Textes courts

Fragments | Tu


Fragments - Tu - textes courts - miss blemish

Tu me manques.

Mais  « Tu » est une image

« Tu » n’existe pas. 

« Tu » c’est Toi tel que je t’avais espéré 

« Tu » c’est Toi que je voulais aimer

« Tu » celui que je n’ai pas rencontré.

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Fragments | Un éclat


Fragments - Un éclat - textes courts - miss blemishQuelque chose chez toi m’émeut. Ça me bouleverse, tu vois, je trouve ça beau. Rare, précieux. C’est infime, une intuition au creux du ventre sur laquelle il est difficile de mettre des mots.

Mais cet éclat de toi, tu le protèges et refuses tout ce qui pourrait venir y faire écho. Ainsi, peut-être, ne souffres-tu pas ? Au risque d’être blessé, tu préfères rester caché. Et tu te défends de tes manques imaginaires en mettant la lumière sur mes fragilités. Ça m’éclabousse d’une tristesse poisseuse qui ne part pas au lavage. Elle reste collée à moi des jours durant et j’y pense, souvent. 

Tu dis la fin à l’aube des prémices. Tu ne me vois pas. Tu n’y croiras pas. La réalité se plie à ton désir, elle se recroqueville jusqu’à n’être plus qu’un lambeau décharné. Et la rencontre, elle, n’aura pas lieu.

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Fragments | Nos peines


Fragments La peine - textes courts - Miss BlemishOù se cache la peine dans nos corps ? Est-elle dans la béance du diaphragme, dans l’étau de la gorge, dans la mollesse des muscles qui ne se sentent plus la force de quitter le lit ? Où se cache la douleur des cœurs meurtris ? 

Ça sonne faux à l’intérieur. À qui appartient ce corps qui semble aller si bien ? Il faut croire que les pores ne sont pas de bons exutoires au désespoir. Hermétiques à la complainte ils nous apprennent qu’on ne libère pas la tête de ses douleurs à la manière d’une pièce qu’on aère. Nulle part existe cette fenêtre qui chasserait sur l’instant pensées tristes et idées noires. Le corps impuissant à nous consoler sur l’instant porte son sommet et tente de le maintenir droit lorsqu’il ploit. 

Cette fenêtre est ailleurs. Elle est le ciel clair un matin, un crépitement, un sourire face au miroir, quelques mots dans un livre, un éclat de rire. Cette fenêtre, c’est se lever et s’habiller chaque matin. C’est sortir alors qu’on resterait bien sous les couvertures une journée de plus encore. C’est prendre soin. Cette fenêtre, c’est le temps qui s’écoule et dilue la peine dans de nouveaux souvenirs. Un repas, un thé partagé, de la musique sur laquelle il fait bon danser. Cette fenêtre, c’est nous qui pas à pas réapprivoisons notre humanité.

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