Les sourires (presque) de la semaine #33


Les sourires presque de la semaine - Miss Blemish

Me revoilà après ces quelques jours de pause ! Je ne m’étais pas arrêtée trois jours depuis la fin octobre et je dois avouer que ce week-end a été riche, en émotion, en doutes, en remise en question, en questions existentielles aussi (car s’il est une chose que je fais de manière professionnelle, c’est douter). Je crois que si je connais le mot, arrêt, je n’en maîtrise pas la définition. Si aucun poly n’a obtenu son visa pour ces trois jours, j’ai cuisiné pour mes proches, pour vous et surtout pour moi, rencontré des gens merveilleux au hasard, passé un beau dimanche avec toute ma famille, suis sortie avec mes amis du lycée pour refaire le monde et rattraper les mois passés chacun très loin, repris le volant, fait un shooting avec Alex, lu des livres excellentissimes et encore trop peu dormi… bref, il ne s’est rien passé sur la scène mais en coulisse, nous n’avons pas chômé. Je vous raconte ? 

Les dernières fleurs des jolies glycines qui ornent cette maison couleur sable dans la rue où habitent mes parents, glaner les dernières miettes de ce spectacle qui chaque année ne dure que le temps d’une ou deux semaines.

Mes amies qui sans se concerter m’ont toutes offert de magnifiques livres de cuisine (et de la même collection pour deux d’entre elles). Les cadeaux qui tombent pile ont toujours quelque chose d’inexplicablement touchant.

Le début de la floraison du lilas mauve.

Déjeuner dans l’herbe. Mais habillée. (Toutes mes excuses pour ce jeu de mot)

Un bouquet de tulipes aux couleurs coordonnées avec la robe de cette femme sur ce tableau.

Un escarpin en chocolat. Un déjeuner « de filles » dans un petit restaurant aux desserts de rêve…

Conduire. Je garde une sensation grisante d’une factice liberté à chaque fois que je prends le volant. Sans doute la rançon d’un permis passé à l’heure d’été et d’occasions trop rares de prendre la route. Pourtant, même en sachant ça, mon plaisir reste entier.

Des journées à muffin au chocolat à 16h.

Avec les beaux jours, rentrer une heure plus tôt pour courir bord de Seine aux premières loges du plus joli des spectacles.

L’hôpital fleuri, jolies allées bordées de jacinthes, jonquilles, tulipes, fleurs de pavot… humer l’odeur de terre et de fleurs si rares à Paris. Et s’apercevoir que ce petit rien de beauté déposé le long des trottoirs suffit à rendre la routine plus agréable, moins pesante.

Un tajine de poulet, citron et olives violettes cuisiné par ma maman pour Pâques. Passer une jolie après-midi, toute ma famille autour de la table, rattraper quelques mois passés sans se voir.

Du chocolat blanc.

Cuisiner dans la cuisine de mes parents. Avoir de la place, plan de travail, table, matériel ad-hoc mais surtout plein de personnes à régaler.

Virée dans un domaine, entre les vignes, les champs l’été couverts de blé et un château. Un accès gagné grâce à l’ami d’un ami d’un ami pour une demi-heure de shooting dans un champ.

« Non mais, de loin… je n’ai pas des pieds artistiques » – je ne sais pas pour vous mais ça a bien fait rire Alexandra.

Imparfaits, libres et heureux, mon livre du moment écrit par l’excellent Christophe André.

Une tarte au citron italienne partagée à l’aéroport en attendant l’avion vendredi soir.

Dormir jusqu’à 10h.

Courir, prendre le train pour Genève, courir encore sous la pluie fine jusqu’à la gare routière, arriver devant le guichet, pas de bus pour Thonon, le vendredi saint est un jour férié en Suisse, le dernier bus partait une heure plus tôt. Pourtant, ce qui nous a fait râler et pester est aussi ce qui a été à l’origine d’une jolie rencontre, C., une jeune femme dans la même pagaille que nous, qui rentrait d’Allemagne pour passer trois jours en famille.

A mesure que mon itinéraire de jogging me rapproche du lac Léman, sentir le vent souffler plus fort et courir plus vite pour repousser le froid et la chair de poule me prenant sous mon fin tee-shirt (pur esprit de contradiction que cette tenue inadaptée). Courir plus longtemps que de coutume, la vue est si belle et puis… on a le temps.

Un jus d’orange, quelques biscuits partagés avec mon petit frère, des étirements et enfin une douche chaude après le vent glacé.

Cette petite compensation des jours gris : la buée qui s’éclipse en quelques minutes, sitôt la fenêtre de la salle de bain ouverte.

Au-dessus des nuages, le ciel bleu. Une jolie illustration de ce nécessaire changement de perspective chaque fois que la vue semble, en apparence, bouchée, morne et grise.

Rénovation de l’aéroport d’Orly, « Un nouvel envol » affichent les murs. Ces jeux de mots marchent diablement sur moi.

Emprunter un sac, un manteau, un pyjama, un rouge à lèvre, des pinceaux à ma maman, dans sa penderie, sa salle de bain. Comme lorsque j’habitais encore ici.

Rencontre. Une jeune styliste de mon groupe d’écriture. L’écouter me parler de son quotidien passionnant dans cet univers dont j’ignore presque tout, impressionnée par son courage d’avoir été dans cette voie donnée pour perdue là où pourtant elle s’en sort si bien, émerveillée par ses anecdotes et pressée de connaître la suite au prochain épisode.

Rattraper mon retard dans Revenge. Petit plaisir sans culpabilité d’après les examens.

Une part de cheesecake dans un joli café d’ambiance new yorkaise, un endroit où les tables sont en bois clair et où l’on se verrait bien se réfugier souvent pour travailler.

Faire goûter mes préparations, au fur et à mesure qu’elles prennent forme : le glaçage de mon gâteau, de la crème au citron, la soupe de fraises…

Quelques conseils d’écriture échangés entre amoureux des mots.

Une parenthèse ensoleillée dimanche sur la Haute Savoie, le temps d’un bel après-midi au milieu d’un week-end tout gris.

 Rencontre. Camille, du blog Sous les Confettis, venue passer quelques jours à Paris. Une après-midi digne d’un bel été, la lumière magnifique sur l’eau bordant Notre-Dame, les robes colorées des touristes et riverains venus profiter de la place ensoleillée. Encore une fois, passer de l’écran à la réalité s’est révélé plein de sourires et de complicité. Comme si nous nous connaissions déjà depuis longtemps et que pourtant il restait tant à dire.

Cette période géniale, au tout début d’un nouveau stage, où tout est à apprendre, à découvrir et où je prends plaisir à potasser, creuser, chercher, approfondir. Essayer d’emmagasiner cette envie pour y puiser lorsque les examens l’éclipseront au profit d’un stress allant croissant.

Des nouvelles d’outre Atlantique. Vibrer au rythme de projets que d’autres construiront.

S’exclamer : « Génial ! On ne trouve pas ça à Paris ! » 

Des bougies sur des fraises. Fermer les yeux. Espérer. Souffler.

 

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