Miss Blemish

Belle ?

30 . 04 . 14

Beauté 1.

Photos - Alexandra B.

Le jour de ce shooting, mon amour du reflet dans le miroir flirtait avec les bas fonds de l'océan arctique. J'étais à deux doigts d'annuler, certaine que j'allais faire perdre son temps à mon amie, qu'on ne pourrait rien tirer de cette séance, que ce serait terrible, que j'étais bien trop moche et que je ferais mieux de rester au fond de mon lit en attendant que ça passe. On avait pourtant convenu d'un rendez-vous, je devais passer la prendre (et cela tombait drôlement bien car j'avais diablement envie de conduire)(ma conscience écolo s'arrête à cette frontière là, les rares jours où j'ai une voiture à disposition), j'étais prête, elle avait les clés d'un domaine magnifique de la région, et cette tenue c'était maintenant où jamais - le temps étant sur sa phase ascendante côté soleil, chaleur, petites jupettes et petites robettes. 

Nous nous sommes donc retrouvées, je me suis changée en plein milieu des champs (comment ça ? Je ne porte pas une simple petite robe au milieu de la prairie par 12°C ! TOUT se perd). J'ai fait la réflexion à Alexandra que bientôt elle n'ignorerait plus rien de mon anatomie ce qui l'a fait beaucoup rire, mais voilà, quand on fait des photos, nos shootings n'ont rien de ceux hyper carrés des magazines, je suis coiffeuse, maquilleuse, habilleuse, Alex aux photos, à la conception et aux décors, pour tout réflecteur de lumière nous avons les nuages (les plus belles photos se font par temps gris)(en tous cas avec mon teint c'est ce qui le rend le plus lumineux) et pour tout ventilateur, nous avons le vent. En contrepartie nos occasions de rire de bon coeur sont démultipliées (et mon dossier "photos improbables" ne cesse de s'agrandir)(elle m'a cependant promis et je vous en fais témoin que si je mariais Mr Parfait elle garderait le power point de la honte pour notre seul petit comité d'enterrement de vie de jeune fille). 

Nous étions donc dans la prairie. Le souci de ne pas montrer que je mourrais de froid a eu raison de tout le reste et en 25 minutes top chrono, nous avions ce qu'il nous fallait. Il faut dire que nous n'en sommes plus à notre première séance photo avec Alexandra, maintenant on tâtonne moins pour toucher au but recherché, pour rendre l'ambiance voulue, peut être parce que nos idées sont plus précises et que l'on prend d'avantage de temps pour mettre des mots dessus et expliquer exactement le rendu cherché.

Et j'ai reçu ces photos. Je me sentais toujours aussi insuffisante physiquement parlant bien que m'étant donné un bon coup de pied aux fesses pour essayer d'avancer dans la bonne direction.

Arrêter de me dire mille fois par jour "tu es trop moche/nulle/stupide" par exemple.

Sourire au miroir au lieu de l'éviter.

Sourire au miroir SURTOUT démaquillée. Car la réalité est là et c'est cette personne dont il faut apprivoiser le reflet car ce reflet, c'est moi. Pas une autre. Pas de ces choses que je pourrais changer, aussi fort que je le veuille, que je m'entête, que je me déteste, que je me rabaisse et que j'essaie.

On peut choisir de lutter contre un état de fait ou regarder sa peur en face pour l'affronter.

Réaliser que ce qui ne me faisait plus pleurer depuis des mois le faisait à nouveau, et que le physique n'était qu'une excuse, un subterfuge facile pour écouler des peines plus difficiles à affronter. Et qu'en s'y arrêtant cinq minutes et en les analysant, je m'apercevais qu'elles n'avaient plus cours alors même que je les ressassais encore sur le plan du physique.

Et puis il y a eu cette patiente me confiant que tout avait commencé le jour où elle s'était dit que si elle n'était plus "grosse", elle n'aurait plus aucun problème dans sa vie. Combien de fois ne nous sommes-nous pas et ne nous disons pas encore des choses de ce genre ? 

Quand [insérer une cause de complexe] aura disparu, tout ira bien dans ma vie. 

Pourtant, on se retrouve toujours en bout de course face à nous-mêmes et au problème dont le complexe n'était qu'un déguisement : notre difficulté à nous accepter tel que nous sommes, à poser sur nous un regard bienveillant, doux et exigeant à la fois, à nous parler avec fermeté mais sans jamais devenir intransigeant. Nous accorder le droit de n'être pas parfait en tout point et de ne pas faire corps avec notre idéal. Et que ce n'était nullement paresse, faiblesse, lâcheté, juste humain

J'ai donc reçu ces photos. J'avais encore au creux du ventre la peine ressentie ce week-end là, immense au point de ne pas pouvoir souffler mes bougies d'anniversaire devant toute ma famille et de ne le faire qu'en comité réduit, incapable d'affronter l'idée de me tenir debout devant autant de personnes, de devenir le centre de l'attention et de devoir rester là. Tous les regards posés sur moi. Et j'ai regardé ces photos. Et étais-je horrible au point que l'on veuille me jeter des cailloux ou que ma vue soit douloureuse pour mes proches ? Non.

NON

Pourtant l'ai-je vécu ainsi ?

OUI

La beauté, la confiance en soi et en son physique et plus globalement en sa personne car le physique n'est que la composante que ma personnalité se choisit pour exprimer ses doutes là où d'autres doutent de leur culture, de leur intelligence, de leur façon d'être, de s'exprimer, de bouger... est dans la tête. Et si je le savais pour l'avoir déjà expérimenté par le passé ? Oui ! En prenant mon traitement contre l'acné, j'ai vu mon acné disparaître et en rien l'attitude de mes proches changer. Une belle preuve que l'acné qui avait cristallisé tant de doutes, de souffrances et de peurs attirait bien moins l'attention des autres que ce que je croyais. Pourtant, entre savoir une chose, en faire son expérience logique et pouvoir dérouler le raisonnement allant avec et véritablement vivre cette même vérité comme étant une vérité, il y a un monde : la preuve ! Je savais que les gens n'en avait que faire que mon grain de peau soit plus lisse ou moins lisse et pourtant je me vivais encore comme inregardable.

Quand nous avons commencé à faire des photos avec Alexandra, si cela lui offrait un modèle et une tribune pour son travail, c'était d'abord et avant tout pour moi une thérapie. Un peu comme le théâtre pour un timide. Aller au devant de ses peurs, les affronter, et à force de bonnes expériences, les soigner.

Car bien souvent ce que l'on redoute est bien moins redoutable que ce que la peur veut nous faire croire.

Même lors de séances moins réussies, où je me trouvais un peu gauche ou trop réservée, le sourire timide et le visage pâle, je ne me trouvais jamais si horrible que ce que j'avais l'habitude de vivre intérieurement au quotidien. Mais "guérir" un complexe prend du temps et suppose de nombreuses rechutes. Des périodes de mieux, des périodes de bien même, mais des périodes de moins bien, de doutes, de peine. Après tout, on ne rééduque pas son esprit après des années passées à prendre de mauvais réflexes et à construire des schémas de raisonnements erronés par la seule force de quelques exercices. C'est la répétition, l'acharnement et la mise en application jour après jour qui peuvent nous le permettre.

Sur ces photos je me suis trouvée belle. Non je ne dirais pas seulement jolie, je dirais belle. Et avec une majuscule même. Belle. Et ce ne sera pas de la prétention.

Quelle prétention peut-on avoir d'une donnée comme celle-ci sur laquelle nous n'avons aucune prise et qui jamais n'a dépendu en rien de nous ? 

Que mes parents se gaussent que je sois jolie et vous pourrez les dire prétentieux. Après tout ce sont eux qui ont travaillé. Si fierté il y a, cela ne peut venir que d'eux. Non se trouver jolie, se vivre belle ou beau est juste une sérénité, ce rien de légèreté qui permet d'aller vers la vie le pas allant plutôt qu'en guettant de toutes part l'arrivée de coups. Notre apparence physique n'est en rien un indicateur de notre valeur (inutile de s'en gausser donc), juste un élément de souffrance et de doute en moins lorsque nous en sommes satisfaits - ou du moins pas trop insatisfaits. Et dans notre société où les modèles de beauté ne manquent pas tout comme leurs exigences démesurées souvent, cette satisfaction, cette absence de souci vis-à-vis de son apparence est de plus en plus difficile à atteindre, d'où nos complexes s'épanouissant à nos dépens. Et aux dépens de notre bonheur et de notre joie de vivre.

Est-ce qu'aujourd'hui je me sens complètement sereine par rapport à mon physique ? Pas encore... mais je suis certaine qu'avec le temps, ça viendra. Il y a mille autres domaines qui demandent énergie et intérêt que celui de douter sur l'image de soi que l'on expose au monde ! Mais pour cela, il est un travail préalable indispensable et un long chemin à parcourir. En avoir conscience, c'est déjà être sur la bonne voie, non ? [Musique / Sunny - Boney M]

Et vous, comment affrontez-vous vos complexes au quotidien ?

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Robe - Banana Republic

Sac - IKKS

Sandales - Ulysses par Sezane

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Après l’acné : mes astuces anti-imperfections pour garder une jolie peau

11 . 04 . 14

jolie peau

Si l'acné est une maladie dermatologique nécessitant un traitement médical, une fois guérie, nous gardons par notre type de peau, souvent mixte à grasse, et ce passé acnéique, une susceptibilité accrue aux imperfections qui n'attendent bien souvent qu'une contrariété, une nuit blanche ou un rythme de vie temporairement mouvementé pour réapparaître. Si ce n'est pas avec la même violence que d'antan, il est toujours désagréable et très (très) mal vécu lorsque l'on a connu des années noires de voir apparaître ne serait-ce qu'un bouton minuscule que personne pourtant sûrement ne percevra. Pour s'éviter ces moments peu agréables, voici quelques astuces et petits réflexes tous bêtes qui lorsque je les respecte éloignent non seulement les imperfections mais font aussi ma peau plus éclatante, lisse et jolie.

1. Suivre consciencieusement les règles de prise de sa contraception hormonale.

Que vous soyez sous pilule, anneau ou patch, dès lors que votre contraception n'est plus seulement mécanique mais également hormonale, il est très important de la prendre comme elle doit être prise. Ici je parle à celles qui ont déjà une contraception qui leur convient (certains problèmes de peau peuvent être liés à un déséquilibre hormonal induit par des pilules non appropriées, mal tolérées... si c'est votre cas, consultez votre gynécologue/dermatologue pour des conseils spécifiques) : si vous oubliez des prises/de changer votre patch/anneau, vous modifiez vos taux d'hormones sanguins et ce déséquilibre peut être à l'origine d'imperfections (toujours sur ce même lien hormones-imperfections). Essayez donc de trouver un rituel pour ne pas oublier, mettez votre plaquette de pillule/patch à un endroit où vous êtes sûre de la voir, programmez une alerte journalière/hebdommadaire sur votre téléphone, combinez sa prise avec un autre de vos rituels quotidiens (après vous être brossé les dents, directement au lever, avant d'aller vous coucher, en rentrant du travail...). Ce point est particulièrement important, les hormones ont réellement un impact significatif lorsqu'on les prend n'importe comment : si vous avez un retour d'imperfections la première question à vous poser est "est-ce que je prends consciencieusement ma contraception hormonale ?". Si la réponse est non, commencez par rectifiez ce point-ci, il y a de fortes chances que vos imperfections s'en aillent comme elles étaient arrivées.

2. Se laver les mains avant de toucher son visage

Et en particulier avant de vous laver visage. Lorsque l'on passe d'une pièce à l'autre de la maison, on n'a souvent pas conscience que nos mains ne sont pas propres. On dégaine donc souvent le gel nettoyant visage directement sans passer par la case "lavage des mains" : résultat, on rajoute des bactéries sur sa peau et l'on perd du bénéfice de nos rituels beauté. Le bon réflexe ? Prendre le temps de se laver consciencieusement les mains à l'eau et au savon doux avant de laver son visage. Pour un nettoyage efficace, une minute de friction minimum sans oublier aucune zone (notamment les pouces).  

3. Eviter de se toucher le visage dans la journée

Nos mains, sans avoir pourtant fait de travaux salissants particuliers, sont sales et charrient leur lot de bactéries indésirables qui sont le terreau des imperfections (barre du métro, clavier d'ordinateur, smartphone, poignées de porte, bureau...). On évite donc au maximum de se toucher le visage durant la journée (ce qui est bien plus difficile qu'il n'y paraît... vous allez voir, en y faisant attention, vous allez vous rendre compte que vous passez votre journée à vous toucher le visage).

4. Avoir toujours une bouteille d'eau à portée de main

Plutôt que de vous conseiller de boire "plus" ou de vous donner un chiffre forcément faux puisque nous n'avons pas tous les mêmes besoins en eau, mon conseil est de toujours avoir une bouteille d'eau avec soi. Sur son bureau, dans son sac, l'eau doit toujours être à disposition pour que vous puissiez boire à la moindre envie. Ainsi, votre apport sera égal à vos besoins (oui, on peut s'intoxiquer avec de l'eau, pas d'excès stupides à base de "boire ABSOLUMENT tant de litres") et vous verrez que vous boirez plus en moyenne. Car combien de fois a-t-on soif mais ne prend-t-on pas le temps de se lever pour aller se chercher à boire/n'a-t-on pas de monnaie pour le distributeur de bouteilles d'eau ? Le secret donc, avoir toujours sa bouteille à portée de main.

5. Dire "oui !" aux fruits & légumes

Et non pas "non" au chocolat/lait/charcuterie/graisses saturées. Voilà ce que j'ai remarqué. Durant mes longues années de lutte contre l'acné, j'ai testé un nombre de régimes incalculables à base de "suppression du chocolat", puis "suppression des produits laitiers", puis suppression du chocolat ET des produits laitiers... etc... sans résultat ! Et oui, supprimer certains aliments n'implique pas les remplacer par ceux qui vont nous être bénéfiques ! Si je n'ai observé AUCUNE amélioration en supprimant chocolat/lait/charcuterie en revanche j'ai observé une nette amélioration en incorporant d'avantage de fruits et légumes dans mes apports quotidiens. Aucune frustration donc, je donne la priorité aux fruits et légumes et si, après ma pomme j'ai encore faim, je craque sans culpabilité ni aucune conséquence néfaste sur le muffin double chocolat du relai H. Effet sourire garanti.

6. Le thé pour meilleur ami

Lorsque je prends le temps de siroter mon thé le matin, j'ai une plus jolie peau. Mes deux préférés : l'Earl Grey en vrac Twinings pour le petit déjeuner, le BBthé de Kusmi (formulé pour une jolie peau) pour les matinées où je travaille depuis chez moi. Résolution plaisir.

7. Un jus de citron le matin

Je n'en démords pas : ça marche ! Et dès que j'arrête, les imperfections repointe le bout de leur nez sous quelques jours. Pour plus d'infos et d'idées pour rendre l'expérience moins acide, je vous renvoie à cet article où j'en parle plus longuement.

8. Go workout ! (ou plus simplement : faire du sport) Et plus généralement : limiter le stress

Si aucune étude à ce jour n'a démontré de corrélation entre alimentation et acné, son lien avec le stress est aujourd'hui bien établi. L'une des voies reliant ces deux phénomènes est l'inflammation, en effet l'acné est une maladie pour une part inflammatoire et le stress engendre la formation de médiateurs qui vont favoriser l'inflammation à l'échelle de l'organisme entier, n'épargnant donc pas la composante acnéique. Les dermatologues vous le diront, les périodes pré-examens représentent le pic de leurs consultations pour acné !

Trouver des moyens de gérer son stress est donc une voie intéressante pour limiter l'apparition d'imperfections. Et aller courir marche génialement pour moi. L'avantage du sport réside dans tous les médiateurs sécrétés lors de l'effort, le dépassement de soi qu'il suppose, la bonne fatigue qu'il engendre, la fierté qui l'accompagne (J'ai réussi à me bouger et à trouver la motivation pour sortir courir !), le regard nouveau qu'il permet de poser sur son quartier, l'ivresse de courir plus vite sur une chanson qui nous plaît, (les belles fesses des coureurs qui, ça tombe bien, courent plus vite que moi)... Cependant ce n'est pas la seule voie que vous pouvez explorer : autres sports - marche - lecture - yoga - méditation - sophrologie - shopping - musique - peinture - soirée - repas entre amis... trouvez l'activité qui vous vous relaxe pleinement  !

9. Être heureux/se

Même voie que le "moins de stress", rien n'est plus bénéfique pour l'éclat du teint que la joie ! Tombez amoureux/se, faites quelque chose qui vous plaît, passez du temps avec les gens que vous aimez, ménagez vous des plages pour vous, réformez tout dans votre vie (même si ce n'est que le temps d'une liste sur papier), entrepenez de grandes choses, osez, sortez, ouvrez les yeux, souriez. N'attendez pas pour plus de bonheur, allez le chercher. Votre peau vous dira merci.

10. Dormir (et avoir un rythme de vie régulier)

C'est mon point d'échec récurrent, mais, que je n'en sois pas encore capable ne lui enlève en rien sa vérité. Je lisais il y a quelques temps une interview d'une mannequin (magnifique) qui disait que son secret, c'était de dormir 15 h par jour. Si je ne crois pas que beaucoup d'entre nous aient le temps de dormir autant (c'est un peu triste aussi, n'avoir plus que 9 heures pour vivre par jour là où souvent j'aimerais en avoir 32)(vous comprenez pourquoi j'échoue si lamentablement au "dormir plus"), faire des nuits de 8 heures minimum et éviter les grands écarts (un soir couchée à 21h, le lendemain à 2h du matin, le surlendemain à minuit et ainsi de suite) est effectivement important pour une jolie peau. Ne serait-ce que pour le teint (les cernes, les traits tirés et le teint grisâtre... bof hein). Donc, au lit plus tôt ! Double effet kiss cool : se réveiller bien reposé(e) = passer une meilleure journée = être plus heureux/se - efficace et dévorer le monde !

11. L'élixir du Marabout

J'ai essayé tous les serums miracles possible, des gammes bio aux crèmes les plus astringeantes, pourtant il n'y a que lui qui a eu un VRAI effet et dont je ne me passe plus depuis... 2 ans ! Il est onéreux, comptez plus de 30€ pour un flacon de 15 ml. A raison de 5 gouttes matin et soir, il dure environ un mois et demi à deux mois. Je l'utilise sur l'intégralité de mon visage en accentuant sur les zones sensibles lorsqu'un bouton vient à pointer le bout de son nez. En plus de traiter efficacement les imperfections, il favorise et accélère la cicatrisation et a une action anti-ride. Un petit flacon magique.

12. Exit les flouteurs de pores

qui les floutent mais surtout les bouchent. Pores bouchés = accumulation de bactéries = imperfections. Si vous avez des pores apparents, préférez un bon soin en institut désincrustant et une routine adaptée (gommages réguliers, masques purifiants/hydratants) dont les effets seront certes plus longs à apparaître mais bien plus pérennes qu'une seule journée glowy pour les dix suivantes peu sympathiques.

13. Exit les cotons/éponges/gants

La chasse aux bactéries ne les épargne pas. Les cotons laissent des résidus trop petits pour être flagrants mais bel et bien là qui contribuent à boucher les pores. Eponges et gants sont des lieux de développement bactérien idéaux : toutes les bactéries retirées de votre visage au premier nettoyage restent pour une bonne part sur le gant (même nettoyé consciencieusement, la seul moyen est de le faire bouillir)(est-ce que vraiment il y en a dans la salle qui font bouillir leur gant après chaque utilisation ?) qui humide devient un bouillon de culture à bactéries. Et le lendemain, vous l'appliquez sur votre visage... pas la meilleure idée...

14. Un fond de teint adapté à son type de peau

Et pour cette partie chacun est différent, c'est donc une longue succession d'essais plus ou moins réussis qui vous attend. Je veux juste attirer votre attention sur le fait que ce n'est pas parce qu'un produit a été acheté en parapharmacie et est sensé être formulé spécifiquement pour les peaux à problèmes qu'il va forcément vous convenir. J'ai eu des poussées d'acné liées à des fonds de teint Vichy, Avène... Si le lendemain d'une application vous avez une poussée d'acné, il y a de fortes chances que ce soit du à votre fond de teint. Un fond de teint qui vous convient ne modifiera pas le rythme d'apparition des imperfections.

J'utilise le fond de teint Anti-blemish solution de Clinique teinte 02 Ivory, formulé pour traiter les imperfection et bénéficiant d'une couvrance excellente.

***

Note : Encore un fois, tous ces conseils sont pour l'après acné/les petites imperfections légères/corriger une tendance aux imperfections. S'ils peuvent vous être également bénéfiques si vous êtes en pleine crise, ils ne seront pas LA solution à votre problème. J'ai perdu énormément de temps lorsque j'avais une acné sévère du fait de conseils du même accabit qui ne pouvaient en aucun cas me débarrasser de mon acné. Si vous avez une acné importante, allez voir un dermatologue, vraiment. Et n'ayez pas peur de dire à votre dermatologue "J'en ai marre, je n'en peux plus". Il vous aidera. Et ces petits conseils d'aide accessoire prendront doucement le relai au fur et à mesure de l'extinction de votre acné.

Si cet article vous a parlé, je parle de mon expérience également dans ces deux autres billets :

Témoignage

Acné vs Roaccutane : des produits de beauté ad'hoc pour traiter, hydrater et faire cicatriser

 

 Belle journée à tous !

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En équilibre

28 . 03 . 14

As an indian 5

Photos par Alexandra B.

Cet article était sensé être un article "coup de vent", quelques photos et des mots à la volée pour vous dire que je ne vous oublie pas, que toutes les jolies choses que je vous prépare sont sur le feu n'attendant qu'une éclaircie dans mon emploi du temps, une plage de temps libre pour être terminées, peaufinées et enfin montrées ici. Une parenthèse pour vous livrer ces quelques photos prises en décembre (par -40°C au bord du lac Léman et m’ayant valu une belle petite bronchite de saison pour les fêtes)(le sacrifice sur l’autel de l’art, tout ça tout ça…) d’une de mes pièces préférées. Les idées et les envies se bousculent, se chamaillent et me tiraillent entre les impératifs d'ici et ceux d'ailleurs. Partout de l'important et de l'urgent, j'essaie de hiérarchiser au mieux mais parfois, ça déborde (et les nuits raccourcissent).

Et puis j'ai lu cet article de Lisa nous présentant un peu sa journée type, de façon toujours aussi rafraîchissante, jolie, simple, douce, pleine de vie et d'énergie. J'aimerais comme elle savoir faire de chaque collab' une occasion pour la création, une parenthèse laissant oublier finalement l'article sublimé par le cadre. Et depuis le temps que je n'en parle qu'à demi-mots et que vous constatez les pauses itératives liées à mon emploi du temps pas toujours très clément, je me suis dit que ce serait un bonne idée de vous parler un peu plus de ce que je fais au quotidien, qu'il s'agisse de mes études de médecine, de ce blog ou de ce que vous ne voyez pas mais qui participe à cet ici directement ou moins directement. Et puis j'ai tergiversé parce que "mais qui est-ce que ça va bien intéresser ? Tout le monde s'en fiche de ce que tu fais de tes journées !" et puis je me suis dit "oui mais peut-être qu'il y a d'autres personnes, même plein d'autres, qui gravitent entre milles passions et qui n'osent peut-être pas ou culpabilisent comme cela peut m'arriver parfois, doutent, se sentent parfois un peu jugées ou pensent que ce n'est pas vraiment possible alors que non". Alors finalement je vous en parle quand même pour la personne, même toute seule, à qui cela parlera et qui se dira "comme moi !" ou celle à qui cela donnera ce petit rien d'énergie pour entreprendre un chantier, un projet, cette chose qui lui tient vraiment à coeur, ou une autre un peu découragée, se disant "à quoi bon ?" prête à renoncer et qui finalement retrouvera un peu la foi. Pour tous les autres, j'espère qu'une astuce, un peu de bonne humeur mise de ça de là ensoleillera un peu plus votre journée.

J'entends souvent "mais comment fais-tu pour tout mener de front - tu fais des études de médecine, tu as une vie sociale, tu continues à sortir et tu tiens un blog où tu publies régulièrement - ?"... j'aimerais pouvoir répondre "grâce à une organisation hyper carrée". J'y travaille, mais aujourd'hui cela se rapproche plus d'un travail de tous les instants que d'une discipline bien rodée avec ses codes et ses règles gravés dans le marbre, je cherche l'équilibre, je tâtonne, j'essaie et j'échoue souvent ce qui m'amène à me coucher à des heures indues, mais progressivement de petites choses se mettent en place... quand la majorité est remise en cause bien souvent ! Comment fais-je pour tout mener de front ? Actuellement je dirais donc "en dormant moins et en faisant des choix".

Je ne pense pas être l'exception en disant que mes études (et par extension mon futur travail) ne concentrent pas tout ce qui me fait vibrer dans l'existence. Je les ai choisies, je pense plus souvent être sur la bonne voie que sur une route barrée pour moi (mais les doutes sont toujours présents, ils s'atténuent avec le temps, l'angoisse de l'erreur est moins grande, moins pesante, puis parfois grandit à nouveau, elle évolue avec moi, j'apprends à la canaliser, à l'écouter et à y répondre). J'aime être à l'hôpital, pas tous les jours, pas à chaque instant, mais la majeure partie du temps. Parfois cela me pèse, parfois j'aimerais y rester d'avantage, savoir d'avantage, être plus utile, plus présente, plus impliquée encore. Apprendre, voir un océan de connaissances qui jamais ne finira de s'agrandir se fait plus souvent assurance tranquille à un ennui mis pour toujours sur la touche tant que ma curiosité ne se sera pas tarie, qu'angoisse de ne pouvoir jamais en venir à bout (comme par exemple à cet instant où les examens toquent à la porte et qu'il me semble découvrir à peine tout ce que l'on me demande de savoir tout à fait). Cependant, je ne suis pas QUE futur médecin. J'étais quelqu'un avant et cette partie là reste malgré les connaissances qu'elle engrange et le badge qu'elle arbore fièrement. Je l'ai compris en première année de médecine lorsque cela me mettait hors de moi que l'on me demande de n'être QUE ça : et pour cause, pour réussir, il fallait vraiment s'investir à 100 %, ne faire que ça, penser, respirer, manger, vivre médecine, vivre concours, vivre compétition. C'en a été si abrutissant qu'aujourd'hui encore le dégoût de ce bourrage de crâne imposé par moi-même, par cette envie plus forte que tout de réussir (car la première année de médecine comme tout concours n'est pas un combat contre les autres mais contre soi-même) est encore présent même s'il tend à s'atténuer de plus en plus à mesure que cette période qui me semble appartenir à une autre époque s'éloigne (demandez à n'importe quel étudiant, il vous dira que la première année remonte en ressenti à dix ans). En P1 j'ai compris que la médecine ne niait pas tout ce que j'étais à côté mais que justement j'avais décidé de mettre tout l'à côté entre parenthèse pour me consacrer à cet objectif qui semblait insurmontable. 

Sauf que l'à côté existe et que comme pour tout, il faut choisir de plier sous la pression ou de lui répondre à force égale.

Quiconque fait des études supérieures ou a un métier prenant (manuel ou non) est, je crois confronté à cette pression là, cet envahissement de l'espace personnel par le travail, les échéances, le stress, les dates butoires, cette demande permanente de temps et d'investissement de soi. Il y a toujours à faire, à apprendre, à améliorer. Et il y a des personnes qui s'épanouissent dans cette relation fusionnelle à leur emploi. C'est là qu'entre en jeu la première blessure pour les autres, celle de la comparaison à coup de "combien tu m'aimes" avec cette question : qui a vraiment, du fusionnel ou des autres, la vocation ? Et souvent, personne ne vous la pose, personne ne remet en doute votre "vocation" sinon vous-même : "Toutes mes joies et mes aspirations personnelles (je ne parle pas de relations inter-humaines mais de centres d'intérêts) ne viennent pas de mon métier, l'aurais-je mal choisi ? Serais-je moins fait(e) que les autres pour l'exercer ? Me serais-je fourvoyé(e) ? Serais-je en train de rater ma vie ?".

Rater sa vie. L'angoisse de ceux qui ont du faire un choix.

Un choix entre plusieurs voies auxquelles ils aspiraient également pour des raisons différentes et riches de cette diversité mais qui n'ont pas disparu pour autant avec ce choix, qui sont restées latentes, toujours un peu là. Et à ce moment, on peut choisir de n'en faire qu'un à côté qui aura toujours une place secondaire parce que l'on ne se sent pas de se donner cette contrainte supplémentaire là (car toute passion demande travail, rigueur et persévérance dans des journées déjà plus que chargées) ou d'imposer ce que tout le monde vit comme secondaire à une place principale. Comme un gâteau coupé selon notre ressenti, nos envies et non pas ce que l'on nous fait croire que la raison veut. Comme s'il était déraisonnable d'aimer trop, trop de choses, trop différentes, de ne pas se retrouver pleinement dans une seule case. Car finalement, personne ne nous dit ceci, c'est juste plus facile, plus confortable de ne s'investir que dans une énorme chose et de papillonner à fleur des autres. Et cela peut être suffisant. Cela peut l'être comme cela peut ne pas l'être. Mais contrairement à ce qui est vécu souvent douloureusement ce n'est pas une anomalie de se sentir appelé par d'autres choses, parallèles, éloignées même parfois de ce qui peuple 90% de notre quotidien et de vouloir leur donner une place. Une véritable place.

Il n'y a pas eu de véritable déclic, tout s'est fait progressivement pour moi et ce travail est encore loin d'être terminé, mais je dirais que tout a commencé lorsque j'ai arrêté de dire : " J'aimerais bien mais je n'ai pas le temps". Lorsque j'ai arrêté de faire de la pénurie de temps une excuse et que j'ai intégré que l'on avait toujours le temps pour faire les choses que l'on voulait vraiment. Même un peu, même douloureusement, même difficilement et au prix de sacrifices, on trouve le temps. Si ce raisonnement n'était pas vrai (mais je le vis comme foncièrement juste), il aurait au moins l'avantage de nous remettre chacun dans une position active de CHOIX :

Ce n'est pas que je n'ai pas le temps, c'est que je choisis de ne pas le prendre.

Et là où ne pas avoir le temps n'est pas vraiment de notre fait, en revanche ne pas se donner le temps l'est entièrement. Ainsi arrive la question : en ai-je vraiment envie ? Et si oui : quel est mon plan d'action pour faire de cette envie une réalité ? 

C'est de cette manière que je partage encore bancalement (oh combien) mes journées entre l'hôpital, mes études, l'écriture, ce blog et des études littéraires. Alors parfois, momentanément, une part du gâteau prend soudain toute la place : à la veille d'un examen pour la médecine, au lendemain d'un examen pour l'écriture. Et je me rends compte au fil de cet article qu'il est beaucoup de thématiques que j'ai envie d'aborder avec vous (et je promets de le faire sous peu), nous dirons donc que cet article est une porte ouverte sur des questions commes : trouver et nourrir l'inspiration, la différence d'approche du savoir et de l'art... Je crois que c'est aujourd'hui où je suis au tout tout début de mes études, que je les apprivoise, elles et le métier vers lequel elles me guident, que je dois apprendre à trouver cet équilibre et à donner à cette vocation envahissante intellectuellement, humainement et émotionnellement sa juste place. A laisser sur le palier, voire même dès le seuil de l'hôpital tout ce qui s'y passe, tous mes patients comme aux portes de la BU mes cours, ou à l'instant de la fermeture d'un polycopié mon air concentré. Car ce métier est une tâche d'encre face à un buvard : il s'infiltre partout, s'entend, se propage. Autant apprendre au plus tôt à savoir poser des digues étanches ! De façon inverse, l'inspiration fugace, volatile qui toujours parle à voix basse, apprendre à l'entendre puis à l'écouter pour la laisser s'exprimer. Apprendre à lui laisser une place toute aussi valable et importante que le reste car cette importance, elle l'a à mes yeux. C'est parfois difficile de faire comprendre suffisamment bien cette volonté-là parce que les mots manquent dans mon flou que cet espace ici, dédié à la vie autour et à l'écriture est sur un pied d'égalité avec la médecine. Et que je n'en sacrifie aucune au profit de l'autre, ou tout au moins que j'essaie au fil de mes expériences équilibristes. 

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Pour parler tout de même un peu de l'objet de cette série de photos (pour lesquelles comme d'habitude Alex a fait un travail génial), ce petit gilet est la réunion de tout ce que j’aime porter : marine, bordeaux, couleur crème, motifs ethniques adoucis par une coupe faussement libre et floue contrant les motifs géométriques un peu sévères. Chic sous couvert de traits bohèmes. Je l’aime d’autant plus qu'il se prête à tous les styles, devenant la pièce qui twiste un combo convenu jean + tee-shirt/pull, ou la note venant démentir le chic d’une robe sinon réservée aux petits dîners et autres occasions trop rares à mon goût pour en profiter, l’arme pour sortir avant l’heure jolies jupes et autres robes de lin marine d’été.

On se retrouve ce week-end en post partiels ? J’ai plein de jolies choses à vous montrer…

Belle fin de semaine ! 

As an indian 1As an indian 11As an indian 12As an indian 3as an indian 9As an indian 2As an indian 8As an indian 6

Gilet - Pimkie

Pull - Esprit

Débardeur - H&M

Jean - Esprit

Jupe - Monoprix

Robe - Naf Naf

Bottines - Jamie Phillip

Converses

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