Miss Blemish

3 façons de porter une jupe bleue marine

22 . 01 . 14

jupe bleu marine 1Photos par Alexandra B.

J'avais envie de vous montrer ma petite jupe bleue marine chouchou, parce qu'elle a ma préférence mais également pour sa petite histoire. Eté 2012, je sors catastrophée de mon épreuve pratique du permis de conduire, certaine d'avoir tout râté, grillé la priorité à des piétons et enfreint quarante règles du code face au petit cadeau "camion stationné sur la chaussée - voiture arrivant de front sur la voie d'en face - vélo devant moi doublant l'obstacle". Je me mets donc en tête de refaire le chemin à pied à l'envers, pour aller voir si au moins, à ce passage piétons auquel je ne me suis pas arrêtée, j'avais bien la priorité, mon petit doute reposant sur l'association un brin foireuse "feu vert - passage à niveau - passage piéton". Restée bredouille face au feu piéton résolument rouge, j'abandonne mon parcours bis-repetita et me réfugie chez Monoprix car il est bien connu que pour combattre l'anxiété, rien ne vaut un peu de shopping. Période de soldes, je dégotte cette petite merveille de basique pour la modique somme de 10€. Moi et mon amour du bleu marine repartons le coeur léger et le pas guilleret.

A ce moment-là bien sûr, je ne sais pas que CES 10€ deviendront le meilleur investissement shopping de l'année. Parce que cette jupe, je la mets à toute les sauces. Eté, printemps, automne, hiver, avec ou sans collants, manches longues, manches courtes, avec ou sans gilet, ceinturée ou libre de voler, en ballerines, compensées, escarpins ou converses (oui définitivement, converses + jupe/robe... j'adore). C'est ce que je trouve extra avec les pièces sobres : on peut tout se permettre avec ! N'importe quelle combinaison est gagnante sous réserve de respecter un peu les volumes (par exemple éviter le haut over size avec la jupe évasée)(et encore que... ça dépend...). J'adore pouvoir mettre la même chose et avoir toujours la même sensation grisante que lorsque l'on sort pour la première fois avec cette toute nouvelle petite robe sur laquelle on vient de craquer.

jupe bleu marine 2

3 associations de saison

Jupe bleue marine - Monoprix

Fleurie 

Chemisier Garage + Gilet H&M + Ceinture Mango

A rayures

Marinière en coton bio H&M + Ceinture Mango

A pois

Débardeur H&M + Gilet à pois Caroll

jupe bleu marine 3

Et pour la fin de ma petite histoire, sur le chemin du retour, j'ai croisé le moniteur de mon auto-école qui a assisté à l'examen.

J'avais mon permis... Et ma petite jupe parfaite dans mon sac.

 

Pin It

La féminité

10 . 01 . 14

La féminité 9''

Je lis le blog de Mai depuis quelques années. Je le perds, je le redécouvre, je m’y perds. Je trouve dans son travail magnifique qui toujours met en valeur le plus beau qui existe chez chacun et dans sa bonne humeur en toute simplicité, inspiration et sourires. Au fil de ses portraits qui questionnent le beau, la beauté, la féminité, la masculinité, j’en suis venue à me poser les mêmes questions.

Qu’est-ce qui me fait me sentir femme, me sentir belle aujourd’hui ? Qu’est-ce que la féminité pour moi ?

Je crois que pour me sentir femme, il me fallait me sentir belle. Pas être belle, non, me SENTIR belle. Et je pense qu’il existe un fossé énorme entre le « être belle » qui fait de la beauté un état de fait, un idéal inatteignable tant la beauté est un concept subjectif, « se sentir » belle qui reste dans l’émotion, le ressenti et « faire sa belle » à l’extrême opposé. Trois notions qui sont pourtant souvent amalgamées, mélangées, réduites. Nous qui glorifions le Beau, le maltraitons autant qu’on le cherche. Et pour me sentir belle très vite j’ai compris que ce n’était pas sur le terrain de la beauté qu’il me faudrait aller chercher mon bonheur mais plutôt sur celui de la confiance. Finalement me sentir belle, c’était rendre les armes et réussir à m’aimer un peu. S’aimer. C’est un travail long, s’aimer. Et dit comme ça, mes vieux réflexes me poussent vers des qualificatifs loin d’être sympathiques tels que « narcissique », « égocentrique », « prétentieuse », « vaniteuse ». Encore un souhait que l’on n’ose formuler que du bout des lèvres. Cependant comment vivre heureux avec soi et avec les autres sans porter un regard bienveillant sur soi ? C’est long de trouver l’équilibre qui nous permette de toujours continuer à vouloir donner le meilleur de nous-même, essayer, s’améliorer, se remettre en question, sans jamais se dévaloriser ni non plus devenir imbu. Aimer ce que l’on est, notre personnalité dans ses manques et ses excès, ses fragilités, ses maladresses et ses fêlures. Aimer l’image dans le miroir, les traits, le regard, les cheveux qui n’en font qu’à leur tête au lieu de se consacrer tout à la mienne, le grain de peau, la taille, la forme, les plis, la mollesse parfois. Et puis cela consomme une énergie folle de ne pas s’aimer. On se recroqueville. On s’affadit derrière des traits grisés par la tristesse de ne pas être « assez ». Alors que jamais on n’aura plus que soi pour soi, il est donc vital d’être assez.

J’ai pensé longtemps que la solution à mon problème était de guérir mon acné. Je l’ai fait (à 99%), cela a été long, a demandé beaucoup d’efforts et de braver de nombreuses craintes (j’en parle ici et ) pourtant ce n’était pas encore suffisant. C’était 90% de la réponse, mais ça n’était pas toute la réponse. Il m’a fallu encore beaucoup de tendresse, de gentillesse, de « tu es si belle » et ne pas y croire souvent, même encore maintenant, pour véritablement oser être là, juste là tout simplement.

On se sent belle dans le regard de quelqu’un et un jour, parmi tous ces quelqu’un, il y a nous aussi.

J’ai compris que se sentir belle, se sentir femme ce n’était pas un acquis. Cette phrase est si bête qu’elle mériterait d’être rayée alors que depuis petite j’attends une date. Un âge. Un cap où "ça y est, je ressemble à cette femme croisée dans la rue, élégante, élancée. Belle." Un jour, plus tard je serais comme elle. Mais si l’on change, si parfois le teint est moins gai que la veille, je crois que l’important reste de toujours garder ce regard bienveillant envers ce que l’on est, dans la glace comme dans la tête.

Ma réponse aujourd’hui à la question de ce qui pour moi incarne la féminité c’est un rouge à lèvre. Mais pas n’importe lequel : ce rouge à lèvres. Celui que je porte sur ces photos.

UNE, Lip-toned colour, coloris L05

Je crois que c’est le jour où pour la première fois j’ai osé porter une couleur mate, franche, que s’est franchie la marche essentielle. Et il m’est suffisant. Je peux n’avoir dormi que quelques heures, avoir le teint fade et la tenue douteuse, avec ce rouge à lèvres sur les lèvres je me sens femme. Encore une fois, le ressenti. Je ne suis pas plus femme avec que sans, mais c’est avec que ça y est. Pas besoin de plus. Sur ces photos d’ailleurs, ma tenue « uniforme » : un slim, un gros pull, mon sac de tous les jours, une écharpe, des converses et le teint neutre. Il y a juste ce demi-ton supplémentaire sur mes lèvres qui change tout pour moi. La féminité en passager silencieux. On ne la remarque presque pas, comme ce petit changement en soi, un léger déclic qui fait que l’on est exactement pareille et pourtant déjà plus tout à fait la même.

Détendue, rayonnante, ouverte. Epanouie. Heureuse. 

La féminité 2

Photos by Alexandra B.

La féminité 3La féminité 3'La féminité 4La féminité 5La féminité 6La féminité 8La féminité 9La féminité 9'La féminité 1La féminité 10La féminité 11La féminité 13La féminité 14La féminité 17

Pull - Pimkie

Slim - Only

Converses

Sac - petite boutique inconnue derrière le Printemps

Livre - Gatsby F.S Fitzgerald (l'un de mes défis pour 2014)

Et vous, qu'est-ce qui vous fait vous sentir femme ?

Pin It

Zébrée avec Sezane

28 . 12 . 13

1

 Photos by Alexandra B.

Je nourris une profonde admiration, presqu'une fascination, pour ces hommes et ces femmes qui, contre vents et marée, ont tout donné, tout risqué pour vivre de ce qui les fait vibrer. Pour ne pas se contenter d'un métier alimentaire qui tôt ou tard finit par ronger. Une folie, un saut en chute libre, une bonne dose de cran mêlée à une insconcience fébrile ou simplement une foi inébranlable, j'admire tous ces talents qui font naître le beau, la poésie, le rêve et contrent la fadesse que veut parfois revêtir le quotidien paresseux.

Et parmi tous ces gens qui ont sauté, il y a Morgane Sezalory, la jeune et jolie créatrice de SEZANE. Et plus que de proposer des pièces fines en édition très très limitées, magnifiquement coupées, sobres avec ce qu'il faut de folie pour twister n'importe quelle tenue et faire de vous une fille qu'on n'oublie pas, elle les propose à un prix ABORDABLE. Et c'est une étudiante (à l'heure actuelle bénévole des hôpitaux de Paris)(petit clin d'oeil à notre scolarité) qui parle.

Porter un vêtement pensé, créé et réalisé pratiquement que pour soi (combien sommes-nous à avoir cette robe sur un cintre de sa penderie ?), contribuer à faire vivre une marque comme celle-ci, c'est le petit truc en plus qui fait d'une pièce une fripe en plus ou un petit trésor. Ajouté à la magie des cadeaux que l'on se fait à soi, pour soi, après les avoir attendu longtemps et vous avez un aperçu de mon excitation au moment de sortir de son emballage en lin marqué d'un Fait avec amour cette petite merveille zébrée.

Lights on !

233'56'7'6

Robe - Sezane 

Bottines - Jamie Philip

Collants - Dim

Eyeliner Patch - Marbella via Glossybox

 

Pin It