Miss Blemish

Happy Bagels

10 . 09 . 14

Happy Bagels 1

J'ai découvert l'existence des Bagels lors de mes recherches pour mon voyage à New York. Depuis ces lignes lues à leur sujet, j'en ai mangé des exécrables au Hard Rock Coffee de New York (que je vous déconseille fortement) et d'excellents l'été dernier au Canada. Il faut savoir qu'à Montréal, le Bagel est une institution : deux maisons se disputent d'ailleurs le titre de "meilleurs bagels de la ville". Pour avoir goûté ceux confectionnés par chacun, ils sont aussi excellents les uns que les autres, n'ayez donc aucune crainte si votre chemin ne peut s'arrêter dans les deux enseignes lors de votre passage en ville. Sinon, profitez de ce duel pour manger deux fois plus de bagels pendant votre séjour !

Cependant, et ce malgré l'appétissant article spécial Bagels du deuxième numéro de Candide Magazine cet hiver, les bagels étaient restés des gourmandises d'outre-atlantique. Puis il y a quelques semaines, des bagels se sont invités au menu de la soirée d'une amie. Passée mon admiration d'avoir réussi à manager la préparation d'autant de sandwichs sans que cela vire à la catastrophe et mieux, en nous régalant tous, je me suis dit que c'était vraiment trop bête de se priver d'une alternative aussi simple et savoureuse faisant un peu swinguer nos sandwichs.

Je vous propose aujourd'hui deux recettes qui nous ont ravis la semaine dernière, en toute simplicité, accompagnées d'un salade de jeunes pousses avec quelques tranches d'avocat, des tomates cerises et une vinaigrette de grand-mère.

Le Bagel

Couper votre bagel en deux dans le sens de la longueur. Glisser chaque moitié dans votre grille-pain.

A défaut de grille pain, posez vos demis-bagels face mie vers le haut sur une plaque et enfournez-les quelques minutes au four position grill.

Une fois vos bagels légèrement grillés, réassembler votre bagel et coupez-le dans le sens de la largeur cette fois-ci. C'est bien plus simple et agréable à manger ainsi !

Recettes

 

Happy Salmon bagel 1

Ouvrez votre bagel. Tartinez le rond inférieur coupé en deux de fromage à tartiner (type Saint-Morêt ou Philadelphia - pour cette recette j'ai utilisé le fromage à tartiner "Ligne" de Leader Price, disponible à Paris à Franprix)

Recouvrez chaque moitié d'une tranche de saumon, puis de lamelles d'avocat, puis de quelques feuilles de roquette.

Refermez votre bagel, fixez les deux moitié ensemble en sandwich à l'aide d'un cure-dent en bois.

Fermez les yeux après la première bouchée et, savourez.

Happy salmon bagel 2Happy Salmon Bagel 3

 

*

 

Happy Italian bagel 1

Ouvrez votre bagel. Tartinez le rond inférieur coupé en deux de fromage frais type Petit Billy

Recouvrez chaque moitié de chiffonnade de jambon cru et de quelques feuilles de roquette.

Refermez votre bagel, fixez les deux moitié ensemble en sandwich à l'aide d'un cure-dent en bois.

Happy italian bagel 2Happy italian bagel 3

 

Bonus, la vinaigrette de grand-mère

1/2 c.à.s de moutarde

4 c.à.s d'huile d'olive

1 c.à.s de vinaigre de framboise

Arôme maggi

Poivre

Bon appétit !

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Les sourires de la semaine #40

8 . 09 . 14

les sourires de la semaine #40 bis

Une après-midi comme un entracte pour poser des fins. La fin des révisions, la fin du stage, la fin de mes rattrapages. Une après-midi avant le dernier plongeon, la grande inspiration avant la dernière longueur en apnée.

"On se retrouve là où l'on s'était revus la première fois ?"

Les allées des tuileries, ombragées, deux presque transats sous les arbres. Tantôt côte à côte, tantôt main dans la main, tantôt face à face, tantôt l'un contre l'autre. Jouer à cache cache avec le soleil perçant au gré du vent l'épais feuillage. Parler d'un footing, demain matin, peut-être, on verra.

"Psssst... finalement je n'ai pas la foi d'aller courir...
- Moi non plus...
- On dort encore ?
- Oui..."
Et un samedi qui voit ses volets ouverts à midi.

Les tables de nos petits déjeuners. Je ne me lasse pas de ce moment-là. Rien n'est pourtant plus simple que cette table avec ses deux jus d'Orange, sa théière, son bol de chocolat chaud, ses tartines et son pot de confiture ouvert. Pourtant, chaque matin l'envie d'immortaliser ce moment-là me chatouille le creux du ventre. C'est beau, c'est simple, c'est une belle façon de débuter une belle journée.

"Tu as rêvé ?"

Dîner de pêches, de chèvre frais et de chiffonnade de jambon cru, sur l'herbe face à l'écran du festival de courts métrages Silhouettes.

Mon préféré de la soirée ? En attendant Godart. Drôle et pétillant.

Voir le ciel se couvrir et se découvrir au fil de la soirée. Les étoiles sont bien pales à Paris mais je me plais toujours autant à les regarder. Même les yeux plissés...

Se réveiller avec la lumière du jour après une courte nuit sur le canapé des amis et par la fenêtre, derrière les toits, dire bonjour à la Tour Eiffel.

Samedi matin, soleil radieux, rentrer à pied et profiter de la douceur de la matinée. Se promettre tout bas qu'on ne bradera plus ses aurores à Morphée. Ces heures-là sont bien trop précieuses.

Un manteau. Entre bordeaux, rouille et framboise. Un duffle-coat. Une petite merveille avec mes tous nouveaux cheveux roux.

Quelques instant volés à mes révisions passés avec ma maman. Devenus rares, restés précieux.

Saint-Michel - La tour Eiffel, à pied : 1h30. Pleins d'arrêts, juste le temps d'un petit pas de danse (les quais croulent sous les bars à l'ambiance sympa)

"Bonjour je voudrais un tomme barbecue burger... sans tomme" le fromage et moi, c'est compliqué... 

Se lever, enfiler un jean, rapidement coiffer ses cheveux avec ses mains, récupérer quelques pièces de monnaie et se faufiler dans la fraîcheur du matin jusqu'à la boulangerie. Déjeuner de pain frais.

"C'est quand même génial, moi j'adore manger et toi, tu adores cuisiner"

Écrire avant que le soleil se lève avec en léger fond sonore la playlist Jazzy Romance de Spotify.

Du jus de framboises avec du basilic dedans (ça n'est pas répugnant comme cela semble être, mais ce n'est pas aussi délicieux que la version fraise) et de la glace au yaourt, les yeux dans les yeux.

S'embrasser devant l'Opéra Garnier. Un petit temps d'arrêt avant de reprendre le fil de la soirée.

Pleurer à chaudes larmes devant nos étoiles contraires. Et sourire : "Tu m'as offert un "pour toujours" lorsque nos jours étaient comptés".

La première bouchée de ce bagel. Ce petit miracle des saveurs meilleures que ce que l'imagination prévoyait déjà excellent.

Faire un détour par la Fnac, acheter Un palais à Orvieto, le dernier de la trilogie de Marlena de Blasi. C'était deux jours avant de commencer mon tri. Je suis heureuse que le dernier livre que j'aie acheté avant longtemps soit de cette auteure.

Le plaisir de reprendre la ligne 6, coupée tout l'été.

Aller à la gare un dimanche soir, acheter nos tickets gagnants  pour les vacances.

Ouvrir la fenêtre pour laisser échapper la vapeur chaude enveloppant encore tous entiers corps et salle de bain. Dehors, point de circulation. Un coq, peut être deux, des tourterelles, d'autres oiseaux qui gazouillent et au loin, un chien montant la garde.

Croiser des amis parisiens au hasard d'une rue d'Honfleur.

Le plaisir de glisser sous les draps après de longues journées commencées presque trop tôt.

Pique-nique sur la colline, face aux falaises d'Etretat.

Marcher dans les galets, mettre une main, un pied dans l'eau glacée de la Manche, retrousser ses jeans, rebrousser chemin.

À la nuit tombée se balader sur la digue.

Une sieste sur le sable face à la mer trop froide sous la caresse d'un soleil voilé d'une brume fine de nuages.

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Nos besoins illusoires

4 . 09 . 14

nos besoins illusoires

Jusqu'à ce jour, je ne faisais pas partie des minimalistes. Je n'avais pas même à l'idée d'en faire un jour partie. Attachée aux objets qui m'entourent, jeter n'a jamais été chose aisée. Me séparer d'un objet résonne souvent comme me séparer de tous les souvenirs qui lui sont associés et, pire, les désavouer. Il n'en est pourtant rien. Si certaines choses sont devenues précieuses de par les circonstances dans lesquelles elles ont été acquises, elles ne sont nullement nécessaires à se remémorer. Quelques notes pour se rassurer, un cliché, il n'en faut pas plus à la mémoire pour redérouler le fil de nos instants précieux.

Mon goût pour la création et le bricolage, m'a fait prendre l'habitude de récupérer beaucoup de petites choses : les nœuds des paquets cadeaux, les petits rubans logés dans les vêtements pour les accrocher aux cintres, les jolis papiers cadeaux, les boîtes et autres menus éléments qui pour bien d'autres auraient mérité, sans un regard, un aller simple à la poubelle. Cette propension à "garder" en vue d'un futur projet créatif serait restée bien innocente si elle n'était pas venue s'immiscer, au fil du temps, dans bien d'autres domaines que celui des arts. L'arme ultime pour l'accumulation ? « On ne sait jamais », « Au cas où », « Je pourrais en avoir à nouveau besoin un jour ».

C'est à Noël dernier, sans bien savoir ce que je faisais là, que j'ai commencé à penser « moins mais mieux » plutôt que « plus » en allégeant mon armoire :

  • J'ai jeté les innombrables tee-shirts informes, tachés, trop petits gardés pour « faire le ménage/des travaux/du jardinage/de la peinture » pour la simple et bonne raison que je ne les portais pas, même pour ces activités-là.
  • J'ai jeté les vêtements abîmés/trop petits ou qui ne me plaisaient plus et qui étaient en trop mauvais état pour être donnés.
  • J'ai trié les vêtements en bon état que je n'avais pas mis depuis des lunes, dans lesquels je ne me sentais pas bien ou qui ne me plaisaient plus en deux catégories : la première « à donner à des proches », la seconde « pour les bonnes oeuvres ». Elles sauraient quoi faire de mon superflu pour ceux qui, eux, en ont réellement besoin.
  • J'ai rangé mes affaires de manière à m'y retrouver facilement au quotidien. J'ai gagné du temps et en clarté 

Puis, au début de l'été, c'est vers la salle de bain que s'est tournée cette envie nouvelle d'essentiel. Fin juin, je vidais tout le contenu de mes placards dans un énorme sac de courses qui est resté à sa place tout l'été durant. Et cette semaine enfin, les mots de Caroline de Le plus bel âge sur le minimalisme (ici, ici et ) et l'envie de voir enfin mon lieu de vie débarrassé de cet énorme sac débordant de produits m'ont décidée à m'atteler à la tâche. Il y avait l'envie d'y voir plus clair, d'une nouvelle organisation pour cette année qui s'ouvre devant moi, de créer un espace dans lequel je m'y retrouve sans mal mais surtout dans lequel je me sente bien. Etape par étape, j'ai commencé à épurer mon environnement. Je vous livre toutes les menues étapes, les critères qui m'ont permis de trier et ce que j'ai employé comme méthode de rangement, pour pouvoir suivre mon évolution vers un plus grand minimalisme (joli oxymore n'est-ce pas ?) et pour donner des pistes à vous qui, peut-être, avez les mêmes envies mais ne savez pas bien par quel bout prendre le problème.

Côté salle de bain :

  • J'ai trié tous mes produits par catégories – soin visage, soin corps, soin cheveux, masques, maquillage yeux, maquillage teint, rouges à lèvres, crème pour les mains, vernis –
  • J'ai jeté les échantillons trop petits pour être donné et qui ne m'étaient d'aucune utilité
  • J'ai mis de côté les produits grande taille dont je ne me servais pas, neufs ou presque, pour les donner à des proches.
  • J'ai jeté les fonds de tubes qui attendaient depuis des mois d'être utilisés
  • J'ai jeté les produits qui ne répondaient à aucun de mes besoins
  • J'ai trié ma pharmacie et apporté tous mes médicaments périmés à la pharmacie en bas de chez moi
  • J'ai supprimé ma trousse de toilette pour deux boîtes, fatiguée des matins où je passe plus de temps à chercher le produit dont j'ai besoin qu'à m'en servir effectivement. Dans l'une, j'ai rangé les crèmes dont je me sers chaque matin/soir ; dans l'autre, mon maquillage de tous les jours. Désormais, je vois du premier coup d'oeil où sont les produits que je cherche.
  • J'ai attribué aux cotons et serviettes hygiéniques leurs boîtes respectives. Finis les sachets plastiques qui traînent à moitié vides au fond du placard et prennent la poussière.
  • J'ai fait trois bacs pour respectivement les soins visage, corps et cheveux.
  • J'ai fait des boîtes thématiques pour le reste – crèmes mains, masques visage, réserve maquillage teint, réserve maquillage yeux, rouge à lèvres, vernis à ongles –

Besoin illusoires 1besoins illusoires 3

Routine soin

Matin – Avène anti-rougeurs jour, Bioderma crème solaire 50

Soir – Bioderma Cicabio pommade, Balance Me contour des yeux

besoins illusoires 4

Routine maquillage

Fond de teint anti-blemish solution Clinique – poudre rimmel – bronzer – blush Chanel – Fards UNE palette P03 – crayon yeux rimmel brun – recourbe cils monoprix – mascara They're real Benefit – crayon fard – Enlumineur Kryolan –

Je me suis servie de 7 boîtes glossybox et de 3 boîtes Birchbox. Celles qui restaient ? Vous l'avez deviné : poubelle. Je me suis ainsi débarrassée des montagnes de boîtes qui n'en finissaient pas de grimper vers le plafond.

Pour m'y retrouver facilement (elles sont toutes de la même couleur), je les aies étiquetées avec de bêtes étiquettes de papier ramette blanc (3x6 cm) attachées à l'aide de coins photos trouvés chez Muji (1,50€).

*

Ce tri m'a fait me poser la question de résilier mes abonnements aux box beauté qui, si elles sont devenues un réel plaisir chaque mois, vont complètement à contre sens du minimalisme en entraînant inexorablement une accumulation de produits, nous convenant ou non. Je reste très partagée étant donné tous les coups de cœurs qui ont modifié le visage de ma routine tout au long de l'année, je me donne le mois de septembre pour décider du sort de mon abonnement.

*

J'étais si bien lancée que j'ai continué avec ma bibliothèque. Rien de plus facile ! J'ai commencé par la débarrasser de tous mes cours de l'année que j'ai consciencieusement triés et rangés avec ceux des années précédentes. Bien 20 kilos de papier ont ainsi du atterrir au recyclage. Puis, de la même manière j'ai trié par catégories : livres à lire, à donner à des proches, à donner tout court, à rendre, à garder. Je me suis ainsi aperçue que ma bibliothèque croulait sous les livres non lus mais que de tous ceux que j'avais lus, je n'avais envie de n'en garder que peu. Aussi agréable leur lecture ait-elle été. Une montagne de magazines jetés plus tard, je prenais deux résolutions : ne plus dépenser le moindre centime dans un magazine (hormis peut être pour Happinez), ne plus racheter de livre avant d'avoir lu ceux que je possède déjà.

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Les romans que j'ai gardés

Mille jours en Toscane de Marlena de BlasiL'école des saveurs de Erica BauermeisterSeule Venise de Claudie GallayLes trois lumières de Claire Keegan – L'amour commence en hiver de Simon Van Booy – Orgueil et Préjugés de Jane Austen, une édition anglaise achetée lors de mon tout premier séjour en Angleterre

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J'ai terminé par le bureau.

  • J'ai donné toutes mes feuilles à carreaux qui ne me sont aujourd'hui plus d'aucune utilité.
  • J'ai donné mes classeurs, trieurs et autres fourre-tout à cours
  • J'ai jeté un siècle de listes, de notes sans queue ni tête qui traînaient entre des pages
  • J'ai jeté les crayons à papier honteusement petits, les stylos qui ne marchaient pas, donné ceux avec lesquels je n'aimais pas écrire
  • J'ai jeté de vieux agendas et les premières pages griffonnées de dizaines de calepins. Désormais je suivrais cette règle : un carnet que je remplis jusqu'au bout. Finis les ersatz de calepins qui traînent vides et sans fonction autre que d'être jolis.
  • J'ai mis de l'ordre dans les tiroirs pour que chaque chose soit facile d'accès.

Un billet est en préparation sur l'organisation d'un espace de travail qui soit justement propice à un travail efficace, je ne vous en dis donc pas plus sur le coin bureau, ça arrive pour les jours/semaines qui viennent !

 

***

 

Je suis loin actuellement du minimalisme. Mais ce premier tri qui s'apparentait plus à un grand rangement qu'à une opération épuration pure et dure m'a permis de supprimer le superflu du superflu et d'y voir plus clair. J'ai encore de nombreuses choses qui ne sont là qu' « au cas où » mais que je ne me sens pas encore le cœur de jeter. J'ai beaucoup de mal avec le gaspillage et jeter des éléments dont je pourrais encore me servir à l'avenir (je pense aux trois bronzers de ma réserve maquillage-teint notamment) cela me fait mal au cœur. Je préfère garder qu'avoir à racheter après avoir jeté. Cependant, avoir fait du tri m'a rappelé ce que j'avais en ma possession et m'évitera (je l'espère) l'écueil d'acheter ce qui se trouve déjà dans mes placards et ce parfois en plusieurs exemplaires.

besoins illusoires 2

Et vous, minimaliste convaincu, en devenir ou pas du tout ?

 

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