Chroniques confinées #1


Chroniques confinées Miss Blemish

Chez vous aussi cette crise vient ébranler jusqu’aux briques autrefois les plus sûres de votre socle ? Questionne-t-elle toutes vos certitudes jusqu’au sens de notre existence même ? Imprime-t-elle son remue ménage dans vos cellules, vos amours et vos souhaits pour demain ? 

Ce 26 mars c’est sûr n’a ressemblé à aucun autre mais il ne fut pas pour autant dépourvu de joie. Une bougie blanche (et non 27), un dessin, un gâteau au chocolat, quelques appels face caméra, de la musique et nous dansant en pyjamas, 2 heures aux airs de fête pour clôturer une journée d’anniversaire comme nulle autre. 

Cette semaine vient amorcer une bascule. L’angoisse se dissout, la colère, la lutte, l’indignation s’éteignent. Il faut traverser, nous n’avons pas le choix. Ne nous appartient plus que celui de choisir comment nous le ferons. Campés sur nos rancunes ou décidés à vibrer la joie d’être en vie vaille que vaille ? J’oscille encore, la révolte et la peur m’assaillent par vagues. Pourtant même dans la plus violente des tempêtes il me suffit de fermer les yeux, redresser ma colonne vertébrale, me connecter à ma respiration, ici et maintenant, pour retrouver cette zone sûre que rien ne peut altérer. Cet îlot qui nous habite est toujours disponible. Il est une maison baignée de lumière toujours prête à nous accueillir et que nous pouvons choisir de fleurir. 

Je ne sais pas ce qu’il adviendra de tout ce que je me souhaitais pour demain et quelles décisions naîtront du chaos. Mais je garde la possibilité de choisir pour moi, ici et maintenant, ce que je veux vibrer pour le monde. Et je choisis la joie. 

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