Salade italienne post Yoga


salade italienne post yoga 5

Lorsque je sors de mon cours de Yoga hebdommadaire comme d’une courte session via les très chouettes vidéos d’Adrienne, j’ai généralement peu faim. Si cet hiver je me tournais vers un grand bol de soupe, les températures qui radoucissent me font ré-incorporer lentement à mes sessions de batch cooking les salades composées colorées pleines de saveurs complémentaires qui m’ont tant manqué durant la saison froide.

Cette salade italienne a accompagné ma reprise du Yoga cette semaine après deux semaines d’arrêt riches en sourires, trajets, balades longues longues longues, montagnes russes et matelas posés à même le sol – l’appartement transformé en une joyeuse auberge espagnole – mais très pauvres en temps tourné vers soi. Et c’était doux et souriant de vivre un temps dans l’ébullition permanente, au milieu des imprévus joyeux dans lesquels chaque jour trouvait son petit air de fête. Les jours comptés ont fait naître l’urgence de faire corps avec le sentiment d’assez et c’était désarmant de s’essayer à être, tout simplement, sans guide extérieur, sans impératifs ni horaires décidés. Désarmant de laisser aller tout ce à quoi ce temps n’était pas dédié pendant que nous étions autre chose. Désarmant d’assumer pleinement le présent et tout ce qui ne rentrerait pas cette fois-ci dedans. Et comme s’il fallait abandonner Avril et ce poids dont il s’était lesté d’être « le dernier », ce n’est vraiment que le 1er mai que j’ai réussi à faire corps avec ce temps compté pour vraiment – le temps d’une journée – en profiter.

J’ai donc repris ce lundi après les tourbillons le chemin du petit studio de Yoga lumineux aux murs blanc et sol tressé où j’ai trouvé mes habitudes au fil des semaines et des cours partagés. Après les longues pauses mon corps tiraille souvent un peu plus que d’habitude – mes muscles encotonnés – mais de ces sessions de reprise je sors toujours infiniment plus légère qu’après aucune autre. Et j’adore cet effet ON/OFF qu’ont ces sessions-là d’être aussi difficiles que rassérénantes. Le changement s’opère dès le cours suivant dans lequel déjà vient se fondre au creux une idée d’entretien, de maintien et de vertige des progrès trop grands qui murmurent la peur, au moindre cours oublié, de voir perdue toute mon avancée. Cette peur qui creuse l’écart entre l’arrêt et la reprise et participe aussi à ces grandes bouffées d’air frais lorsque mes pieds trouvent à nouveau leur place sur mon tapis violet. 

Toutes ces réflexions en vrac partagées, je vous laisse avec la recette de cette salade colorée qui est ma préférée après les cours mouvementés.

Salade italienne post Yoga 6

Ingrédients

Sauce
Moutarde
1 c.à.s d’huile d’olive
1 c.à.s de velour balsamique
Arôme maggi

Tomates cerises
1 boule de mozzarrella
Roquette
Parmesan grossierement coupé
Pignons de pin
1 c.à.s de pesto (disponible à l’appartement Sezane)

Préparation

1. Dans un petit bol, mélanger les ingrédients de la sauce. Verser la sauce au fond du récipient qui contiendra votre salade.

2. Couper tomates, mozzarella et parmesan grossierement. Ajouter successivement tomates, mozzarella, roquette puis parmesan au récipient dans cet ordre (pour éviter que la sauce ne cuise la salade)

3. Ajouter sur le dessus pesto et pignons de pain. Fermer le récipient et le glisser dans votre sac de yoga.

salade italienne post yoga 4Et vous, quels sont vos plats préférés après le sport ?

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Ma cure anti-chute de cheveux


Ma cure anti-chute de cheveux - Beauté - Miss Blemish

Cela fait un moment que nous n’avons pas parlé beauté et encore plus longtemps que les photos de cet article attendent leurs mots pour vous parler de la cure anti-chute de cheveux que j’ai suivie cet automne et qui m’a probablement sauvée d’une calvitie-version-femme – hommes et femmes ne perdant pas leurs cheveux de la même façon et aux mêmes endroits – précoce. 

L’été dernier, j’ai commencé à perdre beaucoup plus de cheveux que j’en avais l’habitude jusque-là. Pensant que mes cheveux avaient un peu d’avance sur l’automne où je les perds toujours un peu plus que le reste de l’année, j’ai redoublé de soins nourrissants et apaisants, des shampoings aux masques – qui font partie intégrante de ma routine habituelle – aux crèmes/huiles de soin appliquées sur cheveux secs au niveau des pointes pour les garder jolies plus longtemps – l’application de sérum nourrissant ou d’une huile sèche sur mes pointes après chaque séchage au sèche-cheveux me protège des fourches depuis des années ! J’ai toujours aimé prendre soin de mes cheveux et ce sans doute parce qu’avec mes problèmes de peau, ils sont depuis longtemps le seul terrain sur lequel je peux m’amuser aux essais cosmétiques les plus fantaisistes sans risque de désastre. Malgré ça, la perte ne s’est pas amendée et loin de durer quelques semaines, bientôt je perdais mes cheveux depuis trois mois déjà.

Après avoir fait quelques recherches et vérifié que je ne prenais aucun traitement ni n’avait aucune maladie pouvant expliquer cette perte – un dermatologue peut vous aider dans cette démarche – j’en ai parlé à ma coiffeuse cet automne qui m’a conseillé de suivre la cure anti-chute d’Eugène Perma de 3 mois composée d’un shampoing et d’ampoules d’application locale – formulation femme ou formulation homme – de leur gamme « Stimulant Fondamental ». Et j’étais plutôt motivée à la suivre à la lettre après qu’elle m’ait dit qu’un cheveu tombé – hors chute physiologique quotidienne – est un cheveu perdu.

Ma cure anti-chute de cheveux - Beauté - Miss Blemish

La cure anti-chute – Utilisation des produits

Pendant les trois mois de la cure je ne devais me laver les cheveux qu’avec le Shampoing de la gamme Stimulant Fondamental. L’utilisation des ampoules « Traitement Femme » se découpait quant à elle en deux parties. Le premier mois, leur application était systématique après chaque lavage sur cheveux bien essorés juste avant de les sécher. Je répartissais le contenu d’une fiole à l’aide d’un applicateur en forme de stylo sur les zones particulièrement touchées – indiquées par ma coiffeuse : bordure du visage et haut de ma tête. Après l’application, je massais légèrement mon cuir chevelu pour terminer de répartir le produit puis je séchais mes cheveux normalement. Les deux mois suivant, si je continuais de n’utiliser que le shampoing Stimulant fondamental, je n’appliquais plus d’ampoule qu’après un lavage sur deux et ainsi jusqu’à sa fin.

Durant la cure, j’ai continué à utiliser mon masque pour cheveux colorés cuivrés de la même marque ainsi que mon huile sèche sur mes pointes et n’ai rien changé à ma routine ni à mon alimentation. 

Mon avis sur les produits

Le shampoing a une odeur que je trouve très agréable proche de celle des shampoings conventionnels, mousse très bien et souvent dès le premier shampoing, est efficace en petite quantité et – bonus ! – m’a permis de gagner un jour supplémentaire entre chaque lavage. Aujourd’hui où je continue de l’utiliser occasionnellement, il fait partie de mes préférés. 

Les ampoules « Traitement Femme » étaient faciles d’emploi grâce à l’embout applicateur et le passage massage du crâne très agréable à réaliser pendant la cure. J’ai d’ailleurs gardé ce réflexe d’en prendre le temps sur cheveux démêlés pendant que mon masque pose – ce qui m’aide à mieux respecter le temps de pose préconisé désormais. 

La gamme comporte également deux autres produits, un spray et un sérum que la marque préconise en préventif ou en entretien de la cure mais je n’en ai utilisé aucun des deux.

A noter qu’il s’agit de produits conventionnels qui ne vous conviendront pas si vous préférez les soins bio ou à tendance « naturelle » avec un solide cahier des charges pour leur composition. 

Les résultats

Cette cure a vraiment très bien marché sur moi, là où j’étais pleine d’espoir mais sceptique. Le « principe actif » au coeur de la cure utilisé dans la formulation du shampoing et du sérum, le « Vitacellium » est présenté comme un « puissant agent de régénération cellulaire qui active les cellules souches, stimule les follicules pileux, active leur fonctionnement, optimise les cycles capillaires et ainsi redonne une nouvelle énergie aux cheveux. » J’ai commencé ma cure le 1er novembre 2015. Dès le premier mois, j’ai pu constater l’arrêt de la chute incontrôlée de mes cheveux avec la reprise d’une chute physiologique à chaque démêlage : une noisette de cheveux en lieu et place d’une poignée. Puis au fil de la cure, j’ai vu apparaître de nouveaux petits cheveux très nombreux encadrant mon visage. S’ils sont aussi difficiles – impossibles – à gérer qu’une frange dont on veut se débarrasser je suis vraiment très heureuse qu’ils soient là – d’autant plus que je n’espérais pas regagner la masse perdue pendant ces mois de perte incontrôlée. Cette cure a sur mes cheveux tenu ses promesses et ses effets perdurent depuis que je l’ai terminée fin janvier. Mes nouveaux petits cheveux continuent de rattraper à leur rythme les plus grands et mes cheveux n’ont pas repris leur chute effrénée.

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Quelle fréquence ?

Ma coiffeuse m’a conseillé de faire une cure par an, en automne ou au printemps – périodes où nous avons tous tendance à perdre un peu plus nos cheveux – et d’entretenir les effets durant l’année en utilisant de temps en temps le shampoing anti-chute en complément de mes autres shampoings habituels sans changer plus avant mes habitudes.

Quel coût ?

Cette cure est onéreuse. Si la bouteille de shampoing Stimulant fondamental d’Eugène Perma coûte 12€ et dure plutôt longtemps (2 mois en usage unique et la deuxième bouteille dure depuis janvier en usage combiné), le sérum « complexe Vitacellium » – vendu en boîtes de 12 fioles de 3.5mL – avec 2 boîtes nécessaires par cure demande un investissement de 119€. Si je n’avais pas été vraiment inquiète je ne suis pas sûre que j’aurais consenti ce coût (c’est l’effet « un cheveu tombé est un cheveu perdu »). Mais voilà cette cure a si bien marché pour moi que je ne regrette aujourd’hui absolument pas cet investissement.

Les prix indiqués ici sont ceux qui étaient appliqués dans le salon de coiffure où je vais au moment où je les ai achetés, il est possible qu’il y ait de légères différences selon les revendeurs et leurs accords avec la marque

Ma cure anti-chute de cheveux - Beauté - Miss Blemish

Et vous, vous avez déjà eu des problèmes de chute de cheveux ? Des astuces, produits ou conseils pour l’amender ?

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Les instants partagés


26 mars 3

Toucher du doigt l’impression du temps qui s’étire, étreindre la certitude éphémère d’en avoir suffisamment, dormir tout mon soûl – encore 5 minutes, encore un bout de matinée – lire au soleil sur les draps fraîchement changés et puis sur la terrasse et sur le canapé, n’écouter que d’une oreille distraite, garder de la place pour rêver, travailler au meilleur moment, écrire sous la couette. Saisir l’instant et le suivant, m’inquiéter doucement, dire « c’est mon affaire » et pousser ces misères jusqu’aux frontières, humer l’air mielé des arbres en fleur de l’allée – en avance cette année – photographier le printemps en souriant. Prévoir sourire aux lèvres et yeux fermés quelques heures dans l’atmosphère apaisée, saturée d’huiles essentielles et de vapeur parfumée du hammam juste à côté et des glaces au bord du lac très clair partagées. Faire des plans sur la comète, regarder les étoiles. Sourire au clavier, comme à cette heure les mots trouvent leur chemin sans heurt de tout là-haut jusqu’au bout des doigts, serrer ma chance sur l’instant, ce petit pont créé de moi à toi. Manger des fraises avec de la chantilly dans les coupelles en verre clair de mon arrière-grand-mère, retourner jusque derrière le lycée dans la rue où elle habitait, trouver un kilo de moins sur la balance des vacances, relire mes notes et mettre de l’ordre dans ces mots parlant du corps. Fermer les yeux, faire des rêves sans queue ni tête de ceux qui trouvent le mieux à s’imprimer et en parler en riant au petit-déjeuner.

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Trembler sur le ponton, rire en escaladant les rochers de la courte avancée à fleur d’eau, se perdre dans les petites routes et découvrir jolis villages, champs et arbres en fleurs. Rire au cinéma – notre rendez-vous préféré – dire « c’est exactement ce bleu là que j’imagine pour nos volets, un jour » et sourire au ciel clair encore là pour nous accueillir, dix-neuf heures passées. Reprendre la route, chanter à tue-tête, râler contre la radio qui grésille tout près des montagnes et dire « tu te rappelles de cette route ? C’est celle que l’on avait prise pour aller pique-niquer cet été ». Manger des pâtes aux courgettes, des gnocchis, des pizzas au chèvre et se laisser étonner par la douceur du céleri en gratin. Reprendre le temps des petits mots déposés aux pieds des articles dévorés et des images douces douces douces, murmurer les premières pistes qui listeraient tous les petits gestes qui font sourire la vie d’ici : les coeurs déposés comme autant de clins d’oeil légers, les mails souriants échangés pleins d’idées et de milles projets naissants, les vidéos qui accompagnent les repas solitaires et les articles murmurant « la vie c’est ça aussi », les petits mots qu’on pose le coeur léger parce que ces quelques lignes nous ont touchées et ceux que l’on sourit d’écrire lorsque l’on sait qu’il viendront faire sourire un début de journée, directement vers vos boîtes mails envoyés. Sourire à l’amoureux qui me dit : « on a l’impression ici que rien ne peut nous arriver » et acquiescer. Retrouver le parfait de ce matelas qui ne s’affesse pas et semble grand grand grand à côté de celui tout petit de Paris, objet de bien des batailles d’oreillers.

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Tenter lentement enfin de lâcher la main à la peur de gâcher du temps, aux doutes venant lester la douceur des moments flottants de l’urgence de faire plus et mieux et rapidement. Réapprendre à sourire au temps offert, peu importe qu’il soit fini, borné, déterminé, trop peu et pas assez et l’envie absente de le remplir jusqu’à le faire presque déborder. Sourire et comprendre que ce n’est pas grave de ne rien faire d’important, qu’être là et heureux d’être ensemble est suffisant. Lâcher la main à la culpabilité de ne pas savoir toujours profiter assez et comprendre qu’il ne faut pas regretter le temps vécu, que si l’on était heureux alors il n’y avait rien à faire de « mieux ».

26 mars 2

Et vous, cela vous arrive aussi parfois de n’être pas sûrs de savoir profiter bien des instants partagés ?

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