Les sourires (presque) de la semaine #35


Les sourires de la semaine - Ballet - Miss blemish

Crédit Photo : Unsplash

Lundi dernier j’allais voir un ballet, pour la première fois de ma vie à l’Opéra Bastille. J’aurais pu je crois faire un article entier sur mon émerveillement face à ces deux univers complètement différents qui se succédèrent au cours de ces deux actes avec grâce et légèreté. Le premier était très « classique », romantique, servi par des costumes de Christian Lacroix splendides, et des danseuses graciles virevoltant avec douceur, élégance et dans cette illusion d’apesanteur sur les notes claires et enjouées de Ravel. Cette première partie m’a enchantée, c’était un conte, un Disney, des princesses en tutu sur des mélodies joyeuses. La seconde partie bien que toujours servie par la danse classique était bien plus moderne. Chose incroyable que je n’aurais pas cru possible avant de la voir de mes propres yeux : apporter de la modernité à une institution qui peut paraître de l’extérieur académique et figée. Point de tutu mais des robes d’une matière fluide, légère, épousant les formes et tombant sur les chevilles. Modernité de la mise en scène et de l’histoire, West Side story kafkaïen, intrigant, captivant, angoissant. Ce n’est pas pour rien que Benjamin Millepied rafle tous les honneurs, j’ai été absolument époustouflée par l’expressivité de ses chorégraphies, sa capacité à raconter son histoire par le corps et uniquement par lui. Faire transparaitre de la violence, du conflit, de l’agressivité via la danse classique qui propose les postures pourtant les plus douces et les plus gracieuses qui soient. Certaines autres parties, plus dans la ligne de ce que l’on peut attendre en allant voir un ballet, danses d’instants volés à des amours impossibles étaient d’une rare beauté, émouvants, expressifs. Exprimer par le corps ce qui peut se jouer en nous lorsque l’on tient dans ses bras la personne aimée… moment sublime. Si je devais définir en un mot de l’univers de Benjamin Millepied c’est celui-ci que je choisirais : expressif. 

Ce ballet a donné le « la » de ma semaine qui s’est vue bercée par de la musique classique (ici, ici et ici), des rêves de cours de danse classique jamais pris petite et Black Swann que je me suis empressée de revoir le lendemain du ballet. Et petit plaisir, juste après l’avoir visionné, revoir les images de Nathalie Portman recevant l’oscar de la meilleure actrice. Et pleurer un peu. Parce que c’est beau.

La glace à la noix de coco d’Amorino, une pure tuerie. (et alors le mélange Chocolat – noix de coco – sorbet mangue… comment vous dire ?)

Petite adresse à connaître pour manger des raviolis chinois (vietnamiens)(mais chut) grillés, des nems, des nouilles et autres délices préparés sur commande (donc frais, chauds, délicieux) mais à volonté pour une somme dérisoire (12€ le soir, 10€ le midi) :

Chez Van – 65 bd Saint Marcel – Metro Saint Marcel (ligne 5)

Les secrétaires du service où je suis en stage qui, en plus d’être adorables et d’être mon premier bonjour hospitalier du matin, l’autre jour me disent : « Célie, hier tu portais un rouge à lèvres… ma-gni-fi-que… c’était quoi comme marque ? ». Et leur stupéfaction lorsque je sortis le modeste tube Rimmel. « On en a parlé hier, on était sûre que c’était, minimum, un Dior Addict ! ». Eh bien non, juste un des rouge de la gamme Kate Moss pour Rimmel qui au passage fait des rouges à lèvre d’excellente qualité (tenue, couleurs, pigmentation) et pour un prix dérisoire. Et croyez-moi, parler de rouge à lèvre à l’hôpital, ça fait un bien fou.

Parler avec les mains, mimer pour communiquer avec une de mes patientes adorable et… chinoise. Rire de notre incompréhension mutuelle.

Apprendre à compter avec les mains jusqu’à 10 en chinois avec mon amie Florence en attendant nos raviolis. Ah et savoir dire « 2 raviolis » en chinois. Avec ça, je peux partir en Chine.

Boire du thé Roiboos à la rose et parler jusqu’à ce qu’il soit bien trop tard.

Dîner en terrasse, place de la Bastille, le ciel commençant à peine à s’obscurcir et les lumières orangées montant doucement depuis les pavés. Douceur volée à l’été.

Ce petit parc au bord du canal Saint Martin, rare endroit de verdure totalement isolé de toute forme urbaine. L’espace d’un instant je me suis crue revenue dans les parcs Niçois où nous allions nous promener les dimanches lorsque mon petit frère et mon petit cousin avait encore l’âge de faire du toboggan en trouvant ça « super génial ».

Ce sentiment d’être Wonder Woman au moment d’enchaîner avec une simple douche de répit, soirée et journée entre l’hôpital et bibliothèque (j’ai capitulé à 16h).

Faire la fermeture de la BU juste pour ce sentiment de travail accompli.

Manger des cerises sur des quais de gare.

Les perles de coco. Qu’il faut absolument que j’apprenne à cuisiner tant j’aime ça (et ma maman aussi d’ailleurs)(cela fera donc deux heureuses).

Petit plaisir des courses chez Marks & Spencer côté alimentaire. Ils ne proposent pourtant pas des produits transcendants (hormis quelques spécialités anglaises relativement difficiles à trouver en dehors des épiceries spécialisées) mais leurs packagings sont si bien pensés, jolis, sobres, colorés que c’est un véritable plaisir de déambuler dans leurs rayons. De quoi retrouver le goût de faire ses courses.

Nouveau petit plaisir du soir, la tisane détox de chez Marks & Spencer au petit goût anisé.

Ballade au bord du canal Saint Martin par une après-midi chaude et ensoleillée avec Camille. Un bel après-midi tout simplement.

Sourire (presque) sans raison.

Danser pieds nus sur le parquet brillant de mon appartement, demi-pointes et gestes malhabiles sur cette valse.

Manger au petit indien tout en haut de la rue, pause épicée avant de retourner travailler.

Sortie 2, station Opéra, rue de la Paix, chaque marche de l’escalier découvrant un peu plus la façade illuminé…

Panique au réveil, et sept cafés pour se faire pardonner une (petite) heure de retard.

L’odeur de l’huile des délices de Sanoflore…

Rendez-vous sur les chaises vertes du jardin du Luxembourg. Et ne partir qu’avec les coups de sifflets du gardien sonnant l’heure de sa fermeture. Coucher de soleil sur la fontaine.

Rêver… se reprendre… voyons, pas si vite… et rêver encore.

Des petites actualités

Je participe au concours de nouvelles de Bibliocratie avec ma nouvelle, Amours de Comptoirs, que vous pouvez lire par ici. Si elle vous plaît, vous parle, vous touche, vous émeut ou vous fait, ne serait-ce qu’un instant, partir un peu avec ces personnages de papiers dans leurs amours, je vous invite à voter pour elle et à la partager. Merci d’avance à tous.

Notre projet d’atelier d’écriture – L’Atelier des Jolies Plumes – vient de naître. Je ferais certainement un article dans les jours à venir pour vous en expliquer tous les aspects et vous inviter à participer à la première session d’écriture qui s’ouvre avec ce début du mois de juin. En attendant vous pouvez suivre le compte twitter de l’atelier @lesjoliesplumes (pour lire tous les jolis textes des participants) et si vous souhaitez participer, laisser un commentaire avec votre adresse mail au directement envoyer un petit mot à [email protected].  

Belle journée à tous !

 

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