Pique-nique | La très chouette salade d’aubergines grillées
Le plaisir de pique-niquer tout au bord de la seine dans l’herbe ou sur les pavés les semaines d’été travaillées est une constante d’années en années que je me surprends à attendre toujours impatiemment. À Paris où tout va toujours un peu trop vite et où se soustraire à la tension latente n’est pas toujours aisé – même en vacances, même sans deadlines à honorer – la douceur de ces soirées et des milles autres petits bonheurs propres à Paris en août apporte un contraste qui me fait toujours regarder et apprécier la ville sous un jour nouveau. Même si j’adore ma rue pleine de vie aux allées et venues rythmées par les livraisons de ses traiteurs, primeurs, bouchers, fleuristes ou poissonniers comme par les sonneries des écoles alentour, il y a une vraie douceur à la découvrir presque désertée chaque matin d’été. Et à vivre Paris (presque) au ralenti.
S’il y a quelques mois j’étais encore certaine de vouloir rester ici pour longtemps, je me pose ces temps-ci de plus en plus la question de l’impact de cette vie menée tambour battant. Je me sens tiraillée entre ces milles inconnues que je sais ne pas pouvoir anticiper, les opportunités plus nombreuses, plus faciles à saisir et combiner à Paris où se concentrent tellement de chances dans les domaines dans lesquels j’évolue, j’apprends et j’avance en tâtonnant, et cette certitude au creux – de plus en plus forte – qu’au fond nous pourrions être tous aussi heureux dans une ville un peu moins grande mais non moins vivante et intéressante. Qu’au fond, en creusant bien, en se séparant de tout l’artificiel, aujourd’hui ce que je veux c’est surtout vivre avec l’amoureux. Pour l’instant ces réflexions ne m’ont pas menée jusqu’à la campagne – je me connais trop bien pour savoir que les 5, 10 ou 15 minutes de voiture pour relier la ville la plus proche auraient raison de ma motivation soirs comme week-end et restreindraient alors bien trop le champ de mes activités – ni n’ont résolu le dilemme de prendre le risque de s’éloigner encore davantage de nos familles et de nos amis de surcroît. Mais je suis heureuse de cette liberté que je gagne d’années en années d’arriver à questionner ce que je croyais savoir vouloir « pour de bon » et de tout cet espace qu’elle m’offre pour évoluer, grandir, changer et me poser les bonnes questions pour faire mes choix en accord avec moi.
Après cette longue introduction pleine de questions, aujourd’hui je vous livre ma recette fétiche des pique-niques de cet été, testée et approuvée par nos amis comme par l’amoureux – qui pourtant n’est pas très friand d’aubergines… Si elle demande un peu de préparation – mais c’est le lot des salades composées pleines d’ingrédients à laver, éplucher et couper finement – toutes les saveurs qui la composent se complètent très justement et en font un plat vraiment gourmand – ce qui entre nous n’est pas toujours le cas avec les salades. J’espère de tout coeur qu’elle vous plaira et vous régalera !
La très chouette salade d’aubergines grillées
Ingrédients
2 sachets d’aubergines grillées surgelées ou 3 aubergines coupées en fines lamelles grillées préalablement au four avec un peu d’huile d’olive et de cumin
2 grosses poignées de pois chiches
1/2 concombre
de fêta
Basilic
Menthe
2 grosses poignées de roquette
Moutarde
Huile d’olive
Vinaigre balsamique
Massale (ou curry)
Graines de cumin
Préparation
1. La veille, mettre à tremper dans un récipient rempli d’eau froide les deux poignées de pois chiches.
2. Le jour J, faire cuire les pois chiches dans un casserole remplie d’eau sur feu doux. Au cours de la cuisson, retirer la mousse blanche qui se forme à la surface pour éviter que la casserole ne déborde. Laisser cuire longtemps, égoutter puis réserver.
3. Préparer la sauce dans une petite coupelle à part en mélangeant : 1 c.à.s de moutarde, 3 c.à.s d’huile d’olive et 1 c.à.s de vinaigre balsamique. Lorsque les trois ingrédients sont bien mélangés, rajouter du massale (1 c.à.c à peu près) et autant de cumin. Mélanger et réserver.
4. Laver, éplucher, couper et épépiner le concombre. Réserver.
5. Laver la roquette et réserver.
6. Décongeler ou préparer les tranches d’aubergines grillées. Les couper en fines lamelles et réserver.
7. Couper la fêta et l’écraser avec du basilic et de la menthe ciselée. Réserver.
Montage
Puisque cette recette est une recette pique nique, je la prépare dans un tuperware étanche pour pouvoir la transporter. Pour éviter les catastrophes dans le sac à pique-nique et que la sauce ne vienne pas cuire les légumes de la recette, j’empile des couches dans l’ordre qui suit ce qui permet de maintenir toute la sauce au fond et de ne mélanger qu’au tout dernier moment. Dans l’ordre je verse donc dans mon tuperware : la sauce, les pois chiches, les lamelles d’aubergines grillées, le concombre, la fêta et la roquette en dernier. Je ferme le tout et ma salade est prête à rejoindre mon sac à pique-nique. Une fois sur place il me suffit de secouer le tuperware énergiquement dans tous les sens en maintenant fermement le couvercle sur le corps du tuperware pour que ma salade soit parfaitement uniformément mélangée ! Bon appétit !
Et vous, quelles sont vos recettes pique-nique préférées cet été ?
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Août 17, 2016 @ 08:58:46
Que je te comprends… Je me pose étrangement les mêmes questions en ce moment, pourtant convaincue d’avoir choisi Paris comme destination définitive. Et pourtant… Depuis quelques semaines, je me dis : et si ? Comme toi, je ne suis pas prête à partir à la campagne, mais je me dis qu’une ville un peu moins grande, un peu moins imposante, un peu moins rythmée, mais tout aussi agréable, ne serait pas une mauvaise chose. Certainement que l’arrivée de mon fils dans ma vie change ma perception de l’environnement alentour. En tout cas, comme tu le dis, se poser la question ne veut pas forcément dire qu’un changement s’amorcera à court terme… mais c’est déjà le fait d’y penser !
Merci pour cette recette bien savoureuse :)
Août 17, 2016 @ 09:51:49
Cool ta recette! Elle a l’air hyper simple à réaliser et franchement son côté healthy, j’adore!
Et entièrement d’accord avec toi: Paris déserte l’été c’est tellement bon … ❤
Août 17, 2016 @ 12:05:49
J’ai longtemps été persuadée d’être une fille de la ville – et je le suis encore. Cependant après quelques mois à Paris, je me rends compte que la ville m’étouffe, que j’ai besoin de campagne, de petits cours d’eaux, de grands espaces verts, de voir autre chose que des murs, des bâtiments, des gens. J’ai besoin du petit marché le weekend, des produits locaux qu’on y trouve, du bruit de la mer et de celui des oiseaux et j’ai besoin surtout de respirer à plein poumon un autre air et de faire le plein d’une vie plus lente, moins rapide que celle que Paris nous/me donne (même si finalement, je trouve les transports en commun « moins pire » que ce qu’on a pu me dépeindre). Je crois que justement ces coupures, ces moments où je fuis la ville alors en apnée me permettent de mieux l’apprécier, pour toute la culture, les divertissements, les possibilités qu’elles offrent et me donnent envie de l’explorer hors des sentiers battus, et de retrouver des bouts de « campagne » dans cette si jolie ville. (Et après l’Ecosse, fille citadine que je suis, je me verrais bien vivre perdue dans une petite maison en bois, sur l’ile de Skye et avoir pour terrain de jeu, la nature environnante, les sentiers de randonnée et se demander lequel aller explorer aujourd’hui – mes amis pensent que je m’ennuierais à la longue, peut-être mais qui sait ^^)
Août 17, 2016 @ 12:25:14
Ta recette tombe à pic : j’ai justement une aubergine dont je ne sais pas quoi faire. J’adapterais les quantités, et j’espère me régaler. Les photos sont sublimes, comme toujours.
Quant à ces pensées qui sont les tiennes, même si je ne vis pas à Paris, je peux comprendre l’hésitation qu’est la tienne à partir. Tiraillée entre tout ce que tu peux y trouver de pratique et ce que l’extérieur de la capitale peut t’offrir également. Une ville moins grande saurait peut-être convenir au changement, sauf si l’appel de la vie au vert était très fort ! Il est bon alors de prendre son temps si un changement devait se faire. L’essentiel étant d’être auprès de ceux – et surtout celui- qu’on aime.