Entre les dunes


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Dimanche après midi nous avons abandonné la véranda et son divan moelleux arrosé de soleil et nous avons pris la route vers Cabourg pour aller voir la mer. Entre les dunes, face au port, mon appareil dans les mains pour fixer la lumière rasante et chaude de l’automne, les herbes hautes et le ciel moutonnant clair et sombre, bleu, rose, gris et noir, j’ai dit à Yoann que j’aimerais, un jour, voir cet ici devenir chez moi. Chez nous. Tout comme j’aimerais voir tant d’autres ailleurs devenir si familiers que les yeux fermés je puisse redessiner leurs contours avec plus de précision encore qu’une photographie. Copenhague, Stockholm, Amsterdam, Toronto pour les plus lointains, les plus fous, les plus improbables. La Normandie, elle, est toute proche. Juste assez d’heures de train, depuis la capitale, pour qu’on puisse les mettre au pluriel. Et elle ressemble tant à là où j’ai grandi… un endroit tout pareil qui aurait, en plus, la mer, le sable et les embruns.

Il faisait doux cette après-midi là, sur la digue, nos cheveux parfois malmenés par le vent et nos arrêts fréquents pour une photo, un baiser, quelques instants volés contre la rambarde face à la mer.

« Après il y a des dunes.
- Vraiment ?
- Oui, tu peux te balader encore, regarde, il y a des gens qui en reviennent à peine
- On y va ? »

On a continué sur le chemin sablonneux jusqu’à ce que le ciel se fasse noir par endroit et que les couleurs du jour qui se meurt viennent colorer les contours flous. Jusqu’à ce que le chemin s’arrête avec, presqu’au bout de nos doigts, Houlgate baignée dans la lumière orangée, sur la colline, avec ses maisons colorées. Des maisons aux pierres apparentes dessinant des motifs sur les façades et les rebords de fenêtres. Des poutres aussi, lézardant dans les murs. Des encadrements colorés bordant les carreaux brillants qui éclairent salons et chambres protégés par les murs épais. L’ardoise. La brique. Le rouge. Le blanc. Le bleu marine. Le gris anthracite et le vert amande. Nous avons emprunté le chemin du retour dans la nuit qui s’annonçait, nos pieds sur le sable damé par la mer à cette heure-ci lointaine, nos pas croustillants du bruit des coquillages.

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Morning


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Si l’on met tous les jours bout à bout, nous n’avons pas dormi plus de deux petites semaines dans cet appartement. Il est donc un peu tôt pour parler de routine ou de rituels et pourtant l’installation de menues habitudes comme autant de petits plaisirs m’ont donné envie de les partager avec vous (avec l’espoir de lire certaines des vôtres dans les commentaires)(allez savoir pourquoi cette fascination pour les rituels de chacun).

J’adore commencer ma journée par quelques minutes volées sous la couette une fois Yoann levé (car lorsqu’il commence tôt il commence trèèès tôt et lorsqu’il commence tard en général c’est trèèès tard et dans ces cas-là c’est moi qui m’affaire aux quatre coins de l’appartement -presque- sans bruit alors qu’il reste encore sous la couette), le temps de lire les quelques articles apparus très tôt le matin ou très tard dans la nuit dans mon fil Hellocoton.  Je glisse un pied dehors, je me sers un verre d’eau (que je ne finis jamais)(il y a toujours un de mes verres d’eau entamé quelque part, où que j’aille, et si je n’y prends pas garde je me retrouve vite avec toute l’armoire à vaisselle éparpillée aux quatre vents par mes soins) et met de l’eau à chauffer pour mon thé (à la vanille) et ce dans une casserole (si si). Et si la bouilloire est sur la liste des choses qu’il serait bon d’acheter, je prends plaisir à ce petit « retour en arrière ». Du moins pour l’instant. Je prépare rapidement mon petit déjeuner pendant que les plaques électriques se réveillent, en ce moment il s’agit souvent d’une part de tarte aux poires (des recettes gourmandes ici et ) de pannetone ou de petits pains au lait avec de la confiture. Dans ma famille, chaque plat a toujours eu sa période, sa saison. Si l’on se régalerait autant à l’été qu’à l’hiver de Pannetone, le fait de n’en avoir jamais mangé qu’à l’approche des fêtes lui donne une saveur toute particulière d’un Noël qui se prépare. Il en va de même pour les délicieuses couronnes au sucre et au safran de ma maman, des tartes aux pêches et de celles aux noix, des merveilles et des rissoles de mon arrière-grand mère comme de bien d’autres délices semés de-ci de-là sur l’année.

Pendant mon petit déjeuner je lis le blog de Garance Doré. Jusqu’à présent je ne la connaissais que de nom sans bien savoir de qui il s’agissait hormis que « Waouh ! Garance Doré ! ». Puis, il y a deux semaines, voyant passer un de ses articles dans une sélection Hellocoton (merci la team) j’ai été voir d’un peu plus près qui était la fameuse Garance Doré. Et quelle bonne idée ai-je eu là ! Cette femme est pleine de talents, inspirante, créative, drôle et malgré son quotidien extraordinaire, malgré qu’elle fraye dans des cercles où nous ne mettrons probablement jamais les pieds, elle reste dans ses billets, sa manière d’écrire et de traiter chaque sujet incroyablement proche de nous. Lorsque l’on la lit, on se dit que nous pourrions être amie avec elle tant elle semble partager les mêmes préoccupations, intérêts et questionnements que nous pouvons avoir. Je trouve ça extrêmement rafraichissant d’avoir su garder cette simplicité, cette authenticité tout en travaillant au plus près de la scène publique.

Si j’ai du temps (ahem), je télecharge une session de méditation sur l’application Headspace.  Et ces dix à quinze minutes, lorsque je les prends, ont tendance à révolutionner le cours de mes journées. Après je file rapidement me préparer. Je lave mes mains avant de me laver le visage à l’eau très froide avec mon gel nettoyant Avène cleanance Hydra. Je sèche mon visage avec une serviette en éponge en faisant attention à ne pas trop la frotter sur ma peau mais plutôt à la tapoter gentiment pour qu’elle absorbe l’eau. Pendant que mon visage termine de sécher à l’air libre, je me brosse les dents. Ce petit temps de séchage supplementaire me permet de retirer en passant mes mains sur mon visage parfaitement sec les éventuellement peluches et poussières laissées par la serviette en éponge. J’hydrate ensuite ma peau avec la crème Tolérance extrême d’Avène, je la masse longuement pour qu’elle pénètre bien et ne laisse pas de film gras sur ma peau. Je trace ensuite un trait de crayon au ras des cils supérieurs et inférieurs, je recourbe mes cils et j’applique religieusement mon mascara (en matière de mascara je fais avec ce qui me tombe sous la main n’arrivant jamais à déceler de différence entre les marques). Je m’habille et je suis prête ! Souvent je suis déjà en retard ce qui donne quasi systématiquement des départs précipités.

Une fois dans le métro (parfois en marchant lorsqu’une idée se veut un peu trop entêtante ou qu’elle me plaît trop pour que je prenne le risque de la perdre) je dégaine mon téléphone, ouvre les brouillons de ma boîte mail et vous écris sur tout mon trajet jusqu’à l’hôpital. Ma journée peut alors « commencer ».

Et vous quelles sont vos habitudes du matin ? Vos petits rituels ? Les choses qui vous permettent de démarrer du bon pied et que vous ne sacrifieriez pour rien au monde ?

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 Je fais partie des amoureux du mélange poires-chocolat. Cependant je suis jusqu’à présent restée un peu déçue des desserts que j’ai pu goûter proposant cette association. Comme ce moelleux au chocolat au fond duquel des bouts de poires humides et déformés par la cuisson ont empêché le gâteau de prendre autour d’eux rendant au final la texture étrange et gluante. Si vous êtes comme moi sensibles aux textures, l’accord a beau être parfait, vous ne vous battrez pas pour la dernière part. Il y avait bien les poires cuites dans de l’eau aromatisée à la vanille et à la cannelle puis noyées de chocolat noir fondu avant d’être parsemées d’amandes effilées mais je voulais travailler sur un gâteau. Et de préférence un gâteau qui ne soit pas écoeurant, un gâteau qu’on mange (presque) sans y penser où la part belle soit faite aux deux, à la poire comme au chocolat, sans que l’un n’étouffe l’autre et inversement. J’ai donc repris la recette de ma pâte sablée à laquelle j’ai simplement ajouté des pépites de chocolat au lait me lançant dans la confection d’une tarte aux poires et au chocolat. Je voulais commencer en douceur avec très peu de chocolat et d’arômes pour progressivement me rapprocher de ce qui serait mon accord parfait poires-chocolat. Cette première version, en tourte, a l’avantage d’avoir gardé l’humidité des poires tout en permettant leur pleine cuisson et les pépites glissées dans la pâte d’avoir surpris tous ceux qui y ont goûté. Le seul bémol est l’épaisseur des pépites, limitant la finesse de la pâte au moment de l’étendre.  Mais à quatre heures comme au petit-déjeuner, tiède comme froide, nous nous sommes régalés : premier essai validé !

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Pâte sablée

Versez une quantité généreuse de farine dans votre saladier.
Ajoutez un verre nutella (environ 200g) de sucre roux, une pincée de sel et 125g de poudre d’amande (l’équivalent d’un sachet vahiné). Mélangez.
Ajoutez 100g de beurre sorti quelques minutes avant (attention à ce qu’il ne soit pas trop mou !) coupés en petit cubes. Mélangez le beurre en l’émiettant dans le mélange sec jusqu’à ce que les cubes aient disparu.
Ajoutez un petit pot de crème épaisse et un sachet de pépites de chocolat (noir ou au lait). Travaillez la pâte jusqu’à obtenir une boule. Si vous n’avez personne pour vous rajouter de la farine (les premières fois on a tendance a en mettre trop peu) ne malaxez votre pâte que d’une main pour ne pas en mettre partout en reprenant votre pot de farine ;)
Placez la pâte de votre future tarte tatin au frigo pendant le reste de la préparation de votre tarte, elle sera plus facile à étendre ainsi.

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La tarte

Beurrez un grand plat à tarte généreusement en remontant bien haut sur les bords. Etendez la première moitié de votre pâte et garnissez-en votre plat. Cette pâte peut s’avérer difficile à travailler (pâte sablée et humide oblige). Je vous avais concocté un petit tutoriel pour vous aider à l’étendre plus facilement par ici. Piquez le fond de votre tarte pour éviter qu’il gonfle à la cuisson.

Épluchez vos poires et coupez-les en petits morceaux. Disposez-les sur l’ensemble du fond de tarte. 
Une fois votre tarte généreusement garnie de poires, ressortez l’autre moitié de votre pâte du frigo et étendez-là. Refermez votre tarte en disposant la deuxième moitié de votre pâte sur vos poires. 
Une fois votre pâte posée sur vos poires, repliez les bords pour que pâte du bas et du haut se collent parfaitement. Vous aurez ainsi des bords bien épais, moelleux à souhait et aucune échappatoire pour vos poires.

Enfournez à 160°, votre four sur chaleur tournante. De manière générale, préférez toujours une cuisson douce pour vos tartes. Les fours ont tendance à avoir des chaleurs trop importantes pour leur mode « tarte ».

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Bon appétit !