Miss Blemish

Tomates, mozzarella, aubergines, une tarte à l’italienne

2 . 09 . 14

Tarte italienne tomates mozzarella aubergines 1

Il y a toujours ce moment d'incertitude, avant la première bouchée... De douces odeurs de cuisine nimbent la maison depuis de longues minutes déjà, le plan de travail débarrassé des dernières traces de farine et d'eau n'est plus encombré que d'un solitaire dessous de plat en liège. Les épices parfument jusqu'à mes cheveux, de l'air chaud échappé d'un four ouvert pour surveiller, humer, retourner, arroser, il n'en a pas fallu plus. Mmmmmh, tu sens bon l'Italie... Un, deux, trois baisers. Les spatules jouent aux équilibristes pour remplir les assiettes blanches bordées d'une dentelle faite de gracieuses et discrètes courbes. Soupir de soulagement, rien n'a été cassé en route. La table est maintenant recouverte de délices, les saveurs exhalent et chatouillent les narines. Fourchette, couteau, une petite difficulté et la première bouchée.

Il y a cette petite joie qui chemine de l'idée au moment où soigneusement chaque ingrédient se voit choisi, lavé, préparé pour arriver enfin, peut-être, au moment où ce plat choyé est apprécié, savouré, aimé. Parfois même, lors des jours de très grande chance, l'accord des saveurs surpasse ce que l'imagination avait prévu, les yeux s'écarquillent pour finir par se fermer, un sourire sur les lèvres. Pari gagné.

Tarte italienne tomates mozzarella aubergines 12 intro

Cette recette de tarte à l'italienne m'a été inspirée par la tarte tomate-chèvre-miel de La Mouette et une délicieuse pizza goûtée à Ouistreham (Normandie) où la pâte était légèrement sucrée, moelleuse, une fausse pâte à pizza que j'ai trouvée bien plus savoureuse que celle que l'on connaît. Une véritable impie...

Ingrédients (pour 2 tartes individuelles)

  • 2 pâtes brisées (j'aime beaucoup celles de la marque Leader Price)
  • 1 paquet d'aubergines grillées rayon surgelés
  • 2 grosses tomates
  • 2 boules de mozzarella
  • moutarde
  • huile d'olive
  • concentré de tomates
  • basilic frais ou surgelé ciselé
  • sel, poivre

Préparation

Tarte italienne tomates mozzarella aubergines sauce 5

Sauce pour garnir le fond (pour 2 tartes individuelles)

Mélanger 1 c.à.c bombée de moutarde avec 1 c.à.s de concentré de tomate, d'huile d'olive et de basilic. Saler, poivrer, mélanger à nouveau et réserver.

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Garniture

Décongeler rapidement au micro-onde vos tranches d'aubergines grillées

Laver les tomates, rincer la mozzarella pour supprimer les dernières traces de l'eau dans laquelle elle a baigné tout au long de sa conservation sous vide.

Découper en tranches fines tomates et mozzarella. Couper en deux ou en trois selon leur taille les tranches d'aubergines grillées.

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Montage

Dérouler une pâte brisée sur une surface plane.

Étaler la sauce préparée pour garnir le fond pour former un cercle éloigné de 5 cm du bord de la pâte.

Alterner une tranche de tomate, une tranche de mozzarella et une tranche d'aubergine, jusqu'à former un cercle. Recommencer au centre jusqu'à ce que toute votre sauce préalablement étalée soit recouverte de votre garniture.

Replier la pâte sur votre rosace de fruits et fromage de manière à fermer votre tarte et à faire de jolis (épais et gourmands) bords.

Enfourner à 160°C, chaleur tournante, jusqu'à ce que les bords aient blondi, la mozzarella fondu et la sauce crépité.

Le petit truc en plus ? > Accompagner vos jolies tartes d'une salade de jeunes pousses dans laquelle vous aurez rajouté des tomates cerises coupées en deux.

Régalez-vous !

Tarte italienne tomates mozzarella aubergines 15

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30 minutes

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avance

J'étais en avance de cette avance un rien pénible qui promet des minutes longues sans pour autant laisser plus de temps que celui d'un simple aller-retour chez soi. Des minutes à blanc en quelque sorte, denrée rare pour la retardataire que je suis, un peu malgré moi, devenue. D'abord agacée et incertaine de ce que je ferais de ce temps libre qui m'était comme imposé, je décidais d'en profiter pour me balader un peu. Quitte à n'avoir rien à faire, autant profiter du quartier où je me rendais. Je descendais donc une station plus loin que mon rendez-vous, décidée à les joindre à pied.

Un marché m'attendait en haut des marches. Je n'avais rien à acheter mais je me baladais tout de même au milieu des étals. J'entrai dans une petite boutique que je n'avais jamais remarquée. De jolis bijoux, un peu de vaisselle, quelques coussins et des carnets. La vendeuse me rendis mon sourire lorsque je ressortis. Je regagnais le trottoir lorsque tout à coup je réalisai : j'étais détendue. Je sortais d'examens et pour la première fois j'étais à Paris et détendue. Je ne courais pas ou plus. Momentanément, j'avais le temps. Je fus tentée, et ce juste le temps de demander leurs tarifs, par quelques séances d'aquabiking proposées par un établissement flambant neuf. Promptement et les yeux encore écarquillés de surprise, je décidais que j'en resterais à ma course à pied et mon petit vélo d'appartement pour avoir de belles jambes. Si une telle somme d'argent devait être dépensé, ce serait pour cinq jours de voyage. Peut être une ville du nord. Copenhague ? Alors que je bataillais encore avec mes pensées sportives, un vieux monsieur me bouscula avec une force que contredisait sa démarche dandinante et sa silhouette voûtée. Déboussolée je me retournais pour vérifier que je l'avais bien vu. Aucun doute possible, derrière ce vieillard à l'allure frêle se cachait une poigne encore ferme.

Un peu plus loin je traversais et prenais place sur le premier banc du parc qui s'offrit à moi. À ma droite, la pelouse sur laquelle nous avions pique-niqué en attendant les feux du quatorze juillet. Cela semblait tour à tour si proche, si lointain, inaccessible. Le McDo froid‚ les amis, l'expédition glacée, les roses sucrées sur cône d'Amorino, la foule et les ponts bloqués par les forces de police. Je me souvins d'avoir murmuré je t'aime sur le chemin de graviers blancs, puis sous les arbres nous assis sur le bitume jouxtant le quai Branly. C'était comme sauter dans le vide, et ce soir-là, je ne crois pas qu'il m'ait entendue. Peut-être à cet instant le disais-je plus pour moi que pour nous. Sûrement. Je me fis la réflexion que c'étaient là des choses bien étranges que les souvenirs et comme toute réflexion elle passa, balayée par la vie qui continuait à son rythme, là où mon esprit avait décidé de se mettre sur pause.

Dans le parc les coureurs étaient tous affairés à leur ballet. J'avais sorti la feuille de brouillon couleur pêche de l'épreuve que je venais de quitter et je notais quelques idées lorsqu'un moineau, puis une kyrielle de moineaux vinrent me tirer loin du stylo. J'eus l'impression que c'était la première fois que je regardais d'aussi près et attentivement ces curieux petits oiseaux. C'était faux bien sûr, j'oublie juste entre chaque fois tous ces détails comme le bleu nuit qui perce parfois entre deux plumes blanches. Sur le banc à côté du mien des touristes leur donnait les miettes de leurs sandwichs. C'était l'émeute.

Je me remis en marche, déjà il était l'heure. J'appelais encore pour une annonce mais je tombais sur une messagerie saturée. Cet appartement ne serait pas encore le bon apparemment. J'arrivais devant la station où nous nous étions donné rendez-vous et, pour la première fois depuis longtemps j'étais à l'heure et mieux ! en avance. Sans avoir couru.

***

Ce texte a été rédigé dans le cadre de l'atelier des jolies plumes, un collectif de blogueurs qui chaque mois se réunit autour d'un thème. Ce mois-ci, le thème était "Première fois".

Envie de nous rejoindre ? Ecrivez à latelierdesjoliesplumes@gmail.com

 

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Un zèbre blanc

25 . 08 . 14

Un zèbre blanc 1

Photos par Alexandra B.

Un vent de rentrée souffle sur ces dernières semaines encore entrecoupées de réminiscences d'été à grand renfort de tomates cerises, melon, ballades nocturnes ou matinales, rendez-vous au coin d'une rue ou au bas d'un immeuble. D'autres plaisirs viennent frapper au carreau. Plaisirs tous simples et cependant oubliés, remisés, laissés à des demains chimériques. Le plaisir du matin, par exemple, retrouvé au croisement d'une obligation. Mercredi dernier, une prise de sang me tirait du lit aux aurores loin des demies-grasses matinées qui ont vu s'envoler les premières heures de beaucoup de journées de cet été. Marcher dans Paris le matin, et en août de surcroît, a ce je ne sais quoi qui vous fait sentir que vous vivez un moment privilégié. C'est une heure qui n'appartient encore qu'à quelques agents de la mairie, livreurs et autres artisans préparant les munitions pour le coup de feu du départ des travailleurs. Et le ciel rosissant de l'aurore vaut tous les bleus parfaits des neuf heures claires éblouies d'un soleil déjà haut. Cet entracte m'a fait réaliser que, définitivement, j'étais du matin. Même cernés. Et je parle de ça en vous montrant des photos prises en plein après-midi d'une journée très chaude...

En boucle : la BO de New York Melody, le film qui m'a le plus séduite cet été au cinéma - les chansons aigres-douces de Luluc, parfait fond sonore pour écrire ou accompagner une journée grise passée à la maison.

Sur ma table de nuit : Mille jours en Toscane de Marlena de Blasi qui n'en finit pas de m'enchanter et dont les dernières pages pointes (déjà) le bout de leur nez. Ses deux autres volets seront mes prochains achats ( Mille jours à Venise - Un palais à Orvieto).

Ce doux et progressif retour des impératifs au quotidien apporte son cortège de "cette année je ferais comme ceci, comme cela". Ces quelques semaines volées à la moitié de ma fin de vacances comme une mise à l'essai de toutes ces pistes qui se dessinent et se dégagent pour mieux faire encore cette année que la précédente. Sûrement illusoires, j'ai envie pourtant de donner à ces espoirs de mieux la chance de faire leurs preuves. Quelques ajustements, le retour aux méthodes qui ont fait leurs preuves de par le passé maintenant que cours et moi nous sommes réconciliés, les fantômes de la première année envolés, un rien (euphémisme indécent) d'organisation... Même perdus d'avance, j'aime que ces espoirs soient toujours au rendez-vous, d'année en année. Le signe que les armes n'ont pas été rendues. Alors début septembre devrait voir fleurir quelques articles par ici d'idées, astuces, conseils, DIY et jolies choses pour se faciliter la vie au quotidien que vous travailliez de chez vous ou en bureaux.

Pour revenir rapidement sur ces photos, je porte une robe de la collection Taroudant de Sezane. Cet imprimé "zèbre blanc" en dentelle brodée m'a complètement séduite (et fait craquer pour une petite veste bleue marine du même motif). Très jolies, les robes dans cette coupe chez Sézane (même coupe que ma robe zébrée que vous avez pu voir ici) ont l'inconvénient, pour moi, d'être trop courtes. Ce sont des robes pour soirées cocktails/vernissages où vous n'aurez pas à vous asseoir, à lever les bras pour récupérer un carton sur la plus haute des étagères, chercher un stylo logé sous votre bureau, courir après un métro... moi qui suis toujours en mouvement, je suis très peu à l'aise lorsque je les porte. Je les réserve donc désormais aux dîners !

Belle journée à tous !

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Robe - Sézane

Sac - Kesslord

Vernis - OPI Miami Beet

Rouge à lèvre - ModelCo "Dusk till dawn"

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