Miss Blemish

Les sourires (presque) de la semaine #38

22 . 07 . 14

sourires de la semaine

Sur le parvis brûlant de l'hôtel de ville de Paris, enlacée par l'amoureux, voir enfin Julien Doré sur scène et être émue à n'en plus savoir que faire. Sourire, rire, pleurer, aimer, chanter, sourire encore, danser... et recommencer.

Sur le court portant rassemblant les dernières pièces rescapées des soldes d'été, trouver un jean canon, parfaitement coupé, et une jolie blouse légère, blanche et en coton. Sourire en sortant de la boutique le portefeuille à peine allégé à l'ouverture d'une (peut-être) nouvelle ère : celle où, lorsque je fais les soldes, j'achète effectivement des articles soldés...

Une salade de fruits toute simple (comme souvent) et... divine : de l'ananas frais et de grosses framboises. Un rien de sucre (pour faire joli). Le paradis.

Si juillet fut calme et ses journées pour la plupart passées au lit dans des draps frais, au fil des jours le mois d'août se dessine comme un mois de retrouvailles, d'amitié, d'amour et de découverte à coup de billets de train réservés pour des ailleurs pas si lointains et pourtant tous aussi étrangers.

Les bisous dans le cou dans la cuisine.

La fraîcheur de la pastèque après une marche en plein soleil. Les bulles qui piquent et pétillent de la San Pellegrino. Petits plaisirs qui ne naissent ici qu'en été.

Rêver de saucisses grillées à la plancha sur la terrasse, de rosé frais et d'olives piquantes. Programmer ça pour le week-end prochain.

Se battre pour choisir le film. Gagner à pierre, feuille, ciseaux. Et aller voir un navet. Rire beaucoup pendant la séance. Et après. Sentence chatouilles. (Blue Ruins - film absolument sans intérêt, superficiel et sans surprise - Grosse déception)

Les viennoiseries de la boulangerie qui fait l'angle de la rue qui devient mienne au fil de l'été. Délicieuses et ce à un prix raisonnable. Je le répète fréquemment depuis. Qui sait, un dimanche matin...

Cadeau de dernier jour de mon interne - pas de mission paperasserie - mais toute la matinée pour faire un entretien orienté psychiatrie à l'un des patients du service.

"Chez nous" 

Revoir ces photos de nos vacances en corse, de nos vacances en Haute Savoie, de nos vacances à Nice, de moi et eux, plus jeunes, plus petite. Tous ces moments heureux figés, supports rappelant milles autres souvenirs et autant d'anecdotes si précieusement rangées et classées qu'on ne va guère s'y perdre au quotidien ne demandant pourtant qu'à être rappelées, racontées, vécues les yeux perdus au loin et un sourire au coin des lèvres.

La couleur de ces prunes, leur peau fine d'un violet presque noir et la chair, fushia.

Cet enfant dans le métro qui a du piocher tout seul dans ses affaires et a enfilé sa chemise à l'envers.

Voir ma maman plus jeune et nous trouver si semblables, elle arborant ce même carré long et ces lunettes, énormes comme c'était la mode à l'époque et comme ça l'est à nouveau aujourd'hui... 

Du melon juteux, du jambon de Parme en chiffonnade, de l'eau très fraîche.

Dormir jusqu'à temps qu'il n'y ait plus de fatigue à écouler. Liquidation des stocks.

Pique-niquer d'un McDo encore tout chaud avec le soir qui fait rougir le ciel dans la pelouse bordant l'école militaire. Se balader, prendre une glace, se balader encore, fendre la foule puis s'arrêter pour une demie-heure hors du temps face au feu d'artifice du 14 juillet. Être infiniment émue et reconnaissante d'avoir la chance de vivre aujourd'hui dans un pays en paix, cent ans plus tard.

Parler de maths. Comme si cela faisait mille ans. Grappiller quelques miettes d'un savoir qui ne sera jamais mien. Ecrire avec les doigts sur la table du café, apprendre enfin à désigner correctement une fonction. Se retrouver en terminale rien que quelques minutes et... aimer ça.

Passer de l'anglais au français, du français à l'anglais. Naturellement. Comme un jeu.

La glossybox USA parfaite : un top coat Sally Hansen (leader américain du vernis à ongle) qui fait vraiment son job (devant le Chanel, le OPI et ceux bons marché dont j'ai oublié le nom) - tenue, fini, brillance - absolument parfait, un vernis bleu électrique qui a fait le bonheur de mon amie M. (assorti à son sac à main je ne pouvais que lui offrir), un duo de soins cheveux Redken que j'ai hâte de tester au premier week-end escapade, une base paupière Absolute New York (je n'en avais pas, je suis donc toute heureuse même si je n'ai pas encore eu l'occasion de la tester) et un crayon ombre à paupière Sumita couleur champagne/taupe pour lequel j'ai un coup de coeur absolu. Bref, une box aux petits oignons.

Playlist sourire (3 titres qui reviennent... beaucoup) : Shade of Cool de Lana Del Rey - Prayer in C de Lilly Wood & The Prick et Robin Schulz - MAPS de Maroon 5

Et la vie qui se conjugue à quatre mains...

Crédit photo : Cette image vient de mon tableau Lifestyle sur Pinterest

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Un an à l’hôpital

17 . 07 . 14

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Il fallait sans doute que la pression redescende, que les choses se calment et que je dorme un peu. Beaucoup. Voire même l'essentiel de ces déjà 6 premières journées de vacances. Il faut dire que l'année a été éprouvante et ce d'une manière telle qu'il est difficile de le faire comprendre à ceux qui nous entourent. Difficile de leur dire le poids du travail, la pression, les doutes, la fatigue, la passion, l'envie dévorante de mieux faire, mieux savoir, mieux comprendre sur fond d'yeux cerclés de violet. 

Vendredi dernier j'ai raccroché ma blouse sur une année passée à l'hôpital côté soignant. 3 services, 3 stages, 3 équipes avec lesquelles il a fallu composer, s'intégrer, trouver sa place, aussi menue soit-elle. 3 routines qui se sont installées aussi vite qu'on les a vues les unes après les autres se faire balayer par les suivantes, 3 matins pas comme les autres où il a fallu franchir pour la première fois les portes de services qui nous étaient en tous points inconnus. 
J'ai la sensation d'avoir été infiniment chanceuse cette année dans les stages que j'ai choisis. Ce n'étaient jamais ceux qui récoltaient les meilleures critiques des étudiants passés précédemment et pourtant je suis chaque fois arrivée au sein de vraies équipes qui travaillent ensemble et non pas à couteaux tirés. Pour avoir entr'aperçu l'ébauche de tensions médecins-infirmières au cours de mon dernier stage (et ce uniquement pour des problèmes de manque de personnel - 1 infirmière seule le matin pour 12 lits ce n'est pas gérable) je ne peux que confirmer ce que je pressentais sans l'avoir pourtant vécu : une équipe soudée avec une vraie collaboration entre ses différents intervenants est capitale pour le bien être de tous.

Car, si l'on ne s'en aperçoit pas, ou dans tous les cas pas de façon nette, flagrante et pesante au quotidien, l'hôpital est un environnement extrêmement pressurisant. Il a fallu subir le phénomène "cocotte minute que l'on retire du feu" (ou ballon de baudruche crevé comme vous préférez) pour m'en apercevoir pleinement : la pression est redescendue et je me suis retrouvée sur le carreau, lessivée.

Mais en quoi l'hôpital est-il "stressant" ?

Je dirais d'abord par son essence, nous passons notre journée avec des personnes malades qui ont besoin de soins, leurs histoires sont loin d'être simples et en tant que soignant nous sommes les réceptacles de beaucoup de peines, qu'elles soient physiques ou psychiques. Il existe également une certaine urgence permanente dans chaque action. Tout doit être fait vite et bien. Lorsque l'on voit ce que la moindre démarche prend comme temps, il n'y a pas une minute à perdre au démarrage. J'ai passé une grande partie de mon temps à rédiger et faxer des demandes d'examens complémentaires (radio, scanner, IRM et autres joyeusetés) et bien plus de temps encore au téléphone pour négocier ces rendez-vous que je demandais. Parfois c'était très urgent. Souvent il a fallu trouver les mots, les bons arguments pour convaincre l'interlocuteur de prendre mon patient, mon urgence et pas une autre à sa place, souvent j'ai du argumenter avec des personnes qui étaient à quatre étages au-dessus de moi dans la hiérarchie hospitalière et il ne fallait pas se démonter parce que ce que je demandais, mon patient en avait réellement besoin. Du coup on a trouvé des parades comme ne jamais se présenter au téléphone en tant qu'externe mais parler au nom du service en commençant chaque appel par : "Bonjour ! Je vous appelle depuis le service de [nom du service] au sujet du patient X...".

Un rendez-vous représente souvent plus d'un quart d'heure au téléphone entre les mises en attentes, les changements d'interlocuteurs, les faux numéros et l'argumentation a proprement parler. J'ai appris par devers moi que l'enjeu "humain" suffit à rendre la tâche la plus banale stressante. Aujourd'hui je l'explique comme ceci : le rôle de l'externe n'est pas "vital", ce n'est pas lui qui prendra la décision clé, il est rare qu'il se retrouve dans une posture à être seul décisionnaire ou seul à savoir quoi faire et comment le faire mais si l'externe fait mal son travail, le bâcle ou ne remplit pas ses missions, c'est une perte de temps pour le patient et donc une perte de chance ainsi qu'une charge de travail supplémentaire pour l'interne qui pendant qu'il fera ce que devait faire l'externe ne pourra pas se consacrer à d'autres problématiques plus concrètes que de perdre 20 minutes qu'il n'a pas au téléphone. Enfin l'ambiance dans un service n'est pas vraiment à la sérénité : c'est un grand ballet de soignants qui marchent à une cadence élevée, un concert de téléphones qui sonnent souvent longtemps dans le vide, un univers dans lequel j'avais un temps limité, quatre heures chaque matin pour réaliser toutes les tâches qui m'incombaient.

Voilà pour le côté pression. Rajoutez à cela les examens à chaque fin de mois pour une année se chiffrant à plus de 3200 pages de cours à apprendre et apprises (enfin... apprises... de façon si brutale et rapide que pour en garder une trace pérenne et que tout ce travail n'ait pas été réalisé en vain il faudra repasser sur chaque item cet été)(ô joie), les quatre semaines de cours intensives pour boucler le master 1 que nous validons en parallèle et les seulement 3 semaines de vacances qui pour ma part ont été grillées pour réviser avant chacun des gros partiels. Vous avez maintenant  un aperçu de ce qu'a été cette année présentée comme "charnière" par notre vice-doyen.

Mais si ces considérations sont inhérentes à mon vécu de cette première expérience dans le monde médical ainsi qu'à ma place au sein de celui-ci, il est d'autres constatations qui je crois sont encore plus importantes à souligner. Et en premier celle-ci : le gouffre qui sépare les médecins des patients. À l'hôpital, et si vous avez déjà été patient je ne vous apprends rien, le patient... patiente. Il reste une grande partie de sa journée dans sa chambre sans qu'il ne se passe rien, tout du moins en apparence. Le médecin vient lui rendre visite, souvent plusieurs d'entre eux de grades différents, l'externe, l'interne, le chef, à chaque fois cela dure une dizaines de minutes parfois plus (le jour de l'entrée) souvent moins et chaque fois ce sont un peu les mêmes questions pour à peu près toujours les mêmes réponses apportées par les patients. Comment ne pas se sentir désœuvré, abandonné à son triste sort ? Surtout que tous les médecins n'ont pas un comportement irréprochable vis-à-vis du malade, combien de fois en ai-je vu se parler entre eux du malade pourtant présent dans la pièce dans notre jargon qui à tout d'une langue étrangère pour le tout venant ? Pourtant ce que les patients ne voient pas c'est que l'essentiel de ce que l'on fait pour eux ne se passe pas dans la chambre mais en coulisses. Ce sont des heures passées à discuter du cas, analyser les résultats d'analyses, émettre des hypothèses et prescrire les examens pour les confirmer ou les infirmer, se battre donc au téléphone pour obtenir ces examens, attendre la date du rendez-vous, puis les résultats, en fonction des résultats en reparler dans l’équipe, voire même présenter le cas en "staff"* pour prendre l'avis d'autres spécialistes sur la marche à suivre, les examens/traitements/interventions à proposer. Puis une fois une décision de traitement arrêtée, commencer le traitement, surveiller sa tolérance, voir ses effets, vérifier qu'il donne les résultats escomptés... vous l'aurez compris, le champ de bataille c'est le bureau médical, pas la chambre du patient (en tous cas pas dans les services où l'enjeu est diagnostic - dans les services de rééducation/psychiatrie/desintox c'est différent mais ce n'est pas notre sujet)

NB : Staff - réunion rassemblant des médecins de diverses spécialités travaillant au sein du même service ou non au cours de laquelle sont présentés les dossiers posant question.

Être à l'hôpital était au final une évidence et pas évident du tout. Cette année a été marquée par de nombreux doutes - suis-je à ma place, vais-je y arriver, serais-je un bon médecin, suis-je une bonne externe, fais-je bien mon travail, est-ce ce que je me vois vraiment faire plus tard, aurais-je les qualités nécessaires pour être un bon soignant, ne suis-je pas une usurpatrice, suis-je suffisamment douée/intelligente/vive/perspicace...? Les semaines où je me suis sentie le mieux dans mon travail sont celles que j'ai passées en hôpital de semaine de neurologie car la neurologie "me parle" c'est une logique que je comprends et un domaine qui me fascine, lorsque notre chef nous expliquait des choses c'était tout de suite "évident" (ce qui était loin d'être le cas par exemple en pneumologie où je suis passée après) - et celles que j'ai passées en soins de suite et réhabilitation respiratoire (SSR respiratoire) cette fois-ci pour des raisons totalement différentes à savoir le vrai travail d'équipe où le médecin n'est que l'un des nombreux intervenants et joue le rôle de coordinateur, la longue durée de séjour des patients qui permet de les connaître vraiment, les progrès que l'on constate chaque jour et le bonheur de les voir partir plus autonomes et plus confortables. C'est en médecine interne que je me suis le plus éclatée intellectuellement parlant tant la variété des pathologies présentées par nos patients était riche. C'est aussi en médecine interne que j'ai vécu pour la première fois de voir mourir des patients en salle, dont l'un des miens. 

Perdre un patient est très étrange. J'ai eu l'immense chance de ne voir partir qu'un seul de mes patients cette année, lors de ma toute dernière semaine de stage, la semaine de trop sans doute. Certainement beaucoup des personnes dont je me suis occupée cette année sont mortes depuis mais jusqu'à il y a quinze jours je n'avais jamais perdu un patient dont je m'occupais encore, un patient encore dans le service. Avec ce patient j'ai découvert ce que c'était que de se préparer chaque matin à l'éventualité de son décès durant la nuit. J'ai vécu ce choc d'apprendre sa mort un matin par son nom qui ne figurait tout simplement plus au tableau, un choc enrobé de coton, comme anesthésiée, pour me permettre d'achever la matinée qui s'ouvrait entière devant moi. J'ai vécu l'incompréhension de la tristesse diffuse et des larmes qui ne venaient pas pour éclater finalement en sanglots sous la douche, sans comprendre vraiment pourquoi là, pourquoi comme ça, pourquoi pas plus tôt. J'ai ressenti également la culpabilité et le doute derrière ces larmes : sur qui pleurais-je ? Sur moi ou véritablement la mort de mon patient ? Avais-je le droit de le pleurer ? Étais-je légitime dans ma peine ? 

Voilà le genre de questions qu'un soignant à quelque poste qu'il se situe se pose et avec lesquelles il doit composer au quotidien.

Cette année j'ai appris à trouver la juste distance avec mes patients, ni proche, ni trop loin, et je tâtonne encore. J'ai appris à frapper d'une main sûre sur les portes des chambres de ces inconnus dont je devrais pouvoir retracer l'histoire après les trente minutes qui allaient suivre, j'ai appris à me présenter d'une voix claire, à sourire beaucoup, à établir une relation médecin-patient en quelques minutes défi que relèvent tous les soignants tous les jours. Ces stages m'ont soignée un peu de ma crainte du changement, m'ont appris à dire au revoir et à recommencer ailleurs, à me sentir à l'aise avec des inconnus, à aller vers les autres d'un pas plus serein (essayez d'aller tous les jours voir des inconnus et en quelques minutes d'aborder tous les aspects jusqu'aux plus secrets et intimes de leur vie, vous verrez...)

J'ai passé toute l'année dans le même hôpital ce qui fait que je m'y sens aujourd'hui "comme chez moi" et que je ne m'y perds quasiment plus. Je sais quelles personnes appeler pour des avis, je me suis plus d'une fois retrouvée au téléphone avec mes supérieurs des stages précédents, j'ai plus d'une fois croisé des personnes avec lesquelles j'ai travaillé le matin en arrivant à l'hôpital et qu'est-ce que j'ai aimé ça !

Cette année fut incroyablement dense, incroyablement intense et éprouvante. C'était une année charnière effectivement et je suis passablement lessivée. Mais au final, même si les doutes ne sont jamais loin et le découragement toujours prêt à toquer à la porte, je crois que tout ceci n'est pas vain. Ou pas totalement en tous cas.

Et pour finir, cette année en deux chiffres anecdotiques

4 mois - la durée de vie de l'illusion "comme je suis bonasse en blouse" pour la sévère réalité "on dirait un sac à patates avec des boutons pression".

1 mois - le temps que j'ai mis pour en avoir marre des chignons tous les matins. J'ai donc recoupé mes cheveux.

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Apricots & Berries Love Pie

15 . 07 . 14

Apricots & berries love pie 1

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé cuisiner, cuisiner pour les autres. Penser une recette, choisir les ingrédients, prendre le temps de la réaliser, peaufiner des détails, travailler l’arrondi d’un biscuit ou l’agencement des fruits sur une tarte, l’onctuosité d’une crème, la finesse ou le moelleux d’une pâte… J'ai plus d'une fois retiré tous les fruits d'une tarte parce que le rendu n'était pas assez joli à mes yeux. Mais cela fait partie du plaisir de préparer comme de celui de manger, créer quelque chose qui flatte l'oeil et émoustille les papilles avant même que la première bouchée ne les aient effleurées. 

Il y a deux semaines je suis rentrée chez mes parents et j’ai retrouvé le temps d’un week-end la routine des jours de lycée où chaque dimanche je préparais le dessert. Les abricots étaient vendus cette semaine-là à un prix dérisoire sur le marché et les groseilliers que j’avais coûte que coûte convaincus mes parents de planter il y  a de ça quelques années alors que nous emménagions à peine dans cette maison et que je me découvrais une passion pour la préparation des confitures, avaient donné leurs fruits pour la saison. J’ai retrouvé les anciennes habitudes et le plaisir bien difficile à expliquer, de voir mes proches se régaler de ce que j’avais préparé. Je crois que d’avoir passé tant de temps avec mon arrière-grand-mère, petite comme devenue un peu plus grande, m’a transmis cette manière-là d’aimer : en cuisinant pour les autres.

Apricots & berries love pie 3

Ingrédients

Pâte

De la farine (ici 2/3 riz + 1/3 maïs)

1 verre nutella de sucre

125 g de poudre d’amande

1 pincée de sel

100 g de beurre coupé en cubes, froid

1 pot de crème épaisse de 125g

Garniture

Confiture de prunes

Abricots

Groseilles

Apricots & berries love pie 6

Préparation

Pâte

1. Mélanger tous les ingrédients secs

2. Emietter le beurre coupé en dé avec les ingrédients secs pour l’y incorporer.

3. Rajouter la crème fraîche. Si vous êtes seul(e) en cuisine, ne mélangez qu’avec une main (vous aurez besoin de l’autre pour rajouter de la farine). Sinon, appelez à l’aide.

4. Former une boule. Laisser reposer 1h au frigo minimum avant de l’étendre.

5. Garnir un moule de pâte à tarte (la marche à suivre par ici et ici)

Apricots & berries love pie 2

Montage

1. Piquer le fond de tarte à l’aide d’une fourchette.

2. Etaler sur le fond de tarte une grosse cuillère à soupe de confiture de prunes

3. Ranger les abricots

4. Saupoudrer de groseilles

5. Enfourner à 160°C. Laisser cuire tout doucement jusqu’à ce que les bords dorent. Lorsque votre tarte vous semble cuite et 5 minutes avant de la sortir du four, la saupoudrer de sucre (idéalement de cassonade) et la renfourner pour 5 minutes supplémentaires (le sucre fond, caramélise et c’est un vrai délice).

Servir tiède avec une boule de glace « Crème de Vanille » Carte d’Or (ma préférée)

Apricots & berries love pie 4

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