Beauty

Yes mode, no make-up


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Des articles mode, il y en a déjà eu par là. Assez peu, c’est vrai. Et dans ce peu là se sont cachées tout un tas de vérités plus ou moins justifiables et justifiées. Cela vous est déjà arrivé de ne pas vous sentir de faire quelque chose parce que – d’après vous – vous ne colliez pas à l’image que vous vous faites de ceux qui sont déjà dans ce domaine-là ? Ou d’être – un peu – agacé par cette célébrité s’essayant à un autre art que celui qui l’a révélée ? D’enfermer ou de vous enfermer dans une case en décrétant un peu vite que ceci ou cela n’est pas fait pour vous comme si nous étions fabriqués selon des modèles préfaits non modifiables ?

Alors que je dévore tout ce qui a trait à la créativité, avide d’information sur là où naît et se nourrit ce soupçon de soi distillé qui esquisse et signe un univers, je me retrouvais soudain effrayée. Peur de ne pas être à ma place en proposant une catégorie mode – un brin – différente. De faire de cette catégorie une catégorie qui me ressemble avec à la racine de ce besoin-là mon sentiment d’imposture maintes fois éprouvé par le passé de montrer cette fille que je vois dans le miroir dans toute sa vérité et ses aspérités, cette fille qu’il m’est arrivé bien trop souvent – je crois – de ne pas bien aimer, soudain artificiellement sublimée sur le papier.

Cette catégorie mode je l’imaginais avec des photos brutes et sincères – « réelles » – des qui ne me donneraient pas de faux-airs de ce que je ne suis pas, des qui ne feraient pas rougir nos réalités. La mienne mais la vôtre aussi.

Et récemment, tout ce dont j’avais besoin pour donner corps à cette envie, cette idée a été rassemblé. Quelqu’un pour me prendre en photo sur Paris – un photographe qui accepte les bisous, les massages, les bons petits plats et toute la reconnaissance du monde pour toute rémunération – le beau temps retrouvé, un peu de courage donné par ces photos-là et bien plus encore par la gentillesse de Noémi, huit mois de « no make-up » qui de cette peau m’ont presque réconciliée et quelques pièces qui méritaient bien de se faire photographier.

Je suis donc toute émue d’inaugurer cette nouvelle catégorie, de la mode sans maquillage rayon teint. Une catégorie dans laquelle j’espère que vous vous retrouverez. Une catégorie qui sera sans mots parfois. Et j’espère de tout coeur qu’elle vous plaira.

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Collier – Naf-naf

Tee-shirt – Zara

Veste en cuir – Zara

Jean – Zara

Sandales Ulysse – Sezane

Sac à main – Lafayette Collection

Aucun de ces liens n’est affilié. Mon teint n’est pas maquillé sur ces photos : je porte uniquement un peu mascara et de crayon yeux.

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Les bienfaits d’un hammam pour la peau à la maison


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C’est un vendredi, le ciel est bleu bleu bleu, il fait beau beau beau mais aussi froid froid froid, on vient d’arriver en Normandie. On est assis dans la véranda et on tartine déjà nos respectivement deuxième et troisième tartines de Nutella – c’était avant l’arrivée triomphante du Nocciolata – dans de la brioche de boulangerie – ce qui résume à merveille je trouve, la magie des retours à la maison, la brioche vient de la boulangerie – en racontant les péripéties de la semaine. Je ne sais plus très bien comment – hormis que l’on avait déjà les deux pieds pris dans l’euphorie du vendredis – celle qui donne au week-end des airs d’éternité – pendant que l’on était en plein brain-storming sur ce que l’on ferait de ces deux jours devant nous, l’amoureux lance un « piscine » et sa maman un « ah mais vous pourriez aller au petit spa de la ville d’à côté, c’est sympa, pas trop grand et ils font des entrées à la journée ». Et il se trouve que c’était exactement ce dont on avait envie, s’offrir une petite folie.

Nous voilà donc samedi matin, un short de bain et un une pièce rouge rouge rouge sous pulls et manteaux, poussant les portes à battants blancs du petit-spa-de-la-ville-d’à-côté en se demandant encore bien comment se résoudre à se mettre par ce froid en maillot de bain. Un grand souffle d’air chaud et humide plein de chlore et de sel est venu muettement répondre à cette question et déjà nous nous retrouvions nus pieds, en maillot, nos serviettes dans nos mains et un peu empruntés, comme si l’hiver nous avait volé la bonne manière de faire. Après l’eau tiède des douches qui imbibe mollement le tissu des maillots rangés depuis trop longtemps, on est allés sur la pointe des pieds se réfugier dans l’enceinte saturée de vapeur et d’huiles essentielles – énergisantes annonçait la pancarte à l’entrée – du hammam. Et là, ça a été un peu la catastrophe. J’en suis ressortie le visage rouge écrevisse, pas du tout mais alors pas du tout mise à mon avantage. Je suis passée sous l’eau froide – le fameux rituel qui semble horrible et qui pourtant après un quart d’heure dans une étuve fait un bien fou – et ai tenté de profiter du reste de notre longue matinée sans trop penser à l’état de ma peau. C’est quelques heures plus tard que c’est devenu intéressant. Ma peau redevenue « normale » – et non pivoine – était plus nette, plus claire et plus douce qu’à son habitude et mes menues rougeurs quotidiennes envolées. De fait, les minuscules marques qu’il me reste de mes anciens problèmes de peau s’en voyaient considérablement estompées. Je n’ai jamais eu une aussi belle peau que ces cinq jours qui ont suivi. Du coup, j’ai décidé d’essayer de reproduire cet effet sur mon visage à la maison et… ça marche ! 

La marche à suivre ultra simple (et que vous avez probablement déjà fait une fois dans votre vie)

Vos huiles essentielles/votre mélange tout fait/une infusion au thym/des herbes de Provence (au choix), de l’eau bouillante, une large serviette pour recouvrir votre tête au dessus du bol et ainsi garder le maximum de vapeur – c’est tout ce dont vous avez besoin !

Installez-vous au calme, prévenez les gens autour de vous (s’il y en a) de ce que vous faites – histoire que l’on ne vous bouscule pas – et positionnez votre tête au dessus du bol, suffisamment haut pour ne pas vous brûler – encore une fois le but n’est pas de se blesser.

J’utilise pour ma part un mélange tout fait pour inhalations qui contient de l’huile essentielle d’eucalyptus et de niaouili – réputée pour ses vertus anti-bactériennes – parce que je n’ai absolument aucune connaissance en matière d’huiles essentielles et que ce ne sont pas des choses à manier sans précaution – et que je préférerais si possible ne pas m’intoxiquer – le but étant quand même de prendre soin de moi.

Une fois toute la vapeur épuisée et l’eau tiède, comme au hammam, direction la salle de bain et le robinet sur la position froide, rincez abondamment votre visage. C’est ce qui permet de rincer l’eau issue de votre transpiration, de laver ainsi les impuretés et de resserrer les pores. Lavez votre visage avec votre savon habituel puis appliquez votre crème de jour/nuit. Et c’est tout ! 

N.B 1 : Pour que cela dure un peu plus longtemps, lorsqu’il n’y a pratiquement plus de vapeur, vous pouvez souffler légèrement sur la surface ce qui va prolonger un peu l’effet vapeur.

N.B 2 : comme dans ma petite expérience hammam, vous serez probablement un peu rouge dans les deux heures qui suivent mais après votre peau s’en verra vraiment éclaircie avec une tendance à rougir nettement diminuée et donc si comme moi vous souffrez de petites marques elles s’en verront significativement estompées.

Quand ça ? 

Après la douche et m’être lavé les cheveux, juste avant de les sécher.

Après le sport (mais pas à chaque fois hein)

Combien de fois par semaine ?

Je le fais au moins une fois, le plus souvent deux.

Beauté - hammam pour le visage maison 2

 

Et toi, c’est quoi LE geste beauté qui te fait du bien en ce moment ?

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Sourire à ce moi qu’on malmène


Sourire à ce moi qu'on malmène - souris - Brève - Lifestyle - Bien être - Miss Blemish

Minuit. Je suis assise entre les draps, les yeux fermés, le dos bien droit – inspiration, expiration, inspiration, expiration – je souris alors que mon corps tout entier commence à se relâcher. Désormais attentive, le silence respecté soudain se met à bruisser des bruits noyés habituellement dans le mouvement. La rumeur de la rue étouffée par volets, vitres et rideaux, le bruit de l’eau dans les canalisations un robinet ouvert dans l’appartement voisin, le murmure régulier du réveil posé sur le meuble à côté, l’ascenceur qui danse et redescend au rez-de-chaussée. 

Il y a les séances guidées, celles qui apprennent à mieux écouter – m’écouter – et puis il y a celles-là, en roue libre, où je ne suis plus qu’avec moi. Quelques minutes de gentillesse tournée vers soi. Je souris – je me souris – cette idée merveilleuse volée à l’un de mes films préféré – Mange, Prie, Aime – dans un grand processus de réconciliation avec moi-même. Une réconciliation avec tous ces petits défauts que je juge sévèrement, me reproche, renie, déprécie dans une guerre contre moi-même injuste, inutile et sans mercie. Chaque soir et à chaque fois que j’y pense – dans la rue, au travail, dans le métro, au supermarché, en courant, au restaurant – je me souris, scandant en silence une toute petite phrase contrant un défaut, celui qui me pèse dans le présent du moment. Si je me sens fragile, je me répète que je suis forte, si je doute, je murmure que je vais y arriver, si mon apparence me fait souffrir, je souris que si si, je suis jolie. J’apprends ainsi à me regarder comme le font ceux qui m’aiment et ne comprennent pas trop comment c’est branché là-dedans pour que je me gâche ainsi la vie. 

Cela fait maintenant longtemps que je fais partie des convaincus de l’impact de notre manière de penser sur notre bien être, notre façon de nous voir, de nous vivre et donc d’agir. Et je pense que c’est la leçon majeure que la pratique de la méditation m’a apprise : toutes ces pensées qui transitent, ces angoisses, ces anticipations, cette incursion du jugement contre soi et contre les autres ne sont pas des vérités. Mais pourtant, à force de les entendre à longueur de journée, elles finissent par nous faire souffrir et devenir des réalités car convaincus que oui je ne suis pas assez ceci et il va se passer ça et oh lalala ça ne va pas aller du tout du tout, nous modifions notre manière de nous comporter. On commence à avoir peur de montrer ce moi si faible, si insuffisant aux autres, peur d’être jugés, peur qu’ils voient « la réalité ». Avoir une mauvaise image de soi, une mauvaise estime de soi dresse des barrières et nous empêche d’avancer, cela nous inhibe. On dépasse le doute légitime, celui qui permet de se remettre en question, de progresser, celui qui ne touche qu’une toute petite partie de notre moi – cette recette de cuisine ratée, ou cette aisance insuffisante dans l’utilisation de ce logiciel – c’est le « nous » dans son entièreté dont on se met à douter, que l’on veut cacher. Alors puisque cela marche dans un sens – Je me dis que je suis nulle > je me sens et me vis nulle – pourquoi ne pas retourner le mécanisme à notre avantage et utiliser l’auto-persuasion ? 

Cette astuce des phrases que l’on se répète jusqu’à les croire et les rendre réalité je l’utilisais déjà lorsque je préparais des concours, lorsqu’en plus de travailler d’arrache-pied il était vital que je crois dur comme fer en ma capacité de franchir victorieuse la ligne d’arrivée. Aujourd’hui, j’ai refait de cet outil un petit exercice au quotidien, lorsque j’y pense, lorsque le calme revient d’aller contre cette petite voix qui s’horrifie du fantôme d’une réalité d’autrefois, cette petite voix qui amplifie jusqu’à nier la réalité qui n’est jamais si sombre que ce qu’elle veut nous faire voir. Une petite phrase scandée pour réapprendre à se regarder avec bienveillance, justesse et gentillesse. Une petite phrase pour se reconnecter à sa réalité, l’apprécier à sa juste valeur plutôt que de toujours mettre en exergue sa part de noirceur. Une petite phrase pour rééduquer son regard et se convaincre, se persuader, que c’est elle qui nous dit la vérité. Une petite phrase pour répondre à ce penchant de toujours nous critiquer intérieurement, cet auto-sabotage devenu réflexe, anodin alors qu’il entérine pourtant nos complexes, nos douleurs, ces menues blessures d’un moi peu sûr de soi qui nous font tant souffrir au quotidien.

Et vous, avez-vous fait la paix avec vous ?

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