Bien manger pour un cerveau au top de ses performances
« Le cerveau est loin d’être indifférent à ce qui se trouve dans notre assiette » a conclu le Dr. Huberfeld après deux heures de cours traitant de l’influence de l’alimentation sur le fonctionnement cérébral. Sachant que le cerveau qui ne pèse que 2% du poids total du corps représente pourtant 20% de l’énergie consommée par l’organisme, il n’est pas étonnant que chercheurs et médecins se soient intéressés à la relation liant aliments et cerveau.
L’idée de cet article est venue de mon amie S. qui en sortant du cours m’a fait la réflexion que tout le monde devrait avoir accès à ce genre d’enseignement car ce sont des choses très simples à mettre en pratique mais que l’on ne peut hélas pas inventer si on n’en a jamais entendu parler. En effet, si chaque année tous les magazines nous expliquent comment perdre nos kilos superflus à coup de régimes venant à bout de notre motivation en quelques jours, personne ne vient nous expliquer qu’en enrichissant notre alimentation de tel ou tel fruit/féculent/céréale/viande nous aiderons nos neurones à mieux fonctionner. Or il y a certainement là de quoi trouver une motivation suffisante à manger mieux et ce pour longtemps.
Cette approche de la nutrition est intéressante en ce qu’elle permet de ne pas négliger les besoins physiologiques de notre organisme qui se retrouve trop souvent laissé pour compte dans des régimes qui déséquilibrent la balance des apports journaliers à dessein de perdre toujours plus en un minimum de temps. Elle peut également être une corde de plus à notre arc notamment dans les périodes où nous en demandons beaucoup à notre cerveau (les révisions, les examens…).
Je ne vais pas retranscrire ici les mécanismes impliqués, les cibles particulières et les effets de chaque aliment précisément (quelle vitamine, quel bénéfice…), j’en serais bien incapable et ce n’est pas la vocation de mon blog de partager un contenu scientifique documenté. Les curieux trouveront des articles bien mieux écrits et plus rigoureusement détaillés que je ne pourrais jamais le faire sur internet ou dans les magazines scientifiques qui proposent un contenu bien souvent passionnant. Mon but ici est de partager le plus clairement et le plus simplement possible quelques conseils glanés durant ce cours ainsi qu’une liste des aliments « amis » du cerveau … Ainsi, la prochaine fois que vous irez au supermarché, peut-être au détour d’un rayon vous direz-vous en voyant tel ou tel produit : « tiens, je vais en prendre et essayer, il paraît que c’est bon à la santé »… Et contrairement à ce vous croyez « bon à la santé » ne rime pas toujours avec plat, fade et ennuyeux. Après tout, dans « Bon à la santé », il y a « Bon » aussi.
1. La liste des aliments amis
Cacao, chocolat noir (vous voyez, ça commence bien)
Kiwi, baies (fraises, framboises, mûres, myrtilles…), agrumes (jus d’orange…), raisin
Thé vert, vin (surtout rouge)(en quantités raisonnables bien sûr), lait, lait de soja
Amandes, « graines » (tournesol, lin, chia…), noix du brésil, noisettes, noix, cacahuètes, céréales
Légumes en général, Lentilles, haricots secs, courge, champignons, asperges, avocat, olives, laitue, haricots, épinards, huiles végétales (olive, colza, lin, noisette, noix…)
Huîtres, krill, poissons sauvages +++ (les poissons d’élevage auraient une moins grande qualité nutritionnelle), poissons gras (saumon…), foie de poisson
Volaille (foie +++, poulet, dinde), jaune d’œuf, veau, viande rouge, foie (volaille dont dinde, veau, bœuf, agneau)
Poivre noir, curcuma (présent également dans le « curry » qui est en fait un mélange d’épices), levure
2. La liste des aliments ennemis
LE FAST-FOOD et les graisses saturées, source de beaucoup de calories et mais surtout de « mauvaises » calories, tuent notamment les connexions neuronales. De plus il a été prouvé qu’un apport calorique trop important diminue l’espérance de vie…
3. Ce qu’on vous a toujours dit sur le sport… est VRAI.
Le sport est « bon à la santé » et au-delà de ses nombreuses vertus pour le reste de l’organisme, il participe lui aussi à améliorer le fonctionnement du cerveau.
« Donc si vous mangez ce midi au McDo, allez le chercher en courant »
D’après le cours du Docteur Huberfeld, Faculté de Médecine Paris VI – Pierre et Marie Curie
Première session – Miss B s’essaie au Yoga
Article non sponsorisé
Samedi matin, réveil matinal, à peine la première paupière entr’ouverte que mes deux jambes soudain autonomes trouvent leur chemin vers des leggings, les bras vers un sweet-shirt et les pieds vers des ballerines direction « mon premier cours de yoga ». Comme je ne fais pas les choses à moitié, j’ai opté pour un stage de 2h30 en guise de première initiation (on m’avait d’ailleurs un peu menti sur le sujet en me vendant une session de 2h à coup de « mais siiii, viens, ça te fera du biiieeennn »). Autant dire que j’avais plutôt intérêt à aimer sans quoi je risquais de ne pas regretter le voyage.
Je suis donc arrivée à demi-réveillée dans une grande salle très lumineuse, du parquet au sol et nos futurs tapis d’exercice tournés face à une baie vitrée donnant sur un paysage enneigé. Un cadre idéal s’il en est pour cette matinée placée sous le signe du « bien-être ».
Pour une fois en avance, j’ai eu le temps de faire ma petite étude sociologique à grand renfort d’observation toute en discrétion des autres « stagiaires » qui arrivaient par salves, gagnant ce que je devinais immédiatement être « leur » place. Trouillarde et peu désireuse de faire état au monde de ma souplesse digne un manche à balais revêche Confiante et pleine d’entrain, j’avais élu domicile sur le tapis tout au fond à droite dans le petit coin discret de la salle. 20 minutes avant la séance, la moyenne d’âge devait tourner autour de 50 ans, 5 minutes après le commencement du cours elle redescendit vers 40 ans. Nous sommes bien d’accord, toujours en retard ces sales jeunes. Une assemblée donc très hétéroclite : de toutes les tranches d’âges, de toutes les tailles, de tous niveaux et beaucoup de novices comme moi (nous sommes une génération de warriors, rien ne nous fait peur).
10 h, la séance commence. Debout sur les tapis de sol mis à notre disposition par le centre spa, nous callons notre respiration sur celle du professeur. Toute la séance est sur le souffle centrée, c’est là l’objectif de la matinée : prendre conscience de son existence, ralentir son rythme et avec lui calmer notre agitation de gens stressés dans un monde pressé. Ralentir ma respiration m’a demandé un réel effort et une énorme concentration. C’est ce qui m’a je pense posé le plus de « problèmes » durant la séance car ce n’est pas « agréable » de se limiter sur ce point surtout lorsque l’on pratique une activité physique en parallèle. Je me suis crue revenue un instant aux heures glorieuses des cours de natation. Cependant, si le premier quart d’heure fut légèrement éprouvant, en demi-apnée, ma respiration s’est d’elle-même calmée. Le secret (ou plutôt l’astuce que j’ai fini par trouver), c’est de faire une respiration complète (inspiration + expiration) avant chaque mouvement. En effet, les postures de yoga se calent sur l’alternance inspiration/expiration, on ne fait pas les mêmes gestes pendant ces deux temps bien distincts d’où l’importance de respirer profondément avant chaque nouvelle série pour réussir à caler son souffle sur celui du groupe. Cela évite d’être à contre-temps ou en semi-apnée pendant une partie de l’exercice.
Mais quid des postures ? Le mot d’ordre de la session était de s’écouter. Aller à son rythme, s’arrêter si un mouvement s’avérait pénible, oublier la compétition. Dans leur ensemble, j’ai trouvé les postures proposées accessibles. Pas besoin d’être championne en titre de gymnastique acrobatique, l’idée est de s’assouplir en douceur, de gainer et d’étirer sans se brusquer. J’ai eu une nette préférence pour les figures au sol qui ressemblaient beaucoup aux mouvements de kiné quand ils n’étaient pas carrément similaires.
Le stage s’est terminé sur quelques minutes de relaxation et un thé aux épices. Le bonheur.
Au bilan
Une très bonne expérience, cette séance m’a fait du bien. J’en suis ressortie plus calme, sereine et un peu fatiguée. Flagada comme dirait mon grand-mère. Une bonne fatigue, celle de la danse des endorphines.
Et mes petits conseils pour terminer
Ne pas oublier (comme moi) de prendre une petite bouteille d’eau
Zapper le thé du matin et ne pas sauter la case « prendre ses précautions » avant la séance, 2h30 c’est long
Prévoir du multi-couches (débardeur – tee-shirt – sweat)
Et peut-être le plus important : Profiter
Infos pratiques : J’ai suivi ce stage au centre Source de Cristal, Perrignier (Haute-Savoie), 2h30, 25 €, tapis fourni.
Contact : 04 50 70 65 11
Credit photo : nataraja
Miss B. au STEP ou l’épopée du lundi…
Rentrée, bonnes résolutions, certificat médical béton en poche (option téléphonique), je m’inscrivais donc au cours de STEP proposé par notre divine Faculté parmi la liste (longue comme le bras) d’activités diverses et variées proposées à des horaires tout aussi divers et variés : 12h-14h (j’entends déjà crier que « je suis une mauvaise langue gnagnagna… », ok, il est vrai, mea culpa : il y a aussi des cours de yoga en plein milieu du mardi après-midi #sopratique, et quelques cours en soirée #onenreparlelasemaineprochaine). Bref, une fois la réduction drastique et nécessaire de mon champ des possibles opérée (heu, initiation « pêche au poisson chat dans caniveau parisien post-jour de pluie torrentielle » j’ai hésité mais finalement, j’ai décliné… je ne me sentais pas au niveau), ma carte en poche et ma motivation au plafond, j’étais fin prête. Mais, comme toute personne importante qui se respecte, j’ai bien entendu attendu pour faire l’honneur de ma présence que les cinq premiers cours se passent. Ce n’est pas comme si j’étais une complète débutante non plus (après toutes ces années d’allées et venues devant les salles de STEP du complexe aquatique où j'ai nagé toute mon adolescence, j’avais eu tout le temps d’être imprégnée des vibrations STEPales)(ces années d’expérience et de pratique passive intensive porteraient leurs fruits l’heure venue).
Lundi dernier, c’était le moment : je me devais d’être présente pour irradier enfin la salle entière de ma gracieuse coordination. Cependant, comme je gardais un brin de modestie tout de même, je me plaçais très légèrement en retrait (au rang le plus au fond)(aucun rapport avec un quelconque retard ou une quelconque appréhension).
Donc, en tenue, derrière le step, la séance commence. Des pas de côté sur un rythme un poil soutenu. Rien d’extraordinaire, portée par la musique je fais même la fofolle et agrémente le tout des petits mouvements de coudes plein d’entrain qui accompagnent le balancement de la prof au taquet elle aussi (oui, en fait, dans une autre vie, on était soeurs). Allez, on monte sur le step et hop, levée de genou, reprise des petits pas et hop, pied sur le step, on lève l’autre genou, reprise des petits pas. Allez, cette fois-ci on enchaîne, on reste sur le step et trois levée de genou, descente du step, remontée, hop, trois autres levées de genou et on recommence. Waouh, j’ai compris le truc, ça y est, j’ai le rythme, ça va, je transpire pas trop, j’ai un peu soif mais sans plus, ouais, j’ai carrément le rythme dans la peau… j’aurais peut-être du m’inscrire au cours du niveau supérieur en fait… La prof doit remarquer que je suis carrément surdouée là, c’est incroyable on dirait que j’ai fait ça toute ma vie, ah, ouille, oui, ça tire un peu mais, non léger et hop, faut changer de pied, mince, je me suis trompée. Attends, je recommence, hop, instant de flottement, ah nouvel enchaînement, d’accord, d’accord, allez, nouveau morceau, plus rapide, plus de… ah, mais c’était pas ce pied là, pas grave, je sautille, je retombe sur le bon, on change encore l’enchaînement. A d’accord maintenant on saute sur place, le pied qui descend du STEP on le place derrière l’autre, puis on saute en ciseaux, puis on remonte avec le pied le plus en arrière… d’accord, concentration. En arrière, et… ah mince, trompée, mauvais pied, arrgh, mauvais côté… il fait drôlement chaud non, j’ai soif, il me faut de l’eau, je TUERAIS pour de l’eau. J’aurais du prendre un serviette, je sens que je transpire donc avec mon fond de teint ça doit être la CA-TA… Et, quoi, non, c’est pas PO-SSI-BLE, elle marche pas cette horloge, il n’est que ET QUART ? Sérieusement ? On est là depuis seulement 10 PETITES MINUTES ? Non mais attends là, moi, je suis une grande sportive hein, c’est sa musique qui va trop vite, comment veux-tu qu’on tienne le rythme. Aie, maintenant il faut tourner et… quoi… on va rajouter les bras aussi ?
Vous avez vu Fantasia ? Et bien, avec un tutu, j’aurais fait de l’ombre à bon nombre de ballerines. La grâce incarnée te dis-je que mes sautillements à contre-temps avec les bras jetés en l’air comme un noyé vers la berge (?).
Bon alors, on y va ou on y va pas du coup ?
Mais ON Y VA les enfants, ON Y VA ! Parce que si la première séance était un peu, sportive dirons-nous (tiens donc, une séance de sport sportive, mais dites-moi Miss Blemish, auriez-vous pé-cho Lapalisse ?), après, en plus de me sentir extrêmement légère et détendue (assoiffée et décoiffée aussi… mais ce ne sont que des détails), j’avais la pêche, tout simplement.
Et ce sans caniveaux ni poissons chats*
*je me déresponsabilise complètement de ce mauvais jeu de mots





