Traitement radiofréquence des cicatrices d’acné | mon expérience


Traitement radiofréquence des cicatrices d’acné | mon expérience Miss Blemish

20 mai 2021

Cette semaine j’ai eu mon 1er rendez-vous pour le traitement de mes cicatrices d’acné. C’est un rendez-vous dont j’attendais l’idée depuis longtemps : ce serait la dernière étape d’années de hautes luttes contre l’acné. Car pour que ça vaille le coup, il fallait que le gros des poussées soit du passé – histoire de ne pas avoir à refaire le traitement plus tard. J’ai tourné autour de l’idée longtemps, par crainte que l’état de ma peau se redégrade, par superstition que cet excès de confiance ne soit sanctionné par un retour en fanfare de l’acné. Et puis, bon, il faut croire que j’ai réussi à me lancer. 

Ce n’était pas la 1ère médecin que je consultais pour ma peau pourtant, enlever mon masque, me placer sous la loupe et lui laisser voir ce que j’essaie de faire oublier à tous les autres le reste du temps, fut tout aussi difficile que toutes les fois précédentes. Sur la table d’examen, sous la lumière bleue, je me trouvais à mon endroit le plus vulnérable. Nous partagions désormais le savoir des miroirs de salle de bain. Un savoir intime aux larmes salées.  Les cicatrices dont elle aurait à s’occuper n’étaient pas les plus profondes.

En creux, héritées des boutons touchés, profonds ou très inflammés, voilà les cicatrices que je lui confiais. Celles qui donnent à mon visage sous la lumière rasante un air de Lune. Elle utilisera un traitement par radiofréquences avec une machine combinant chaleur et action mécanique de fines aiguilles. Il faudra venir 1h avant chacune des séances pour l’application d’une crème anesthésiante et ça coûtera cher, plus que je ne pourrais l’avouer sans rougir de honte. On a fixé le 1er rendez-vous en septembre alors il faut croire que ça va avoir lieu pour de vrai. Est-ce que rendre à ma peau un grain régulier guérira tout le reste ? C’est une illusion à laquelle j’ai longtemps cru avant de faire l’expérience que ça ne marchait pas comme ça et d’apprendre qu’elle était le propre des complexes : leur donner un pouvoir et une importance qu’ils ne possèdent pas tout à fait. Mais peut-être que ce sera un pas qui rendra moins douloureuse encore l’idée de ma peau vue par les autres. 

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Update | Avril 2021


dans mon sac pour 4 jours à copenhague - slow travel - Miss Blemish

Pfffiou, par où commencer ? Depuis une poignée de jours je travaille à l’adaptation en essai de ma thèse à paraître à l’automne. Je refais connaissance avec mon sujet, j’annote, je dessine des plans, des chronologies, je raconte une histoire. Je serre ma chance, j’ai peur qu’elle s’envole. Je relis chaque phrase, dans ma tête, à voix haute, les enchaînements, il faut que ça chante, que ce soit clair mais riche, j’essore mon texte pour en extraire toutes ses données. Ça me rend drôlement heureuse de m’asseoir devant mon traitement de texte chaque matin si vous saviez !

Et puis je réfléchis beaucoup à ce que je vais faire de ma vie. J’ai plein d’idées et parfois ça me donne des ailes, parfois je ne sais plus vers où regarder. J’essaie de changer l’aiguillage de ma boussole, troquer la direction peur pour la joie et ça marche, la plupart du temps.

Dans 2 semaines je reprends mon travail à plein temps pour 1 an et qu’est-ce qu’un an dans une vie ? C’est drôle, c’est l’argument qu’il est coutume d’employer pour justifier la dureté de sa 1ere année. La vérité toutefois est que ça ne devient jamais moins dur, on substitue seulement les types de difficultés. Très vite la souffrance déjà consentie devient justification à consentir les suivantes – un biais cognitif bien connu : continuer à perdre sur l’autel de ce qu’on a déjà perdu. Alors qu’est-ce qu’un an dans une vie, si vous voulez mon avis : beaucoup. Mais je crois avoir appris ces 9 dernières années à enchanter mon quotidien « malgré ». À faire des interstices, des canopées. À savourer les instants où je peux être tout à mon métier sans tout ce qui lui pèse autour.

Voilà où j’en suis, en transition vers l’après et ça fourmille de questions

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Fragments | Après l’hiver


après l'hiver fragments miss blemish

Je m’en suis aperçue ce matin. Assise à la table du petit-déjeuner juste avant de partir prendre mon train, la peur n’était plus là. Il y avait pourtant ce message envoyé la veille au soir qui n’avait toujours pas reçu de réponse ou encore ces postes auxquels j’avais postulé et dont j’ignorais lequel me choisirait. Les lendemains n’étaient pas plus certains qu’hier mais j’avais le cœur serein ; une mue qui touche à sa fin. Depuis l’été je m’étais lentement délestée. J’ai quitté, terminé, commencé. Plus d’engagements en attente contractés sous une autorité supérieure, ils avaient été honorés et là, ce matin, je réalisais que j’étais libre, enfin. J’étais et j’étais bien. Et parce qu’ici nous étions en paix alors le reste pouvait se décliner dans ses infinies possibilités, j’y survivrai. Je pouvais t’aimer quand bien même je ne te reverrais plus jamais. Je pouvais voyager quand bien même personne ne m’accompagnerait. Je pouvais écrire maintenant que j’étais diplômée. Je pouvais prendre des risques puisque c’est moi désormais qui les assumait. J’avais grandi et ce n’était pas grave. Au contraire c’était même plutôt bien.

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