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7 mauvaises raisons de ne pas voyager seule


7 mauvaises raisons de ne pas voyager seule - slow lifestyle - Miss Blemish

Au mois de juin une journaliste du National Geographic Traveler m’a contactée pour publier dans le numéro de juillet un article écrit au retour de mon tout premier voyage en solo. Pour cette publication j’ai donc repris mon original et l’ai retravaillé pour qu’il puisse rentrer dans l’espace réservé pour lui dans le magazine – dont les pages ne sont pas sans limites – mais aussi pour qu’il colle à ma voix d’aujourd’hui sans rien trahir de mon impression d’origine. Et cet exercice a été très intéressant. Trouver sa voix lorsque l’on écrit et ce quelque soit le support, est le défi que je trouve le plus grand et celui qui m’a demandé le plus de temps et d’essais ici. En reprenant des mots qui dataient d’il y a 3 ans (et presque 4 maintenant), l’avant/après était saisissant. Et l’écriture n’étant pas toujours douce, cela m’a fait sourire de constater l’aisance gagnée à force de persévérance malgré tous les défis qu’il me reste à relever. De constater que si certains articles demandent toujours autant de temps pour trouver leur voie de l’idée au résultat, certaines étapes ne sont plus aussi effrayantes qu’elles l’ont été. Et de me dire tous bas qu’un jour ce sera le cas de ce qui me semble quasi insurmontable aujourd’hui.

Je partage donc ici cette nouvelle version pour que vous puissiez la découvrir si vous n’avez pas pu le faire dans le magazine d’origine et j’espère que, si vous hésitez encore, il pourra relativiser certaines de vos craintes à voyager seul(e). 

7 mauvaises raisons de ne pas voyager seule

Il y a 3 ans, je suis partie 4 jours seule découvrir Amsterdam à la fin de la saison des tulipes. Cette expérience reste encore aujourd’hui l’une des plus joyeuse et enrichissante que j’aie pu faire en voyage. Dans mon entourage proche pourtant, l’annonce de mon départ a suscité autant d’inquiétude que d’admiration. J’ai ainsi pu m’apercevoir que, si beaucoup aimeraient partir seuls, beaucoup ne s’en sentaient pas capables. Alors, dressant la liste des craintes que j’avais avant mon départ et que ce voyage m’a permis de surmonter, j’espère par cet article affaiblir certains des obstacles qui peut-être vous empêchent de sauter le pas et vous convaincre de cliquer sourire aux lèvres sur « réserver » pour votre prochaine aventure.

Voyager seule quand on est une femme c’est dangereux

Avant mon départ, j’ai pris le parti de croire que si un homme pouvait partir seul à un endroit donné et revenir en entier, une femme pouvait également tenter l’aventure. Car, ne le nions pas, voyager seul, homme comme femme, peut s’avérer dangereux selon la destination choisie. Si dangereux que pour certaines régions du monde même accompagnée je ne suis pas sûre que je m’y risquerais davantage. On le conçoit aisément : un homme seul dans un pays en guerre n’y sera pas plus en sécurité qu’une femme et courra les mêmes risques. Alors, de la même manière, une femme seule dans une ville cosmopolite et touristique y sera autant en sécurité qu’un homme. Et si personne n’est à l’abri d’une mauvaise rencontre, cela peut aussi bien arriver en allant chercher le pain un matin qu’en vous baladant pendant un voyage.

Quand on est une femme et que l’on voyage seule, on est certainement un peu plus sur nos gardes et susceptibles de prendre des précautions auxquelles un homme ne songerait pas. Pour ces 4 jours, beaucoup de mes choix logistiques ont été guidés par cette prudence que je me sentais l’obligation d’avoir. Réserver un hôtel plutôt qu’une auberge de jeunesse, préférer un quartier résidentiel pour celui-ci, dîner dans mon quartier le soir pour ne pas avoir à marcher trop longtemps seule dans la rue la nuit…  Pourtant toutes ces précautions ne sont rien à côté de ce que j’aurais manqué si je n’étais pas partie. Et plus encore elles ne m’ont pas limitée ni empêchée de profiter de mon voyage, de rencontrer des gens géniaux ni de goûter des plats délicieux alors que ma peur elle, aurait pu le faire.

Je ne parle pas bien anglais

Parler anglais est – pour bien des destinations – un sacré avantage. Mais pour la langue comme pour le reste, il est une règle universelle : quand on est obligé d’y aller, on y va. Une sorte d’instinct de survie sans silex pour génération 2.0. Si cet obstacle vous semble trop grand pour une première expérience, n’hésitez pas cependant à vous tourner vers une destination francophone. Peut-être rassurés par ce premier voyage seul, la langue ne vous semblera plus un tel obstacle pour votre prochain voyage en solitaire.

Je ne serai pas capable de me repérer

Il paraît que l’on ne découvre vraiment une ville qu’en s’y perdant. Il m’a fallu une heure – et oh combien elle m’a semblée longue – pour réussir à me repérer dans Amsterdam avec mon plan. Si je n’en menais pas large ainsi « perdue », ces boulevards arpentés dans le sens inverse de la direction voulue m’ont pourtant fait croiser des fresques murales, des places ensoleillées, un vélo-girafe et de jolies boutiques. Autant de détails qui m’ont donné l’envie d’aller cueillir tout ce que voyage avait à m’offrir.

J’ai peur de ne pas être capable de me débrouiller seul(e)

S’il y a la barrière de la langue et un environnement nouveau, tout ce que vous faites au quotidien reste similaire en voyage. Faire des courses, manger, se déplacer, se laver, s’habiller… Les gestes qui vous semblent aisés et naturels au quotidien n’auront pas de mal à se transposer ailleurs même si le contexte est différent. Respirez un grand coup et faites-vous confiance : vous vous étonnerez.

Manger seul(e) au restaurant, jamais !

Ceci est une appréhension aussi répandue qu’inexplicable et qu’avant mon départ je partageais également. Peur de s’ennuyer ou d’attirer les regards  sur soi, manger seul(e) au restaurant cristallise beaucoup des a priori négatifs associés à la solitude. Je vous promets pourtant que dès l’instant où vous serez assis(e) à une terrasse sur une place ensoleillée, toutes ces craintes s’envoleront et vous n’aurez plus aucune envie de vous couper de l’instant en vous plongeant dans une autre activité. Observer les gens, la rue joyeuse et le paysage alentour permet de se fondre subrepticement dans les habitudes et le quotidien de ceux dont ces rues font partie de la routine. Chaque activité possède sa propre richesse, en observant comme en communiquant, on apprend, on rit, on grandit. Savourez votre plat et observez.

Jamais je n’oserai aller vers les autres

Vous arrivez à l’aéroport, vous vous dirigez vers le guichet pour acheter votre ticket de bus/train/métro pour rejoindre le centre-ville : Tac, vous parlez avec l’employé des transports en commun.

Vous arrivez à votre hôtel, tendez votre coupon de réservation, on vous donne vos clés de chambre : Tac, vous parlez au maître d’hôtel.

Vous vous asseyez dans un café, vous commandez un thé glacé : Tac vous, parlez à la serveuse.

Vous allez forcément parler avec des gens durant votre séjour et c’est certainement l’une des plus grandes chances des voyages en solitaire. Seul vous êtes en première ligne pour toutes les conversations quotidiennes qui deviennent alors autant d’occasions de rencontres et de peu à peu voir s’atténuer sa timidité.  Après il n’appartient qu’à vous de saisir cette opportunité pour avoir une réelle conversation avec votre interlocuteur ou non.

Je vais m’ennuyer seul(e)

Le curieux ne s’ennuie jamais ! Ouvrez l’œil, furetez, observez. A l’étranger, tout est invitation à la découverte, même les choses les plus banales. Ainsi je commence chacun de mes voyages par l’exploration d’un supermarché pour regarder ce qu’achètent les gens, les packagings, les produits disponibles et les spécialités locales pour les goûter… et j’en profite pour apprendre quelques mots bien utiles dans la langue du pays visité !

Alors, prêts à cliquer sur « réserver » ?

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Lumière ! | 3 jours à Marseille


Lumière ! | 3 jours à Marseille - Slow Travel - Miss Blemish

C’est le quatrième ou cinquième étage. Après les tomettes ocres parfois lisses, parfois fêlées, il y a l’appartement emprunté et la lumière qui déborde dans toute la salle de bain jusqu’à découvrir chaque grain de poussière suspendu. Les lits faits-défaits, les plantes et la grande bibliothèque, les mots de Christophe Bobin et sur la table les fourmillements dessinant les contours de – bientôt – le premier petit-déjeuner partagé après les valises, les cartes et les trains. Le bruit des jours heureux, des conversations qui s’emmêlent, s’entrecroisent et se rencontrent, idées mélangées-télescopées, echo au brouhaha de la rue, fenêtres ouvertes sur la ville que bientôt l’on ira retrouver.

C’est un peu de sud en plein automne, de la lumière avant l’hiver emportée – collée-serrée – sous les manteaux pour les jours moins chauds comme prescrivent certains de boire chaque matin au lever le jus d’une orange pressée. Les pavés, le gris argenté des oliviers, un peu de mer et de ciel bleu, de vieilles pierres beiges-blanches-rosées et d’acier alvéolé, avec ce qu’il faut d’éclats de rire les vitamines marseillaises se sont patinées de la douceur des moments bien partagés.

À Marseille j’ai aimé… 

  • Manger aux Halles de la Major de la soupe de potiron, des aubergines confites et des pommes de terre délicieuses sur l’un des stands du lieu proposant ses spécialités (le concept est proche de celui du Time out market de Lisbonne (en bien moins grand))
  • Pique-niquer sur l’île du frioul (quasi) les pieds dans l’eau et en découvrir les sentiers
  • Nous prendre tous en photos dans le miroir ombrière du port   
  • Me balader entre vieilles pierres et nouveaux bâtiments
  • Acheter des pralines comme on le faisait l’été avant
  • La cathédrale La Major avec ses marbres bicolores dans la lumière rosée des fins de journée d’automne
  • Découvrir les ruelles sentant les épices et vendant des paniers par milliers
  • Le design de la façade du MuCEM
  • Goûter yeux fermés le délicieux des chocolats à l’huile d’olive de l’Espérantine 
  • Prendre la ville – et nous l’explorant – en photo 

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ET VOUS, AVEZ-VOUS EU LA CHANCE OU L’ENVIE DE DÉCOUVRIR Marseille ?

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Jolie Lisbonne


Jolie Lisbonne - Slow Travel - Miss Blemish

Dans l’avion, il y a la main de l’amoureux qui se serre autour de la mienne au moment du décollage, les pages du guide qui tournent et racontent l’ailleurs et nos nez collés à la fenêtre les yeux rivés sur la ville qui se dessine en bas entre les nuages. Il y a la douceur d’avoir face à nous seize jours à vivre ensemble, notre excitation émaillée par l’angoisse qui se réveille toujours en moi au seuil de l’inconnu. Il y a ses bras qui m’entourent pour murmurer sans parler que « tout ira bien, tu verras » et moi de lui répondre : « Mon costume d’adulte est encore un peu trop grand pour moi, ça m’effraie de toujours devoir savoir pour moi ».  Il y a les premiers airs de Fado qui se glissent sous les fenêtres de ce chez nous de six jours et nos rires de nous découvrir logés tout à côté de ce restaurant qui en propose quatre heures de représentation chaque soir sur la place. Il y a le sommeil qui nous gagne sans demander son reste malgré les rires et les éclats de voix qui continuent en contrebas.

Il m’a fallu quelques jours pour me laisser prendre au charme de Lisbonne, de ses ruelles étroites dans l’Alfama, de ses azulejos et de ses façades colorées. Le temps de prendre mes marques, de baisser la garde, de laisser peu à peu derrière moi tout ce « ça » posé sur moi depuis janvier. Et c’est au ralenti que nous avons vécu Lisbonne et sa dolce vita, ses pierres, son sel, ses couleurs vives délavées de soleil, sa circulation folle et ses passages secrets. Quitte à nous laisser quelques jolies choses à découvrir « la prochaine fois ». Nous avons découvert et vécu Lisbonne à pied, main dans la main, et c’était drôlement bien.

J’ai essayé de construire cet article comme celui que j’aurais aimé lire avant de partir. Il est divisé en parties qui se concentrent sur des quartiers/villes et journées type avec tout le meilleur de ce qu’on y a découvert pour vous guider si sur place vous manquiez d’inspiration. J’ai beaucoup plus ressenti le besoin d’être aiguillée à Lisbonne que dans tous les autres voyages que j’ai pu faire jusque là dans cette ville qui cache d’innombrables chouettes adresses derrière un cadre qui ne paie pas de mine de prime abord. Je vous encourage donc à vous aventurer dans les petits cafés et restaurants de quartier qui cachent souvent de très jolies surprises. Pour chaque visite ou restaurant j’ai glissé un lien vers une carte ou une ressource l’indiquant pour que vous puissiez trouver facilement votre chemin jusqu’à eux et en fin d’article toutes les références qui nous ont aidé à préparer notre voyage :) J’espère que cet article vous donnera envie de découvrir cette si jolie ville et pourra vous aider à préparer votre voyage si vous sautez le pas !

Jolie Lisbonne - Slow Travel - Miss BlemishJolie Lisbonne - Slow Travel - Miss Blemish

L’Alfama et le centre de Lisbonne

Écoutant nos préférences, nous avons découvert Lisbonne à pied et au hasard de nos balades dans les petites rues de son quartier historique et de ceux du centre. La ville est parfaite pour les promeneurs avec ses rues pavées (attention, ça glisse !), ses jolies places et parcs présents un peu partout où il est toujours possible de s’asseoir, de prendre un café dans un kiosque et de profiter des jolies vues qu’offrent les si nombreuses collines à chaque coin de rue.

Une chouette visite : le Castelo Sao Jorge  

Surplombant la ville de ses murailles sur sa plus haute colline, c’est la plus jolie visite que nous avons faite durant notre séjour. Si certains passages ont réveillé mon vertige, le site et la vue sur les toits de Lisbonne, le Tage et quelques uns des bâtiments d’exception de la ville sont si beaux que cela valait bien les quelques moments inconfortables connus dans certains escaliers. Il existe un tarif adulte et un tarif étudiant, les deux inférieurs à 10€/pers.

Où manger dans Lisbonne

Esperança un petit restaurant italien dans l’Alfama juste à côté du Pois Cafe (mais aussi dans le quartier Bairro alto), je vous conseille ses salades et ses pâtes qui avaient l’air absolument délicieuses et sont clairement leur spécialité.
Pharmacia – restaurant chic du musée de la Pharmacie, nous nous y sommes régalés de spécialités portugaises de poisson. La décoration, l’ambiance et les plats en font un endroit très agréable que je vous conseille de découvrir. Les prix y sont en revanche bien plus élevés que dans les autres restaurants, comptez environ 25-30€ par personne.
Mon endroit préféré : le Time out market – tester le food truck Alexandre Silva et le poulet du truck Miguel Laffan. J’ai adoré ce concept et j’ai hâte que riche de son succès il s’exporte un peu partout. Gigantesque hall cerclé de foodtrucks, vous pourrez y manger à peu près ce que vous voulez pour des prix toujours aussi raisonnables que ceux pratiqués dans les autres restaurants sur de grandes tables communes. C’est vivant, convivial et je vous conseille l’endroit mille fois !

Boire un verre dans le joli Pois Cafe

Poétique et un brin bobo, cela m’a fait du bien de retrouver cette ambiance que j’affectionne tant et qui n’est pas très représentée à Lisbonne comparativement à d’autres capitales européennes où ce genre de lieu est présent à quasi chaque coin de rue.

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Une journée à Belem

Accès

Prendre le train Cais do Sodre (3 arrêts)

L’incontournable pastelaria Belem

Il est probable que vous ayez à faire la queue mais n’y renoncez pas, les pasteis de nata de cette pâtisserie historique valent bien ces cinq minutes d’attente baignée par l’odeur du sucre, de vanille et de cannelle. Nous avons goûté les pasteis de belem (servis tièdes un délice) et un gâteau traditionnel portugais à base de farine de riz et nous nous sommes régalés. Si le temps le permet, je vous conseille de les prendre à emporter pour les déguster dans le petit parc en face de la pâtisserie. Si vous avez envie de goûter à la maison à ces pasteis de nata, je partagerai la recette de la tarte à la bouillie que mon arrière-grand-mère me préparait à chacun de mes anniversaires et dont l’appareil a exactement le même goût et la même texture que cette spécialité portugaise (en revanche la pâte dans laquelle il se verse diffère).

Une chouette visite : le musée d’art contemporain

Gratuit, le musée Berardo bénéficie d’une très chouette collection de pièces extrêmement bien mises en valeur par les volumes du bâtiment qui lui aussi vaut le détour.

À éviter : la visite de la tour de Belem

Très jolie, sa plus jolie partie se situe à l’extérieur et la visite (payante) n’apporte pas grand chose de plus. L’accès est rendu difficile par les files d’attente toujours importantes devant (nous avons attendu plus d’une heure pour entrer), les panneaux explicatifs sont rares, le nombre de personnes est trop important engendrant des queues à l’intérieur du bâtiment pour monter et descendre les escaliers qui ont été une véritable épreuve pour mon vertige. Profitez plutôt de la vue sur la tour que l’on a depuis le parvis (grandiose) et à choisir tentez la visite du monastère qui lui fait face où sont enterrés deux illustres personnages de l’histoire du Portugal.

En rentrant… : passer à la LX Factory

C’est sans doute l’endroit où je me suis sentie la plus en phase à Lisbonne. J’ai adoré l’ambiance de cette zone industrielle désaffectée réhabilitée en petites boutiques, galeries et restaurants proposant des articles design très en phase avec la culture Instagram.

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Une journée à Cascais

Si vous voulez profiter de l’océan il vous faudra prendre le train ! Si Lisbonne est bordée d’eau, l’embouchure du Tage n’est pas propice à la baignade du fait de sa pollution. Nous avons donc pris le train dimanche pour rejoindre en une quarantaine de minutes cette ville côtière, ses petites rues pavées, son port et bien sûr ses plages de sable. C’était notre première journée, toute la pression retombait et c’était très doux d’écouter notre envie de « rien sinon la plage, l’océan et des glaces », de faire la sieste sous un parasol, d’être aux premières loges du vent frais coupant la chaleur harrassante de l’après-midi, de lire en écoutant le bruit des vagues, des conversations alentour et des enfants qui jouent.

Accès

Prendre le train à Cais do sodre 

Les glaces délicieuses : Santini

Cette chaîne également présente dans le centre de Lisbonne propose des glaces à tomber par terre. Je vous conseille de goûter le parfum cannelle et le parfum biscuit que j’ai adoré découvrir pendant ces vacances.

Un chouette restaurant à tester sur place : Masala (cuisine indienne)

Délicieux et primé par Trip Advisor à de nombreuses reprises nous nous y sommes régalés. Les parts sont copieuses et les prix identiques (ou presque) à ceux pratiqués en France. Je vous conseille de vous y rendre tôt (19h) pour y avoir une table sans faire la queue ! 

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Une journée à Sintra

C’est sans doute la journée que nous avons passée à Sintra que j’ai le plus aimée du séjour. Des nombreux palais qui y sont à visiter, nous avons choisi de nous rendre au Castelos de los mueros posé tout en haut de la montagne qui surplombe la ville. Si de nombreux bus touristiques (tres onéreux) joignent les différents sites, je vous conseille si votre condition physique vous le permet de faire l’ascension qui mène à ces murailles à pied. La balade ne présente pas de difficulté technique particulière (je vous conseille quand même une bonne paire de baskets) et passe alternativement dans un jardin magnifique, très joliement arborisé et dont les chemin sont pavés puis dans des sous-bois à la végétation enchanteresse. Le site dont la plus jolie partie sont les murailles est grandiose tout comme la vue.

ACCès

Prendre le train à la gare du Rossio

Castelo dos mouros

entrée adulte (pas de réduction étudiante) environ 8€

QUINTA DA REGALERIA

Si nous n’y sommes pas rentrés la journée étant déjà bien entamée, je vous conseille d’aller au moins jusqu’à son entrée voir les si jolies frises en pierre de ses barrières donnant sur la rue représentatives de la beauté architecturale de ce palais et de son jardin…

Un chouette restaurant de tapas à découvrir sur place : Tascantiga

Ville très touristique, nous avons peiné à trouver un restaurant dont les prix ne soient pas délirants et la carte attrayante. C’est en suivant notre instinct et en se baladant dans une petite rue s’éloignant un peu du centre que nous sommes tombés sur ce très chouette restaurant et sa jolie terrasse où nous nous sommes régalés. Je vous conseille de goûter le chorizo rôti, les chips de pomme de terre, les olives et les beignets de crevette en croûte de maïs. Et en dessert, le gâteau à la citrouille, une spécialité portugaise avec un coeur fondant de citrouille parfumée à l’orange et à la cannelle, servi tiède et accompagnée de glace au yaourt, un vrai délice…

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Bon à savoir

Dans les restaurants au Portugal, il est fréquent de se faire servir en début de repas pain et tapas. De nombreux guides en font mention car les différents petits plats proposés ainsi ne sont pas gratuits. En revanche ils ne seront facturés que s’ils ont été consommés.

Sur place, vous pouvez avoir accès aux transports en commun (trains, métro, tram) grâce à une carte de transport rechargeable. Elle coûte 0,5€ et fonctionne par dépôt d’une somme que chaque trajet vient débiter. À titre indicatif, nous avons dépensé 10€ chacun de transport pour 6 jours de voyage.

Si vous avez besoin de faire quelques courses et que vous n’avez pas de voiture pour joindre les grands supermarchés de périphérie, vous trouverez dans le centre de toutes toutes petits épiceries aux rayonnages encombrés de produits du sol au plafond ou les magasins de la chaîne Pingo Doce faisant office de supermarché de quartier. L’offre de ces magasins d’alimentation est assez réduite notamment en produits un peu particuliers donc si vous avez des produits fétiches dont vous avez besoin au quotidien et qui ne se conservent pas au frais, emmenez-les dans vos valises vous ne les trouverez probablement pas facilement sur place.

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Manger sans gluten à Lisbonne

J’ai adoré manger à Lisbonne et ce tout particulièrement du fait de la très large représentation sur les cartes de plats très simples qui m’ont donné plus d’une fois l’impression de manger chez ma grand-mère plutôt qu’au restaurant. Poulet rôti avec des pommes de terre sautées, poissons et viandes grillés, légumes sautés, salades gourmandes… J’ai pu manger sans gluten tout au long du séjour sans difficulté en déjeunant au restaurant midi et soir. Pour le petit-déjeuner j’avais comme toujours emmené mon stock de granola sans gluten stratégie que je vous conseille car l’offre en produits sans gluten dans les commerces de proximité est extrêmement réduite lorsqu’elle n’est pas inexistante.

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Comment choisir un restaurant et ce que l’on y mangera ?

Lorsque j’étais petite je détestais aller au restaurant car j’avais peur de ne rien trouver qui me convienne sur la carte et de me retrouver incapable de finir mon assiette le cas échéant. Si cette peur m’a quittée avec le temps – en témoigne mon empressement à découvrir de nouvelles adresses tout le temps – j’en ai gardé quelques réflexes qui font dire à l’amoureux que j’ai le nez pour choisir où je mangerais tout comme ce que j’y mangerai. Comme je vous le disais dans l’introduction, les petits restaurants familiaux ne payant pas de mine et pourtant excellents font légion à Lisbonne. Alors pour trouver la perle rare sans bons conseils voici quelques astuces qui peuvent vous être utiles :
– se méfier des restaurants dont les serveurs vous interpellent dans la rue. Échaudée par de mauvaises expériences à Saint Michel – quartier touristique parisien par excellence où je vous déconseille de vous aventurer pour manger autre chose qu’une glace ou une crêpe – j’évite les restaurants qui interpellent leurs clients en partant du principe que « normalement » on ne devrait pas en avoir besoin et que souvent il s’agit de vrais attrapes-touristes
– se méfier des menus dans toutes les langues. Si ce n’est pas toujours vrai et s’il est aussi fréquent qu’appréciable de trouver des menus traduits en anglais dans les villes touristiques, les menus plastifiés traduits dans toutes les langues cachent souvent des adresses dédiées aux touristes où vous ne trouverez pas beaucoup d’habitants du coin attablés.
– la localité du type de plats proposés avec la présence de plats typiques du pays visité pour pouvoir découvrir de nouvelles saveurs
– le taux de remplissage du restaurant
– ce que mangent les gens. C’est sans doute ce à quoi je prête le plus attention. Si ce qui se trouve sur les tables me fait envie, je rentre sans hésiter et commande le plat même qui m’a donné envie de tester le restaurant. Le risque d’échec avec cette technique est très faible et m’a fait découvrir énormément de chouettes adresses et recettes :)

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Chouettes ressources

Le petit plan Cartoville
Le guide Cheap & Chic à Lisbonne
Les city guide de Ninon (du blog dis oui ninon) et d’Anne (du blog Le chien à tâches)

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Et vous, avez-vous eu la chance ou l’envie de découvrir la jolie lisbonne et ses environs ?

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