briller. 

Mes thés préférés par saison

Printemps-été 

Les jardins de Pam, Coffea – Thé vert à l’abricot, à la pêche et au melon
Mélange oriental, Coffea – Thé vert à la mangue et à l’ananas
Jasmin, Mariage frère – Thé blanc parfumé au jasmin

Automne-Hiver 

Thé mont blanc, Angelina – Thé noir au goût de marron glacé 
Ronde d’automne, La route des arômes – Thé noir noisette-vanille
Rooibos de Noël*, Greenma – Rooïbos aux épices
Vous pouvez retrouver mon article sur mes gestes bien-être d’automne dont ces 3 thés font partie

Et toute l’année, le matin 

Earl grey bio, Le bon marché – Thé noir à la bergamotte
*thé gentiment envoyé par la marque pour test à Noël l’an dernier

En savoir plus sur le thé 

(EN) McKel Hill, diététicienne basée à Nashville et auteure du blog Nutrition Stripped, détaille les spécificités de chaque type de thé (blanc, vert, noir et déclinaisons) dans cet article très complet et récapitule les temps d’infusion de chaque grande famille de thé (de quoi avoir un ordre d’idée si vous avez perdu l’emballage de votre thé). 

Comment infuser les thés parfumés ? - slow lifestyle - Miss Blemish

Et vous quels sont vos thés préférés et astuces autour du thé ?

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