Search Results for: podcast

FAQ Batch cooking mode d’emploi


Continuer à bien manger quand nous ne serons plus confinés - Batch cooking mode d'emploi Miss Blemish

Au mois de février, Sophie du blog Ma conscience Ecolo m’a posé quelques questions sur Batch cooking mode d’emploi à l’occasion d’un article qu’elle a dédié au livre :) Voilà donc une petite FAQ bonus qui, je l’espère, vous plaira autant que j’ai pris plaisir à y répondre !

Vous pouvez commander votre exemplaire (si ce n’est pas déjà fait) juste là !

FAQ BATCH COOKING MODE D’EMPLOI

Comment as-tu eu l’idée de ce livre ? Quel était ton projet / objectif ?

Cela faisait plusieurs années que je pensais vaguement à écrire un livre sur le Batch cooking. Mon premier article sur la technique publié en 2016 a reçu un accueil incroyable et reste encore aujourd’hui l’un de mes articles les plus lus. Surtout aucun des livres publiés n’abordait ce sujet sous l’angle que j’envisageais, j’avais donc bon espoir qu’il puisse trouver son public et se faire complémentaire des livres existants. Mais tout ceci était resté au stade d’idée. C’est un mail d’une éditrice des éditions Larousse me proposant d’écrire l’ouvrage qu’ils voulaient dédier à la technique qui m’a permis de me lancer. J’en n’en aurais jamais eu le cran autrement ! Finalement le projet ne s’est pas fait avec cette maison d’édition (ils ne voulaient pas que l’ouvrage en question soit végétarien) mais j’étais lancée. J’ai envoyé une proposition à la directrice éditoriale des éditions La Plage, maison d’édition connue pour son positionnement engagé, c’est comme ça que le projet est né pour de vrai.

Mon idée pour ce livre était de donner toutes les clés pratiques sur la technique du Batch cooking pour que chacun puisse se l’approprier et l’adapter à ses besoins. C’est le cœur du livre : expliquer comment on batch cook et aider chacun à se lancer. J’y partage également mes recettes végétariennes du quotidien, des semaines types par saison, beaucoup d’inspiration et de conseils autour d’un mode de vie respectueux de l’environnement. 

Pourquoi avoir inclus une partie sur le ménage et le soin du linge écolo ?

L’hygiène est une partie fondamentale de la pratique du batch cooking : les préparations étant appelées à être conservées plusieurs jours, il est impératif de prendre soin qu’elles ne soient pas souillées durant la préparation comme pendant leur conservation. Puisqu’à travers ce prisme j’introduisais les ingrédients utilisés pour le lavage des éléments qui allaient être en contact avec les préparations, j’en ai profité pour glisser que ces mêmes produits d’entretien de base pouvaient être utilisés dans toute la maison. Cela s’inscrivait dans mon envie d’un livre autant lifestyle que cuisine et qui parle d’écologie.

Comment as-tu vécu cette expérience d’écriture ? (je suis moi-même auteure, je sais que c’est éprouvant !)

J’ai adoré tout le processus d’écriture ! Le fait de travailler sur un projet si conséquent en terme de volume à produire a été grisant. C’est la réalisation des photographies d’illustration qui m’a donné le plus de fil à retordre : j’avais très peur de ne pas être à la hauteur du challenge. J’ai finalement procédé en faisant « comme si », une photo à la fois, sans trop penser à la finalité et c’est ce qui m’a permis d’avancer malgré mes doutes. 

Quelle est ta recette préférée dans le livre ?

Parmi les recettes sucrées, c’est celle du carrot cake, sans hésiter car elle est associée aux jours de fêtes (je réalise souvent cette recette à Noël). Parmi les recettes salées, je pencherai pour ma tartiflette version végétarienne, régressive et délicieuse :)

Si tu avais un seul conseil à nous donner en batchcooking, quel serait-il ?

Se lancer ! Prendre le temps un dimanche de s’essayer à la préparation de quelques recettes, ne serait-ce que pour les repas du soir de la semaine à venir. Rentrer chez soi et ne plus avoir qu’à mettre les pieds sous la table est une expérience suffisamment agréable pour vous donner envie de recommencer la semaine suivante. Vous affinerez votre méthode et trouverez les combinaisons qui fonctionnent pour vous au fil des séances.

Qu’est-ce qui te plait dans la cuisine ?

J’aime beaucoup le côté hors du temps que permet cette activité. Les gestes sont simples, répétitifs, mon esprit est accaparé, pleinement à ce qui est en train d’être préparé. Cela me laisse de la place pour réfléchir, écouter un podcast. J’aime prendre ce temps pour mon moi pressé de semaine, j’ai l’impression de me faire un chouette cadeau.

Comment et quand est né ton blog ?

J’ai commencé à écrire en ligne au collège et je n’ai jamais arrêté depuis ! Mon blog actuel missblemish.fr est officiellement né en octobre 2012 même si j’y ai exporté bon nombre des articles que j’avais écrit sur celui qui l’a précédé. Dès le début, j’ai donné pour fonction à mon blog de créer une place dans mon quotidien pour l’écriture et ça a marché ! Cela m’a permis d’avoir un rythme, d’écrire régulièrement, de tester plein de choses, de m’améliorer et surtout d’avoir des retours sur ce que j’écrivais. Le fait d’avoir un public m’a permis de rester motivée et de persévérer. Je pensais qu’il me serait plus facile d’être publiée avec un public déjà constitué et ça a été le cas… même s’il m’a fallu 10 ans pour ça !

De quoi aimes-tu parler sur ton blog ?

Du quotidien ! J’aime le fait que l’insignifiant puisse y prendre toute la place. Par l’écriture notamment des « Sourires de la semaine » une rubrique que j’ai longtemps alimentée, j’ai changé mon rapport au quotidien et à ce qui peut le rendre plus joyeux pour peu qu’on y prête attention. J’essaie de toujours garder cette ligne directrice, quels soient les sujets abordés qui aujourd’hui sont centrés sur le mieux vivre et l’écologie essentiellement.

Des questions ? Sur le livre, l’écriture, le blog, l’inspiration… Envoyez-les moi en commentaires pour une nouvelle session FAQ !

Laisser un commentaire - 5

Penser le monde épisode 3 | La réconciliation de Lili Barbery-Coulon


Penser le monde podcast | Sociologie et société - Miss Blemish

Le dernier épisode du podcast remonte à la fin mars, si j’ai lu beaucoup de livres à la faveur de mes trajets de métro quotidiens, l’écriture de mon livre a pas mal accaparé mes temps libres. Surtout je crois qu’il me fallait un vrai coup de coeur pour me détourner de ce projet qui m’occupait complètement l’esprit. Vous le devinez, ça a été le cas du livre dont je vous parle dans ce troisième épisode.

Je suis le blog de Lili Barbery-Coulon depuis plusieurs années mais c’est depuis le changement de ligne éditoriale et l’arrivée d’articles personnels sur son cheminement et sa formation de professeure de Kundalini yoga que je ne manque plus aucun de ses articles. En juillet dernier j’ai eu la chance de pouvoir assister à trois de ses cours dont un atelier sur la confiance en soi et cela m’a tellement plu que l’une de mes plus belles joies de ces vacances a été d’apprendre que j’avais une place pour un cours à mon retour. J’attendais le livre dont elle avait annoncé la sortie pour la rentrée avec impatience et je n’ai pas été déçue : je l’ai lu d’une traite sans parvenir à m’arrêter. Je vous en parle plus en détail dans ce nouvel épisode : j’espère qu’il vous plaira et surtout qu’il vous donnera envie d’à votre tour découvrir ce livre.

Les citations de l’épisode

« En écrivant ce texte, tandis que j’observe le chemin parcouru, je réalise combien ma tolérance s’est déployée. Je me compare moins. Mais je me compare encore. Ma résistance à croire en mon essence divine est tenace. Et tant qu’elle sera active en moi, je sais que je ne pourrais pas avoir accès à tous les trésors qui sont déjà là, à l’intérieur. Chaque matin, sur mon tapis volant, je signe un pacte. Je choisis de continuer à éplucher mes limitations comme un oignon, couche après couche, pour aller jusqu’au cœur et ouvrir mes deux oreilles à cette phrase que je reçois souvent pendant mes méditations : « Tu suffis ». »

« J’allais prendre le risque de dire non. J’allais gagner moins, j’allais peut-être tout perdre. Je n’avais aucun plan B. Je ne savais pas ce qui se profilait. (…) La peur du manque me rongeait. Je voyais comme elle était connectée à l’histoire de ma famille maternelle et à ma propre crainte de connaître un jour l’immeuble décrépi où ma grand-mère vivait lorsque j’étais enfant. Je me souvenais de l’ascenceur toujours cassé qui puait la pisse. Des cris de la voisine du dessus qui se faisait cogner par son mari. Des insultes gribouillées dans les escaliers qui montaient jusqu’au neuvième étage. (…) En observant ma peur, je m’aperçus qu’elle faisait également écho à ma crainte d’avoir faim, à la manière dont je m’étais gavée pendant des années entre deux régimes. Plus je scrutais ma peur du manque, plus elle devenait irrationnelle. Il ne s’agissait que de scénarios pas de ma réalité et certainement pas de mon présent. Je m’étais laissée envahir par des souvenirs qui n’étaient même pas les miens. Je pouvais tout à fait remplacer cette vieille pellicule usée par de nouveaux codes. Au lieu de résister à ma peur, je me fis confiance. Une image me permit de traverser cet automne de panique : lorsqu’on déterre toutes les mauvaises herbes d’un jardin, il ne reste jamais vide bien longtemps. La nature reprend toujours ses droits. »

« Ce n’était pas ce que je « voulais ». En entamant cette formation, je voulais devenir autonome, je voulais réussir à pratiquer tous les jours, je voulais apprendre, je voulais gagner en légitimité. Je voulais être la bonne élève qui coche toutes les cases comme j’avais voulu, quelques années plus tôt être la bonne épouse, la mère idéale, l’amie accueillant, la fille ou la sœur qui comblerait les attentes de sa famille. A trop vouloir, j’oubliais une chose essentielle : mon « état d’être ». Et cela ne dépendait pas de ma volonté. »

« L’acceptation de ma honte archaïque (mes règles) fut une étape importante. Cependant cela ne suffit pas à la faire disparaître totalement. Il allait encore falloir œuvrer pour déployer l’amour dans les interstices du chagrin. Mais j’étais bien décidée à avancer dans cette direction. Je ne marchais plus, je sautillais. Je courrais même, certains jours. En changeant mon regard sur mon corps et sur moi-même, mon énergie toute entière s’était transformée. Ce n’était pas une posture narcissique. Je comprenais qu’il s’agissait d’un acte militant. Ma guérison n’était pas circonscrite à ma propre personne. En me soignant, je soignais les femmes de ma lignée, même disparues. En remettant mon corps en liberté, j’affranchissais celles qui m’avaient précédées comme celles qui me succèderaient. Je pensais à ma fille, à ma mère, à mes grands mères et à toutes les autres que je n’avais pas connues. J’avais envie de toutes les prendre dans mes bras et de leur crier que nos corps étaient des temples d’une beauté absolue. »

« La plupart des gens n’aiment pas leur reflet. Ou seulement une toute petite partie. Et le fait que le visage corresponde aux critères de beauté actuels n’y change rien. Or, il est essentiel de pouvoir se dire « je t’aime » en se regardant. Ce n’est pas narcissique, c’est de la logique : on envoie un message qui va avoir une action positive sur l’ensemble des cellules. Si l’on applique une huile, une crème ou même si on nettoie chaque soir sa peau avec cette intention, alors on obtient rapidement des résultats. »

« Ai-je résolu tous mes problèmes ? Ai-je désincarcéré tout ce qui m’aliénait trois ans plus tôt ? Le travail est-il terminé à présent que s’achève l’écriture de ce livre ? Non. Je n’ai pas fini de me réconcilier avec tout ce qui me constitue. Je continuer à déloger de la noirceur cachée, des dissonances et des attachements à la souffrance. Parfois, la traversée d’une grosse épreuve me donne l’illusion que c’est fini. Puis je pars à la pêche et j’attrape une benne à ordure inattendue au bout de mon hameçon. Je la regarde vomissant ses vieux déchets à mes pieds. Et je sais que bientôt de petits bourgeons émergeront de cet humus en devenir. »

Laisser un commentaire - 13

Ce que nous enseignent les vacances


Ce que nous enseignent les vacances - Slow lifestyle - Miss Blemish

Il y a deux semaines, samedi soir pas vraiment tard, je retrouvais l’appartement laissé le temps d’une semaine de vacances ailleurs, loin de mon vacarme quotidien (et parisien). Encore une fois j’y étais arrivée épuisée, à bout de souffle et encore une fois je formulais le voeux de faire de cette parenthèse le terreau des habitudes qui me permettraient de ne pas arriver aux prochaines vacances dans le même état d’épuisement et surtout, de donner à mon quotidien travaillé un peu de la légèreté et de l’émerveillement qui m’accompagnent en vacances.

Je suis rentrée de vacances reposée et, « aérée » et tout le défi consistait désormais à laisser infuser tout le bénéfice de ces quelques jours ailleurs dans mon présent. Je ne sais pas si vous avez déjà fait l’expérience de cette sérénité post-vacances où vous pouvez être concerné et engagé dans les problèmes à résoudre à la maison comme au travail sans pour autant vous confondre avec eux. Concerné mais pas submergé, juste à la bonne distance pour agir sans ré-agir. Cette fois-ci, les bienfaits plein des vacances ont continué à m’accompagner 4 jours et demi après leur fin. Si ce recul n’est déjà plus présent au travail où la charge émotionnelle est à nouveau trop intense pour ma capacité à mettre une juste distance, il continue à m’accompagner en privé et c’est de ça plus particulièrement que je souhaite vous parler.

En janvier je me suis inscrite à « La communauté », un espace en ligne créé par Esther Taillifet pour accompagner les personnes écoutant son podcast mais peinant à appliquer seuls les outils proposés. Si cet abonnement m’a permis de débloquer tout un tas de choses comme d’identifier mes besoins, valeurs, envies, limites et blocages créatifs avec plus d’acuité, il a été mon déclic pour réussir à tenir une résolution que je peinais à mettre en place depuis plusieurs années : respecter mes besoins de sommeil et pour ce faire me coucher à l’heure nécessaire pour remplir ces besoins. Je savais depuis longtemps que je ne réussirais pas à trouver mon équilibre sans remplir cet objectif de façon pérenne et en effet il s’est accompagné de nombreux bénéfices au premier rang desquels la douceur de ne pas être constamment épuisée.

Prendre ce pas de recul m’a conduite à redéfinir mes priorités et à lâcher prise sur tout ce qui n’en faisait pas partie. Dans la liste des choses les plus importantes à mes yeux datée de début janvier j’ai donc écrit : passer du temps de qualité avec ma famille et mes amis, vivre dans un environnement propre et agréable, prendre le temps de cuisiner et bien manger au quotidien, lire et apprendre, prendre du temps pour moi chaque jour.

Depuis je m’exerce à alléger la pression que je m’impose de toujours faire plus et mieux et apprends à limiter mes engagements. Car non, aussi forte soit mon envie de lancer ou répondre à mille et uns projets, je ne peux pas étirer les heures indéfiniment, ni me dédoubler assurément. Cela peut sonner comme un renoncement mais d’accepter ces limites m’a apporté une liberté d’être et de m’écouter que je ne m’autorisais plus. Et c’est là bien tout ce que je veux partager avec vous ici, la liberté de se savoir faillible sans s’y complaire ni non plus vouloir à tout prix s’en extraire. Juste accepter.

Accepter de ne pas avoir toujours l’énergie de répondre présent, accepter de privilégier certaines priorités et de décliner des sollicitations, accepter de remettre parfois à plus tard, accepter d’avoir parfois du mal à se lever le matin. M’accorder, pour paraphraser Esther, du temps passé avec moi et qu’importe la lessive qu’il fallait faire tourner. Accepter de ne pas remplir l’idéal construit pour nous, parce que c’est impossible, parce qu’il ne nous convient et ne nous ressemble pas. Être honnête avec soi et faire ses choix en conséquence. Des choix qui parce qu’ils sont alignés avec qui l’on est pourront être pleinement assumés. 

À chaque retour de vacances j’essaie ainsi de garder ce qui est naturel lorsque l’on a le temps : sourire au ciel bleu, s’attarder pour profiter du parfum du jasmin qui court le long de la clôture qui cercle mon lieu de travail, prendre le temps d’une pause au soleil, aller marcher parce qu’il fait encore jour et parce qu’il fait beau, lire toute une après-midi, préparer une tarte pour le goûter, partager un repas entre amis, rire, danser, jouer. Prendre soin, cueillir les détails et respirer lorsque l’on sent que l’on bouillonne intérieurement, prêt à exploser parce que la personne devant nous sur le trottoir marche « trop lentement ». Faire les changements qui s’imposent pour « avoir le temps », tous les jours, quelques soient les circonstances. Modifier son quotidien pour qu’il n’aille plus de paire avec une course effrénée, perdue d’avance et qui nous fait passer à côté de tout ce que l’on juge comme essentiel. 

Alors voilà, je m’exerce à faire moins, chaque jour. À dire non et ce d’abord à moi-même. Je m’exerce à laisser des trous, des plages de temps remplies de rien et ça marche plutôt bien. Je fais à ma mesure, selon mes possibles et je résiste à la presse de la ville, de l’instantanéité et du là-maintenant-tout-de-suite car l’important prend du temps et ne peut se savourer que lentement. 


Et vous, comment faites vous pour garder votre équilibre ? 

Laisser un commentaire - 28