La vie devant soi


La vie devant soi 1

La nuit tombe et je replonge dans nos photos de vacances, si proches et si lointaines, en cette soirée où l’appartement désert ne compte de vie que les quelques lampes allumées pour l’habiter. Le quotidien mouvementé de cette semaine de reprise avait remis à plus tard le temps de voir nos souvenirs sur grand écran. Comme si un bon génie avait anticipé cette soirée un rien maussade où les draps m’appellent et la liste de cours s’allonge sans que rien en moi n’éprouve l’envie de s’atteler à la tâche. Le découragement est prompt, la route est longue et octobre frappe à la porte. Je sais que ce ne sera que de courte durée, le temps de laisser s’éloigner un peu ces journées où nous n’avions rien d’autre à penser qu’à nous aimer et marcher dans les paysages sublimes de la Haute-Savoie.

Les mois qui viennent de s’écouler ont été bercés par tant de bonheurs, petits comme grands, de menus changements et de grands bouleversements arrivés tous comme autant d’évidences dans une juste et douce continuité, qu’happée, les mots m’ont souvent manqué. Il y avait trop à vivre, aimer, savourer, écouter, apprécier, déguster et bien plus encore de mercis à adresser. A la vie, au hasard, à toi, à moi, aux nouveaux comme aux vieux amis, à tous ces nouveaux visages apparus et qui déjà, font un peu partie d’une grande famille.

Aujourd’hui, au creux du ventre, il y avait le manque d’être ici plus présente. Le manque des mots à assembler et des histoires à raconter. J’ai repris le fil d’ici, sans savoir encore bien comment je pourrais raconter tout ça sans brader ce qui n’appartient plus seulement à moi mais à nous, sans avoir non plus le cœur de la retenue mais sans avoir l’audace de trop grands éclats de joie qui bouillonnent pourtant en moi et ne demandent qu’à être partagés. La vie apaise de ses menus tracas ces minces débordements mais rien n’arrive à estomper ni ternir l’ici de nos chaussures s’usant à présent sur les mêmes chemins.

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Informations pratiques

Jour 1

Randonnée à partir du col des Moises

En haut de cette montagne, la statue de Saint François de Salle, mais surtout une très belle vue sur toute la vallée et, au loin le lac Léman. Par ce chemin, la montée était plus rude que dans mes souvenirs. Si vous partez de Tré-le-Mont, le chemin est plus facile.

Jour 2 

Le village d’Yvoire

Entouré de remparts, ce village historique est l’un de mes endroits préférés de ma région. Petites boutiques offrant un large choix de choses plus désuètes les unes que les autres (mais ne manquant nullement de charme), allées bordées de maisons toutes de pierres vêtues aux courtes ouvertures, fleurs aux balcons, couleurs vives de-ci de-là, balade au bord de l’eau et, surtout, le meilleur glacier d’Yvoire à côté de l’église (vous ne pouvez pas la rater avec son clocher argenté).

Le château des Allinges

Un peu plus haut que la commune du même nom, depuis le château des Allinges perché sur les hauteurs vous avez une vue sur tout Thonon à ses pieds, le lac Léman et la Suisse en face. Nous y avons été à la toute fin d’une après-midi d’été, la lumière était magnifique. Vous pouvez vous balader entre les ruines et rejoindre le parking par un petit chemin en sous-bois très agréable lorsqu’il n’a pas plu depuis longtemps.

Jour 3

Balade au bord du lac Léman, côté Suisse, pour rejoindre Villeneuve et Montreux

Un chemin relie au bord du lac les deux villes suisses voisines. Bordée d’arbres, vous êtes à l’ombre une grande partie du trajet. Moi qui connaît surtout le lac Léman côté Thonon/Genève, j’ai éprouvé un vrai dépaysement lors de cette balade avec l’impression de découvrir un endroit en tous points inconnu. C’est très agréable, extrêmement facile car complètement plat. Vous pouvez également réaliser le chemin à vélo.

Jour 4

Montée à l’aiguille du Midi, depuis Chamonix

Le prix par personne pour le téléphérique est important (55€) c’est donc à prévoir dans votre budget si vous envisagez de monter. C’était un peu le défi de la semaine cette histoire de téléphérique étant pour ma part une grande victime de panique liée au vertige. Finalement, et malgré mes appréhensions, j’ai trouvé que ce n’était pas si terrible, impressionnant mais surmontable. Pour être sûrs d’avoir une belle vue dégagée en haut sur le Mont-Blanc et les massifs environnant, appelez la météo de Chamonix (boîte vocale automatique) pour décider au mieux du jour où monter.

Randonnée depuis le plateau du téléphérique jusqu’à Chamonix

Le téléphérique qui vous emmène jusqu’à l’Aiguille du midi procède en deux étapes avec un changement de cabine au niveau d’un plateau intermédiaire. En redescendant, nous avons décidé de nous arrêter à ce niveau et de continuer le reste de notre descente à pied. Le paysage était absolument époustouflant, je ne regrette absolument pas les crampes qui ont élu domicile à la suite dans mes cuisses ! En effet, il s’agit d’une descente de 2h20 qui dure réellement 2h20. En marchant à une cadence très élevée (parfois en courant presque) nous avons mis 2h30. Avant de vous lancer, sachez donc que ce sera long !

Jour 5

Annecy

La venise de la Haute-Savoie avec son lac à l’eau claire a toujours été l’un de mes endroits préférés, pour son glacier absolument délicieux (Glacier Perrier en sortant de la vieille ville vers le lac)(on lui a décerné la médaille d’or de l’été de la glace au Yaourt)(oui j’ai converti l’amoureux à la glace au yaourt, ma plus grande réussite dans la vie si vous me demandez), pour le shopping, pour ses rues romantiques. Abandonnant rapidement la ville, nous nous sommes dirigés vers le lac et avons commencé à le longer (une longue promenade goudronnée permet d’aller assez loin à pied). Moi qui m’était toujours cantonnée à la ville, j’ai adoré découvrir ces endroits jusqu’alors jamais explorés. Nous nous sommes promis de revenir la prochaine fois pour en faire le tour en vélo. 

Jour 6

Thonon-les-bains

Allez prendre une gaufre à l’Igloo (centre ville) pour la déguster sur l’un des bancs surplombant le lac. Magnifique n’est-ce pas ?

Jour 7

Genève

Pour moi Genève a toujours rimé avec shopping entre copines. Je ne connaissais donc, grosso modo, qu’une seule de ses rues… Depuis la grande rue pleine de boutiques (dont certaines nous ont abritées des averses de ce jour-là) nous avons rejoint la vieille ville plus haut situé. D’un petit chemin à l’autre, nous avons croisés des monuments, des musées, une église, un parc, de larges fontaines, des sièges contemporains en herbe artificielle sur lesquels nous nous sommes allongés au soleil. Nous sommes laissés porter au gré des rues jusqu’à ne plus bien savoir au juste où nous étions. Cela m’a définitivement donné envie de découvrir plus avant cette ville.

Jour 8

Les filets de perche

Véritable plat traditionnel d’été des villes et villages bordant le lac Léman, vous ne pouvez pas venir dans le région sans en manger au moins une fois ! Il s’agit de filets d’un petit poisson à chair blanche, sans arrêtes, qui se cuisinent au beurre ou au vin blanc ou à la crème/échalotes ou à la provençale (il y en a pour tous les goûts). Mes préférés ? Ceux au vin blanc ! Servis avec des frites et une salade verte, on en mange chaque année au moins une fois en famille. Mon restaurant préféré pour les déguster : Le Léman au port de Séchex, restaurant familial où l’on est toujours bien servis et ce, généreusement !

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