Prendre du temps pour soi malgré le stress, mes astuces


Prendre du temps pour soi malgré le stress, mes astuces - Positive life - Miss Blemish

Depuis le rythme accéléré, la rentrée et nos demains d’hier arrivés, il y a eu le vite, le pas assez, les doutes, des larmes, des éclats de rire, des éclats de voix, les « je ne veux pas faire ça mais ça » – mais quel Ça ? – le creux, le plein, le trop, le rien, le temps qui glisse ; la grande toile fondue de sentiments mêlés par capillarité, le Tout projeté dans un grand mouvement vers l’avant. Il y a eu les retrouvailles avec cette hâte au creux du coeur et les oreilles qui bourdonnent jusqu’à ce que les gestes lents, la patience et la douceur conjointement cultivées dans la pleine conscience de cette tension à canaliser coûte que coûte n’y suffisent plus, jusqu’à perdre ce savoir-là, relâcher corps et coeur. S’il est bien un paradoxe à nos instants privilégiés, à ce qui nous permet de refaire corps avec le corps au milieu de nos périodes d’hyperactivité où se mêlent hyperinvestissement, joie, détresse, espoir et stress, c’est d’être si difficile à poser et à vivre pleinement aux périodes même où ils sont les plus importants pour continuer à avancer sereinement. Ce sont toujours dans nos périodes d’hyperactivité que le sommeil vient à manquer et d’aller courir, nager, méditer, lire ou tout simplement se reposer devient le plus difficile à glisser dans la routine surchargée. « Prendre le temps » pour autre chose que pour cocher les items de notre longue liste d’impératifs devient source de culpabilité aussi sûrement qu’en l’absence d’exutoire nos réserves s’épuisent et notre travail devient de moins en moins efficace et satisfaisant.

C’est ma pratique quotidienne de la méditation qui m’a montré à quel point j’étais déjà dans le Vite, déconnectée. Aux instants mêmes de la lenteur faite reine – cette pause avant la journée, avant d’avancer – je voulais déjà rétrécir le temps à coup de corps qui trépigne, de doigts qui pianotent et de techniques bâclées, expédiées à la manière des lignes de la to-do list de ma journée. Et puis, d’en prendre conscience, d’y faire attention, de privilégier plus que jamais ces moments et aidée de quelques astuces, c’est revenu, doucement, la capacité de respirer sans entrave, de prendre une heure pour moi sans plonger dans des affres de culpabilité sitôt terminée. Bien sûr il y aura toujours des séances de sport, des temps pour respirer ou se balader, des moments rituels moins apaisants que d’autres, moins « réussis », moins nourrissants mais de continuer à prendre rendez-vous avec soi-même, souvent – 10, 20, 30 minutes – ces difficultés vont naturellement s’espacer et devenir rares où elles étaient fréquentes, un nouvel équilibre créé. 

Dans cet article, je vous livre toutes mes astuces pour redonner une place aux temps pour soi sans culpabilité, autant de fois que nécessaire, pour réapprendre à s’écouter même lorsque la pression se fait plus forte et nos défis plus effrayants. Quelque soit l’activité ou la non-activité qui vous convient le mieux, mes premiers conseils peuvent s’appliquer à tous. Pour les suivants je parlerai un peu du yoga et beaucoup de méditation qui sont les deux activités-ressources que je pratique le plus et qui peuvent être difficile à mettre en oeuvre avec succès puisqu’elles demandent une capacité de relâchement là où la pratique d’un sport va évacuer « le mal par le mal » en mettant le corps au diapason du cerveau en hyperactivité. 

Prendre du temps pour soi malgré le stress, mes astuces

– Conseils généraux –

  • S’écouter 
  • Les désigner « impératifs »

Dans un emploi du temps déjà bien chargé pour espérer faire de la place pour plus il n’est pas d’autre choix que de donner à ce « plus » le même poids que tous les autres impératifs déjà là. C’est ainsi que j’ai donné à ma passion pour l’écriture et à ce blog une vraie place dans ma vie pour exister. Pourquoi ne pas faire pareil avec le sommeil, l’alimentation et tout ce qui nous ressource ? S’il est bien des choses d’importance dans nos vies, ce sont celles-ci et sans entrer dans le débat, les professions, les professionnels et toutes les autres personnes qui « nient » – en façade – les limites de la nature humaine qui oui, a besoin de dormir, boire et manger pour être bien, sont des personnes à fuir, de toute urgence.

  • Décider d’un rythme

Une fois par semaine ? Deux fois par semaine ? Une fois par jour ? Tout dépend de l’activité, de sa durée et de vos besoins mais essayez au maximum de voir loin : prendre soin de soi est un investissement en temps mille fois rentabilisé par l’efficacité et la disponibilité au travail qu’il nous fait gagner. Alors si votre réponse est tous les jours, prenez ce temps tous les jours et si nécessaire – parce que la culpabilité est une ennemie difficile à déraciner – alternez une séance courte/une séance longue, deux courtes/une longue, trouvez le meilleur compromis pour profiter pleinement de votre temps, sans arrière pensée. 

  • Désigner ses plages « travail » et y travailler pleinement

Je me retrouve assez souvent dans la situation inconfortable d’avoir passé beaucoup de temps à mon bureau pour un rendement assez décevant. Difficile ensuite de décider de prendre du temps pour moi alors que mes objectifs pour la journée sont loin d’avoir été tous cochés… et une séance empreinte de culpabilité n’est pas des plus efficaces pour décompresser et se relaxer. Alors au maximum j’essaye de couper court avec les mots « procrastiner » et « multi-tasking ». Lorsque je travaille, je travaille et lorsque je me détends, je me détends. 

  • S’inscrire à un cours collectif

Depuis que je suis inscrite au Yoga, je n’ai raté aucune de mes cours hebdomadaires. Comme si le fait d’avoir un rendez-vous donné par l’extérieur coupait toute discussion – faisant taire les « tu crois que je me le permets ? ». Cette astuce qui rejoint l’idée de faire du temps pour soi un impératif à part entière ne marche bien sûr que si vous prenez un réel plaisir à aller pratiquer ladite activité mais si vous avez d’hors et déjà trouvé celle qui vous convenait et qu’elle est collective, foncez !

  • Outils, accessoires et tenue faciles d’accès

Il faut diminuer au maximum la difficulté à initier le mouvement alors, toujours prêts dans un sac, dans un tiroir ou sur une étagère spécifique, votre tenue et tout le matériel dont vous avez besoin. Pas d’excuse !

– Conseils spécifiques à la méditation –

  • Se relaxer sans s’endormir – Restorative Yoga x Méditation

Dimanche, je me rendais à un cours de Yoga un peu particulier qui allait m’apporter la solution au corps trépignant de mes séances de méditation des dernières semaines, le Restorative Yoga. Il s’agit d’une forme de yoga plus lente, profondément ancrée avec la majorité des parties du corps soutenues par le sol, où chaque pose est prise dans le respect de ses sensations, tous les ajustements nécessaires bienvenus pour le plus de confort possible – plus de coussins, de couvertures, de soutien – et gardée sur une longue période de temps. Cette forme de yoga a été initiée pour les personnes blessées, physiquement ou psychiquement, lorsqu’une séance de yoga plus classique – hatha, ashtanga, vinyasa – serait « trop » – intense ou éprouvante. Elle a pour but de relâcher le corps par une action sur le système nerveux – mettre au repos notre système d’alarme et de survie (le sympathique – « se battre, fuir ou faire le mort ») et laisser la place à notre système « de base » (le parasympathique). Là où ces dernières semaines, la position assise pour méditer était inconfortable et me faisait trépigner, me tortiller d’inconfort et prendre une position allongée « classique » me voyait m’endormir à coup sûr, j’ai trouvé dans l’une des postures du Restorative Yoga une façon de positionner mon corps pour méditer qui décuple les effets bénéfiques de ma pratique, le corps relâché aidant grandement mes pensées à faire de même. Je vous invite à essayer un cours de ce type-là pour trouver la position qui vous convient le mieux, chaque corps étant différent à un instant T mais aussi tout au fil de la vie. A titre indicatif je vous explique « ma » pose qui convient à mon corps d’aujourd’hui mais cela peut très bien ne pas être celle qui vous parle le mieux, n’hésitez pas à tester, chercher, expérimenter pour trouver celle qui vous convient. Sur un tapis de sol, je pose une couverture fine carrée pliée en deux dans le sens de la longueur. Au niveau de son premier tiers, je la replie sur quelques centimètre sur elle-même de sorte qu’il y ait un petit réhaussement d’une dizaine de centimètres de longueur entre le premier tiers où je poserai ma tête et les deux derniers qui accueilleront le reste de mon corps. Je place la partie supérieure de ce repli au niveau de la base de mes omoplates et m’allonge ensuite. Recouverte d’une autre couverture, je suis prête à entamer ma session.

  • Ne pas « se dépêcher » dans sa pratique

Cela rejoint l’idée d’être pleinement présent à une chose, celle que l’on fait maintenant. Sur headspace notamment – une application pour méditer – vous avez la possibilité de choisir la durée de votre séance. J’ai remarqué au cours des dernières semaines que je faisais les étapes de ma séance rapidement comme si cela pouvait m’amener plus vite au terme de ma séance, comme si je pouvais accélérer le temps. J’étais impatiente dans ma pratique, impatiente de terminer, impatiente de passer à une autre technique, d’apprendre autre chose et passait donc totalement à côté de la séance en cours et de ma pratique en général. Lorsque vous avez décidé ce prendre un temps pour vous, minuté, quelque soit sa durée, faire « rapidement » – aussi évident que cela soit – n’accélérera pas ce temps-là. Alors plutôt que de répéter dans les moments supposés calmes, la presse et l’agitation, profitez et prenez-en votre partie, il y a 10, 20, 30 minutes à vivre juste devant vous, faites en sorte que ce soit le plus bénéfique possible pour vous.

– Après la séance…. pour faciliter la suivante –

  • Se concentrer sur ses sensations

Après chaque work-out, chaque cours de yoga ou chaque séance de méditation, j’essaye de me concentrer sur mes sensations – physiques et psychiques – qui souvent combinent bien être, satisfaction et fierté – oui, je l’ai fait ! C’est une démarche que je trouve particulièrement importante car elle permet d’amplifier et prolonger les bénéfices de la séance mais aussi de préparer la suivante en la rendant moins difficile à initier. Comme une sorte de renforcement positif, à force de bonnes expériences, de concentration décuplée, d’efficacité retrouvée et de plus grand confort avec soi-même, prendre ce temps-là devient de moins en moins difficile et source de délibérations pour devenir un réflexe parfaitement intégré dans la routine hebdomadaire, bi-hebdomadaire ou quotidienne choisie.

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Et vous, vous y arrivez à garder du temps pour vous même lorsque la pression déborde ? 

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