Les sourires (presque) de la semaine #42


sourires de la semaine 42

L’odeur du chocolat chaud lorsque j’ouvre la porte du micro-onde sur le bol fumant et que mes doigts engourdis par l’eau froide viennent trouver ses parois chaudes.

Les premiers collants de l’année, gris comme le ciel, doux comme le plaid qui a retrouvé sa place au pied du lit.

Le retour de la pâtisserie en cuisine. Éplucher des pommes abîmées pour une compote des plus savoureuses, à la cannelle et au sirop d’érable. Plonger mes mains dans le saladier plein de sucre, de farine, de poudre d’amande, de beurre et de crème pour malaxer la pâte de la plus délicieuse des tartes tatin aux poires (la recette vendredi).

Ouvrir le couvercle de la lourde marmite où cuit déjà depuis une demie-heure la compote et laisser l’appartement toutes portes ouvertes s’imprégner de l’odeur de l’automne.

Blend, le petit restaurant spécialisé dans les burgers métro Sentier (Paris), qui m’a fait retrouver la saveur des burgers New Yorkais.

Papa was not a rolling Stone – un film émouvant, drôle, devant lequel on rit, on pleure, on tremble, on s’exclame, et qui montre la réalité de la banlieue des années 80 sans misérabilisme. Bonus : la BO à la gloire de Jean-Jacques Goldman.

S’enrouler dans un châle la nuit tombée, lorsqu’il ne fait pas encore assez froid pour mettre le chauffage, mais pas assez chaud pour se passer de ce menu réconfort.

Le retour à la pleine conscience avec l’application Headspace que j’apprivoise, depuis quelques jours, enchantée de comprendre les mots de celui qui nous guide en anglais au cours de ces sessions de 10 minutes en lien avec soi-même, curieuse de savoir si je réussirai à garder une pratique régulière, quotidienne.

Dos droit, assise sur le tapis de sol vert qui a accompagné tant de soirées, loin quelque part un reflet dans le miroir.

Se réveiller ensemble sous les draps, rester bien sous la couette parce que dehors… il fait froid.

Une patiente qui me remercie de ma gentillesse et soudain tout qui reprend un sens.

Une envie de draps chauds, couleur moutarde, faisant écho au turban de la jeune fille à la perle dont la reproduction orne le mur blanc face au lit. Un peu de chaleur dans le blanc paisible qui partout étend ses quartiers chez moi.

L’odeur des allumettes qui s’enflamment et s’éteignent lorsque j’allume les minces bougies posées dans leurs bougeoirs tout de verre transparent.

Le crépitement des éclats de cire lorsqu’ils rencontrent la flamme encore timide.

Petit-déjeuner en famille, samedi matin, presqu’aurore, de pancakes moelleux.

Jongler entre milles recettes lors de mes après-midis maintenant hebdomadaires en cuisine. Le bien être du retour à la base qui vaut tous les muscles douloureux après ces heures passées debout, courbée, penchée parfois sur la pointe des pieds.

Danser sur la musique du réveil.

Tombée encore une fois dans le piège des comparaisons stériles , je me reprends mentalement et au même moment une photo dans mon fil instagram apparait disant « be yourself ». Un petit signe qui tombait à pic.

Ma couleur de cheveux sur les photos de la fin d’été, parfaite, de quoi me persuader de faire encore un petit bout de chemin en rousse.

Ce surnom que plusieurs d’entre vous m’avez donné, « Jolie Célie », que je m’étonne de lire (vous seriez-vous passé le mot entre vous ?) et qui chaque fois m’arrache un sourire. De ceux qui réchauffent un peu lorsque le coeur a froid.

Les photos envoyées par mon père, en direct de New York. Nous parler tous les jours par mail malgré les milliers de kilomètres et un océan nous séparant.

Dans mon atelier d’écriture parisien, un nouveau participant dont tous les textes m’enchantent et me transportent. Désormais plus que l’envie d’écrire c’est de découvrir les textes qu’il aura composés qui me donne hâte d’être déjà mercredi soir.

Passer au petit traiteur chinois  avant de rentrer. « 6 perles de coco s’il-vous-plaît ». Et se régaler à deux en rentrant.

Quand l’amoureux me fait la lecture de mes cours. Parce qu’il est tard, parce que la motivation manque

Samedi, 12h, sauter et dire : « J’ai envie de changer ». Travailler jusqu’à une heure du matin, et encore le lendemain et…. quelques jours certainement après encore.

*

Aujourd’hui je suis très heureuse de vous présenter cette nouvelle version de Miss Blemish. Il y a deux ans, avant même que ce nouveau nom ait été choisi, j’imaginais un univers blanc et bleu pastel, pâle, discret. Un endroit où la part belle serait faite au texte sans rien autour pour capter, distraire l’attention, encombrer. Puis Miss Blemish est né et son univers avec, dans la suite logique de ce que supposait ce nom de blog. J’ai cependant envie de me défaire de cette étiquette imposée par le précédent design. Cette envie de retour au texte a fait son chemin jusqu’à ce que l’on se lance ce week-end dans la grande refonte du site. Les catégories et les articles n’ont pas changé, vous retrouverez tout ce qui a été publié par le passé et avec toutes les fonctionnalités de l’ancien site, en plus clair. J’espère que cette nouvelle version vous plaira autant que je la trouve paisible et épurée.

Je vous souhaite une formidable semaine !

1 Laisser un commentaire - 1