Du Canada je vous ai aussi ramené des Sourires. Tout plein.
Ça a été difficile de les choisir. Tant de sourires ont coulé sur ces trois semaines. Bercée par la musique qui a accompagné ce voyage, je me suis laissée portée, aidée de mes notes et de mes souvenirs déjà flous. Les petits bonheurs sont de sacrés coquins, ils partent toujours en premier. Heureusement, il y avait tout ce qu’il me fallait soigneusement consigné dans un carnet. C’est l’histoire de quelques lignes, quelques notes pour se souvenir et que le fil se déroule… Cela ne m'étonnerait pas que d'ici la fin de la série, d'autres viennent se frayer un chemin jusqu'ici. Wait & See donc... Belle journée à tous, j’espère que vous sourirez aussi fort que j’ai pris plaisir à vous écrire ces sourires.
Chez le glacier… en essayant d’être discrète : « Dis, c’est bon la glace à l’érable ? » je demande à mon cousin. Et là, devançant sa réponse, le vendeur saisit une petite cuillère en plastique, la plante dans le bac de glace à l’érable puis me la tend pour que je puisse goûter.
Jouer au photographe le long des chutes du Niagara. Un couple tout sourire, de jeunes amoureux, une famille, des enfants tous mignons, immortaliser milles sourires pour un seul banane, jusqu’aux oreilles sur mes lèvres.
Le bonheur c’est drôlement contagieux, faites attention.
Une jolie femme photographiée par son amoureux, en équilibre sur la balustrade bordant les chutes, resplendissante.
Tomber amoureuse d’une paire de chaussures. Le tout premier jour. Le vendeur adorable, défiler dans la longue boutique, le jean remonté juste ce qu’il faut pour flatter ma cheville.
« Quand votre amoureux vous verra dans ces chaussures, il sera deux fois plus amoureux de vous ».
Sortir sans paquets mais en élaborant déjà entre filles toutes les tenues avec lesquelles je pourrais mettre ces merveilles. Moment délicieux. (oui oui aujourd’hui je me dis que j’AURAIS DU les acheter)(sûrement revenaient-elles à une autre femme qui sera au moins aussi heureuse que moi de les avoir à ses pieds)
Cet homme qui s’arrête à mon niveau dans les escalators pour me prévenir que mon lacet est défait…
Courir comme deux gamines avec Francine un quart d’heure avant la fermeture du bureau de tabac car toutes les deux du signe du Bélier, notre horoscope du jour nous promettait la fortune. Perdre à la loterie, gagner un gros fou rire complice.
"Mais c'est moi qu'il faut photographier !" - Dimitri, vendeur charmeur à l'accent provençal.
Deux garçonnets hauts comme trois pommes vendant de la limonade sur un comptoir à leur hauteur. La petite pancarte 25 cents le verre et leur papa guettant du coin de l’œil depuis le balcon une revue posée sur les genoux pour tout alibi.
Dans le mini-bus pour les chutes du Niagara, une seule place attribuée de manière fixe par le guide, celle de devant, juste à côté de lui, celle de la « copilote de sa vie ».
« Merci de votre belle visite », le mot gentil de la réceptionniste de la maison de retraite au moment où l’on quittait le bâtiment.
Un radiateur peint en bleu marine. Un parquet peint en bleu marine. Coup de foudre.
Ce petit bout d’chou se dandinant sur les bancs de la cathédrale Notre-Dame de Montréal (magnifique et notamment célèbre au Canada pour avoir accueilli le mariage de Céline Dion) au rythme des chants des chœurs.
Le Bon plan : Découvrir la cathédrale lors de l’office de 11h le dimanche. Découvrir l’architecture grandiose gratuitement (le reste du temps l’entrée coûte 5$) avec en fond sonore chœurs et organistes. Sublime. Et surtout, LEVEZ les yeux, prenez le temps de contempler les plafonds turquoises parsemés d’étoiles et de fleurs de lys dorées qui vous surplombent. De détailler les frises et les colonnes décorées avec finesse, les rosaces et les vitraux prenant des airs de lampes Tiffany’s… Profitez du spectacle, c’est magnifique. Le tout peut paraître chargé, ne retenez qu’un motif, une combinaison de couleurs, une courbe… une mine d’inspiration tout simplement. De plus la messe avec l’accent québécois a ce je ne sais quoi de chaleureux qui vaut le détour. Si si. Même si vous n’êtes pas de confession chrétienne.
Partager des gaufres recouvertes de nutella, fraises, bananes, glace à la vanille et chantilly
Revenir avec les stigmates de ce trop plein de délices, de sourires et de gourmandises sur les hanches. Se trouver étonnamment plus jolie comme ça. Juste comme ça, ni plus ni moins. Le Québec ou la formule magique du "je me sens bien".
Risquer ma vie pour mettre la ligne séparant les voies sur la route par-fai-te-ment (quand je vous disais que j'étais une artiste) au milieu de ma photo. Me poster au milieu du carrefour, aux aguets. Immortaliser ce jeu permanent entre architecture moderne-classique-post moderne-contemporaine.
Des litres de jus de canneberges bus sur la terrasse ombragée par le feuillage d’un érable. Et du jus d’ananas vendu en briques de 1.75L ! (n’oublions pas qu’ici la farine se vend en BIDONS)
Arriver (en retard) à la table du petit déjeuner et être accueillie d’un « J’ai fait griller des Bagels exprès pour toi ».
Le voisin qui écoute Beth Hart le soir. Les notes qui rentrent par la fenêtre alors que j’écris sur le fauteuil où s’est assise si souvent la maman de Francine.
La poésie anglaise : Mettre en veille = Sleep ; Mettre en veille prolongée = Hibernate
Du lin, du turquoise, des pois blancs et un chignon années 20. Une soirée parfaite.
Mon prénom vaut cher : CELI(E) Crédit d’Epargne Libre d’Impôt, un placement proposé chaque année aux québécois par les banques pour une durée de 5 ans. Je pense taxer à raison d’1% pour terminer mes jours au soleil.
L’autoroute bordée de sapins et d’étendues… vastes, si vastes… et prendre la voiture devient un voyage en soi. Et avec la voix de Seal sur des grands standards de jazz en bande-son, on toucherait à la perfection. Coucher de soleil et premiers éclairages sur la ville à travers la fenêtre. Le sentiment de vivre un moment d’une simplicité rare et pourtant, unique. Spécial.
Guilis des bisous d’un chiot sur mes chevilles sous la table.
Boire du thé dans une tasse en porcelaine fine ayant appartenu à la maman du Francine et certainement à la maman de sa maman avant. 150 ans d’histoire entre mes mains.
Un parapluie emprunté et joli hasard à sourires, assorti à mon bandeau. Avec des pois dessus.
Balade, un thé vert glacé à la pêche à la main, sur le campus de l’université McGill. Croiser des écureuils.
Un tronc d’arbre de 500 ans de vie. 500 ans de strates. Une momie avec derrière elle, l’IRM de son sarcophage. Une bêbête répugnante, l’ancêtre des reptiles et des insectes (trop forte). L’histoire de la Terre le long d’une frise entourant une grande salle aux plafonds turquoises (amour) où reposent des squelettes de dinosaures. Regarder tout ça les yeux écarquillés.
Une escapade nocturne dans les rues de Montréal. Des crêpes, un chocolat chaud et des mannequins sur les podiums du festival de la Mode et du Design.
Travaux dans l’appartement du fils de mon cousin (mon cousin aussi donc)(vous allez finir par vous y perdre). Monter sur l’escabeau grinçant pour fixer les scotchs de protection, jouer des coudes avec mon vertige (si si, un mètre du sol c’est DEJA trop haut)(je vous laisse imaginer ce que ça donnait quand je faisais de la gym), penser 100 fois à la tétraplégie guettant si d’aventure je venais à tomber. Retrouver la terre ferme saine et sauve mais surtout très fière d’avoir fixé seule ce foutu scotch.
Une petite fille sur les épaules de son papa, ses deux petites mains au sommet de sa tête et son menton posées sur elles, épuisée. Un autre petit garçon sur les épaules d’un autre papa, armé d’un pistolet à bulles distributeur de magie le long de la balade.
Rafaël Nadal. En vrai. A la Coupe Rogers de Montréal.
Les scones de l’hôtel Royal Elisabeth (Fairmont). Et leur thé Rooïbos aux fleurs… De la confiture de fraises.
Ah, et à Montréal aussi on dit "Chocolatine".
Jeu set et match (un peu).
Les sourires de la semaine #27
Une tâche d’huile sur la chaussée, en forme d’oiseau.
Dans une case blanche, un mot, « Admis ». Des vacances qui commencent pour de vrai un lundi soir.
Avec ma meilleure amie, une fin d’après-midi partagée entre un jacuzzi et un sauna. Un cocktail à l’essence de rose et du thé vert à la menthe. Somnoler sur les transats, bercée par une musique digne d’un « nature & découverte », hypnotisée par les lumières douces aux couleurs changeantes des plafonniers. Un petit coin de paradis.
Refaire la route à l’envers. Celle, sinueuse, qui mène Armoy. Se souvenir un peu. Rouler plus vite qu’autrefois.
Une année à rattraper à la terrasse d’un café avec cette amie voisine et pourtant rencontrée un été en Angleterre. Sourire au seuil d’une nouvelle année qui commence, excitées par avance de tout ce qu’il y a aura à raconter l’an prochain sur ces mêmes chaises du vieux Genève.
Du vin blanc frais, des filets de perche, des frites croustillantes à souhait (ma passion du moment), de la salade verte fraîche et craquante. Presque toute la famille autour de la table. Le bonheur. Et la tête qui tourne un peu. Délicieusement.
Musilac. Delichocs d’enfance partagés au son des Hives dans la voiture, navette et sacs ouverts à l’entrée, halte sous les arbres, bouteille de perrier dégainée. Hot dog de 16h, bonheur (proverbe festivalier). Concerts non-stop 18h-1h30.
La plus belle façon de découvrir des artistes : sur scène. Celle de Musilac. Beth Hart à la voix délicieusement groovy sous un soleil de plomb. Ambiance un peu folle mêlant rythmes déchaînés et émotion palpable. Authentique. (écouter un peu son « top » par ici)(vous aussi tombez sous le charme)(Bang bang Boom Boom en premier)(faites moi confiance)(puis Better Man)
Cette phrase de Beth Hart : « For you alone, I let my demons down » (pour toi seul, j’ai vaincu mes démons). Et son mari qui, à la fin de la chanson, vient l’embrasser sur scène.
Le chanteur de The Hives, grand, blond... "Je suis suédoisE ! Nous sommes suédoisEs !", "Et maintenant, le plat de LA résistance". Et son accent... Sourire à cet effort d'avoir appris un peu à parler français pour nous.
Des amoureux, chapeaux de paille, bermuda pour lui, short en jean pour elle. Enlacés dans la foule dansant sur le sable mêlé à la pelouse de Musilac.
Un sceau de poulet frit à partager, à l'américaine, après 6 heures de concert un peu folles. Des étoiles encore plein les yeux…
Jamiroquaï. Fermer les yeux pour profiter mieux. Foule dense et bras qui se frayent difficilement un chemin pour applaudir. Danser. Onduler. Juste une photo pour se souvenir. Encore un peu.
Une envie, à 22h, de melon. Préparer quatre coupelles et le déguster sur la terrasse, au frais.
Ne plus rien avoir à dire. Comprendre le sens de « Let it go ». Pardonner. Et se sentir légère pour la première fois depuis longtemps.
Du shopping avec ma maman. Du bricolage le matin du départ. Des embrassades rapides. On ne va tout de même pas pleurer hein…
Escale à Paris. Ciel bleu et douce soirée.
Quelques brioches au sucre sortant à peine du four du boulanger de ma rue... Avec beaucoup de sucre et des sourires entendus échangés avec la boulangère. Qui est un amour.
Photos face au lac. Capeline dégainée et glace amarena. Pieds nus sur lac clair.
Du turquoise. La couleur de mon été (et du vôtre aussi ?). Je vous ferai un petit tableau d’inspiration coloré (parce que c’est joli…)(et que ça sent les vacances). En attendant, vous aussi dégainez le pinceau du « Turquoise & Caïcos » d’Essie. Mais surtout souriez à ce jeu de mot savoureux du nom des îles paradisiaques, Turks & Caïcos, justement baignées d’eaux turquoises. Vous savez comme je les aime ces petits clins d’oeils…
Crédit photo : 1 jour 1 actu
Les sourires de la semaine #26
Bruit sourd en provenance du port, une petite fille à sa maman : « Le bateau décolle ! »
Du cheesecake au petit déjeuner dans une marre de coulis de groseilles. Celles du jardin.
A travers les bouteilles de 30cL de Perrier, en transparence, on peut lire derrière la petite étiquette collée sur le verre un 150. Parce que Perrier fête ses 150 ans. Et qu’à ce petit clin d’oeil quelqu’un a pensé et que cet amour du détail mérite bien un sourire.
Ma meilleure amie m’a trouvé le métier parfait : Inventeuse/trice de proverbes. Parce que j’aime la rime.
Une douce odeur de thé Earl Grey qui soudain s’impose sur le trajet du jogging au gré du chèvrefeuille fleurant sur les haies sauvages. Humer l’air avec gourmandise.
Une publicité pour un frigo : « Vous avez l’eau fraîche, ne vous reste plus qu’à trouver l’amour ! ». J’ai trouvé ça extra.
Un croquis sur un bloc note. Des idées posées sur le papier. Des mots, brainstorming solitaire. Voir LE projet prendre forme au gré des associations d’idées. Partir acheter des gommes et de la peinture.
Du melon. Sucré, frais, juteux. Une envie soudaine, comme ça.
Mon « petit » cousin : « Oui mémé que j’me suis lavé les mains avec du savon ! C’est même Célie qui m’a appris ! ». Qu’il mette en pratique ce que je lui avais montré au début de l’année (comme au reste de ma famille qui elle s’en fiche comme d’une guigne) m’a touchée.
Rouler fenêtres baissées, cheveux détachés et lunettes de soleil sur le nez. Chanter à tue-tête.
Une trousse à pois. 2€. Un amour de trousse.
En famille, entre le salon, le jardin et la cuisine. En chœurs sur du Gérald de Palmas.
Un coucher de soleil qui m’a fait regretter de ne pas avoir sur moi de quoi l’immortaliser sinon mes yeux et ma mémoire. Le soleil encore assez haut, le lac pâle encore par endroit, comme délavé, et des voiles colorées sous un ciel bleu taché de rose et d’orangé.
La cueillette des framboises. Se piquer aux branches, les doigts rosis par les grains fragiles bousculés, remplir des assiettes creuses et rêver de confiture étalée sur de la brioche chaude.
Faire découvrir des classiques en VO à mon frère et ma cousine : Thelma & Louise (best film ever), Quand Harry rencontre Sally…
Chaleur étouffante, ciel voilé, cadre parfait pour goûter pour la première fois (je sais) à la fraîcheur gourmande d’une glace parfum menthe-chocolat. ET MÊME QUE C’ETAIT UNE TUERIE. Pardon.
Changer de lunettes. Lutter contre le désespoir des premières montures catastrophe (les premières essayées le sont toujours) et la certitude QUE JAMAIS JE NE TROUVERAI DES LUNETTES AUSSI CHOUETTES QUE CELLES QUE J’AVAIS JUSQU’A PRESENT pour m’autoriser à tomber amoureuse de mes deux nouvelles paires super chouettes.
La démesure de l’une de mes futures paires lorsqu’elle est posée sur mon nez alors que pourtant, dans mes mains, elle semble ridiculement petite.
Les basses du bal des pompiers qui ont accompagné la rédaction de cet article.
Et déjà 26 semaines de sourires partagées… Merci <3
Crédit photo : Lil Zou






