La place Masséna, la robe à rayures et un bilan


Rayures place Masséna - Mode - Miss Blemish

Il s’est passé tout un été depuis le dernier look posté. Il faut dire que j’avais sur lui posé une charge si lourde à porter – ce noeud de sentiments, d’incompréhension et d’espoirs emmêlés – qu’il fallait peut-être à cette rubrique comme d’un repas trop copieux, le temps d’une sieste à l’ombre des orangers pour digérer. Et j’aime tout particulièrement les photos avec lesquelles je reviens à cette rubrique mode, ces photos prises par ma Maman, place Masséna, de cette robe qui d’un hasard assortie aux pavés ne pouvait échapper à se faire photographier. Avez-vous déjà remarqué la justesse des clichés pris par ceux qui vous aiment et que vous aimez ?

Je les aime de ce qu’elles me font voir en filigrane, comme une confirmation extérieure du chemin parcouru cette année à petits pas – tantôt lourds, tantôt légers – à l’intérieur. Dans quelques jours cela fera un an que j’ai arrêté de me maquiller. Et moi comme toi, en cette rentrée, je me prends à l’idée d’un bilan pour me souvenir de la direction à choisir pour continuer à avancer avec douceur, bienveillance et sérénité. Tout au long de cette année, je me suis apprise. Je me suis apprise dans le miroir face à mon reflet tout nu, ma réalité trop longtemps oubliée aux heures tardives démaquillées et aux aurores précipitées dans la course au « cacher ». Me cacher. J’ai réappris l’écart entre image et réalité, entre vrai et faux. J’ai appris l’appartenance du jugement, comme elle réside en nous là où trop souvent on l’imagine détenue par des autres. J’ai appris ainsi que nous sommes le premier et le plus important – bien devant les regards des passants – des acteurs de la tyrannie imposée au moi mal aimé. J’ai appris que le seul regard à adoucir est celui de moi sur moi comme de toi sur toi, et que même s’il est plus facile de donner à notre souffrance une source extérieure, nous en sommes bien souvent les seuls instigateurs.

Je me suis apprise amoureuse, je me suis apprise à deux, notre quotidien conjugué toujours ensemble, notre vie à cheval entre deux appartements habités à mi-temps. J’ai appris à jongler avec le temps, j’ai appris l’important. Je me suis apprise un appareil photo entre les mains, avec un peu plus de technique sous les doigts, j’ai appris le temps de prendre celui de la composition d’une photo. Je me suis apprise – encore un peu plus – en tant que thérapeute, j’ai touché d’un peu plus près – je crois – le sens, le sens de faire tout ça. J’ai appris à croire les routes comme suffisamment riches d’embranchements pour pouvoir saisir nos chances de retomber sur nos pieds si l’on s’est trompé. J’ai appris la perte. J’ai appris comment ça fait d’être heureuse. J’ai appris à saisir les chances, mêmes les plus effrayantes.

Tout au long de l’été, j’ai suivi le nouveau pack d’Headspace « Self Esteem » – Estime de soi. Et sur ces photos je crois voir les premières traces d’une douce sérénité qui bien loin d’être acquise, est née et demande à se construire, chaque jour, à chaque instant, dans un regard qui apprend – ou réapprend – bienveillance et clémence. Au fil des séances assises, tous ces savoirs accumulés ont trouvé à se rencontrer dans les exercices qui peu à peu rééduquaient ma manière de penser en leur redonnant leur vraie place et valeur : celles de pensées, non de vérités. Cette année j’ai appris que ce que je voulais vraiment n’était pas d’avoir cette confiance en moi aussi longtemps cherchée que redoutée mais d’être sereine avec moi-même. Et que la sérénité se nourrit d’une vision claire et bienveillante autant que d’essayer – du mieux qu’on peut – de toujours poser ses choix en accord avec soi-même, sans se trahir, sans se renier.  D’accepter avec douceur ce que je ne peux changer, de savoir déjouer les rouages des pensées préfaites, des jugements pris comme vérités là où ils ne sont ni tant des faits que des pensées, et de donner tout le meilleur pour changer ce qui peut et doit l’être.

Alors 2015, je crois qu’il nous reste encore un bout de route à faire ensemble, prêt ?

La place Masséna, la robe à rayures et un bilan - Mode - Self Esteem - Miss Blemish

Ma Robe préférée – Pull & Bear

Pendentif – Virginia Monroe

Sac – Les Galeries

Sandales – Ulysses by Sezane

Sur ces photos, mon teint n’est pas maquillé. 

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Et vous, parés de votre version de la robe « place Masséna », un bilan des huit derniers mois en cette rentrée ?

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