Amsterdam

Quelques petites choses à voir à Amsterdam


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Quand on prépare un voyage, on lit souvent plein de guides, on sélectionne, tâtonne, réfléchit, rature, on fait des « journées types » et des croix sur des plans, des listes aussi, beaucoup de listes : « à voir absolument », « à voir si on en a le temps », « pourrait éventuellement être sympa », « si on est dans le coin ». Bref. Ça devient rapidement compliqué.

Plutôt que d’en faire une check-list, j’ai rendu à mes « essentiels » leur rôle de guide pour m’aiguiller au mieux au fil de mes envies, sans me presser ni me bousculer. Juste pour profiter de l’endroit où j’étais à l’instant et ne pas hésiter à partir si je n’y trouvais pas ce que j’étais venue y chercher. A Amsterdam, je me suis laissée porter. Si chaque jour je partais avec en tête une idée de « programme », j’ai laissé la porte ouverte à l’inattendu n’hésitant pas à bifurquer dans une petite perpendiculaire me menant à une place fleurie puis à des boutiques aux allures confidentielles ou sur les berges d’autres canaux.

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Au final, sur les 15 items sélectionnés catégorie « essentiels », il en est seulement 5 où j’ai effectivement mis les pieds plus les quelques visites imprévues ajoutées au programme. En revanche, je suis revenue la tête et les poches pleines de jolies vues de toutes ces ruelles greffées à mon parcours.

Musée de l’histoire d’Amsterdam : très ludique, intéressant si vous êtes accompagné d’enfants ou que vous ne connaissez absolument rien à l’histoire de la ville. Sinon, vous risquez d’être déçus.

Rijks Museum : rouvert en avril 2013 après 10 ans de rénovation, définitivement à voir. Pour les chefs d’œuvres de Vermeer parmi lesquels figure le célébrissime tableau La Laitière, ceux de Rembrantd aussi mais surtout pour le bâtiment en lui-même. Prenez le temps d’emprunter les grands escaliers de ce musée bâti comme une église, admirez les frises reproduites à l’identique des originales complètement détruites par la peinture blanche dont elles ont été recouvertes au XX° siècle. L’architecte en charge des opérations a fait un vrai travail de recherche en essayant de combiner et de donner sa place à chacun des arts dans les murs même de ce bâtiment entièrement dédié à la beauté. Tout a été fait à la main par des artistes et les étudiants d’une école d’art de la région qui ont ainsi pu mettre en pratique les techniques étudiées pendant leurs cours. De plus, l’architecte a tenu à ce que la bibliothèque prévue dans les plans du bâtiment soit ouverte au public mettant ainsi à sa disposition une collection impressionnante de documents. Si vous avez le temps, n’hésitez pas à suivre une (ou plusieurs) visites guidées (celle sur l’architecture vaut le détour), cela rendra votre visite bien plus vivante et enrichissante !

Musée Botanique : une merveille pour qui aime les jolies plantes et dégainer l’objectif.

Musée de la photo FOAM : terriblement petit et exposition dépendant…

Musée du film EYE : si vous n’avez rien d’autre à faire… à refaire, je n’y mettrai pas les pieds.

Vondelpark : très agréable pour s’y balader, s’asseoir au soleil, prendre de jolies photos, observer « la vie des gens autour »…

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Et vous en voyage, quels sont vos essentiels ?

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Amsterdam – Petit guide pour amstellodamois débutant


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A l’étranger, il n’est pas rare que la vie trépidante de la rue fasse naître les premiers jours de voyage des interrogations saugrenues et germer quelques réflexions toutes aussi exotiques…  En vrac, un petit condensé d’infos que vous ne trouverez pas forcément dans vos guides écrits par des gens sérieux (eux) :

Non ce bruit sourd façon marteau-piqueur atténué en bordure de passage piéton ce n’est pas votre appareil photo qui va exploser, juste un système sonore permettant d’indiquer la couleur du feu piéton pour les promeneurs malvoyants ou dans la lune.

Les Amstellodamois roulent à droite (comme en France).

Attention ! Triple circulation : voiture(/bus), tram et VÉLOS  Les feux sont en règle générale communs. Dans les rues à double sens, les vélos roulent dans le même sens que les voitures ; dans les rues à sens unique, les vélos roulent en revanche dans les deux sens.

Le principal ennemi du piéton vous l’aurez compris = le VÉLO. J’ai failli perdre la vie un nombre incalculable de fois le premier jour. Pour éviter de vous faire embrocher par quelque rayon de roue lancée à pleine vitesse, soyez très attentifs : souvenez-vous qu’on ne les entend pas…

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Tout peut se faire à pied. Votre kit de survie : de bonnes tennis, un plan ad’hoc (la collection Cartoville est vraiment top), une bonne dose de bonne humeur et la ville est à vous !

Si si, il y a des panneaux indiquant le nom des rues : rectangulaires et bleu marine avec des caractères blancs dessus.

La plupart (pour ne pas dire tous) des Amstellodamois parlent anglais. Mais vous pouvez vous amusez à apprendre quelques mots de néerlandais (et comme j’ai diablement envie que votre premier mot de néerlandais appris soit le même que le mien, je vous le dit : « spoor = quai »)(vous voyez, vous êtes déjà presque bilingue)

Les musées et les boutiques ferment très tôt : 18 h ! De la même manière, il y a énormément de petits cafés ou boulangeries qui fonctionnent en formule breakfast/lunch et qui ainsi ferment tôt également. Donc le matin, y’a plutôt intérêt à se lever…

Les Amstellodamois n’ont pas réellement de gastronomie qui leur soit propre hormis quelques plats qui se comptent sur les doigts de la main. Il faut bien chercher pour trouver un restaurant « typique » dont les « locaux » eux-mêmes ne sont pas vraiment friands. En revanche, ils excellent à la préparation des plats du monde entier et en particulier de la cuisine Indonésienne (ancienne colonie hollandaise).

Si le prix des plats en règle générale est correct voire même moins cher qu’en France, en revanche les boissons sont à un prix absolument exorbitant. Allez donc vous ravitailler en eau pour la durée de votre séjour au supermarché (là-bas, le prix de la bouteille est « normal »)

Et Attention ! Au restaurant les boissons sont servies en très petites quantités : par exemple, si vous demandez de l’eau on vous apportera une bouteille de 0.2 L. Pensez à demander une grande bouteille donc…

Pluie intempestive = parapluie toujours dans le sac

Ah et dernière chose… A l’attention des géographes du dimanche : Amsterdam est dans le même fuseau horaire que la France (non, ne riez pas).

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C’était comment Amsterdam ? Magique.


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Au-delà de la réalisation d’un voyage qui me tenait à cœur et du cliché baroudeur sac-à-dos+carnet+appareil photo sans attaches dans lequel il était si séduisant de se fondre, partir seule à Amsterdam était une sorte de crash-test Erasmus. Comment songer partir étudier « seule » à l’étranger une année entière si je n’arrivais pas à me débrouiller seule 4 jours durant seulement ?

Et ça a été une expérience absolument géniale. Amsterdam est un véritable musée à ciel ouvert : la meilleure des expositions vous attend toujours au coin de rue suivant. Pour qui ouvre les yeux, tout y est source d’émerveillement : les enseignes, les maisons colorées bordant les canaux, les incontournables vélos colonisant trottoirs et chaussée, les péniches, l’entrée des maisons, les fleurs établissant partout leurs quartiers lorsqu’elles ne sont pas directement peintes sur les pavés… Amsterdam est une ville où il fait bon vivre et où l’on se sent bien. Une douce impression de Dolce Vita se dégage du mode de vie des Amstellodamois : des magasins qui ferment tôt (18h), de grands espaces dédiés aux parcs malgré une pression démographique terrible, une architecture n’ayant pas vendu son âme au béton, une conscience écologique ancrée dans les mœurs et toujours l’impression que tous perchés sur leurs bicyclettes prennent le temps de vivre l’instant. Le seul qui existe vraiment si l’on y réfléchit bien.

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Mais ce qui m’a fait tomber amoureuse d’Amsterdam et donné envie d’un jour y poser mes valises, c’est sa richesse culturelle : un cocktail détonant cosmopolite et polyglotte faisant de la ville une capitale Européenne dans le sens noble du terme. Plus que l’esthétisme épuré, le vent d’innovation qui semble toujours y souffler et la liberté chevillée au corps de la cité, Amsterdam doit sa magie à ses habitants qui AIMENT leur ville. Ils en parlent avec attachement même s’ils reconnaissent que parfois le quotidien les rend aveugle à sa beauté : 

« Parfois je vois des touristes photographier ma rue et je me dis : « Mais pourquoi photographient-ils ça, c’est ma rue ! Il n’y a rien d’exceptionnel ! » Ils mettent le doigt sur le charme de ces rues que j’oublie de contempler au prétexte qu’il s’agit de mon quartier ».

J’ai rencontré des gens tout aussi désireux de découvrir ma culture que de me faire découvrir la leur. Curieux, gentils, prévenants, souriants, il fait bon être touriste lorsque tous vos interlocuteurs sont heureux que vous ayez établi vos quartiers pour un temps dans leur ville. Mais malgré sa vie trépidante, Amsterdam est « reposante » et ce sûrement parce que les gens y sont respectueux d’autrui. On ne se fait pas bousculer, on n’a pas à supporter les soupirs exaspérés des passants, chacun va à son rythme sans gêner son voisin. Une ville où il fait bon vivre vous disais-je.

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J’ai aimé flâner à Amsterdam comme nulle part ailleurs, l’impression tenace de toujours déambuler dans un village dans cette ville à taille humaine où avec de bonnes baskets, tout peut se faire à pied. J’aurais pu louer une bicyclette, j’aurais « gagné » du temps mais quel besoin de se presser lorsqu’on est en vacances ? J’ai puisé dans ces rues de l’inspiration par cargaisons. J’ai apprécié chaque petit détail de chaque trajet, visite, endroit. J’ai chantonné le long des quais, souris à des inconnus dans des rues tout aussi inconnues, j’ai été heureuse tout simplement. C’est rare de se rendre compte que l’on vit un moment important au moment même où on le vit. Or, pendant 4 jours, cette impression ne m’a pas quittée.

A Amsterdam dont je ne connaissais pourtant rien, pas même la langue, j’ai trouvé l’un de mes « lieux sûrs ». Un endroit qui vous accueille à bras ouverts et où l’on se sent comme chez soi.

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Et vous, quelles sont les villes où vous vous sentez bien ?

 

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