Brèves

Pourquoi il n’y aura pas de publicité sur mon blog


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Hier, j’ai reçu un mail d’une agence me proposant de mettre et gérer de la publicité ici. Ce n’est pas la première fois que je suis confrontée à cette problématique. Comme tout blogueur ou webmaster, la question de la publicité a fait partie de ces éléments auxquels il a fallu réfléchir. Oui ? Non ? Pourquoi oui ? Pourquoi non ?

La réponse pour moi a été non (je m’étais déjà posé la question avant le fameux mail d’hier). Pourquoi non ? Les raisons sont multiples.

La ligne éditoriale

Cet espace n’a aucune vocation lucrative. À l’heure actuelle, je ne compte pas sur mon blog pour me permettre de gagner ma vie : ce n’est pas un blog professionnel même si le tenir sous-entend un travail parfois conséquent. Je suis certes étudiante mais j’ai la chance d’avoir des parents qui subviennent à mes besoins. C’est un luxe de pouvoir donner à cet endroit la dimension correspondant à mes attentes, un lieu dédié à mon amour de l’écriture et à mon désir d’échanger sans limite ou obligation financière.

Le seul produit que j’espère un jour avoir à vous vendre en ayant un intéressement direct sur son achat, c’est un livre portant mon nom sur sa tranche. Ou un projet que j’aurais monté, imaginé, créé pour vous. Mais je ne serais plus alors agent de relais, agent publicitaire, mais bien artiste, chef d’entreprise, en ligne droite avec les personnes dont dépendra la survie de mon activité.

Un lieu statut quo

Je suis partie du principe que lorsque vous venez ici, vous venez me lire moi. Pas les publicités clignotantes aux couleurs appelant l’œil des divers annonceurs. Nous sommes harcelés par les publicités où que nous allions : journaux, métro, abris-bus, panneaux publicitaires en ville, sites internet divers et variés, appels téléphoniques, boîtes aux lettres… Je voulais que cet espace soit entièrement vierge de cette pression-là. Ici on lit, on voyage, on sourit, on cuisine et se régale de bons petits plats, c’est une bulle. Une bulle où vous n’êtes que lecteur, pas consommateur.

L’esthétique

J’aime cet espace dans ses détails et ses non-détails. Chaque visage qu’a pris mon blog a été le fruit d’une longue réflexion et de centaines de micro-ajustements, de tergiversations. J’ai à chaque fois créé un endroit pour qu’il me plaise, pour que vous vous y sentiez bien, un endroit dans lequel je prenne plaisir à écrire et à voir et faire évoluer. Les publicités, attractives, animées et colorées, iraient complètement à contre-sens de cette volonté « d’épuré », de mots seuls présents sur un fond blanc et voleraient ainsi pour une part, la part belle faite au texte.

Transparence & Crédibilité

Lorsque je vous parle d’un produit, je vous en parle comme le ferait une amie. Vous pouvez aller acheter la fameuse sauce tomate-basilic Mark & Spencer dont je vous parlais hier comme ne pas l’acheter, je ne toucherai aucun bénéfice là-dessus. Mon conseil n’est donc pas biaisé par une volonté commerciale. Si j’ajoute un lien vers une page où vous pouvez retrouver les produits dont je vous ai parlé, celui-ci est un lien « simple » et que vous soyez quarante comme deux-cent (ou plus) à cliquer puis acheter, cela n’aura pas d’impact sur mes comptes bancaires. Après tout, les marques ne rémunèrent pas la bonne copine qui vous a conseillé son mascara préféré, non ? Et même si j’offre en apparence un accès à un marché ce n’est pas là mon dessein mais de vous faire découvrir quelque chose que j’ai aimé.

De nombreuses blogueuses arrivent extrêmement bien à concilier les deux, crédit et publicité. C’est cependant un aspect avec lequel je me sens mal à l’aise, presque malhonnête, en opposition totale avec la conception que j’ai de mon blog. Et comme on dit, quand y’a d’la gêne, y’a pas d’plaisir, non ?

Financier

Je suis de celles qui pensent (et je ne suis pas la seule)(enfin je crois) que l’on n’a jamais trop de lecteurs, mais que l’on n’en a jamais non plus « pas assez ». Pour être dans une zone intermédiaire (que je trouve extra puisqu’elle préserve la qualité de relation avec chaque lecteur qui commente – j’en ai le temps car il n’y a pas des 200 et plus commentaires sous mes articles – tout en me sentant lue et mes articles appréciés)(ce qui est quand même la chose la plus agréable qui soit lorsque l’on écrit) le bénéfice financier que je pourrais espérer faire en ajoutant des encarts publicitaires, des liens attachés… etc… me rapporterait peut-être une à quelques centaines d’euros sur l’année (en étant très optimiste)(je ne sais pas vous mais je clique souvent, j’achète peu).

Ce maigre revenu mis en balance avec tous les aspects précédents, il ne vaut pas le coût de ses désavantages.

Aujourd’hui donc, mon blog me coûte de l’argent : le prix de l’hébergement et de mon nom de domaine. C’est cependant le prix à payer pour avoir un blog qui ressemble vraiment à ce que je veux qu’il soit. Et cela me convient parfaitement bien !

Pourquoi tout ceci est à nuancer ?

Je vous ai présenté les raisons pour lesquelles je ne voulais pas de publicité ici. Elles ne sont pas en accord avec cet ici que j’ai créé et la manière dont je le conçois. Cependant, je ne suis pas une anti-publicités véhémente ! Si cela va à l’encontre de mes attentes pour ce blog que j’ai créé et dont je suis responsable du contenu, je lis énormément de blogueurs et blogueuses qui travaillent avec des liens affiliés, ont des encarts publicitaires dans la trame de leur site et n’en perdent pas pour autant en crédibilité !

Comme je l’ai dit, bloguer n’est pas ma profession. Je comprends donc parfaitement qu’une personne dont les revenus sont basés sur l’activité de son blog ait besoin de ce complément de revenu non négligeable qu’apporte la publicité. Et ceux qui en usent à ce niveau-là – et en retirent donc de vrais revenus – sont souvent les plus respectueux et les plus transparents vis-à-vis de leur lectorat.

On ne sait pas ce que la vie nous réserve. Il se peut qu’un jour, j’ai besoin moi aussi de cet argent. Pourquoi, comment ? Aucune idée. Mais, ici bas, rien n’est jamais acquis. Aujourd’hui j’ai la chance d’avoir un système de soutien autour de moi, des parents qui prennent en charge mes frais de scolarité, des études sur leurs rails… Mais peut-être que demain, ce ne sera plus le cas. Peut-être un jour écrirai-je un article nommé « Pourquoi il y aura désormais de la publicité sur missblemish.fr » et j’espère que ce jour-là je saurais gérer cette nouvelle dimension avec la même intégrité que ceux qui en usent aujourd’hui.

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Pour finir, quelques liens de blogueuses qui ont dit Oui ! à la publicité et en parlent très bien

Dolly Jessy – Vivre de blogging, d’amour et de coca frais ?

Eléonore Bridge – Tu fais quoi dans la vie ? – La pub, les marques et mon blog ?

Garance Doré – My own Business (FR)

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Note : J’ai déjà rédigé une série d’article, mes chroniques de GlossyBox, où je recevais chaque mois la box et après avoir testé les produits, vous les présentais. Je ne compte pas cela dans la case « publicité » puisque cela n’a généré pour moi aucun revenu sinon le fait que la box m’était offerte. Je vous renvoie vers cet article – Nos besoins illusoires – pour la raison de la fin de cette chronique (sans lien aucun avec le sujet de cet article), je reçois encore des box mais c’est en cours de résiliation :)

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Morning


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Si l’on met tous les jours bout à bout, nous n’avons pas dormi plus de deux petites semaines dans cet appartement. Il est donc un peu tôt pour parler de routine ou de rituels et pourtant l’installation de menues habitudes comme autant de petits plaisirs m’ont donné envie de les partager avec vous (avec l’espoir de lire certaines des vôtres dans les commentaires)(allez savoir pourquoi cette fascination pour les rituels de chacun).

J’adore commencer ma journée par quelques minutes volées sous la couette une fois Yoann levé (car lorsqu’il commence tôt il commence trèèès tôt et lorsqu’il commence tard en général c’est trèèès tard et dans ces cas-là c’est moi qui m’affaire aux quatre coins de l’appartement -presque- sans bruit alors qu’il reste encore sous la couette), le temps de lire les quelques articles apparus très tôt le matin ou très tard dans la nuit dans mon fil Hellocoton.  Je glisse un pied dehors, je me sers un verre d’eau (que je ne finis jamais)(il y a toujours un de mes verres d’eau entamé quelque part, où que j’aille, et si je n’y prends pas garde je me retrouve vite avec toute l’armoire à vaisselle éparpillée aux quatre vents par mes soins) et met de l’eau à chauffer pour mon thé (à la vanille) et ce dans une casserole (si si). Et si la bouilloire est sur la liste des choses qu’il serait bon d’acheter, je prends plaisir à ce petit « retour en arrière ». Du moins pour l’instant. Je prépare rapidement mon petit déjeuner pendant que les plaques électriques se réveillent, en ce moment il s’agit souvent d’une part de tarte aux poires (des recettes gourmandes ici et ) de pannetone ou de petits pains au lait avec de la confiture. Dans ma famille, chaque plat a toujours eu sa période, sa saison. Si l’on se régalerait autant à l’été qu’à l’hiver de Pannetone, le fait de n’en avoir jamais mangé qu’à l’approche des fêtes lui donne une saveur toute particulière d’un Noël qui se prépare. Il en va de même pour les délicieuses couronnes au sucre et au safran de ma maman, des tartes aux pêches et de celles aux noix, des merveilles et des rissoles de mon arrière-grand mère comme de bien d’autres délices semés de-ci de-là sur l’année.

Pendant mon petit déjeuner je lis le blog de Garance Doré. Jusqu’à présent je ne la connaissais que de nom sans bien savoir de qui il s’agissait hormis que « Waouh ! Garance Doré ! ». Puis, il y a deux semaines, voyant passer un de ses articles dans une sélection Hellocoton (merci la team) j’ai été voir d’un peu plus près qui était la fameuse Garance Doré. Et quelle bonne idée ai-je eu là ! Cette femme est pleine de talents, inspirante, créative, drôle et malgré son quotidien extraordinaire, malgré qu’elle fraye dans des cercles où nous ne mettrons probablement jamais les pieds, elle reste dans ses billets, sa manière d’écrire et de traiter chaque sujet incroyablement proche de nous. Lorsque l’on la lit, on se dit que nous pourrions être amie avec elle tant elle semble partager les mêmes préoccupations, intérêts et questionnements que nous pouvons avoir. Je trouve ça extrêmement rafraichissant d’avoir su garder cette simplicité, cette authenticité tout en travaillant au plus près de la scène publique.

Si j’ai du temps (ahem), je télecharge une session de méditation sur l’application Headspace.  Et ces dix à quinze minutes, lorsque je les prends, ont tendance à révolutionner le cours de mes journées. Après je file rapidement me préparer. Je lave mes mains avant de me laver le visage à l’eau très froide avec mon gel nettoyant Avène cleanance Hydra. Je sèche mon visage avec une serviette en éponge en faisant attention à ne pas trop la frotter sur ma peau mais plutôt à la tapoter gentiment pour qu’elle absorbe l’eau. Pendant que mon visage termine de sécher à l’air libre, je me brosse les dents. Ce petit temps de séchage supplementaire me permet de retirer en passant mes mains sur mon visage parfaitement sec les éventuellement peluches et poussières laissées par la serviette en éponge. J’hydrate ensuite ma peau avec la crème Tolérance extrême d’Avène, je la masse longuement pour qu’elle pénètre bien et ne laisse pas de film gras sur ma peau. Je trace ensuite un trait de crayon au ras des cils supérieurs et inférieurs, je recourbe mes cils et j’applique religieusement mon mascara (en matière de mascara je fais avec ce qui me tombe sous la main n’arrivant jamais à déceler de différence entre les marques). Je m’habille et je suis prête ! Souvent je suis déjà en retard ce qui donne quasi systématiquement des départs précipités.

Une fois dans le métro (parfois en marchant lorsqu’une idée se veut un peu trop entêtante ou qu’elle me plaît trop pour que je prenne le risque de la perdre) je dégaine mon téléphone, ouvre les brouillons de ma boîte mail et vous écris sur tout mon trajet jusqu’à l’hôpital. Ma journée peut alors « commencer ».

Et vous quelles sont vos habitudes du matin ? Vos petits rituels ? Les choses qui vous permettent de démarrer du bon pied et que vous ne sacrifieriez pour rien au monde ?

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Nos besoins illusoires


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Jusqu’à ce jour, je ne faisais pas partie des minimalistes. Je n’avais pas même à l’idée d’en faire un jour partie. Attachée aux objets qui m’entourent, jeter n’a jamais été chose aisée. Me séparer d’un objet résonne souvent comme me séparer de tous les souvenirs qui lui sont associés et, pire, les désavouer. Il n’en est pourtant rien. Si certaines choses sont devenues précieuses de par les circonstances dans lesquelles elles ont été acquises, elles ne sont nullement nécessaires à se remémorer. Quelques notes pour se rassurer, un cliché, il n’en faut pas plus à la mémoire pour redérouler le fil de nos instants précieux.

Mon goût pour la création et le bricolage, m’a fait prendre l’habitude de récupérer beaucoup de petites choses : les nœuds des paquets cadeaux, les petits rubans logés dans les vêtements pour les accrocher aux cintres, les jolis papiers cadeaux, les boîtes et autres menus éléments qui pour bien d’autres auraient mérité, sans un regard, un aller simple à la poubelle. Cette propension à « garder » en vue d’un futur projet créatif serait restée bien innocente si elle n’était pas venue s’immiscer, au fil du temps, dans bien d’autres domaines que celui des arts. L’arme ultime pour l’accumulation ? « On ne sait jamais », « Au cas où », « Je pourrais en avoir à nouveau besoin un jour » 

C’est à Noël dernier, sans bien savoir ce que je faisais là, que j’ai commencé à penser « moins mais mieux » plutôt que « plus»  en allégeant mon armoire :

  • J’ai jeté les innombrables tee-shirts informes, tachés, trop petits gardés pour « faire le ménage/des travaux/du jardinage/de la peinture » pour la simple et bonne raison que je ne les portais pas, même pour ces activités-là.
  • J’ai jeté les vêtements abîmés/trop petits ou qui ne me plaisaient plus et qui étaient en trop mauvais état pour être donnés.
  • J’ai trié les vêtements en bon état que je n’avais pas mis depuis des lunes, dans lesquels je ne me sentais pas bien ou qui ne me plaisaient plus en deux catégories : la première « à donner à des proches », la seconde « pour les bonnes oeuvres ». Elles sauraient quoi faire de mon superflu pour ceux qui, eux, en ont réellement besoin.
  • J’ai rangé mes affaires de manière à m’y retrouver facilement au quotidien. J’ai gagné du temps et en clarté 

Puis, au début de l’été, c’est vers la salle de bain que s’est tournée cette envie nouvelle d’essentiel. Fin juin, je vidais tout le contenu de mes placards dans un énorme sac de courses qui est resté à sa place tout l’été durant. Et cette semaine enfin, les mots de Caroline sur le minimalisme – Ma simplicité volontaire ou encore Tout quitter en trois leçons – et l’envie de voir enfin mon lieu de vie débarrassé de cet énorme sac débordant de produits m’ont décidée à m’atteler à la tâche. Il y avait l’envie d’y voir plus clair, d’une nouvelle organisation pour cette année qui s’ouvre devant moi, de créer un espace dans lequel je m’y retrouve sans mal mais surtout dans lequel je me sente bien. Etape par étape, j’ai commencé à épurer mon environnement. Je vous livre toutes les menues étapes, les critères qui m’ont permis de trier et ce que j’ai employé comme méthode de rangement, pour pouvoir suivre mon évolution vers un plus grand minimalisme (joli oxymore n’est-ce pas ?) et pour donner des pistes à vous qui, peut-être, avez les mêmes envies mais ne savez pas bien par quel bout prendre le problème.

Côté salle de bain :

  • J’ai trié tous mes produits par catégories – soin visage, soin corps, soin cheveux, masques, maquillage yeux, maquillage teint, rouges à lèvres, crème pour les mains, vernis –
  • J’ai jeté les échantillons trop petits pour être donné et qui ne m’étaient d’aucune utilité
  • J’ai mis de côté les produits grande taille dont je ne me servais pas, neufs ou presque, pour les donner à des proches.
  • J’ai jeté les fonds de tubes qui attendaient depuis des mois d’être utilisés
  • J’ai jeté les produits qui ne répondaient à aucun de mes besoins
  • J’ai trié ma pharmacie et apporté tous mes médicaments périmés à la pharmacie en bas de chez moi
  • J’ai supprimé ma trousse de toilette pour deux boîtes, fatiguée des matins où je passe plus de temps à chercher le produit dont j’ai besoin qu’à m’en servir effectivement. Dans l’une, j’ai rangé les crèmes dont je me sers chaque matin/soir ; dans l’autre, mon maquillage de tous les jours. Désormais, je vois du premier coup d’oeil où sont les produits que je cherche.
  • J’ai attribué aux cotons et serviettes hygiéniques leurs boîtes respectives. Finis les sachets plastiques qui traînent à moitié vides au fond du placard et prennent la poussière.
  • J’ai fait trois bacs pour respectivement les soins visage, corps et cheveux.
  • J’ai fait des boîtes thématiques pour le reste – crèmes mains, masques visage, réserve maquillage teint, réserve maquillage yeux, rouge à lèvres, vernis à ongles –

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Routine soin

Matin – Avène anti-rougeurs jour, Bioderma crème solaire 50

Soir – Bioderma Cicabio pommade, Balance Me contour des yeux

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Routine maquillage

Fond de teint anti-blemish solution Clinique – poudre rimmel – bronzer – blush Chanel – Fards UNE palette P03 – crayon yeux rimmel brun – recourbe cils monoprix – mascara They’re real Benefit – crayon fard – Enlumineur Kryolan –

Je me suis servie de 7 boîtes glossybox et de 3 boîtes Birchbox. Celles qui restaient ? Vous l’avez deviné : poubelle. Je me suis ainsi débarrassée des montagnes de boîtes qui n’en finissaient pas de grimper vers le plafond.

Pour m’y retrouver facilement (elles sont toutes de la même couleur), je les aies étiquetées avec de bêtes étiquettes de papier ramette blanc (3×6 cm) attachées à l’aide de coins photos trouvés chez Muji (1,50€).

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Ce tri m’a fait me poser la question de résilier mes abonnements aux box beauté qui, si elles sont devenues un réel plaisir chaque mois, vont complètement à contre sens du minimalisme en entraînant inexorablement une accumulation de produits, nous convenant ou non. Je reste très partagée étant donné tous les coups de cœurs qui ont modifié le visage de ma routine tout au long de l’année, je me donne le mois de septembre pour décider du sort de mon abonnement.

*

J’étais si bien lancée que j’ai continué avec ma bibliothèque. Rien de plus facile ! J’ai commencé par la débarrasser de tous mes cours de l’année que j’ai consciencieusement triés et rangés avec ceux des années précédentes. Bien 20 kilos de papier ont ainsi du atterrir au recyclage. Puis, de la même manière j’ai trié par catégories : livres à lire, à donner à des proches, à donner tout court, à rendre, à garder. Je me suis ainsi aperçue que ma bibliothèque croulait sous les livres non lus mais que de tous ceux que j’avais lus, je n’avais envie de n’en garder que peu. Aussi agréable leur lecture ait-elle été. Une montagne de magazines jetés plus tard, je prenais deux résolutions : ne plus dépenser le moindre centime dans un magazine (hormis peut être pour Happinez), ne plus racheter de livre avant d’avoir lu ceux que je possède déjà.

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Les romans que j’ai gardés

Mille jours en Toscane de Marlena de Blasi – L’école des saveurs de Erica BauermeisterSeule Venise de Claudie GallayLes trois lumières de Claire Keegan – L’amour commence en hiver de Simon Van Booy – Orgueil et Préjugés de Jane Austen, une édition anglaise achetée lors de mon tout premier séjour en Angleterre

*

J’ai terminé par le bureau.

  • J’ai donné toutes mes feuilles à carreaux qui ne me sont aujourd’hui plus d’aucune utilité.
  • J’ai donné mes classeurs, trieurs et autres fourre-tout à cours
  • J’ai jeté un siècle de listes, de notes sans queue ni tête qui traînaient entre des pages
  • J’ai jeté les crayons à papier honteusement petits, les stylos qui ne marchaient pas, donné ceux avec lesquels je n’aimais pas écrire
  • J’ai jeté de vieux agendas et les premières pages griffonnées de dizaines de calepins. Désormais je suivrais cette règle : un carnet que je remplis jusqu’au bout. Finis les ersatz de calepins qui traînent vides et sans fonction autre que d’être jolis.
  • J’ai mis de l’ordre dans les tiroirs pour que chaque chose soit facile d’accès.

Un billet est en préparation sur l’organisation d’un espace de travail qui soit justement propice à un travail efficace, je ne vous en dis donc pas plus sur le coin bureau, ça arrive pour les jours/semaines qui viennent !

 

***

 

Je suis loin actuellement du minimalisme. Mais ce premier tri qui s’apparentait plus à un grand rangement qu’à une opération épuration pure et dure m’a permis de supprimer le superflu du superflu et d’y voir plus clair. J’ai encore de nombreuses choses qui ne sont là qu’ « au cas où » mais que je ne me sens pas encore le cœur de jeter. J’ai beaucoup de mal avec le gaspillage et jeter des éléments dont je pourrais encore me servir à l’avenir (je pense aux trois bronzers de ma réserve maquillage-teint notamment) cela me fait mal au cœur. Je préfère garder qu’avoir à racheter après avoir jeté. Cependant, avoir fait du tri m’a rappelé ce que j’avais en ma possession et m’évitera (je l’espère) l’écueil d’acheter ce qui se trouve déjà dans mes placards et ce parfois en plusieurs exemplaires.

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Et vous, minimaliste convaincu, en devenir ou pas du tout ?

 

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