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Les sourires de la semaine #43


Les sourires de la semaine - Miss Blemish

Crédit Photo : Unsplash

Voler dix minutes au réveil, replonger sous la couette encore un peu avant de partir. Le secret de mon chignon savamment décoiffé ? Le voilà.

Le plaisir régressif et transgressif du McDo. C’est mauvais à la santé, c’est gras, mais c’est tellement bon ! Et en amoureux c’est encore meilleur.

Dessiner, crayonner, découper, le temps d’une après-midi retomber en enfance et retrouver le chemin des arts plastiques, les souvenirs de soirées passées à travailler sur un sujet, un projet, les montagnes de cartons de céréales découpées et les tubes de gouaches vidés.

Voir Halloween fêté à Paris comme jamais encore je n’avais eu la chance de voir cette fête célébrée.

Ce conducteur de metro, le soir même, qui a enchainé au micro grésillant Queen et Maroon 5 le  wagon reprenant tour à tour les refrains et applaudissant  le chauffeur. Sourires échangés entre voyageurs.

Pour la première fois, sculpter une citrouille-lanterne.

Fin de soirée, s’engager dans une discussion passionnante sur art contemporain et cinéma.

Les couleurs de l’automne par ces journées radieuses dont nous a gâté octobre. Le feu sur un ciel bleu. Marcher dans la rue le nez en l’air, un sourire aux lèvres.

Éplucher des poires, juteuses, piquer quelques morceaux à la tarte en confection.

L’odeur délicieuse des poires, de l’amande et du chocolat pendant la cuisson et après encore lorsque la tarte dorée refroidit sur le plan de travail à nouveau vierge de farine (la recette en ligne demain – vous pouvez d’hors et déjà aller acheter poires, pépites de chocolat et poudre d’amande)

Le plaisir des vêtements que l’on porte pour la première fois.

Se rejoindre, pour un petit quart d’heure seulement, entre midi et deux. Savourer chaque minute de cet entracte avant de repartir pour la journée.

Dimanche matin, presque aurore (10h…), se lever à pas de souris pour préparer une fournée de pancakes à la banane et au chocolat. Gourmandise obligée, il y avait deux bananes un peu mures à utiliser d’urgence… (la recette ici)

Les grosses mailles côtoyant la dentelle de robes fines et pourtant chaudes, une razzia rayon collants chez Monoprix.

Attente sous les arbres sur l’allée poussiéreuse pour  l’exposition sur le travail du photographe Garry Winnogrand actuellement au jeu de Paume. Parler et rire beaucoup. Et finalement peut être, passer là le meilleur moment de l’exposition, juste au seuil de ses portes.

Ce menu exploit d’arriver à voir 4 (nouveaux) patients au cours de la même matinée.

Boire un thé vert en terrasse. Le 31 octobre. Sans manteau.

Écrire, enrubannée dans les pulls et la couette, grelottant encore, à la nuit tombée.

Faire des crêpes, faire cuire de la pâte à cookie tous dans la cuisine et passer une merveilleuse soirée dans l’appartement sentant divinement bon.

Sortir alors que la nuit est déjà noire dans la journée peu avancée et découvrir dans ma rue, les lumières de noël scintillantes.

Le retour de gobelets rouges chez Starbucks.

Découvrir le parc Montesouris à l’automne, manger de la tarte aux poires au bord de l’étang, rester jusqu’à ce que le soleil décline derrière les arbres.

« Tu peux mettre le chauffage » HALLELUIA

Parler politique avec des amis de bords et d’opinions extrêmement différents après Interstellar, dans un bar du port, jusqu’à 2h du matin.

Boire des Gin Fizz.

Un quart d’heure, une demie heure peut-être, hors du temps, enlacés sur le boulevard, tantôt sérieux, tantôt riant. Heureux.

Le bruit du bois qui craque dans la cheminée, lorsque la nuit déjà est bien avancée.

Les odeurs de cuisson délicieuses me rappelant le salon de ma grand-mère à l’approche de midi chez les parents de l’amoureux.

Du pain, deux barres de chocolat chacun, un goûter d’avant.

Au soleil sur le divan de la véranda baignée de soleil, lire enlacés.

Se réveiller avec la lumière du jour et un appel. Pour nous dire que les croissants sont sur la table du petit déjeuner. La technologie moderne et ses pieds de nez.

Le port, entre Cabourd et Houlgate, dans la lumière vive qui décline et lézarde entre les nuages d’un noir menaçant. Contours et jeux de lumière.

Les arbres noirs et dépouillés sur le ciel d’un bleu pâle délavé de rose et de nuages tantôt blancs, tantôt gris, tantôt orangés. Des photos qui défilent à la vitesse de la voiture, à travers le pare-brise, à travers la vitre baissée.

La dernière part de Charlotte aux poires.

Une ballade sur la digue de Cabourg puis entre les dunes dans la lumière du jour qui décline malgré nos montres bien à l’heure.

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Les sourires (presque) de la semaine #42


sourires de la semaine 42

L’odeur du chocolat chaud lorsque j’ouvre la porte du micro-onde sur le bol fumant et que mes doigts engourdis par l’eau froide viennent trouver ses parois chaudes.

Les premiers collants de l’année, gris comme le ciel, doux comme le plaid qui a retrouvé sa place au pied du lit.

Le retour de la pâtisserie en cuisine. Éplucher des pommes abîmées pour une compote des plus savoureuses, à la cannelle et au sirop d’érable. Plonger mes mains dans le saladier plein de sucre, de farine, de poudre d’amande, de beurre et de crème pour malaxer la pâte de la plus délicieuse des tartes tatin aux poires (la recette vendredi).

Ouvrir le couvercle de la lourde marmite où cuit déjà depuis une demie-heure la compote et laisser l’appartement toutes portes ouvertes s’imprégner de l’odeur de l’automne.

Blend, le petit restaurant spécialisé dans les burgers métro Sentier (Paris), qui m’a fait retrouver la saveur des burgers New Yorkais.

Papa was not a rolling Stone – un film émouvant, drôle, devant lequel on rit, on pleure, on tremble, on s’exclame, et qui montre la réalité de la banlieue des années 80 sans misérabilisme. Bonus : la BO à la gloire de Jean-Jacques Goldman.

S’enrouler dans un châle la nuit tombée, lorsqu’il ne fait pas encore assez froid pour mettre le chauffage, mais pas assez chaud pour se passer de ce menu réconfort.

Le retour à la pleine conscience avec l’application Headspace que j’apprivoise, depuis quelques jours, enchantée de comprendre les mots de celui qui nous guide en anglais au cours de ces sessions de 10 minutes en lien avec soi-même, curieuse de savoir si je réussirai à garder une pratique régulière, quotidienne.

Dos droit, assise sur le tapis de sol vert qui a accompagné tant de soirées, loin quelque part un reflet dans le miroir.

Se réveiller ensemble sous les draps, rester bien sous la couette parce que dehors… il fait froid.

Une patiente qui me remercie de ma gentillesse et soudain tout qui reprend un sens.

Une envie de draps chauds, couleur moutarde, faisant écho au turban de la jeune fille à la perle dont la reproduction orne le mur blanc face au lit. Un peu de chaleur dans le blanc paisible qui partout étend ses quartiers chez moi.

L’odeur des allumettes qui s’enflamment et s’éteignent lorsque j’allume les minces bougies posées dans leurs bougeoirs tout de verre transparent.

Le crépitement des éclats de cire lorsqu’ils rencontrent la flamme encore timide.

Petit-déjeuner en famille, samedi matin, presqu’aurore, de pancakes moelleux.

Jongler entre milles recettes lors de mes après-midis maintenant hebdomadaires en cuisine. Le bien être du retour à la base qui vaut tous les muscles douloureux après ces heures passées debout, courbée, penchée parfois sur la pointe des pieds.

Danser sur la musique du réveil.

Tombée encore une fois dans le piège des comparaisons stériles , je me reprends mentalement et au même moment une photo dans mon fil instagram apparait disant « be yourself ». Un petit signe qui tombait à pic.

Ma couleur de cheveux sur les photos de la fin d’été, parfaite, de quoi me persuader de faire encore un petit bout de chemin en rousse.

Ce surnom que plusieurs d’entre vous m’avez donné, « Jolie Célie », que je m’étonne de lire (vous seriez-vous passé le mot entre vous ?) et qui chaque fois m’arrache un sourire. De ceux qui réchauffent un peu lorsque le coeur a froid.

Les photos envoyées par mon père, en direct de New York. Nous parler tous les jours par mail malgré les milliers de kilomètres et un océan nous séparant.

Dans mon atelier d’écriture parisien, un nouveau participant dont tous les textes m’enchantent et me transportent. Désormais plus que l’envie d’écrire c’est de découvrir les textes qu’il aura composés qui me donne hâte d’être déjà mercredi soir.

Passer au petit traiteur chinois  avant de rentrer. « 6 perles de coco s’il-vous-plaît ». Et se régaler à deux en rentrant.

Quand l’amoureux me fait la lecture de mes cours. Parce qu’il est tard, parce que la motivation manque

Samedi, 12h, sauter et dire : « J’ai envie de changer ». Travailler jusqu’à une heure du matin, et encore le lendemain et…. quelques jours certainement après encore.

*

Aujourd’hui je suis très heureuse de vous présenter cette nouvelle version de Miss Blemish. Il y a deux ans, avant même que ce nouveau nom ait été choisi, j’imaginais un univers blanc et bleu pastel, pâle, discret. Un endroit où la part belle serait faite au texte sans rien autour pour capter, distraire l’attention, encombrer. Puis Miss Blemish est né et son univers avec, dans la suite logique de ce que supposait ce nom de blog. J’ai cependant envie de me défaire de cette étiquette imposée par le précédent design. Cette envie de retour au texte a fait son chemin jusqu’à ce que l’on se lance ce week-end dans la grande refonte du site. Les catégories et les articles n’ont pas changé, vous retrouverez tout ce qui a été publié par le passé et avec toutes les fonctionnalités de l’ancien site, en plus clair. J’espère que cette nouvelle version vous plaira autant que je la trouve paisible et épurée.

Je vous souhaite une formidable semaine !

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Les sourires (presque) de la semaine #39


les sourires de la semaine - Miss Blemish

Il pleut. L’eau cogne d’un goutte à goutte asynchrone contre le carreau de la vitre et la rambarde de fer noire. Par la fenêtre qu’aucun volet ne protège encore, entrent les dernière bribes d’une lumière rendue grise par l’épaisse chape de nuages qui couvre la capitale de son fin manteau. Les bruits de la rue nous parviennent assourdis, quelques enfants crient quelque part au loin. À côté de moi il dort et somnole tour à tour, nos corps fatigués sous les draps blancs d’une ballade sur les chemins de graviers et de terre du château de Versailles. Je me réveille et allume l’halogène pour conjurer tout ce gris qui s’est immiscé avec le mauvais temps dans la chambre. Parfois il se tourne et vient se blottir contre moi, pose un baiser sur mon bras et se rendort, son visage enfoui dans le creux de mon coude. Je reprends mon livre là où je l’avais laissé avant ma courte sieste. Les premières gouttes de pluie sont venues à bout de nos projets pour la soirée. Le petit cinéma d’art et d’essai attendra une petite journée encore, au moins. Deux averses dans une journée, c’est bien suffisant. Je me prends soudain à espérer une courte accalmie, une éclaircie pour aller marcher un peu sur les quais, plus tard. Nous verrons bien. Je réarrange les oreillers pour m’y adosser confortablement. C’est toujours toute une aventure que de réussir ce petit prodige-là : s’installer agréablement, ni trop haut, ni trop bas, trouver le juste équilibre pour ne pas voir glisser le lit loin de son appui, caler reins et nuque sans faire de jaloux… Les mots Toscans de Marlena de Blasi me prennent par la main et m’emportent à nouveau avec eux sur les routes chaudes et poussiéreuses de l’Italie. Je suis là-bas tout en étant ici où il fait gris.

*

Prendre un plan pour abandonner le métro et découvrir les rues qui se cachent derrière toutes ces correspondances fantômes où jamais je n’ai pris le temps de m’arrêter. Flâner d’un quartier à l’autre et rejoindre le jardin du Luxembourg.

Sur un banc à l’ombre, un gobelet de citronnade posé sur le bois peint, lire jusqu’à ce que la fraîcheur viennent faire naître quelques frissons. Délaisser ce banc-ci à l’ombre des tilleuls pour celui qui lézarde au soleil depuis quelques heures déjà.

Ce couple d’amoureux, sans doute lycéens, elle assise sur ses genoux, ne pouvant dire trois mots sans succomber à la tentation d’un baiser.

Préparer un repas à quatre mains. Montrer, faire, raconter des anecdotes dont on ne se rappelait plus jusqu’à ce qu’elles franchissent nos lèvres.

Croquer dans une pêche au milieu de l’après-midi, sitôt les courses rangées bien au frais.

Retourner subrepticement dans la cuisine, soulever délicatement l’aluminium, trancher une fine part dans l’épais moelleux au chocolat, repartir en sifflotant, des miettes sur les lèvres. Répéter l’opération trois fois.

Retrouver ce plaisir d’avoir un livre qui vous attend pour chaque petit moment en suspens du quotidien.

Les pains au lait de nos quatre heures d’enfants au petit déjeuner, ouverts en deux et garnis de confiture de framboise.

À l’angle du chemin de poussière et de graviers, découvrir enfin le jardin du château de Versailles. S’asseoir sur les bancs de marbre, marcher dans les allées bordées d’arbres, se réfugier d’une averse sous leur épais feuillage, regarder les barques dériver sur le grand bassin où elles dansaient.

Boyhood – un joli film dont toute la magie réside dans le fait de voir grandir ses acteurs au fil des plans. Tourné sur une dizaine d’années, il offre une belle fresque des bouleversements qui nous mènent de l’enfance au monde des adultes. J’en ai adoré la fin, les derniers échanges avec sa maman, son papa puis cette balade comme une belle envolée, un regard tourné vers l’avenir. Positif, profond et honnête, un film dont on sort avec le sourire et ce petit je ne sais quoi de mélancolie.

Se donner rendez-vous quelque part.

S’endormir sur les draps, ma tête sur sa poitrine et son bras autour de moi, la fenêtre ouverte sur la fraîcheur d’une journée volée à l’été, empruntée à l’automne.

Fou rire nerveux autour des platelés de makis servies dans ce japonais à volonté (Okito – métro Bir Hakeim – formule à volonté 13€ midi/18€ soir – pas le restaurant du siècle mais tout est fait au fur et à mesure ce qui est un vrai plus dans un restaurant à volonté). Passer une bonne soirée entre récits de stages, souvenirs de voyage et projets pour l’avenir.

Voir s’immiscer l’esprit de la rentrée, un brin tôt, avec ses envies d’organisation, de « cette année hein, on ne se laisse pas déborder » (en médecine, quelle blague !).

Réserver nos billets de train un dimanche soir au comptoir de la gare pour un week-end prolongé à deux.

« Tu crois que le train part dans ce sens-ci ou dans ce sens-là ? »

Longue ballade dans les rues parisiennes un samedi soir au ciel clair. Flâner de l’hôtel de ville au Marais jusqu’à Bastille. Rejoindre le Louvre en metro. Déambuler dans la fête foraine des tuileries et réussir ce menu exploit de ne succomber à aucune de ses tentations sucrées. Découvrir la place de la Concorde de nuit, toujours aussi belle malgré les quelques travaux qui la barrent de-ci de-là. Remonter jusqu’à La Madeleine et apercevoir au loin ce bâtiment dont on ignore tout. « On y va ? » – découvrir une église, Saint (…). Terminer notre périple par une dernière échappée jusqu’à l’arc de triomphe. Admirer la beauté de sa dentelle de pierre dans la lumière orangée des éclairages nocturnes parisiens.

Se lever à pas de loup pour préparer les pancakes du dimanche matin (dont j’ai trouvé la combinaison ultime que je vous livre bientôt). La journée est toujours plus belle lorsqu’elle commence avec quelques notes de sirop d’érable.

Découvrir, lassée des distances aléatoires comptabilisées par les applications de course à pied, que ma boucle fait en réalité 4,1km.

Cette bonne idée des restaurants Moutarde Street de ne pas proposer en tous points la même carte dans leurs différents restaurants parisiens. Rassurez-vous, les gaufres nutella-chantilly sont une constante.

Redécouvrir la fatigue qui vous assaille après quelques heures passées dans une piscine, son corps comme libéré de toute pesanteur, détendu. 

Le planétarium du futuroscope et la danse de la Voie Lactée et d’Andromède qui un jour sûrement les réunira pour ne former plus qu’une gigantesque galaxie. 

L’odeur des laits pour le corps Philosophy.

Des tartines plein la table, recouvertes de confiture de prunes du jardin de mon oncle confectionnées il y a de ça déjà deux étés. Toutes ces menues attention qui ne sont « rien » et qui pourtant sont tout. 

Don’t let dreams always be dreams – ce menu carton a retrouvé sa place au pied de l’écran de mon ordinateur, et chaque jour il me rappelle de pagayer dans la bonne direction. Un jour après l’autre, un pas après l’autre, petit caillou par petit caillou.

Profiter des soirées grises pour voir tous ces films que l’on a manqué cette année au cinéma et tous ces grands classiques qu’il nous reste encore à découvrir.

Se balader dans les rues clairsemées de taches de soleil de son peut-être futur quartier. Imaginer les soirées dans le bar qui fait l’angle, les crêpes achetées au petit vendeur un peu plus loin en rentrant d’une longue journée, les viennoiseries des dimanches matins de rois… s’imaginer ici comme dans tous les autres quartiers qui tour à tour défilent au gré des visites. Avoir un coup de coeur. Croiser les doigts. Attendre la réponse. Demain.

Cette jolie vidéo signée Gia Coppola – What’s up 

S’asperger d’eau fraîche en rentrant du footing matinal puis glisser sous l’eau à peine tiède après quelques étirements. Goûter à la saveur particulière que revêtent les journées lorsqu’elles commencent ainsi.

Du melon, des tomates, un peu de charcuterie, du fromage de chèvre, du rosé frais et des amis.

Faire le même rêve. La même nuit.

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