Blog et statistiques

Depuis quelques temps, je m’essaie à lâcher la main aux chiffres. Après 7 ans passés à écrire, c’est la première fois que je touche du bout des doigts cette possibilité-là et quoi qu’on en dise parfois avec désinvolture cette affaire-là demande un sacré travail sur soi. Malgré que j’y sois plus confrontée depuis des années que jamais encore auparavant je trouve toujours aussi délicat de parler de chiffres là où depuis toujours j’ai appris à m’en méfier et à questionner la sincérité de ceux qui semblaient trop s’en soucier. Je crois que nous sommes beaucoup à partager cette méfiance-là et à valider les projets entrepris par d’autres à la lumière de leur « gratuité » désintéressée. Pourtant lorsque nous sommes mis face aux chiffres pour nous-mêmes, la donne change. Soudain c’est nous qu’ils jugent et personne n’aimant l’être sévèrement, nous commençons alors à leur porter un tout autre intérêt. C’est là que commence le travail de tri que j’ai entrepris au fil du temps, petit à petit, et dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui.
Parce que c’est le domaine dans lequel j’y suis le plus confrontée pour moi-même, je parlerai de ma relation aux chiffres à travers le prisme de mon blog et des réseaux sociaux qui gravitent autour. Car tirées de mon expérience personnelles – celle d’un blog non monétisé, non professionnel et qui a grandi très très progressivement – ces pistes ne résonnerons pas forcément avec toutes les facettes de votre propre rapport aux chiffres mais j’espère qu’elles pourront ouvrir la conversation sur eux et vous inspirer peut-être si vous les questionnez.
Là où naît l’importance des chiffres
Une importance par habitude
Lorsque l’on tient un blog – et les réseaux sociaux qui gravitent autour – les chiffres sont la note la plus facile à obtenir. Nombres de vues, de « j’aime/like », de coeurs, d’abonnés… chaque plateforme nous propose sa version des chiffres. Et au tout tout début de l’aventure c’est souvent sur cette myriade de notes que l’on se focalise. Je pense que le fait que la valeur de notre travail ait été mesurée tout au long de notre scolarité par des chiffres n’y est pas étrangère, c’est une modalité d’évaluation à laquelle nous sommes tous plus ou moins habitués depuis enfants. Pourtant, Internet ne note pas aussi sûrement que nos professeurs de primaire, collège ou lycée pour lesquels la qualité du travail rendu seule pesait dans la balance au moment de compter nos points. Sur Internet, la qualité du travail fourni et partagé n’est que l’un des nombreux facteurs entrant dans l’équation du nombre qui nous est attribué. Il est donc un marqueur bien moins sûr de ce sur quoi je voulais être rassurée et aiguillée pour progresser : la qualité et l’intérêt de mon travail.
La recherche d’une validation extérieure
Le fait de m’être lancée sans autres connaissances ou diplômes liés aux métiers du web et de la communication que l’envie de partager mes textes et mon amour pour l’écriture a – j’en suis persuadée – beaucoup influencé ma relation aux chiffres. Parce que j’apprenais seule la photographie, le référencement, des bribes de code, l’art de la communication, du marketing, de la promotion ou de la gestion d’une communauté, j’avais besoin de critères d’évaluation sur lesquels m’appuyer pour me situer et progresser. Les chiffres se sont donc naturellement imposés. Existerait-il un diplôme de blogueur, peut-être serions-nous moins demandeurs de notes pour évaluer notre travail mais n’existant pas encore, il est du ressort de chacun de trouver seul comment avancer et sur quoi s’appuyer pour être guidé. Pour ma part, je sais que mon besoin de réassurance et de validation sont la raison de l’importance que j’ai pu leur accorder par le passé et que je leur accorde encore parfois aujourd’hui.
Dans les générations de blogs actuelles, le marché s’est ouvert sur des blogueurs bien moins autodidactes, diplômés du web, proposant dès leurs premiers pas des blogs complets à l’image des compétences acquises par leur formation. Je ne suis pas sûre que les diplômes puissent tout résoudre de notre avidité de chiffres et de marqueurs ni non plus qu’ils puissent se faire garant du succès espéré par chacun – c’est la beauté et le danger des métiers créatifs de garder toujours une part incontrôlable – mais peut-être peuvent-ils apaiser ce rapport en diminuant le nombre de questions dont nous attendons que les chiffres soient la réponse. J’en fais moi-même l’expérience aujourd’hui arrivée au plateau de connaissances suffisant pour gérer les activités relatives à mon blog : ma dépendance aux chiffres étant en grande partie émotionnelle, je ne ressens plus autant le besoin de m’y référer pour m’aiguiller sur la bonne marche de ces tâches-là. Par l’expérience je sais que ma technique actuelle est efficiente pour moi et par rapport à mes attentes j’ai donc moins besoin de « contrôler que tout va bien ».
Un critère utilisé
Enfin, les chiffres restent un critère de choix pesant dans la balance du crédit qui nous est accordé par notre lectorat comme par les autres blogueurs et des opportunités qui peuvent nous être proposées. Cette importance « sociale » entérine en quelques sortes l’importance du nombre et favorise donc le rapport parfois délétère que nous pouvons avoir avec les chiffres (« puisque tous le monde leur fait confiance et s’y réfère c’est que ce qu’ils disent de mon travail – extrapolation : « de moi » – doit être vrai »). Avec toutes les conséquences négatives que cela peut avoir : mésestime de soi, démotivation, tristesse, rejet, colère…
les pistes qui m’aident à faire le tri
COMPRENDRE COMMENT ILS FONCTIONNENT
Il y a un environ deux ans je crois, j’ai commencé à apprendre les bases du référencement grâce à des articles publiés par d’autres blogueurs. M’appuyant sur leurs conseils, j’ai ajouté à mon tableau de bord wordpress le plugin Yoast Seo permettant de référencer de façon facile et intuitive ses articles en quelques clics. Ce plugin est très bien fait en ce qu’il analyse point par point les éléments entrant en compte dans le référencement d’un article. Ainsi il est assez facile de se familiariser avec eux et de les retenir. Sur plusieurs semaines, je me suis entraînée avec les archives de mon blog, mettant à jour mes anciens articles, supprimant certains issus du basculement de mon ancien blog vers celui-ci ou améliorant ceux qui pouvaient l’être. Pour me détacher des chiffres, je m’y suis en fait totalement plongée ! Prenant le contre pied de toutes les variables sur lesquelles je ne pouvais pas influer, j’ai choisi d’investir du temps et de l’énergie à comprendre et optimiser celles qui pouvaient l’être. Je crois que c’est l’une des démarches les plus libératrice que j’aie pu faire : une fois que l’on sait que l’on fait « ce qu’il faut », que l’on donne toutes les meilleures chances à son travail, les chiffres nous atteignent un peu moins car l’ont sait qu’ils parlent plus de ce que nous ne pouvons pas contrôler que de notre travail pour lui-même. Pouvoir se dire « j’ai fait de mon mieux » même si notre attente n’est pas réalisée est déculpabilisant et redonne finalement de la place au lectorat d’aimer ou de ne pas aimer librement et indépendamment de notre propre jugement. Et cela aide à porter ce que l’on crée comme à le défendre.
Produire un contenu qui me plaît
Réduire l’écart entre ce que je souhaitais produire et ce que je produisais réellement procède du même raisonnement et a été de paire avec toutes les choses que j’ai apprises et que je continue d’apprendre des compétences gravitant autour de l’univers des blogs. La satisfaction-la fierté-l’émotion d’arriver à produire exactement ce que l’on avait en tête sont des sensations absolument géniales et grisantes qui arrivent à mettre à terre n’importe quel chiffre « moyen ». Comme pour tous nos choix personnels, je crois vraiment à l’importance de faire les choses en accord avec soi-même. Ce que l’on construit sur cette base-là s’en trouve bien moins fragile et se fait une bien meilleure base de travail pour avancer, créer, progresser, s’améliorer et apprendre encore. Moins fragile et plus ancrée, les chiffres trouvent bien plus de difficulté à me déboussoler aujourd’hui qu’ils n’en trouvaient hier.
Faire des chiffreS une boussole
Les chiffres peuvent néanmoins être intéressants et nous apprendre des choses si l’on en fait une lecture bienveillante et ciblée. C’est cette lecture que j’apprends à en faire depuis quelques mois. Regarder ses statistiques peut nous en apprendre énormément sur les coulisses des chiffres autour de notre blog et nous aider à redistribuer au mieux nos efforts et notre activité. Identifier les sources principales de trafic de notre blog peut nous permettre de les chouchouter et d’accorder éventuellement plus de temps à la création de contenu dédié, identifier celles qui au contraire semblent moins « marcher » peut être une porte ouverte à tester de nouvelles choses et innover… Mes statistiques ont ainsi perdu leur costume de tyran pour celui de guide bienveillant.
Moins consulter Mes statistiques
Toutes ces étapes m’ont menée à ce résultat : moins consulter mes statistiques. D’espacer ces « contrôles » m’a permis de petit à petit basculer de l’instantanéité qui ne dit pas grand chose sur un blog où ne sont publiés des articles que deux fois par semaine à une vision plus globale et donc bien plus facile à analyser. Plus que tout ça, ce cheminement m’a permis de me détacher émotionnellement des chiffres car je n’attendais d’eux qu’une validation que je trouve désormais ailleurs – par l’accord entre ce que je partage et ce que je veux partager – et autrement – j’en parle un peu plus dans les deux points suivants…
Diversifier Mes pourvoyeurs de notes et Questionner Mes objectifs
Les nombres – marqueurs préférés des statisticiens dits « quantitatifs » donc faciles à mesurer, consigner, analyser – s’ils sont le marqueur le plus facile et visible à obtenir ne sont pas les seuls indicateurs existant sur internet lorsque l’on tient un blog. Il existe en effet tout un univers de marqueurs « qualitatifs » – beaucoup plus difficiles d’accès et d’analyse à grande échelle, d’où leur faible visibilité et mise en avant – quelques exemples dans le domaine du blogging : les échanges créés par un article, une vidéo ou un post ; la bienveillance de ces derniers ; la qualité de la discussion créée (commentaires constructifs ? critiques justes ou insultes ? respect de chacun ?) ; les amitiés nées par l’entremise de son blog ; les opportunités professionnelles ; la qualité et le degré de « chouette » des projets lancés et montés ; … Tous ces marqueurs sont bien moins visibles mais non moins tangibles et souvent porteurs de bien plus de satisfaction et de sourires que ne pourront jamais en donner aucun chiffre. Je vous encourage donc à vous poser cette question : quels sont les retours de votre activité qui vous procurent le plus de satisfaction, de fierté, de joie ? Et de regarder du côté de ceux-ci lorsque vous vous demandez pourquoi vous faites tout ça.
pOUR CONCLURE
J’ai trouvé mon équilibre en prenant conscience que les chiffres étaient un outil pour m’aiguiller, avancer, progresser ; un moyen pour agrandir encore les possibilités d’échange, d’opportunités et de projets à sourires mais qu’ils n’étaient pas une fin en soi. Que c’étaient bien les échanges, les chouettes opportunités et les projets sourires que l’on tremble de joie et au moins autant de peur de saisir qui l’étaient, mon but à moi (à toi aussi ?) et que c’était vers eux – passés et présents – qu’il fallait que je me tourne lorsque je doute. De prendre conscience de tout ça, d’avoir analysé un peu mieux mon rapport aux chiffres, à l’importance que je leur donnais parfois à tort ; d’avoir pris le temps d’identifier ce qui me rendait vraiment heureuse dans cette aventure, mon rapport au blogging a énormément gagné en sérénité et je me sens plus épanouie que jamais dans ce que je fais ici. Si vous traversez une période un peu trouble, je ne peux donc que vous encourager à vous pencher sur les aspects qui vous pèsent dans votre activité – que les chiffres soient ou non concernés – et à vous demander si ces aspects-là sont vraiment la raison pour laquelle vous faites tout ça. Si ce n’est pas le cas alors ils ne devraient pas tenir cette place si importante de « donneur de note » dans votre coeur mais bien à leur place ce qui vous tient vraiment à coeur <3







Août 26, 2016 @ 07:22:37
Pas facile de prendre de la distance par rapport aux chiffres, de ne pas paniquer quand ils baissent ou n’obtiennent pas la hausse espérée.
Pour ma part, j’arrive à me donner cette « note » en voyant le nombre de personnes s’inscrire à ma newsletter ou en étant sélectionnée par Hellocoton. Pour être fière de mon blog, c’est plus la donnée quali que quanti qui me touche :)
Sep 07, 2016 @ 21:42:14
Merci Bérénice pour ton petit mot, comme toi j’ai été/je suis sensible à ces marques de reconnaissance dont tu parles mais j’essaie de leur donner une plus juste place pour qu’elles ne m’affecte pas trop lorsqu’elles manquent à l’appel <3
Je te souhaite une douce soirée et à bientôt ! <3
Déc 17, 2016 @ 00:12:50
Hey there! This is type of off topic however I need some assist from a longtime blog. Is it diiclfuft to arrange your personal weblog? I am not very techincal however I can determine things out fairly fast. I am occupied with making my very own however I’m not sure where to begin. Do you could have any ideas or options? Cheers
Août 26, 2016 @ 09:05:43
ça me rappelle le valoche gate ^^ tu as raison, la qualité avant la quantité !!
Sep 07, 2016 @ 21:40:34
Je n’arrive pas vraiment à retrouver ma réflexion dans le bad buzz qu’à engendré l’article de Valentine auquel tu fais référence. Ici je ne donne aucune consigne à mon lectorat ni n’émet aucun reproche mais questionne notre rapport/relation aux chiffres :) Je voulais plutôt parler de notre rapport « émotionnel » aux chiffres et de la manière dont petit à petit j’apprends à me détacher en me concentrant sur le plaisir que je prends à faire vivre mon blog, je suis désolée si tu as vu dans mon article des consignes excluantes ou demandeuses d’une certaines attitude/réaction, ce n’était pas du tout ce que je voulais faire passer !
Je te souhaite une douce soirée, à très vite !
Août 26, 2016 @ 09:22:58
C’est dur dur de prendre de la distance face aux chiffres.
Cela fait 7 ans que je blogue, et les chiffres, j’ai commencé à m’y intéresser vraiment il y a 2 ans, quand toute une vague de blogueurs hyper marketés ont débarqués.
Après avoir scruté les chiffres, m’être angoissée à ce sujet, j’ai décidé de reprendre de la distance par rapport au sujet. Désormais, oui je regarde les chiffres sur mon instagram ou mes commentaires, mais ça ne m’angoisse plus quand ma photo n’a pas autant de likes qu’espérés ou si mon dernier article récolte 2 commentaires :)
Parce qu’après tout, mon blog, c’est un loisir et un plaisir avant tout ! :)
Sep 07, 2016 @ 21:30:46
Je suis entièrement d’accord avec toi et j’ai suivi à peu près le même parcours que toi par rapport à eux <3 Merci pour ton petit mot, c'est très enrichissant d'échanger au sujet des chiffres de façon si ouverte <3
Douce soirée et à très vite ! :)
Août 26, 2016 @ 09:37:28
Ton article me plaît bien parce qu’on en voit trop rarement de tels, et si sincères. Je comprends l’importance qu’on peut donner aux chiffres, en tant qu’enseignante, en tant que spectatrice de l’importance démesurée que les enfants accordent à la note. Pour ma part, j’ai toujours été vraiment très détachée de tout ça, je n’ai jamais assez mesuré ma chance. Je n’y connais rien en internet, rien en réseaux sociaux, j’ai toujours été une écolière médiocre (au sens premier, soit « dans la moyenne »), pas « compétition » pour deux sous. À dire vrai, j’ai toujours eu conscience que dans tous les domaines, il y avait pire, ET il y avait meilleur(e) que moi, c’est une idée très ancrée qui rend plutôt heureuse. Sur mon blog, je partage juste avec plaisir des mots (et des images), et pendant plusieurs années, il n’avait aucun réseau attaché. (Le comble, c’est que beaucoup de lecteurs ont justement ‘accroché’ à mon univers précisément parce qu’il ne voulait accrocher personne!). Depuis quelques années, je vois des chiffres, des stats, des nombres d’abonnés, et en fait, ils me flattent, quels qu’ils soient, parce que j’envisage toujours moins. Toutefois, si j’en suis heureuse, j’en reste vraiment détachée, mais je suis tout-à-fait consciente que cela peut, pour d’autres, ne pas paraître évident.
Ce que tu fais ici (et ailleurs!) est très bien et à ton image, Célie, n’en doute pas, cela reflète ton univers, continue à y prendre plaisir, parce que c’est vraiment ça qui compte! ;)
Sep 07, 2016 @ 21:29:06
Merci Céline pour ton mot, ton rapport si sain et détaché des chiffres est vraiment inspirant ! Malheureusement ce n’est pas une qualité que je partage mais plutôt que j’apprends au fil du temps très progressivement et ce grâce à mon blog lui-même (difficile de prendre plaisir à bloguer et de bloguer sereinement lorsque l’on fait une fixette sur les chiffres !) car depuis toute petite les chiffres ont une ENORME place dans ma vie. Depuis toujours c’est mon baromètre et ce n’est que depuis que je suis adulte que je les remets progressivement en cause.
Je me retrouve dans ce que tu dis des réseaux et de la non volonté d’accrocher personne. J’ai toujours partagé sur un peu tout sans ligne directrice ni idée de « lecteur type » auquel je m’adressais et comme toi je suis venue très progressivement sur les réseaux sociaux, ils ne sont venus compléter mon blog que plusieurs années après sa naissance et pour chacun ça a été une vraie marche de me mettre « en marche ». Ce cheminement est vraiment intéressant je trouve.
Je te souhaite une douce soirée, à très vite ! <3
Août 26, 2016 @ 11:52:20
C’est vrai que c’est compliqué de ne pas trop se pencher sur ses chiffres.
Je suis souvent trop déçu par mes résultats puis je me dis que ce n’est pas le principal et que ça viendra petit à petit :)
Après tout, je ne blogue pas pour être connue ;)
Sep 07, 2016 @ 21:01:41
Merci Justine pour ton petit mot <3 Je crois que l'on est beaucoup à partager cette difficulté <3
Je te souhaite une douce soirée <3
Août 26, 2016 @ 13:38:15
C’est vraiment intéressant ce que tu dis là, car c’est vrai qu’il y a dans notre rapport aux chiffres quelque chose d’un peu contradictoire… Pour ma part, j’ai d’un côté le sentiment que la valeur de mon travail de blogueuse est en grande partie déterminée par le fait d’atteindre des lecteurs et de générer des réactions (et donc, de fait, en « faisant du chiffre »). Mais en fait, c’est le propre d’un travail créatif, qui dans la majorité des cas est évalué par l’accueil qu’il reçoit auprès du public. D’un autre côté, depuis que j’ai ouvert mon blog actuel, si mes chiffres n’ont rien de spectaculaire, je me rends compte que c’est bien moins un problème pour moi que ça a pu l’être par le passé, parce que comme toi, je me rends compte que je parviens de plus en plus aujourd’hui à rendre un travail qui correspond assez à ce que je voudrais produire, et que c’est là tout l’important. Ce qu’il y a aussi, notamment dans l’univers des blogs, c’est qu’il y a tant de choses, de qualités si différentes, publiées chaque jour, qu’il est de fait difficile de gagner la visibilité dont un blog a besoin pour exister (je ne parle pas là du fait d’être connu, mais pour moi, le blog est un moyen de partage, et pour qu’il y ait échange, il faut bien qu’il y ait un destinataire en face), même lorsqu’on produit un travail de qualité, non ?
Sep 07, 2016 @ 21:00:56
Merci Laëtitia d’avoir partagé ton ressenti de façon aussi détaillée, j’ai adoré te lire et je me suis retrouvée (beaucoup) dans cette contradiction que tu décris si bien <3 Je crois que forcément la multiplicité des blogs rend plus compliqué le processus du "faire connaître" mais seulement en allongeant le temps nécessaire à trouver sa place. Finalement, je ne sais pas si c'est une si mauvaise chose. Ce temps nous laisse beaucoup d'espace justement pour trouver ce que l'on veut partager, raconter et la manière dont on veut le faire. Cela crée des univers et des communautés très organiques, solides et soudées, de petites familles du web. J'aimme cette lenteur avec laquelle mon blog a trouvé et trouve son chemin parmi la multiplicité de ses pairs. Ou j'ai appris à l'aimer <3
Je te souhaite une douce soirée et encore merci pour ce petit mot si enrichissant <3
Août 26, 2016 @ 14:10:08
Dans ton article, très sincère, je sens beaucoup de maturité à ce sujet et de recul effectivement. Les chiffres, quand on blogue, nous collent à la peau, à nous de s’en détacher pour se concentrer sur l’essentiel le plaisir d’écrire, de partage et d’échanger avec ses lecteurs.
Sep 07, 2016 @ 20:29:42
Merci Chloé <3 Ce que tu dis est très juste <3
Douce soirée <3
Août 26, 2016 @ 15:34:12
Tu as grandi avec ton blog Célie et ce qui avait de l’importance hier, en a moins aujourd’hui. C’est ce que j’aime dans cette aventure, ce que l’on apprend sur soi, la façon dont on se remet en question pour mieux s’arrêter puis repartir, différent.
Comme je te le disais au début de mon blog, les chiffres prenaient énormément de place. Je pense avec le recul que j’avais un besoin immense de reconnaissance. Je me suis souvent perdue, j’ai été déçue, j’ai eu envie de tout arrêter, de changer maintes fois de cadre, de style.
Le chaos a précédé la prise de conscience de ce que représente mon blog pour moi, un lieu de partage et d’échange. J’apprécie toujours un « j’aime » sur un billet, une photo, un post FB mais j’y attache peu d’importance. Ce qui compte c’est cette relation forte que j’ai avec mes lecteurs. C’est mon adrénaline et mon bonheur!
Sep 07, 2016 @ 20:29:15
Merci pour ton petit mot Marie, je me retrouve point par point dans ce que tu décris de ta relation aux chiffres <3 Je suis extrêmement heureuse que cet article amène à en parler avec un peu moins de tabou !
Je te souhaite une douce soirée, à très bientôt ! <3
Août 26, 2016 @ 22:11:43
Ah! Les chiffres… oui, ils sont importants, dans la mesure où l’on écrit pour être lu… Moi qui débute, complètement autodidacte, je me suis renseignée afin de mettre toutes les chances de mon côté pour être lue, ou visible. Le premier commentaire, la première visite, le premier j’aime et le premier abonné, oui on l’attend. C’est vrai, je vais voir mes stats tous les matins, cela m’indique que je suis sur la bonne voie.
Se détacher de tout cela, c’est savoir faire preuve de maturité et de sérénité quant au devenir de son blog… peut être est ce plus facile si l’on a déjà un « public »…
Je crois que cet article doit rester en nous.
Merci pour ta sincérité
Sep 07, 2016 @ 20:16:20
Je partage complètement ton avis, bien sûr que l’on écrit et partage pour être lu et avoir cet échange si riche et intéressant que portent les commentaires <3 C'est aussi parce que je me considère comme une "petite" blogueuse loin d'avoir des chiffres extraordinaires comparativement à certaines success story du web que j'ai voulu écrire cet article car c'est toujours plus facile de dire "je ne regarde pas mes statistiques" quand on a 10 000 visites/jour que lorsque l'on en a 500 ! Je crois que s'intéresser aux chiffres est quasi un passage obligé si l'on veut comprendre les rouages du système et pouvoir donner les meilleures chances à notre travail. Mais j'essaie au maximum de ne plus utiliser les chiffres que comme ça, un indicateur, et de m'en détacher "émotionnellement". Et c'est un chemin très long !
Merci pour ton petit mot, je trouve qu'il apporte un éclairage très intéressant ! Douce soirée à toi <3
Août 30, 2016 @ 12:11:22
Merci pour cet article intéressant. Je me reconnais bien dans ce que tu nous raconte.
Je suis autodidacte dans la photographie et le blog à été un élan vers l’échange, le partage de ma passion. Au tout début du blog, j’avouerai que j’étais rassurée de me confronter à ces chiffres pour me guider. Avec le temps, je m’appreçois que ce ne sont justement que des chiffres et que la plupart du temps cela ne permet pas d’évaluer le qualitatif. Je me concentre sur les commentaires que l’on me fait plutôt que sur un abonné qui à décidé de me quitter sur Instagram. J’avouerai avoir été plusieurs fois dégoûtés par cette course folle aux chiffres lorsque que je recevais des commentaires par masse et complètement désintéressés pour avoir un commentaire en échange… Sur Instagram c’est la folie du « je t’aime moi non plus ». Alors, l’important est de faire ce que l’on aime et de partager avec sa petite communauté. J’ai comme toi, lâché du lest sur le contrôle de mes statistiques. C’est vrai que l’on à trop tendance à s’accrocher aux chiffres, à ce que l’on peut penser de nous car on à été conditionné à se juger constamment. Malheureusement de bons chiffres sont aujourd’hui un critère de sélection qui empêche de découvrir de jolis talents… Tu as tout à fais raison de considérer les chiffres comme un outil et non un critère d’évaluation. C’est ce que l’on comprends avec le temps dans le « blogging » je dirais haha :) Bisous
Sep 07, 2016 @ 20:09:35
Merci Camille pour ce petit mot, j’ai adoré lire ton expérience et me retrouver dans tout ce que tu décris de l’évolution de notre rapport aux chiffres. C’est un cheminement long je crois et plein d’allers retours…
Je te souhaite une douce soirée, à très bientôt ! <3
Août 30, 2016 @ 16:06:24
Coucou,
Premier petit tour sur ton blog et je me sens obligée de laisser un commentaire.. Tu as une qualité rédactionnelle, wooow ! J’ai apprécié te lire, comprendre ton message car je trouve que tu nous le décris super bien.. Il est rare de tomber sur des blogs où les mots se suivent et s’assemblent, sans faute, sans oubli.. Et là, ce fut un réel plaisir de lire cet article et les suivants …
Je voulais juste te dire ceci ^^
A très vite !
Sep 07, 2016 @ 20:08:15
Oh merci Emilie pour ce petit mot si gentil, il m’a énormément touchée ! Je te souhaite la bienvenue sur ces pages et j’espère avoir le plaisir de te relire très bientôt !
Je te souhaite une douce soirée <3
Sep 29, 2016 @ 11:36:44
Je découvre ton blog et cet article me semble vraiment intéressant. Je blogue depuis seulement 7 mois et ainsi, j’ai découvert ce qu’étaient les statistiques, les réseaux sociaux etc. (je ne consultais jamais de blogs avant, mais je me suis bien rattrapée depuis ;)) Toutefois, j’ai toujours été davantage attirée par les lettres que par les chiffres ; du coup, je suis bien plus sensible à un commentaire qui m’indique qu’on a aimé mon analyse d’un livre plutôt que par le nombre de personnes qui passent sur mon blog, même si je ne nie pas que ça fait toujours plaisir de voir que l’on a des lecteurs. Car comme tu le dis, les chiffres ne disent pas si notre blog est de qualité, que faire pour s’améliorer, ils ne parlent que de quantité. Je crois que l’important dans le fait de tenir un blog, c’est d’échanger, de partager et de se faire plaisir. Après, je pense que pour ceux qui ont un blog pro ou monétisé, le rapport aux chiffres doit être très différent, bien sûr. En tout cas merci pour ta réflexion pleine de sagesse et de maturité !
Sep 29, 2016 @ 18:29:13
Oh merci pour ce petit mot si gentil et bienvenue par ici ! Je partage exactement ta vision des chiffres et cette importance de l’échange vrai vs les chiffres et ce qu’ils sont censés dire. Je crois que l’on a tous sa propre sensibilité sur cette question là et que le plus important c’est d’apprendre à ne pas se focaliser trop sur les indicateurs qui nous touchent le plus car s’ils nous empêchent d’avancer, ils perdent tout leur sens !
Douce fin d’après-midi à toi et à bientôt ! <3
Nov 05, 2016 @ 12:30:15
Ces carnets d’influence asiatique, là, qui se cachent dans le coin : qui sont-ils ? (J’ai aussi ce trait plutôt féminin de bien aimer les carnets, haha.)
Ce genre d’article qui pose des questions, sinon : impec’. Parler des statistiques, des chiffres, de leur importance et de leur influence : impec’. Je passe ma vie à mettre des chiffres sur tout. Rarement des « chiffres de valeur », ceci dit. Plutôt des « chiffres de curiosité ». Des genres d’animaux sauvages.
Cette année, j’ai lu, pour le moment, 63 bouquins.
Dans ma pile à lire, j’en ai 18 d’avance.
J’ai écouté 33 sorties musicales de 2016.
Je note les choses dans ma tête.
Ça, c’est 3/5.
Ça, c’est 5/5.
Des chiffres partout, et pourtant, on s’en fiche.
Drôle de manie.
Nov 06, 2016 @ 20:20:13
Merci pour ton petit mot ! Il s’agit de carnets de la marque Muji :)
Douce soirée à toi et à bientôt !
Jan 28, 2017 @ 20:52:29
Tu as bien raison. Consulter régulièrement ses statistiques est intéressant voire même vivement conseillé pour connaitre l’évolution du trafic, du positionnement, le comportement de l’internaute, la qualité de l’audience, l’interaction avec le contenu etc…
Après, se focaliser dessus est un perte de temps. Pour les statistiques, comme pour les chiffres, il vaut mieux raisonner en terme de tendance.
Le plus important est de se concentrer sur la qualité de la cible, voire si son positionnement est en adéquation avec sa cible, voire si sa cible est passive ou active, et regarder l’évolution des conversions si on vend.
Le reste se fait naturellement, le plus important est de faire ce que l’on aime, créer pour se faire plaisir et répondre à un besoin. Le reste, c’est du temps perdu.