Réduire l’impact de son mode de vie sur l’environnement, quelques conseils pour les premiers temps


Réduire l'impact de son mode de vie sur l'environnement, quelques conseils pour les premiers temps - slow lifestyle - Miss Blemish

Je travaille depuis longtemps à réduire l’impact de mon mode de vie sur l’environnement. Petit à petit et respectant mes impératifs, j’ai troqué au coeur de mes habitudes mes gestes d’avant pour des réflexes plus éco-responsables. Dans cette longue liste de changements qui ne changent presque rien et qui pourtant me sont importants se trouvent ainsi un tote-bag en coton toujours glissé dans mon sac à main pour toujours pouvoir refuser les sacs en plastique ou en papier, une gourde pour éviter les bouteilles en plastique, des cotons en tissu pour éviter ceux à usage unique ou un oriculi pour éviter les cotons tiges. Il y a aussi de nouveaux produits d’entretien qui ont remplacé ceux d’avant, de la lessive au savon de Marseille faite maison, moins d’achats, moins de consommation, moins de déchets, moins de gaspillage et surtout, moins d’objets à usage unique. 

Ce processus continue de s’enrichir à mesure que je lis, écoute et découvre de nouvelles manières de faire, compatibles avec mon quotidien. Pourtant, c’est sur les tous débuts de ce processus que je veux revenir aujourd’hui dans cet article en quelques conseils qui m’ont aidée ou que j’aurais aimé avoir avant de me lancer. La plupart sont simples et intuitifs, d’autres dessinent les contours de pièges évitables et j’espère que tous pourront vous aider à vous lancer sereinement, à votre rythme et surtout sans jugement si tel est votre souhait. 

réduire l’impact de son mode de vie | quelques conseils pour cheminer sereinement

Utiliser ce que l’on a

La tentation est grande lorsque l’on aspire à révolutionner son quotidien de se débarrasser de tout ce qui ne correspond plus à nos idéaux. Pourtant nombre de ces indésirables n’ont pas encore atteint leur fin de vie et peuvent encore avoir une utilité avant de rejoindre la poubelle. Surtout, les laisser profiter encore un peu de leurs quartiers peut vous offrir du temps pour trouver et apprivoiser ceux qui viendront progressivement les remplacer une fois terminés/usés/vendus ou donnés. Un temps précieux de réflexion et d’acclimatation qui vous permettra de faire vos premières armes en consommation durable. Par exemple, vous pouvez terminer vos anciens produits ménagers avant d’en adopter de nouveaux ; garder vos cotons jetables pour les quelques utilisations que les cotons réutilisables ne prévoient pas ou encore utiliser vos derniers cotons-tiges avant d’adopter l’oriculi.

Observer ses habitudes et faire l’inventaire

Avoir une vue globale de ses habitudes de consommation comme de ses possessions est utile lorsque l’on envisage d’en changer quelques-uns. Je vous invite donc tout au long de votre cheminement à interroger votre quotidien pour faire le tri entre ce qui vous convient et ce qui ne vous convient plus. Vos conclusions vous aideront à orienter votre démarche et vous concentrer sur les changements que vous voulez réaliser.

Donner une seconde vie

Si certaines de nos possessions ne correspondent plus à notre mode de vie et nos envies, elles ne sont pas forcément indésirables aux yeux de tous. Des objets peuvent trouver une nouvelle utilité que leur fonction première chez vous, chez un nouveau propriétaire ou une seconde vie après quelques réparations. Réutilisés, donnés ou vendus, donner une seconde vie aux objets qui ne nous servent plus est un acte de consommation durable à part entière qui économise des ressources (celles qui ne seront pas utilisées pour le recycler ou le détruire, celles qui ne seront pas utilisées pour refaire un objet similaire). De plus, l’argent gagné grâce aux objets vendus pourra vous servir si certains de vos changements voulus demandent un peu d’investissement.

Changer de point de vue sur le recyclage

En permettant de récupérer des matériaux pour les réutiliser ailleurs, le recyclage permet de valoriser une importante partie de nos déchets. Pourtant, il reste un processus gourmand en ressources, logistique et énergie, raison pour laquelle les démarches de réduction des déchets visent aussi les déchets recyclables et préconisent de le voir comme « la dernière option ». Une dernière option à ne pas oublier, ne pas négliger et à adopter mais la dernière option tout de même. On pourrait ainsi dessiner notre échelle de choix en tant que consommateur ainsi : préférer une option recyclable lorsqu’elle existe pour un produit > donner toutes les secondes vies possibles à ce produit > recycler ce produit seulement une fois que celui-ci, arrivé en fin de vie, ne peut plus être réutilisé tel quel pour récupérer ses matériaux constitutifs. Une brique de lait par exemple ne peut pas avoir de seconde vie et ira, une fois finie, directement au recyclage. En revanche, un pot en verre pourra lui être réutilisé à de nombreuses reprises.

S’informer

Toutes les solutions ne conviennent pas à tout le monde. Derrière cette banalité se cache pourtant une importante vérité : si nos quotidiens possèdent de nombreux points communs dans une société donnée, il reste des paramètres qui sont propres à chacun. Des préférences, des habitudes, des concessions envisageables et d’autres qui ne le sont pas. Parmi tous les conseils et astuces que vous pourrez trouver durant votre parcours, vous rencontrerez forcément des alternatives qui ne vous conviendront pas. Alors plutôt que d’abandonner l’idée de révolutionner telle ou telle partie de votre quotidien, je vous encourage donc à continuer de chercher et de tester pour trouver une solution qui vous convient et qui se substituera facilement à vos précédentes habitudes.

Il n’est pas de petit changement

On peut parfois se demander si les changements entrepris dans notre quotidien peuvent faire changer les choses à plus grande échelle et réellement préserver l’environnement. Est-ce que le fait que j’arrête d’utiliser des cotons-tiges va vraiment préserver les océans ? Est-ce que c’est suffisant ? A ces questions j’ai choisi de répondre que tous les gestes sont importants et que ce sont souvent les plus simples qui, démocratisés, peuvent avoir le plus d’impact. L’exemple des cotons tiges est parlant : ils sont à l’origine – rien que pour la France – d’1,2 millions de tonnes de déchets par an. Arrêter les cotons-tiges pour une alternative durable s’utilisant de la même manière mais nettoyable et réutilisable n’est pas un changement radical dans le sens où l’habitude ne change pas (même geste, même mode d’utilisation). Pourtant on le voit, ce changement infime et facilement démocratisable est susceptible d’avoir un immense impact. Les gestes écolos simples ont ainsi autant sinon plus d’importance que les changements de grande ampleur qui demandent de revoir complètement son mode de vie car ils ont plus de chance d’être pérennes et adoptés par le plus grand nombre et surtout parce qu’ils s’appuient sur des habitudes de société.  Ils ciblent les outils de nos habitudes de vie sans les changer en elles-mêmes et c’est ça qui fait leur force. Libre à nous ensuite de choisir si nous voulons aller « plus loin » dans le processus de changement. 

S’armer de patience et de bienveillance

Changer est une formidable aventure mais elle n’en est pas moins éprouvante de temps en temps. Certaines modifications demanderont plus de temps, de recherches et d’essais que d’autres qui s’intègreront (presque) sans effort et vous en abandonnerez sûrement quelques-unes en cours de route qui n’auront pas réussi à trouver leur place. La génèse d’une habitude est longue et ne va pas sans quelques ratés, reprises et abandons. Heureusement ce n’est pas le degré de perfection d’une démarche qui détermine son utilité comme son sens mais sa pérennité dans le temps. Mieux vaut tâtonner longtemps mais tenir le cap que de s’astreindre à une supposée perfection qui ne nous convient pas et sera rapidement abandonnée pour revenir aux habitudes antérieures.

Choisir la solution la plus économique en premier

Il n’est pas nécessaire de posséder d’onéreux équipements pour diminuer son impact sur l’environnement. S’il est tentant de vouloir « s’équiper pour faire les choses bien » avant de se lancer, je vous conseille au contraire de commencer pour chaque changement par sa version la plus simple, durable et économique. En procédant ainsi vous pourrez tester cette nouvelle manière de faire, vérifier qu’elle vous convient à court comme à moyen terme et ainsi, faire un choix éclairé s’il est nécessaire d’investir dans un équipement plus pratique ou performant. Vous pourrez ainsi vérifier que vous en avez réellement besoin et pas simplement envie d’acheter quelque chose de nouveau.

Simplicité et qualité

S’il n’est pas nécessaire d’investir dans d’onéreux outils pour diminuer son impact environnemental, il est bon d’avoir quelques lignes directrices en tête pour vous aider à guider vos achats nécessaires. Vous pouvez ainsi essayer de préférer des outils de bonne qualité, constitués de matériaux recyclables et/ou recyclés, compatibles avec vos habitudes de vie, simples d’usage (lavage inclus) et multi-fonctions. Ces choix précis favorisent une longue durée de vie, une utilisation optimale et fréquente mais aussi un impact moindre au moment de vous débarrasser de l’outil avec la possibilité de récupérer certaines pièces et matériaux qui seront réutilisés ailleurs.

Communiquer sereinement

L’enthousiasme que l’on peut ressentir lorsque l’on se lance dans un nouveau projet peut créer quelques tensions avec les personnes de notre entourage qui ne le partagent pas. C’est parfois frustrant de découvrir que ce qui nous tient à cœur n’est pas un sujet de préoccupation pour les personnes qu’on aime ou qu’on côtoie. Il est alors bon de se rappeler le temps qu’a demandé notre propre cheminement. Nos histoires nous dessinent des agendas différents et ne nous permettent pas toujours d’avancer facilement ou rapidement vis-à-vis d’un même sujet. Mais cela ne veut pas dire que toute communication soit impossible, bien au contraire ! Il faut seulement rester conscient que même la plus passionnante des conversations ne se traduira pas forcément par des actions ou des changements de la part de nos proches.

Plus encore, communiquer de façon ouverte sur nos changements voulus peut éviter certains écueils fréquents des débuts 
* éviter les cadeaux inopportuns qui ne correspondent plus à votre manière de consommer
* éviter le rachat de produits que vous ne souhaitez plus utiliser
* éviter de rallonger indéfiniment votre phase de transition du fait de nouveaux produits à écouler
* bénéficier de l’expérience d’autres personnes de votre entourage qui ont une démarche similaire et réciproquement

 

***

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous permettra d’avancer sereinement, sans jugement et à votre rythme vers vos changements voulus. N’hésitez pas à me dire en commentaires quelles astuces vous ont aidées à avancer et si vous souhaitez que je développe cette thématique dans de futurs articles. 

Et vous, avez-vous déjà connu de telles périodes de transition ?

27 Laisser un commentaire - 27