ETUDIER

DIY Un semainier universel à accrocher aux murs


DIY un semainier universel - Organisation - Miss Blemish

Mon chez-moi, notre chez-nous de maintenant en attendant, cet espace en éternel transhumance, jamais trop bien rangé et souvent transformé en une auberge espagnole joyeuse et animée, se construit peu à peu de jolies choses confectionnées, choisies ou chinées. Je n’ai pas cette qualité de pouvoir voir loin avec volumes et espaces, ce sont des choses qu’il me faut d’abord apprivoiser, alors je tâtonne et avance pas à pas, faisant chaque jour cet espace un peu plus « à moi ». Depuis quatre ans que je vis entre ces murs, j’ai bougé les meubles, accrochés aux murs les cadres restés trop longtemps au sol, acheté des fleurs chaque fois que j’y ai pensé, tué une floppée de cactus, ajouté des rideaux, puis un gros plaid tricoté, des bougies, quelques vases, des boîtes imprimées et quelques jolis livres parsemés. J’ai peint une table aux couleurs des rideaux en lin – blanche à pois gris – que je déplore tous les jours trop petite pour accueillir tous ces amis que j’aimerais régaler de dîners ayant mijoté toute la journée. Il me manque la grande table, quelques chaises et une poignées de journées libres en plus.

DIY un semainier universel - Organisation - Miss Blemish

J’ai bricolé ce semainier universel lors de l’une de ces après-midis où aussi fort que le coeur rechigne à travailler, la tête en a autrement décidé et ne peut accepter qu’une demie-détente, une pause axée sur « avancer ». J’avais vu ces jolies étiquettes kraft ainsi utilisées par Lisa pour un tout autre type de planning et me suis dit que ce serait parfait pour celui-ci. Extrêmement simple à réaliser – 15 minutes tout au plus – j’y accroche désormais rendez-vous, impératifs, doux rappels au temps pour moi, to-do list diverses et doux mantras. « Just remember, do not let dreams always be dreams » est toujours face à moi, juste à côté de quelques photos chères à mon coeur qui me donnent le courage d’avancer lorsque vraiment tout ce que j’aimerais c’est me coucher, jusqu’à ce que tout soit terminé. Faire bien et le réaliser est une belle arme contre la culpabilité… et ce semainier un véritable antidote au rendez-vous oublié et aux dead lines dépassées !

DIY un semainier universel - Organisation - Miss Blemish

Matériel

Des ruban noirs
De la colle tous matériaux dont tissu
Un panneau en liège
Des étiquettes kraft (1€ les 10 chez Hema)
Un stylo-feutre noir
Des punaises

DIY un semainier universel - Organisation - Miss Blemish

Explications

1. Prendre un premier ruban et le découper à la taille de la longueur du tableau (le plus grand côté).

2. Prendre 6 rubans et les couper pour qu’ils soient égaux en taille aux 2/3 de la largeur du tableau (le plus petit côté)

3. Fixer en premier, à l’aide de la colle à matériaux, les rubans verticaux qui délimiteront les cases pour chaque jour de façon la plus régulière possible.

4. Fixer ensuite le ruban horizontal de manière à cacher les extrémités des rubans verticaux.

5. Sur les étiquettes kraft, écrire les jours de la semaine et les fixer à l’aide de punaises dans chacune des cases désignées.

6. Votre semainier universel est prêt ! Un calendrier, des petits papiers pour noter vos rendez-vous et impératifs de la semaine qui s’ouvre devant vous, une citation inspirante et bienveillante, quelques photos et votre tableau est prêt à être accroché face à votre bureau !

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Et vous, de jolies astuces organisées pour ne plus rien oublier ?

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Le premier mois de rentrée


Le premier mois de rentrée - Médecine concours - Miss Blemish

Photos – Alexandra B.

17 août, 17 septembre, premier mois de reprise achevé. Les jours qui viennent de passer volés en pleine nature comme une grande respiration pour un « nous deux » retrouvé enfin hors des sentiers du quotidien, m’ont murmuré ma fragilité depuis la rentrée. Tout au creux, en écoutant bien, je sais que je n’ai pas encore trouvé mon rythme et mon équilibre au milieu de ce défi nouveau qui m’attend pour dans deux ans comme il se rappelle à moi chaque matin depuis un mois. Il reste encore des adhérences, des résistances, mon moi tout entier qui se refuse à poser les premiers pas sur les sentiers de cette montagne qui ne saurait plus alors être quittée que par la ligne d’arrivée. J’ai peur de me perdre une nouvelle fois sur ces sentiers faits de compétition, le moi noyé. Je sens la douce sérénité gagnée à l’heure d’été m’échapper un peu dans ce nouvel équilibre à trouver et cela m’effraie autant que de l’avoir touchée du doigt me rappelle tout le sens d’avoir au creux comme but de la retrouver à l’heure de ce nouvel équilibre inventé.

Ce mois passé a comme éclairé la marche à suivre et ces jours permis de reprendre mon souffle. Ce mois a adouci et rendue acceptable l’idée du travail à mener mais il m’a aussi soufflé la manière dont je voulais travailler – pleinement, entièrement et sereinement. Détachée d’objectifs chiffrés qui n’ont pas de sens pour mon projet, échappée à la presse, au stress, au remue-ménage incessant des conversations qui décortiquent et font augmenter la pression interne de peurs partagées télescopées, ces conversations qui lestent – pieds et poings liés – et nous enfoncent dans un marasme imaginaire, créé de la rencontre du trop plein de chacun. Je ne veux pas me laisser guider aveugle dans le courant du toujours plus, toujours plus loin, mais ne garder que l’essentiel : travailler. Travailler sans m’oublier, sans me nier, sans m’abîmer coeur et corps. Travailler avec justesse, au rythme qui laissera au reste, à tout le reste, la place d’exister, au moi de respirer. Et si le rythme du corps dit qu’il me faut plutôt trois ans pour faire ce que les autres arrivent à faire en deux, alors il en sera comme ça. Il appartient à mon corps de décider et je l’écouterai pourvu que plus jamais je ne connaisse le vide qui suit les objectifs-acquis que l’on a poursuivit  au détriment de tant qu’il ne reste à l’arrivée plus rien au creux du coeur pour les savourer.

Je veux être heureuse, voilà mon projet.

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Haut – Zara

Gilet – Vero Moda

Jean – Massimo Dutti

Sneakers – Armistice

Sur ces photos, mon teint n’est pas maquillé.

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Vous avez déjà connu ce sentiment étrange au seuil d’un grand défi à relever ?

 

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Médecins de mots


Nos chemins détournés, des médecins de mots - Humeurs - Réflexion - écriture - médecine - Miss Blemish

J’ai toujours eu, de l’écrivain, l’image d’un thérapeute singulier, un thérapeute dont les rayonnages derrière le bureau, les ordonnances et les piluliers seraient – pour tous médicaments – remplis de mots. Tantôt pour exprimer notre trouble, notre détresse comme notre joie dans l’histoire d’un autre qui aurait tout pour s’appeler « moi », tantôt pour nous permettre – juste le temps d’une centaine de pages – de nous noyer dans les méandres obscures d’une autre vie et oublier un peu les nœuds pris à la nôtre.

Alors que je me posais encore une fois la question – mais à quoi rime tout cela dont ? – et que j’interrogeais les cieux sur mes choix passés qui loin des lettres m’avaient portée, je réalisais – cette définition en mémoire – que tout ceci n’était pas aussi étrange que le laissait à penser regards étonnés et « tu sais tu devrais pour un temps laisser ça de côté » qui prétendent l’existence de barrages suffisamment grands pour réduire au silence la mouvance fragile et permanente où affleurent les mots des petites et grandes idées qui créent le Je. Cette mouvance qui, une fois tangible, se veut pressante et en un grand ménage intérieur, catharsis à la violence chuchotée, vient faire irruption sur le papier.

Je réalisais tout à trac que par mes chemins détournés je ne m’étais pas tant égarée. Abandonnant les belles lettres et un futur rempli de manches tachées de craie et de verbe être qui derrière un IL s’écrirait toujours E.S.T, j’avais en fait par la médecine où je rentrais pour apprendre à écouter bien, gagné une manière supplémentaire de soigner par les mots. Des mots qui ne viennent pas de nous mais de l’autre, que l’on ne dit ni n’écrit mais que l’on écoute et reçoit. Il avait suffit de m’éloigner un peu, remonter à la source, débrouiller les idées emmêlées de doutes et de remords – parfois – pour découvrir derrière l’incohérence apparente, le grand écart vécu, un fil ténu, un lien, reliant psychiatre et écrivain. Deux médecins de mots où l’un écoute et parle peu, lorsque l’autre raconte, nous raconte et nous console un peu.

Et toi, y a-t-il des choses auxquelles tu as renoncé pour finalement les découvrir au coeur de ton quotidien ?

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