Juste un petit mot pour vous dire…


Nocciolata crêpes - cuisine - Miss Blemish

Que j’ai trouvé la garniture des crêpes de mes rêves : des biscuits Thé écrasés – volés à cette pâte à cheesecake préparée la veille et dont il restait encore un bol de miettes – et du Nocciolata. Simple et absolument délicieux :)

Nocciolata crêpes - cuisine - Miss Blemish  

Et vous, de quoi tartinez vous les crêpes de vos rêves ?

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Mon rituel d’écriture


Mon rituel d'écriture - écrire - journal de bord - words - Miss Blemish

Les mots au creux de ventre et poitrine, phrases prises au piège à ma gorge nouée, j’essaye bien – en vain – de rester concentrée sur ce qui m’appelle au présent de tâches grises mangeuses de temps. Des qui d’un « il faut » éclipsent de soucis jusqu’au ciel bleu des jours sans pluie, des raisonnables – immuables – qui ignorent tout de l’impermanence fragile de l’intuition que l’on hume aveugles, en détectives embusqués, prêts à bondir pour en saisir jusqu’à la plus infime nuée.

Février l’an dernier je commence à écrire dans l’instantané. À tout noter, du plus infime début d’idée aux grandes envolées – mêmes un peu bancales, un peu ratées –  petites phrases et fragments isolés. Je décide – comme une évidence – de donner sa chance à la moindre idée consciente que – fugaces et joyeuses – elles n’attendent pas qu’on ait le temps de leur consacrer celui qu’elles réclament là maintenant à l’heure où toujours il y a déjà mille choses dont il faut – vite vite ! – s’occuper, discuter, terminer. Car une fois les impératifs liquidés, les idées ignorées, elles, se sont envolées.

De l’arrêt brutal de ce bouillonnement furieux lorsque soudain le temps revient, j’ai acquis la certitude que c’est de l’agitation que naît l’inspiration. De ces milles choses menées de front, de cette course contre la montre,  des trains qu’on rate et des talons qui claquent sur le pavé. Comme s’il fallait ce fouillis pour que les idées cliquent entre elles et forment ce petit réseau qui mène un souvenir à un autre, une image à une émotion, une odeur, une matière, un sujet pour que du tout entremêlé jaillisse un peu de nous.

Mais pour écrire dans l’instantané, il me fallait un outil toujours prêt, toujours à disposition, qui ne demande pas trop de complications pour s’en servir au quotidien – lorsque je marche, travaille, sors, mange… Et quel est le seul objet – permettant d’écrire – que l’on a toujours sur soi ? Son smartphone. J’écris donc depuis un an déjà sur mon téléphone, dans les brouillons de ma boîte mail. Tout. Et tout particulièrement ce qui touche à ce blog. Idées, bouts de phrases, débuts d’articles, articles entiers – en jets – liens, listes, commentaires, pistes à exploiter, réflexion naissante… Et à ma grande surprise cette manière de procéder a eu énormément de retombées positives sur lesquelles je pourrais disserter si longtemps que je me suis dis qu’une liste serait encore la manière la plus claire de vous en parler… 

Mon rituel d'écriture - écrire - journal de bord - words - Miss Blemish

Les avantages

- Je suis mobile : je peux écrire partout, tout le temps, sans avoir besoin d’espace / de bureau / de lieu spécial / de matériel précis. J’ai juste besoin de mon smartphone chargé. Ce qui est le cas 99% du temps.

- c’est une écriture qui se faufile dans mon quotidien, y fait corps, ne l’interrompt ni ne le contraint. Je ne m’arrête pas pour écrire, j’écris dans le flot de ma journée : j’écris dans la file des courses, j’écris sur le canapé, avant dîner, dans mon lit – matin, soir – j’écris dans les transport en commun, dans le train, à la gare, en attendant un rendez-vous, au café, entre deux impératifs, en travaillant… Cela me permet d’écrire énormément – et bien plus qu’avant – sans que mes proches en ressentent les effets. Je ne m’isole pas pour écrire, j’écris avec eux, à côté d’eux, en continuant la discussion… cela s’intègre, cela ne scinde pas.

- Désacraliser l’écriture jusqu’à rendre l’acte naturel. Écrire tout le temps, partout et sur un support qui n’est pas – au premier abord – destiné à l’écriture créative, a énormément atténué la peur, la crainte, le vertige face à la page blanche. Cela m’a complètement libérée du rituel que l’on connait tous de s’installer face à la feuille blanche – de papier ou d’un document Word encore vierge – et de se dire  » Pfffiuuu c’est LE moment d’écrire ». Je ne vais plus chercher l’écriture, c’est elle qui vient me trouver. Il n’y a pas UN moment où je dois être performante mais une multitude de moments où j’ai des idées, que je note, qui aboutiront peut être, peut être pas mais qui dans tous les cas ne seront pas perdues.

- une écriture quotidienne – au minimum – et pluri-quotidienne le plus souvent. L’écriture a aujourd’hui une vraie place dans mon quotidien sans pour autant que cela « prenne » de la place (cf – points précédents)

- Et avec cette écriture quotidienne, forcément, des progrès. Une plus grande facilité, une plus grande aisance, des idées mieux exprimées, des mots choisis au plus proche du sens que je veux leur donner… Plus on écrit et plus il devient facile d’écrire. Moins on a peur de l’acte en lui-même, moins on place sur nos épaules une pression démesurée, moins on attend du « tout, tout de suite » conscients que c’est une ébauche, une idée, que l’on retravaillera forcement et moins on s’auto-censure.

- La liberté. Tout écrire et aussi s’autoriser à tout écrire. Même si on ne sait pas où ça nous mènera, même si le fragment est tellement insignifiant, même si on sent que l’on s’aventure à l’aveugle dans l’inconnu…

- Et pour ce qui est du côté « pratique » : le fait d’écrire dans mes brouillons de mails me procure un format adapté qui me permet d’avoir une vue d’ensemble de ce que j’écris malgré l’écran réduit – par rapport à celui d’un ordinateur par exemple… et les textes enregistrés sur mon téléphone sont disponibles depuis n’importe quel ordinateur avec une connexion internet. Il est donc facile de les retravailler, de les éditer, de les transférer sur WordPress.

Les inconvénients

Je vous avoue que j’ai eu beaucoup de mal à en trouver des convaincants pour moi mais je retiendrais celui-ci : l’écriture a pris la place de la lecture. Avant je lisais beaucoup, aujourd’hui j’écris beaucoup… cette nouvelle manière de concevoir et de vivre mon écriture n’y est pas pour rien cependant je ne crois pas que cela en soit 100% responsable. Je prends moins de plaisir à lire des romans en ce moment, pourtant la lecture garde une place de premier choix dans mes loisirs car je passe mon temps à lire des articles, des blogs, faire des recherches… peut-être ai-je juste moins de place pour la fiction ces temps-ci…

Note : c’est volontairement que je ne cite pas la marque / le modèle de mon téléphone – low cost – car là n’est pas « l’enjeu ». N’importe quel smartphone fera l’affaire si vous avez envie d’essayer :)

Mon rituel d'écriture - écrire - journal de bord - words - Miss Blemish

Et toi, quels sont tes rituels autour de l’écriture ? Un lieu, un objet, un outil dont tu ne peux plus te passer ? Qui a tout changé ?

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Tartines à trous, miel qui goutte et 22 ans pour apprendre


Tartines à trous, miel qui goutte et 22 ans pour apprendre - Lifestyle - Sourires - Brèves - Humeurs - Be positive - Miss Blemish

Que l’on a toujours raison d’essayer. Même s’il y a déjà tellement de gens plus talentueux que soi – ou du moins est-ce ce que l’on croit – qui ont déjà fait ces choses-là. Que les progrès finissent toujours par arriver et qu’alors on touche à la définition du bonheur de très près. 

Que LA paire de chaussure… existe. La preuve, elle illustre cet article. Et elle vient de Jamie Phillips, dont il y a une petite boutique derrière Odéon à Paris.

Que l’on a toujours raison d’aimer maintenant, même si on n’a « pas le temps ».

Et toujours raison de donner du temps à ce qui nous passionne puisque c’est ça finalement, qui nous fait progresser, avancer, nous réaliser enfin.

Qu’il vient un temps où c’est à nous d’inventer nos rituels, nos traditions, celles en accord avec ce que l’on veut célébrer.

Que rien ne résiste à une ballade à la mer.

Qu’une rupture en amitié peut être aussi dévastatrice – parfois même plus – qu’un chagrin d’amour même si on pleure (un peu) moins au début. Qu’on continue d’y penser encore longtemps après, que c’est une partie de soi qui s’en va, et avec elle un presque frère, une presque soeur pour qui on n’a pas su être là pour de vrai.

Que s’il n’y a pas la mer, il reste toujours les petits trucks à burgers.

Que je ne travaillerai jamais mieux que dans l’urgence, lorsqu’il n’y a plus le choix, et que dans ces moments-là j’adore ça – travailler.

Qu’il faut toujours saisir l’inspiration lorsqu’elle se présente. Parce qu’elle ne se laisse pas facilement amadouer.

Qu’au moindre doute en cabine, il faut s’abstenir. Ce vêtement rejoindra tous ceux que ce n’est jamais le jour de mettre.

Et dans cette catégorie, que je ne serai jamais à l’aise dans les robes qui terminent au-dessus de mi-cuisse parce que ça me rend parano – alors que non non, elle tient en place pas de problème – dans les jupes qui ne sont pas taille haute, dans les jeans taille basse et dans les pulls resserrés à la taille.

Que les pantalons qui arrivent au dessus de la cheville ça marche avec des chaussures qui arrivent presqu’au dessus de la cheville – boots-bottines, compensées, scandales à talon et à lanière sur la cheville.

Que Colin Firth a l’âge de mon père mais que PEU IMPORTE je continuerai à aller baver devant chacun de ses films.

Que j’aurais naturellement du être rousse car, je me sens vraiment bien avec cette couleur-là dans les cheveux.

Qu’à Paris, définitivement, le pass ciné EST une bonne idée.

Que je vis mieux sans les informations télévisées. Comme vraiment mieux. Et que si vous êtes angoissé(e)s, vous devriez essayer. Pour voir.

Que l’on ne peut pas protéger les gens d’eux-mêmes. Ni soi-même de soi-même et qu’il va très vite de devenir son pire ennemi si l’on n’y prend pas garde.

Que les perles, les trench et les escarpins noir « c’est indémodable ».

Qu’il est toujours temps de mieux faire à partir de maintenant. Et jamais trop tard pour dire « à partir d’aujourd’hui ». 

Que devenir adulte c’est se remettre de la déception de l’adolescence de découvrir ceux que l’on croyait parfaits tout simplement… humains. Et de les aimer tels qu’ils sont. 

Qu’il ne faut pas avoir peur de dire « Je t’aime », doucement, tendrement, fort, en criant. Qu’il n’y a ni heure, ni lieu, ni conditions, juste à le murmurer. Pour soi et pour cette personne, là, celle-ci et pas une autre, qui met le bazar là-dedans avec ce coeur qui bat frénétiquement. 

Que ça fait du bien au coeur et à la journée qui s’ouvre à peine de prendre un instant chaque matin de réaliser combien nous sommes chanceux. De nous réveiller à côté de cette personne qu’on aime / de voir cette vue magnifique par nos fenêtres / d’aller à ce travail qui nous plaît tant / d’avoir des amis aussi géniaux et présents / d’avoir hérité de ce don particulier / de réveiller ce petit enfant d’un « il est l’or monseignor » (il n’y a que ma maman qui faisait ça ?) …

Et qu’il suffit d’une personne pour tout changer et rendre la vie encore plus… tout. 

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