A l’heure d’été
Boutons-pression, un, deux, trois, timide décolleté. Robe en jean, nœud lâche sur taille fine. Jambes fuselées et chanceuses ballerines. 23 heures sonnent. Nulle fatigue à l’heure d’été. Derniers instants d’une comédie d’amitié. Bras qui se frôlent, se cognent, mains égarées sur les cadres d’un dupe paravent floutant deux amants. Ciel noir, lumière orangée. Ballade nocturne dans les rues abandonnées. Douce romance que celle des vacances. Les mots dansent. Bousculés. Emmêlés dans la toile d’un babillage où plus rien ne compte que leur musicalité. Rencontre attendue entre deux paumes perdues. Doigts enamourés, enlacés. Pause délicieuse sur mélodie heureuse. Saveur d’un instant suspendu. Laisser le coeur à sa liberté de taper. Deux naïfs amants ont saisi la poignée, tourné la clé. Une porte s’est ouverte. Ils s’y sont engouffrés.
Pénombre propice aux émois silencieux.
Allégresse momentanée à l’heure d’été.
Crédit photo : Marie Claire
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2 avril 2013
Beau texte … oui c’est vrai , l’été est bientôt et ça fait du bien au moral !
2 avril 2013
Oh, comme je suis d’accord avec toi… Franchement, ces quelques rayons de soleil, ça change tout (et pourtant je suis confinée chez moi pour cause de partiels) !
Merci pour ton petit mot, tu es adorable comme toujours :)