Ethique bloguesque


Ethique bloguesque - Lifestyle - Miss Blemish

On parle beaucoup de comment ça devrait être bloguer Bien. On peste contre l’uniformisation tout en essayant de définir de nouveaux codes comme d’imposer les siens. Est-ce que je blogue bien ? Est-ce que tu blogues bien ? Blogues-tu utile, polémique, narcissique, pédagogique ? T’octroies-tu savoirs et droits que tu n’as pas ? Ressens-tu le besoin de justifier l’argent que tu gagnes comme celui que tu ne gagnes pas, tes chances, la confiance que les marques placent en toi, les partenariats ? Te sens-tu acheté ? Te sens-tu vendu ? Te sens-tu trahi dans les articles que tu lis ? Peut-on avoir raison lorsque l’on farde sa réflexion de généralités ? Est-ce que bloguer est un Vrai métier ? Est-ce qu’il y a alors des Faux métiers ? Est-ce que dire le temps, la patience et l’effort c’est tabou ? Est-ce qu’avouer une ambition c’est se salir au regard des personnes qui nous entourent ? Est-ce que la demande justifie tout ? Est-ce que le succès efface l’authenticité ? Est-ce que le succès nous – acteurs, spectateurs – effraie ? Est-ce que l’envie peut évincer l’authenticité de celui que l’on lit ? Est-ce que réussir est une affaire de privilégiés ? Est-ce que le succès efface les épreuves pour « arriver » ? 

 

Est-ce qu’il y a des renommées rimant avec facilité ?

 

Dénonciations armées de généralités, mise en abîme involontaire de l’uniformisation décriée, on construit en 140 caractères une blogosphère dont une part de ses « Je » pourrait être fière. On dit « Nous sommes ainsi ! » et « Je ne Nous lis plus ! » comme on oublie que le Nous… nous inclus aussi. Derrière nos « je fais ainsi » on peut voir bruisser de peu amènes « pas comme untel… ». Mais est-ce que se sortir artificiellement du panier où nous sommes nés c’est se renier ? Est-ce un jeu de miroir, une honte dont on a honte, ainsi à demie-avouée ? Est-ce nécessaire de définir ses propres codes d’éthique bloguesque ? Est-ce qu’il faut dresser un pacte comme de l’auteur au lecteur disant « je te mens mais te promets de te dire toute la vérité de mon mensonge », pacte sans lequel aucune des histoires qui nous ont emportées ne pourraient exister ?

Est-ce que se faire énième émissaire d’une quête millénaire pour le Beau, le Beau tel que nous l’avons appris – celui d’aujourd’hui – le Beau qui a façonné notre oeil, construction patiente de nos influences, c’est n’avoir aucune personnalité ? Est-ce un aveu de banalité ? Est-ce un défaut de créativité ? Est-ce l’empreinte de notre appartenance à un temps, à une société, une marque d’Humanité partagée ? Est-ce raisonnable d’attendre derrière chacun des 200 millions de blogueurs un Picasso moderne capable de bousculer les codes de l’Art, du Beau, de l’Esthétisme ? Doit-ce être un but, obligatoirement partagé ? Réinventer la forme doit-elle primer sur ce qui est dit ? La peur de l’uniformisation est-ce s’avouer la proie de l’angoisse de ce que fait l’autre, l’angoisse indicible de finir par se dissoudre dans nos ressemblances ?

 

est-ce dire « arrêtez, laissez-moi exister ! » ?

 

Est-ce que la forme supplante le contenu ? Est-ce que « Salut les filles ! » est un pêché ? Doit-on donner son avis sur tout ? Est-ce le devoir de chacun s’il ne trouve pas dans l’alentour immédiat ce qu’il cherche d’élargir son propre horizon et de fermer cet onglet ? Faut-il avant ça se blesser, se polluer d’agacement qui ne gâchera jamais que notre propre journée ? Faut-il reprocher son succès à celui qui ne suit pas les préceptes qui nous semblent justes ? Doit-on attendre de chacun qu’il se conforme à nos « raisonnables » ?

 

Conforme, n’est-ce pas un autre mot pour uniforme ?

Je ne sais pas mais j’aime drôlement ça réfléchir avec toi comme autour d’un café partagé.

*

Toi aussi ça t’arrive parfois de te perdre dans la recherche de ce que devrait être l’éthique bloguesque ?

 

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Du temps pour trouver sa place


Du temps pour trouver sa place - Slow life - Miss Blemish

Caen, Samedi, il y a la pluie et le vent sur les pavés gris, du rouge à mes lèvres et des bisous amoureux pour protéger mes joues du froid. Nos pas nous mènent – après quelques boutiques explorées à la recherche de la parfaite veste en jean restée introuvée – dans une librairie. Et je comprends devant les livres empilés recouvrant étagères, présentoirs et comptoirs comme mon amour pour ces endroits où le temps s’altère se fond aussi tout bas d’une sourde angoisse qui serre ma gorge à mes épaules rentrées. Comme je préfère les visites-éclairs – un titre et un auteur notés en gris sur du papier déchiré – aux visites-abysses où je m’abîme malgré moi d’abondance et de redondance, étourdie par tant de couleurs, d’histoires et de connaissances à la portée d’un choix – le mien – qui se doit dès lors d’être posé avec soin. Les visites-abysses où je perds pied, déboussolée par ces questions qui ne trouvent jamais tant de force lorsqu’elles viennent à mon quotidien toquer qu’en ces endroits où – les livres partout empilés – je me noie dans la tristesse d’un Trop. Et qu’apporter – moi – au Trop déjà plein ?

Cela ne dure qu’un court instant mais suffisamment cette fois pour identifier derrière mon coeur serré ce sentiment détesté qui a tout du vent, infondé, culpabilisant et si injustement dévastateur : l’angoisse de ce que font les autres. Car vraiment, y a-t-il seulement plus idiot comme sentiment ?

Ce sentiment comme on réduit et nie le temps que cela prend « d’Être » – entièrement et simplement – de trouver le Sens de ce mot-là, pour soi. De se construire, de s’apprendre, de se comprendre, de se tromper, de s’essayer, d’envoyer tout balader, de revenir sur ses pas, de piocher dans nos traits oubliés, relégués au passé, de recommencer, de trouver sa signature, sa voix, d’accorder « le tout au fond de soi » – l’intime, le caché – avec le « montré » aux autres comme à soi… De laisser le temps à ce que l’on aime de grandir, s’épanouir, se définir et nous surprendre. De trouver ce que l’on veut dire comme ce que l’on veut taire, ce que l’on veut faire, ce que l’on veut vivre, ce que l’on veut accomplir et la manière de laisser pourtant toujours la porte ouverte à ce que rien ne nous prépare à attendre. Ce sentiment comme on nie la diversité de nos chemins, de nos attentes et le temps pour les esquisser plus que par des contours hésitants, à mixer nos rêves d’hier à ceux qui fleurissent aujourd’hui, à trouver notre voie parmi toutes nos inspirations, nos idéaux, la vie et nos envies. La diversité de nos chemins qui font se croiser des qui trouvent un écho, un soutien, un envol dès leurs premiers pas loin des coulisses et d’autres qui se construisent de lenteur et d’un amour sans borne pour ce qu’ils font avec hésitations, persévérations et désillusions mais toujours la bienveillance au coeur. Et comme souvent nous ne connaissons – ou préférons ignorer –  les étapes par lesquelles les premiers sont eux aussi passés.

A l’angoisse des annonces prophétiques du déclin des blogs que j’aime, tant et tant, pour ce qu’ils m’apportent au quotidien de lectures inspirées, de pistes à creuser, d’images à rêver comme de défis à relever, pour ce qu’ils me permettent – depuis des années – d’écrire, d’apprendre, de partager et d’évoluer à vos côtés ; aux étals de livres auxquels je ne vois pas ce qui pourrait être ajouté, je sais que tout simplement le temps n’est pas arrivé. Même si l’extérieur presse, même si l’angoisse d’une fin gronde, ce n’est pas « maintenant » pour moi. Maintenant c’est le bonheur de m’asseoir à mon bureau et de savoir que je pourrais consacrer à l’écriture tout le reste de ma journée. Maintenant ce sont mes sourires à la lecture de vos petits mots et jongler entre plusieurs emplois du temps. Maintenant c’est continuer à apprendre, comprendre, construire, grandir, mûrir, définir, réfléchir, tenter, essayer, recommencer, persévérer. Maintenant, c’est continuer tout simplement. Continuer mieux comme moins bien parfois, continuer sourire aux lèvres comme doutes au creux du ventre parce que ça fait partie du jeu. Douter, espérer, du moment qu’ils sont toujours accolés à Aimer. Et à la peur de laisser partir un, deux, trois trains comme aucun, je m’accorde le temps de continuer à me construire en attendant le suivant ou celui d’après encore et même la liberté de créer – peut-être – tout autre chose que ce que je peux aujourd’hui imaginer à l’arrivée.

Et puis aussi que la fin d’une ère s’ouvre toujours sur une suivante comme la créativité trouve toujours une route pour s’exprimer…

Du temps pour trouver sa place - Slow life - Miss Blemish

Toi aussi tu connais cette angoisse de trouver sa place ?

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Bol complet poulet guacamole et riz provençal


Bol complet poulet guacamole et riz provençal 1

J’aime cette période qui s’ouvre une nouvelle fois devant moi, ce creux qui n’en a rien – de creux et de rien – laissé derrière par la dernière vague retirée au loin. « En creux » après la production furieuse et ordonnée – d’abord, ensuite, enfin – petits 1, 2, 3 – « en creux » comme tout l’alentour libre d’objectifs immédiats et concrets dans la respiration laissée à la créativité pour la réinventer. Découvrir – (re)découvrir – des mots nouveaux, retourner au cinéma, se balader dans de nouveaux endroits, boire des smoothies, écouter de la musique, reprendre la lecture de ce livre abandonné, goûter à une multitude de « pourquoi pas ? » du bout des doigts et se laisser le temps d’être indécise quand à ce « celui-là » dans lequel – bientôt – on se lancera. M’accorder la lenteur au moment de chercher les bons mots, de respirer et des heures passées en cuisine à inventer, combiner, composer, associer saveurs et couleurs pour des repas simples et complets, mes préférés.

Parmi les douces découvertes en cuisine des jours qui viennent de passer il y a notamment ce bol extrêmement rapide à préparer, entièrement composé d’ingrédients à indice glycémique bas et en plus d’être délicieux étonnamment rassasiant. Une recette parfaite si vous n’avez pas eu le temps de préparer votre repas à l’avance et que j’ai tant aimée que je ne pouvais que la partager avec vous !  

Bol complet poulet guacamole et riz provençal 3

 

Ingrédients

Aiguillettes de poulet
400g de riz complet
250g de tomates cerises
1 avocat
2 c.à.c d’epices à guacamole olden paso
Huile d’olive
1 échalote
3 gousses d’ail
Des herbes de Provence
Sel poivre

 

Bol complet poulet guacamole et riz provençal 2

 

Préparation

 

1. Porter de l’eau à ébullition puis y verser le riz complet. Suivre les indications de cuisson présentes sur le sachet de riz.

2. Mettre une poêle sur feu doux. Saler le fond. Déposer les aiguillettes de poulet rincées à l’eau froide et couvrir à l’aide d’un couvercle. Cette cuisson douce et sans corps gras permet de garder le moelleux du poulet.

3. Couper l’avocat en petits morceaux. S’il est suffisamment mûr, l’écraser à la fourchette. Sinon utiliser un mixeur à soupe. Ajouter les épices à guacamole, mélanger puis réserver.

4. Une fois les aiguillettes cuites les réserver.

5. Dans une poêle, verser de l’huile d’olive et la faire chauffer sur feu moyen. Ajouter une fois l’huile d’olive chaude l’échalote émincée et l’ail écrasé.

6. Déposer dans la poêle – la chair contre la poêle et la peau vers nous – les tomates cerises coupées en deux. Laisser mijoter. Ajouter le sel, le poivre et les herbes de Provence.

7. Égoutter le riz et le verser dans la poêle avec les tomates une fois celles-ci cuites. Toujours sur feu moyen mélanger riz et tomates jusqu’à ce que le riz soit imbibé de leur parfum.

8. Dans un bol, verser du riz provençal, deux aiguillettes de poulet et une à deux cuillères à soupe de guacamole. Servir immédiatement. Bon appétit !

Bol complet poulet guacamole et riz provençal 4

Et vous quelles sont vos recettes complètes fétiches ?

 

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