{ 2 ans et 9 mois }


Le week-end prochain, vendredi soir ou peut être samedi matin, tu seras là. Tu descendras du camion loué pour l’occasion et tu m’embrasseras sur le trottoir au numéro 29. Il y aura une, peut-être deux valises, le canapé gris que l’on a choisi ensemble il y a deux étés de ça pour l’appartement où tu resterais plus d’un an, quelques sacs et plus que quelques marches d’escalier pour que chez moi devienne chez nous.

En un instant nous refermerons la porte sur deux ans et neuf mois de halls de gare et d’au-revoir du dimanche soir. Et quelle expérience après tant d’attente de toucher à ce moment du bout des doigts, désormais seulement séparée d’une poignée de jours du dénouement tant espéré.

Je savoure cette dernière semaine comme un trait d’union. Il reste quelques meubles dont il faut me séparer, quelques ajustements à trouver et des rideaux à suspendre. J’accueille l’impatience, mes mains tremblantes et l’inconnu. Puis l’anticipation des retrouvailles avec les joies simples du quotidien partagé me prends par la main et j’oublie les défis qui vont avec lui. Je savoure cette parenthèse de liberté comme aucune autre auparavant, toute à la douceur de savoir que je te retrouverais une fois celle-ci terminée. 

Pour 7 jours encore je prends toute la place pour nous en dessiner une demain. 

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