Brèves

Pépé


Pépé - à mon grand-père - Famille - Deuil - Miss Blemish

Assise à la table du café, l’air glacé dans mon dos et dehors Paris gris pour une heure encore avant les sifflets sur le quai, je dois trouver la voix, l’envolée qui tout à la fois dit « tu nous manqueras », « tant qu’il y aura encore l’un de nous pour se rappeler « toi » tu ne seras pas vraiment, définitivement là-bas », « l’amour ne meurt pas ».

On est montés, cousins et cousines, derrière la maison, dans le jardin et sous les bâches cherché les pommes de terre que nous ramassions chaque été tous ensemble dans le court champ un peu plus bas. Puis sortis de la courte remise, la pomme de terre choisie pour toi rouge, ni trop grande, ni trop petite, nous avons gagné ce tout au fond où les mûres grimpent, que nous venions chaparder exactement à la même heure, avant de dîner, alors que le soleil doucement décline. A., R., D. et Y. m’ont raconté alors comment hier, en descendant la même allée, un double arc-en-ciel les avaient tous accueillis une fois arrivés devant la maison. Et on a regardé le ciel en silence.

R. a évoqué le bruit du parquet grinçant de ta chambre sous tes pas que l’on entendait chaque soir de vacances depuis le lit tout contre la paroi nous séparant de ta chambre. Cela m’a rappelé les heures passées dans l’obscurité à attendre que Mémé vienne se coucher, la lumière du couloir en feu vert à Morphée. Devant les tomates du jardin, nous nous sommes souvenues ensemble des salades d’été et de ces cagettes pleines de fruits et légumes frais que tu préparais avec amour pour chacun d’entre nous. Cela m’a fait du bien, tu sais, de me souvenir à mon tour là où je croyais n’avoir rien à quoi me raccrocher. Tout à coup, tu étais à nouveau là, en moi, ces milles instants gravés plus ou moins nettement, des sentiments mêlés de couleurs plus que des scènes bien tournées, quelques clichés pris à un instant T et perdus dans l’immensité du souvenir. Aujourd’hui il me reste cet amour flou pour ce pays qui m’est pourtant étranger, cette manière de cuisiner héritée, qu’il faut surtout manger « la bonne sou-soupe » qui reste aujourd’hui encore au menu de bien de mes soirées, et les Kartoffel, le seul mot d’allemand sûrement que je ne saurais jamais. Le seul qui vaille la peine, puisque tout commence et tout finit autour des patates que tu as plantées et que nous avons ramassées comme autant de valeurs et de pistes héritées.

Aujourd’hui j’aimerais croire plus, croire davantage, croire que tu m’entends, croire que tu es là – et y songeant ce matin sous ma douche j’y trouvais l’idée on ne peut plus bizarre – mais je n’ai que cette croyance comme une infinie certitude à laquelle me raccrocher : tu vis en moi. Et ta vie éternelle aujourd’hui ta vie charnelle achevée réside en nous tous aujourd’hui rassemblés qui nous nous souvenons de toi. Nous tous en qui tu continueras à vivre de toutes les graines de gentillesse, d’humour, de justesse et de tendresse que tu y as planté. J’espère savoir dans ma vie comme toi, toujours réussir à reconnaitre l’essentiel et je terminerai par ce poème, comme un grand élan d’espoir :

« L’amour ne disparait jamais.
La mort n’est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, tu es toi :
Ce que nous étions l’un pour l’autre,
Nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné.
Parle moi comme tu l’as toujours fait.
N emploie pas un ton différent.
Ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble
Prie, souris, pense à moi, prie pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
Comme il l’a toujours été,
Sans emphase d’aucune sorte,
Sans trace d’ombre.
La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié.
Elle est ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée
Parce que je suis hors de ta vue ?
Je t’attends, je ne suis pas loin,
Juste de l’autre côté du chemin.
Tu vois tout est bien. »

*

Ceci est le texte que j’ai lu aujourd’hui dans la courte chapelle qui a accueilli ma famille endeuillée et il me semblait juste qu’il trouve sa place dans cet ici qui m’est si cher. Peut-être te fera-t-il sourire toi qui a aussi connu cette peine-là, peut-être réveillera-t-il quelques bons souvenirs qui ne demandaient qu’à resurgir, peut-être te fera-t-il aller rendre visite à ceux qui sont toujours là. Alors tout n’aura pas été perdu.

Laisser un commentaire - 23

Pistes de réflexion sur la créativité


Pistes de réflexion sur la créativité - Lifestyle - Miss Blemish

Depuis février, je me suis beaucoup interrogée sur la créativité. D’où vient-elle et d’où naissent les idées qu’elle charrie, comment marche-t-elle, qu’est-ce qui la favorise, qu’est-ce qui l’inhibe, est-ce quelque chose que l’on peut cultiver, de quoi peut-on nourrir l’impalpable ? Toutes ces interrogations m’ont conduite – sans que je m’en aperçoive tout à fait – à observer d’un peu plus près le fonctionnement de ma propre créativité. Portée par le bouillonnement, les vides disséqués, j’ai accumulé ces derniers mois une foule d’indications qui m’ont beaucoup appris sur ma manière de naviguer face à l’imprévisible et l’impalpable. De mieux comprendre les cycles qui dirigent ma capacité à créer m’a apporté beaucoup – en sérénité notamment – et a adouci les doutes qui vont de paire chez moi avec les zones en creux. Observer m’a permis de couper court à l’idéalisation des productions d’hier dont le résultat final gomme toujours un peu du souvenir l’avancée, la peine, les étapes successives, le temps passé laissant croire à une forme de super-pouvoirs reçus puis, sitôt utilisés, perdus dans la mêlée. C’est pourquoi aujourd’hui j’avais envie de partager avec vous toutes ces observations comme autant de pistes de réflexion sur la créativité qui restent bien évidemment très personnelles mais dont – peut être – la démarche pourra vous donner des idées pour mieux comprendre votre fonctionnement et ainsi trouver les aliments préférés de votre propre créativité.

1. Créer n’est pas un processus linéaire

Lorsque plusieurs articles ou projets menés de front viennent à leur conclusion, cela marque souvent le début pour moi d’une nouvelle zone en creux perdue entre la satisfaction du travail accompli et l’angoisse de ne jamais plus arriver à faire aussi bien, de ne plus avoir d’idées ou de matériel en moi pour recommencer à créer. Naît alors une fausse impression d’apothéose passée impossible à égaler et encore moins à surpasser. Ce que j’ai appris en observant ces cycles – puisqu’il s’agit bien là de cycles, de vagues successives – c’est que la créativité comme le corps connaît une fatigue, naturelle, régulière et surtout ponctuelle. Avant, j’avais tendance à lutter, me remettre en question, laisser tourner en boucle l’angoisse de là-maintenant ne plus y arriver ce qui rendait ces périodes très difficiles, pesantes et ne les rendaient que plus longues encore ! Aujourd’hui, et même si c’est difficile, j’essaye de les accepter comme faisant partie intégrante du processus de création. Et d’en profiter pour respirer avec ma créativité sur pause : sortir, faire des choses qui sortent de l’ordinaire, prendre du temps pour moi… car je sais que l’envie et plus encore les idées finissent toujours par revenir, sous des formes parfois même différentes et nouvelles, ouvrant de nouveaux champs à explorer. Et je crois qu’ici est une clé pour apprendre à relativiser : il y a énormément de choses à apprendre, à découvrir, à comprendre et toujours la place à l’amélioration. Toujours. Penser de cette manière m’aide à me libérer de cette pression engendrée par ce qui a été fait hier car aussi positif cela soit de reconnaître la valeur de son travail, de ses efforts et de ses progrès, savoir que l’on peut faire encore mieux permet de continuer à avancer sans se laisser paralyser. Un juste équilibre qui peut mettre du temps à être trouvé. 

2. Créer va de paire avec essais et ratés

Je crois que l’image la plus juste pour ça est l’apprentissage de la marche. Et tout apprentissage après celui-ci. Cela prend des étapes et des chutes de se lancer dans l’inconnu et cela prend ce risque là de se tromper, de faire des faux pas pour réaliser ce que l’on a envie de réaliser. Je crois qu’il ne faut pas trop se culpabiliser de n’être pas aujourd’hui à la hauteur de ce que l’on voudrait être, cela ne dit rien de ce que l’on sera capable de faire demain. Nos échecs ont tendance à toucher notre personne dans son entièreté alors qu’ils ne sont en fait souvent localisés que dans une infime partie de tout ce qui nous définit. C’est un pari et je crois que de le savoir le rend moins difficile à accepter : créer c’est rater souvent. Mais il est infiniment plus de richesse dans un raté que dans mille succès car les échecs nous enseignent beaucoup à commencer par l’humilité et le bonheur de recevoir lorsqu’il arrive, le succès. Quelque soit sont ampleur. 

3. Ne pas se censurer

Je me suis rendue compte que je me censurais énormément. Ici et dans mon écriture également. A vouloir trop bien faire, je ne faisais plus grand chose. En écriture cela rimait avec ratures avant même ma phrase terminée, brouillons avortés, découragement, histoires abandonnées. Ici c’est ce qui me freine dans le traitement de sujets que j’ai déjà vus traités ailleurs, frein étroitement lié à mon incapacité de planifier des articles dans la peur de perdre en véracité et en authenticité mais également dans la peur que quelqu’un que je lis parle de la même chose et que je ne me sente plus de poster mon propre billet perdant ainsi le travail fourni. Idiot n’est-ce pas ? C’est ce qui m’empêchait aussi de lancer ma rubrique mode en raison de mon style « trop simple » alors qu’aujourd’hui c’est l’une des rubriques que j’aime le plus alimenter ! C’est ce qui m’empêche encore d’écrire certains articles par peur qu’ils ne soient pas pertinents.

En écriture, j’ai résolu le problème en m’interdisant toute relecture ou correction durant le premier jet. J’écris, j’écris, j’écris jusqu’à avoir dit ce que je voulais dire et ensuite seulement je reprends. Je travaille alors sur une matière à améliorer, retravailler mais déjà créée. Il n’est plus ainsi d’abandon prématuré. Ici tout simplement et pourtant avec difficulté, j’ai appris et c’est tout récent, à relativiser. J’ai compris que personne n’attendait de moi que tous mes articles soient parfaits et que les plus, les moins étaient normaux. Et de me dire ça, j’ai été libérée d’un immense poids que je m’imposais toute seule, à moi-même, sans raison. Et de se poser moins de questions, créer devient vraiment plus aisé. 

4. Donner sa chance à la moindre idée

Ma créativité a été décuplée par ce nouveau réflexe au coeur de la manière dont j’écris depuis plus d’un an et demi maintenant – expliquée en détail dans l’article Mon rituel d’écriture – : tout noter. Idées, bouts de phrases, listes, mots, absolument tout. Cet accroissement est cependant superficiel. Je n’étais pas moins créative avant que je ne le suis maintenant, la seule chose qui a changé c’est que je laisse désormais à la moindre idée sa chance et le temps d’exister. Là où avant elles passaient en moi sans s’imprimer, une infime partie seulement exploitée, aujourd’hui je garde une trace de chacune. Faire évoluer parallèlement toutes ces pistes enrichit la réflexion et le cheminement de chacune et me permet d’aller beaucoup plus loin qu’avant sans pour autant diminuer – pour ce qui est du blog par exemple – mon rythme de publication. Procéder ainsi est donc un grand gage de sérénité si vous avez tendance à en attendre beaucoup et tout le temps de vous-même. Vous avez toujours quelque chose qui mijote sur le feu sans jamais vraiment connaître la presse d’une conclusion qui met parfois du temps à arriver. Ou n’arrive jamais vraiment. 

5. La créativité se nourrit d’elle-même

Plus on crée, mieux on crée. Plus on écrit, mieux on écrit. Plus on photographie, mieux on photographie. Plus on compose, mieux on compose. Je crois qu’au-delà d’entretenir une relation avec ses lecteurs – puisque notre sujet de création est ici un blog mais je pense que l’on peut l’étendre à bien des domaines – garder un rythme est aussi bénéfique pour soi. Créer appelle la création. L’ébullition d’un projet en cours charrie une agitation propice aux idées qui se rencontrent, s’associent, prolongent la création bien au-delà de ce qui est train de naître de nos mains. La créativité crée son prolongement. Et il n’est pas besoin que l’agitation vienne forcément du même domaine : ainsi, dans mes périodes de rush professionnel, mes idées pour ici, ma facilité à écrire, créer, penser, photographier, mon envie, mon énergie et le temps consacré sont également impactées de manière positive et exponentielle. Ce qui m’amène au point suivant et fait la boucle avec le précédent :

6. Il n’y a que des bons moments pour créer

Ne pas avoir de temps à consacrer à certains domaines, cela fait partie du rythme fou qui est celui de bien des gens aujourd’hui : il faut prioriser. Prioriser ne va pourtant pas forcément de paire avec fermer totalement les écoutilles. Au contraire, dans ces périodes-là naissent souvent les meilleures idées et il serait dommage de les voir perdues parce que l’on n’a pas pris le temps de les noter ou gâchées parce que l’on a voulu tout faire en même temps dans l’urgence. Retour au point n°4 : même dans les périodes surchargées, notez toutes vos idées. L’important n’est pas de n’avoir pas le temps maintenant de les développer mais de les garder pour plus tard lorsque le calme sera revenu et grand temps de vous lancer dans de nouveaux projets !

7. En vrac, ça favorise ma créativité

  • La fatigue
  • Les activités monotones (se laver les dents, courir, faire la vaisselle, les transports en commun…)
  • L’admiration
  • La curiosité
  • Le manque de temps et les impératifs
  • La joie, la tristesse, toutes ces émotions hors du spectre habituel et quotidien 

Pistes de réflexion sur la créativité - Lifestyle - Miss Blemish

Bonus : quelques articles pour poursuivre la réflexion

 18 choses que les personnes créatives font différemment 

(EN) 18 choses que les gens créatifs font différemment

Pistes de réflexion sur la créativité - Lifestyle - Miss Blemish

Et vous, votre créativité, elle marche comment ? Des livres, des articles, des vidéos qui vous ont permis d’avancer ?

Laisser un commentaire - 8

Mes conseils blog pour les blogueuses qui démarrent


Mes conseils blog pour les blogueuses qui démarrent  - Miss Blemish

Jeudi soir, je décide de profiter des beaux jours fériés de mai pour terminer les chantiers entamés sur le blog en début d’année. Sitôt rentrée, j’ouvre mon tableau de bord WordPress, page du premier article publié, mes blogs-conseils préférés ouverts dans les onglets et je me lance dans une grande harmonisation de mes anciens articles par rapport au nouveau thème. C’est une histoire de police d’écriture au début et puis ça devient plus. Il y a les photos, certains articles dont je n’ai plus les clichés originaux et qui me donnent tant de fil à retordre que je suis contrainte de les supprimer. Plus j’avance et plus mon envie devient claire : je veux que vous puissiez vous rendre sur n’importe quelle page, cliquer sur n’importe quel lien et que vous vous y sentiez bien. Que ce qui s’y trouve soit en accord avec ce que je veux partager avec vous mais surtout avec la manière dont je veux le faire désormais.

Au fil de ce travail titanesque, je me rends compte comme le visage de cet ici s’est façonné au fil des mois – des années – avec moi. Je m’émerveille de voir ce cheminement, ces petits pas qui ont su se frayer une direction entre milles inspirations, envies et intuitions. Comme, au fil du temps, l’ici s’est enrichi des trouvailles d’hier et des envies d’aujourd’hui. Cette cohérence qui a fini par jaillir d’un mélange – au premier abord – très hétéroclite et ce mantra qui s’est dessiné – imposé comme une évidence – derrière les mots : Douceur et sourires. Malgré mes erreurs d’hier, les maladresses et toutes ces choses que je ne maîtrisais pas encore ou n’osais pas, je n’ai pas trouvé de cassure nette dans cette progression, des pics certes, mais la base, le fond, est resté le même, de bout en bout. Les petits riens du quotidien de mon Lily’s weeks sont devenus les sourires de la semaine de Miss Blemish et la seule chose qui a changé, c’est le nombre et la qualité des outils dont je me sers désormais. En reprenant tous ces anciens articles, je me suis rendue compte de toutes ces petites choses que j’ai apprises, des détails, infimes souvent, des intuitions et qui pourtant pourraient aujourd’hui donner ce petit coup de pouce dont vous avez peut-être besoin pour vous lancer.

Parmi tous ces conseils blog qui vont suivre il y en a des très concrets, assez basiques, valables un peu pour tout le monde et d’autres un peu plus personnels, qui ne vous conviendront peut-être pas et qui répondent à ma manière de voir cette activité qu’est bloguer. J’espère que dans tout ça, vous saurez trouver ce dont vous avez besoin pour vous lancer ou continuer et aller encore plus loin ! A la fin de l’article, vous trouverez les liens vers les blogs conseils que je préfère et qui pourront vous aider sur des sujets très concrets et les problèmes techniques que vous pourrez rencontrer. Bonne lecture !

Lancez-vous !

Si l’envie est là, c’est qu’il y a quelque chose à creuser. Il n’y a rien à perdre à bloguer si ce n’est gagner une jolie et riche expérience ! Le début d’un blog est une période extrêmement riche en découvertes, en expérimentation. Chacun de vos articles – ou presque – marquera le début d’une nouvelle catégorie. C’est là que vous allez prendre la mesure des possibilités qu’offre ce média, découvrir vos points forts et vos points faibles, les sujets avec lesquels vous êtes à l’aise ou non, ce dont vous aimez parler ou pas. Peu à peu, vous allez dessiner votre propre manière de bloguer dont naîtra tout un univers unique et singulier : le vôtre !

Contenu

Faire de son mieux

Voilà ce en quoi je crois : plus on fait, mieux on fait. Ce que vous allez faire aujourd’hui ne sera pas parfait, sûrement. Pourtant, si vous n’osez pas cette imperfection-là, il est probable, voire même sûr que vous n’atteindrez jamais le « parfait » auquel vous aspirez. Quel que soit le domaine, on commence petit et on grandit. Même les auteurs des blogs les plus jolis et aboutis ont connus leurs débuts hésitants, qu’ils se soient fait sur toile ou hors champ. Certains arrivent sur la blogosphère en connaissant déjà les codes du web, de la communication, du graphisme et du design, d’autres non. J’ai commencé au lycée, vous imaginez bien que toutes choses-là, je ne les connaissais pas. Pourtant, au fil du temps, on apprend. On tâtonne peut être un peu plus, on trébuche, on fait des erreurs, on néglige certains aspects sans savoir leur importance – c’est pour ça que cet article est fait – mais toujours on apprend, on s’améliore et comme c’est satisfaisant et épanouissant lorsqu’on arrive enfin à réaliser ce qui nous posait tant problème hier ! Alors ne vous laissez pas bloquer par un complexe d’infériorité par rapport à ce qui se fait déjà, utilisez plutôt tous ces sites que vous aimez et admirez comme source d’inspiration et comme motivation, vous verrez, vous aussi vous arriverez à donner ses traits à votre univers.

Se présenter !

Que vous bloguiez anonymement ou non, votre page A propos est essentielle ! J’ai mis très longtemps à la compléter car cela me mettait mal à l’aise de parler de moi de façon aussi frontale mais c’était à 100% une erreur. En effet vos lecteurs vont vouloir savoir qui leur parle, pourquoi, la raison d’être de votre blog. Expliquez donc ce que vous voulez partager sur votre blog, qu’il s’agisse d’une thématique fixe comme de votre quotidien, ce qui vous a donné envie de vous lancer, ce que vous faites dans la vie… Pour illustrer cet A propos, je vous conseille de mettre une photo personnelle où l’on vous voit, au moins un peu. Même de dos qu’importe ! Vos mains tenant une assiette avec une pile gigantesque de crêpes, vos mains sur un clavier d’ordinateur, juste votre buste et vos lèvres, de profil, de face, votre bureau, l’endroit où vous écrivez… montrez quelque chose de central dans votre univers. Cela participe à la relation qui se crée entre votre lecteur et vous de lui permettre de commencer à dessiner la personne que vous êtes. Dépasser la distance factice qui se dresse par l’écran entre celui qui écrit et celui qui lit peut se révéler difficile, l’A propos est une manière de commencer à la réduire, voire même à l’anéantir !

Visuels

  • Soignez vos visuels
    les visuels sont autant – sinon plus – importants que la qualité du texte en lui-même. Que vous créiez vous-même les photos qui illustreront votre articles ou que vous piochiez dans une banque d’images libres de droits, consacrez-y du temps. Au-delà de la qualité de votre article en terme d’intérêt, de ton, d’informations, de précisions, de sympathie… vos visuels participent de manière active à définir votre univers et au fait que vos lecteurs s’y sentent bien (et aient envie de revenir).
  • Votre bibliothèque web n’est pas infinie !Alors pour ne pas utiliser tout votre espace de stockage précocement, vous pouvez :
    – ajuster la largeur des photos à la largeur de la page web
    – supprimer au fur et à mesure les images téléchargées qui ne figurent pas dans l’un de vos articles. Souvent lors de la préparation d’un article vous en téléchargerez plusieurs, changerez d’avis, testerez, douterez… Une fois votre choix arrêté, n’oubliez donc pas de supprimer celles qui n’auront pas été utilisées.
    – Préférez le format JPEG qui prend moins de place que le BMP (et est reconnu par tous les réseaux sociaux)
  • Les outils 
    Photofiltre (gratuit) – excellent pour se familiariser avec l’utilisation d’un logiciel de retouche photo. Il est très intuitif et vous pourrez rapidement vous amuser ! 
    – Photoshop – à terme, si vous voulez des photos retouchées avec finesse, même si ce n’est qu’une question de lumière et de couleurs, ce logiciel permet des ajustements très fins et d’obtenir exactement le rendu que vous souhaitez.

Citer les sources

Photo, citation… dites d’où elles viennent et insérez un lien s’il s’agit d’une source internet. Au-delà de la correction, Google aime bien les liens « extérieurs », ceux qui pointent vers d’autres sites que le vôtre. Ainsi, l’auteur du site et vous êtes tous deux gagnants !

Créer ses propres opportunités 

Si ce conseil s’applique à la blogosphère, il s’étend selon moi à tous les domaines de la vie : il ne faut pas hésiter à proposer, demander, tenter ! Les plus jolies choses auxquelles il m’ait été donné de participer ou de construire – Les beaux projets – sont toutes parties d’un mail comme un grand saut. Les jolies plumes avec un « mais si on faisait notre atelier d’écriture version web » de Fabienne, Les Boréales d’un « on construit quelque chose toutes les deux ? » envoyé à Caroline, ces photos et la rubrique qu’elles m’ont donné le cran de lancer d’un « bon allez Célie, vas-y ! Prouve-toi que tu en es capable aussi ! ». Bien sûr il y a eu des mails et des propositions qui sont restés sans réponses ou ont trouvé porte close face à elles. Mais d’une manière ou d’une autre, ces idées-là, mêmes les refusées, ont trouvé leur chemin et une façon d’exister. Car un refus peut également permettre de se rendre compte des faiblesses de notre approche et de les corriger avant de commencer un grand chantier ! Pour moi, on n’a jamais tort d’oser, et lorsque l’on prend le temps de se poser la question « mais au pire, que peut-il arriver ? » on finit toujours par s’apercevoir que ce « pire » vaut mille fois le coup d’être risqué.

Mes conseils blog pour les blogueuses qui démarrent  - Miss Blemish

Google

Référencement
Ecrire c’est bien. Créer du contenu de qualité c’est encore mieux. Mais qui écrit veut être lu. Et pour être lu, avec 95% des français qui utilisent Google comme moteur de recherche, il faut composer avec Google et parler son langage. C’est lui qui va – grâce aux informations que vous lui aurez donné sur votre article = le référencement, le nombre de visites, d’interactions et d’autres paramètres encore – juger de la pertinence de votre article et de sa probabilité de répondre à la question que se pose l’internaute qui effectue sa recherche. Maîtriser quelques rudiments de référencement va donc vous aider à mettre en valeur votre contenu.

C’est avec l’article d’Eleusis & Megara Comment bien référencer son blog que j’ai découvert le référencement. Depuis il s’en est écrit des dizaines et des dizaines. Je l’avais trouvé très clair et bien constuit, idéal pour commencer !

Ceci étant dit, comme toute bonne pratique, elle connaît ses excès et l’on peut très facilement passer d’écrire pour partager avec ses lecteurs à écrire pour plaire à Google qui disons-le, n’est pas toujours le meilleur ami du style et du français. Répéter votre mot-clé toutes les deux phrases ne sera pas en faveur d’un article qui se lit agréablement et facilement. Et sur ce point, Google – qui a tout compris – est très sensible. Il veut de la pertinence et des articles rédigés pour les hommes, pas pour les robots qui les analysent. Il faut donc trouver le juste milieu entre optimisation et surenchère. Ne perdez pas votre spontanéité, votre sincérité pour jouer le jeu du référencement. Continuez à donner des titres poétiques à vos post mode même s’il n’est à aucun moment repris dans votre article, continuez à partager des articles qui ne seront jamais bien classés pour Google. L’important c’est de partager quelque chose avec vos lecteurs, c’est cette relation qui compte.

Pour conclure, mon conseil : optimisez ceux de vos articles qui sont très informatifs pour qu’ils soient bien classés, et lâchez du leste pour vos articles humeurs, lifestyle, mode… restez vous-mêmes mais avec quelques atouts supplémentaires en poche.

Une adresse Gmail dédiée au blog 

Si vous souhaitez un peu d’anonymat (relatif) et séparer les mails liés à votre activité de blogueuse de vos autres activités, créer un adresse mail dédiée à votre blog est une bonne idée. De plus, créer une adresse au nom de votre blog permettra de limiter la confusion dans l’esprit de vos lecteurs et des personnes avec lesquelles vous travaillerez dans le cadre de votre blog. Vous serez identifiées par votre blog et vos interlocuteurs sauront ainsi immédiatement à qui ils s’adressent.

Vous pourriez pour remplir toutes ces conditions choisir n’importe quelle boîte mail, cependant, je vous conseille d’opter pour celle de Google – Gmail car elle vous permettra de créer un compte Google +, le réseau social de Google. Ce réseau social a longtemps été boycotté et l’utiliser peu selon moi constituer un vrai plus, en terme de référencement – vous faites plaisir à Google – mais aussi en terme de diffusion de vos articles grâce aux nombreuses communautés du réseau.

Créer le footer de vos mails

Le footer – ou pied de page – est une partie qui s’ajoutera automatiquement à la fin de tous vos mails. Vous pouvez y renseigner votre nom ou pseudonyme, votre adresse de messagerie liée à votre blog, le lien vers votre blog, le FB-instagram-twitter-pinterest… de votre blog. Ainsi votre correspondant sait à qui il parle, où vous trouver tout en montrant votre soin du détail et ça, c’est important.

La marche à suivre

  1. Connectez-vous à votre boîte Gmail
  2. Appuyez sur l’icône en forme d’écrou qui se trouve juste au-dessus de votre liste de mails, en haut à droite.
  3. Dans le menu déroulant, cliquez sur Paramètres
  4. Vous arrivez sur l’onglet « Général » des paramètres. Sur cette page se trouve un encart « Signature ». Entrez votre message dans l’encart prévu à cet effet, le mien a cette forme :

Célie M. – Miss Blemish

Site – http://missblemish.fr/

Contact – missblemish@gmail.com

Facebook – https://www.facebook.com/pages/Miss-Blemish/182000295195145?ref=hl

Instagram – https://instagram.com/missblemish/

Twitter – https://twitter.com/MissBlemish

Hellocoton

LA plateforme du blogging féminin français. Hellocoton est un incontournable et voici quelques pistes pour vous y retrouver.

Créer le profil de son blog

Suivre les blogueuses que vous aimez

Sur Hellocoton vous allez retrouver toutes vos blogueuses préférés et bien vite votre fil d’actu supplantera toutes les autres veilles que vous aviez avant pour ne louper aucune de leur actualités.

Découvrir tous les jours de nouveaux univers grâce aux sélections

S’il est bien une chose géniale sur Hellocoton, c’est la sélection du jour. Je ne compte pas le nombre de blogs dont je suis devenue accro, le nombre d’astuces, de recettes, de jolies choses vues grâce à celle-ci. Un moment d’ennui ? Vous savez désormais où trouver de quoi vous occuper !

Mais attention à ne pas tomber dans l’obsession

Il y a un piège qui nous attend tous au tournant dans nos débuts : vouloir à tout prix figurer dans la sélection Hellocoton. Au début, c’est ça qui donne à l’article sa valeur ou non à nos yeux. Alors que pourtant il n’en est rien et vous vous en apercevrez très vite ! De très bons articles, il y en a des dizaines, des centaines de publiés chaque jour ! Tout le monde ne peut donc pas à chaque fois se voir sélectionné, sinon cette Une n’aurait plus de sens, ce serait un gigantesque fil d’actu dans lequel on ne s’y retrouverait plus. Ne pas être sélectionné ne veut donc pas dire « avoir fait un article nul », simplement que tout le monde doit avoir sa chance de figurer dans la sélection du jour. Je voyais déjà la team comme nos marraines la bonne fée des premières années et ma revue de mes vieux vieux vieux articles me l’a mille fois confirmé ! Ils n’étaient pas « bons », pas catastrophiques non plus mais mes sujets n’étaient pas exploités jusqu’au bout, ma manière de procéder un peu brouillonne… et pourtant j’ai eu ma place dans leurs sélections. Et chaque fois ça m’a encouragée et a rechargé mes batteries ! Vous verrez vous l’aurez aussi, chaque jour je découvre des blogs qui démarrent, des blogs vraiment chouettes, et peut-être demain, le vôtre ?

Les réseaux sociaux

C’est encore un autre moyen de diffuser votre article et de toucher un lectorat potentiel puis ensuite de prévenir vos lecteurs réguliers que vous avez publié. A ne surtout pas négliger ! (et ajoutez les boutons de partage au pied de vos articles !

Communication

Répondre à ses commentaires !
Aujourd’hui où le temps est devenu une denrée si précieuse et si convoitée, recevoir un commentaire est un précieux cadeau ! La personne qui le poste vous a non seulement lue mais a aussi pris ce temps-là de vous glisser un petit mot gentil. C’est dans les commentaires que vont se nouer les premiers liens et se jouer les premières rencontres, ne vous en privez pas !

Répondre à ses mails et notifications !
Même si ce n’est pas immédiat, prenez 1h dans votre semaine pour faire le tour de vos applications et répondre – au moins – aux questions que vous ont été posées. Cela évite des oublis !

Mes conseils blog pour les blogueuses qui démarrent  - Miss Blemish

Philosophie bloggesque

Les conflits

La blogosphère n’est pas la jungle que l’on veut bien décrire et vous verrez que l’image qu’on en donne et ce qu’il en est pour de vrai sont bien éloignés. Vous allez faire des belles rencontres et nouer de chouettes amitiés, parfois même plus sincères et durables que celles qui ont pris naissance dans « la vraie vie ». Comme partout cependant, il peut exister des tensions, des conflits. Voici en quelques points mes lignes de conduite sur le sujet :

Contacter la personne directement

Régler les ennuis en privé

Eviter les généralités, de mettre tout le monde dans le même panier

Toujours respecter son interlocuteur, quoi qu’il ait dit ou fait. Et si c’est trop difficile ou trop tôt, ne pas aborder le sujet dans l’immédiat.

Être patiente… et passionnée

Entre le moment du lancement et les premiers lecteurs, le temps peut sembler long. C’est toute une entreprise faite d’amour, de patience et d’une générosité sans limite de construire petit à petit une vraie communauté autour de son blog. Et vous verrez comme vous chérirez vos premières lectrices ! Soyez patientes. Si vous n’avez pas de visites dans un premier temps, cela ne veut pas dire que ce que vous faites est nul, que vous êtes nulle, que vous n’intéressez personne « et je savais bien que c’était une mauvaise idée, je ne suis pas comme ces filles-là moi ». Pas du tout. Vous êtes simplement une nouvelle île dans un océan éloigné. Seuls quelques aventuriers vont d’abord s’y risquer. Et puis, à force de « non mais vraiment, c’est trop bien allez-y », les touristes vont commencer à arriver et votre île être de plus en plus visitée jusqu’à devenir l’un des endroits où l’on aime retourner tous les étés. Vous êtes une nouvelle Amérique… c’est plutôt cool ça, non ?

Et pour finir mes blogs-conseils préférés

No tuxedo 
Un blog une fille 

J’espère que cet article vous a été utile ! Et vous, quels seraient vos conseils pour bien débuter ?

Laisser un commentaire - 14