Comme des sourires de mai #49
Un nouvel ici-à-dormir qui a le ciel pour tout toit – le lit poussé pour la fête tout contre les fenêtres – et la douceur d’écrire sur fond de bleu, blanc et gris.
Alors qu’on arrivait enfin à la maison après avoir du rebrousser chemin, l’amoureux me dit dans un sourire : « tu es une sacré tête en l’air quand même d’avoir réussi à oublier ton principal outil de travail… ». Ce dont il parle alors, c’est de mon appareil photo. Cette reconnaissance muette comme une évidence de ce que je fais ici, cet adoubement par le mot « travail », m’a énormément touchée. Il est à milles lieues de ce que je fais ici et pourtant il y accorde du crédit, il me photographie, il m’encourage et sourit avec moi lorsqu’un petit mot adorable m’a tant touchée que je ne peux m’empêcher de le lui faire partager. Il a compris sans jamais la questionner, la mettre en doute ou s’en moquer l’importance que tout cela a pour moi. Il n’a jamais reproché la place de l’ici par rapport à là-bas, pour lui comme pour moi, c’est juste comme ça. Et qu’est-ce que je l’aime pour ça !
Le petit-déjeuner dans la lumière claire du dimanche matin, plein de gaufres et de jus de fruits des jours exceptionnels, mes cheveux décoiffés, les tables accolées, le nocciolata fondu qui se mêle à la crème fouettée.
Une après-midi entière dédiée à cuisiner avec en fond sonore la playlist de la soirée qui approche, approche, approche en même temps que l’impatience grandit.
Tartiner de Nocciolata une crêpe presque brûlante qui sort à peine de la poêle.
Un mail tout doux qui met des paillettes de sourire dans les yeux.
L’envie de faire mieux mieux mieux et de grandir encore un peu.
Un chapeau avec du blanc, du beige et du noir pour préparer doucement l’arrivée des journées d’été.
Le goût de la glace à la violette volée au cornet de l’amoureux qui grimaçait un peu de me voir lui manger sa partie préférée. Pour que ce soit noté et m’éviter ce supplice qu’est choisir trois parfums au milieu de bien trop de délices, la prochaine fois que l’on ira s’asseoir dans l’herbe face au lac de notre Venise, dans mon cornet promis il y aura beaucoup de yaourt, un peu de cassis, et énormément de violette.
Trois euros de plus pour un voyage en première classe dans les fauteuils magiques qui ont ce court rebord sur lequel poser sa tête pour dormir.
Finalement, dormir la tête posée sur les jambes de l’amoureux, ses mains dans mes cheveux.
Voler dix minutes avant la course à nouveau pour répondre à tous vos petits mots. Je n’ai pas encore trouvé mieux pour me préparer que de sourire juste avant de partir.
Une pizza avec des asperges vertes, de la mozzarella, de l’œuf, des petites tomates cerises et une pâte moelleuse qui m’a rappelé à mon amour inconditionnel de la cuisine italienne.
Un verre de vin blanc frais pour trinquer, à nos amours, à l’amitié, à la chance d’être réunis le temps d’une soirée.
J’ai trouvé mon jean parfait et je vous le montre cette semaine…
Des livres sur ma table de chevet et une presque nouvelle rubrique – de nouveaux articles dans une ancienne pour dire vrai – pour partager avec vous un petit bout de ces recherches et réflexions-là. Je suis sûre qu’il y a beaucoup à gagner à échanger sur ce sujet…
Des pâtes – les linguines – à l’huile d’olive, au basilic et aux petits artichauts violets dont on mange tout jusqu’à la peau.
La première gorgée de Perrier.
Des tartes aux fraises. Une après-midi en famille et des bisous sucrés.
La magie du stylo qui gratte gratte gratte le papier lorsque l’inspiration pointe le bout de son nez.
Et on a le droit – tu crois – de changer de rêve ?
Essayer de retrouver la douceur après certaines déceptions, passer au-delà des voiles soulevés au souvenir de comme c’était bien avant eux.
Respirer – à pleins poumons – l’air de l’au-bord de l’eau. Laisser se dénouer ce qui tire au creux du ventre, donne l’impression d’étouffer, piégée. Alors trois jours, ce n’était pas assez mais j’ai pris toute la douceur de ces moments comme autant d’armes pour mieux revenir à mon présent.
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Mai 11, 2015 @ 20:41:46
Magnifique article, je m’y suis crue avec toi :D
Mai 12, 2015 @ 20:55:33
C’est le plus joli des compliments ça ! Merci <3
Mai 12, 2015 @ 07:20:33
Un peu de poésie de bon matin, ça me fait toujours plaisir.
Quelle plume !
Mai 12, 2015 @ 20:55:12
Merci Pauline pour ce commentaire tout doux <3
Mai 12, 2015 @ 09:01:40
« Tu crois qu’on a le droit de changer de rêve »? C’est aussi une question que je me pose en ce moment, rêve au pluriel même ! Quant au jean dont tu parles, je suis sûre que c’est celui que tu portes sur la première photo, parce que waouh, pardon mais il te fait des fesses d’ENFER !! Belle journée Célie ;)
Mai 12, 2015 @ 20:54:46
Alors il faut qu’on en parle, de nos rêves qui changent… – tu sais, plus on parle et plus je regrette tous ces kilomètres, il nous faudrait plus de verres, de déjeuners, de goûters improvisés et de sorties shopping/yoga/course à pied pour disserter sur le monde (qui est à refaire !) <3 (oui oui c'est bien ce jean et l'amoureux dit comme toi ;)
Mai 20, 2015 @ 14:59:00
On pourrait commencer par un weekend à Strasbourg, qu’en dis-tu ? Je nous concocterai un programme aux petits oignons <3
Mai 25, 2015 @ 12:34:40
Oh oui, oh oui, oh oui !!! :)
Mai 12, 2015 @ 09:53:39
Tes articles me font tellement voyager avec toi a chaque fois :). C’est doux et c’est chouette, merci pour ces moments de partage :)
Mai 12, 2015 @ 20:52:10
Merci Léa <3 Je suis heureuse de t'avoir prise dans mes bagages le temps de quelques minutes :)
Mai 12, 2015 @ 16:55:47
Que de jolis moments que tu fais partager <3 J'adore ton chapeau, il te va très bien (ta blouse est super belle aussi en passant)
Ces sourires font définitivement partie de mes notes favorites… :)
Mai 12, 2015 @ 20:51:39
Merci <3 Je ne le dirai jamais assez mais c'est certainement ce que je prends le plus de plaisir à écrire, prendre ce temps-là pour revenir sur tous les moments doux d'une, deux ou trois semaines, les compiler, dire "tu te souviens ?", "oh et comme c'était bien !" et les faire revivre encore un peu à travers mes mots et pour vos yeux :)
Mai 13, 2015 @ 02:53:56
J’aime, j’aime tes jolis billets pleins de sourires, ils font toujours du bien et collent un grand grand sourire. Je crois qu’on peut changer de rêve, mais uniquement si celui d’avant ne nous plait plus, pas s’il est irréalisable. S’Il est irréalisable, il faut toujours s’y accrocher.
Mai 15, 2015 @ 02:09:51
Merci pour tes mots :) Ils m’ont fait sourire et tu sais quoi, je suis bien d’accord avec toi (j’en parle d’ailleurs dans un article tartine long long long) :) Merci <3