Absolument débordée ? Mes astuces pour s’organiser


Absolument débordée ? Mes astuces pour s'organiser - Miss Blemish

Crédit Photo : Unplash

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu la sensation d’être absolument débordée. Et puis, aujourd’hui, j’ai lu cet excellent article de May. Combien le regard que nous portons sur un emploi débordant de vie est différent ! Elle s’émerveille. Moi j’angoisse, je ne me sens pas capable, pas à la hauteur. Je me déclare vaincue avant d’être montée sur le ring. Bien sûr, elle évoque le temps qui file entre ses doigts, les journées interminables, le fait de ne pas savoir dire non. Oui. Nous avons tous des vies prenantes, de multiples projets à mener de front, une carrière, une famille, des amis et des rêves à choyer. Milles choses magnifiques auxquelles on voudrait se consacrer tout entier parfois au détriment de toutes les autres avec lesquelles il faut pourtant les partager.

Son article m’a fait l’effet d’un détonateur : j’aimerais poser le même regard bienveillant sur mon quotidien qui « m’éclabousse » comme elle le dit si poétiquement. Face au surmenage, j’ai donc dit un grand Stop ! et pris le temps de faire le point pour voir plus clair. Aujourd’hui je partage avec vous ces quelques pistes qui m’ont permis de commencer à m’y retrouver :

  • Faire le point avec sur ses échéances 

J’ai pris mon emploi du temps jusqu’aux prochains partiels et j’ai consigné tous mes impératifs. Rendez-vous, cours, séances de travail, présentations orales, examens, sorties, week-ends. Plus de mauvaises surprises : je sais à quelle heure commence ma journée et à quelle heure elle se termine.

  • Un environnement rangé

J’ai remis de l’ordre dans mon appartement. Cela peut paraître un peu secondaire comme préoccupation mais je m’en rends bien compte, le désordre dérange mon travail, attire mon attention avec toujours la tentation de ranger ceci ou cela et couper en plein milieu mon activité. J’ai donc pris le temps de remettre de l’ordre et chaque soir, je m’assure que tout est en place pour que la journée du lendemain commence dans des conditions propices à travailler.

  • Dormir

Au moins 8 heures de sommeil par nuit et me coucher à heures fixes. Parce que les quelques heures grappillées au sommeil pour travailler encore un peu seront plus chèrement payées dans les jours suivants que le bénéfice que j’en aurai retiré.

  • Manger mieux

 Tout est dit je pense. Mais c’est de loin le point le plus difficile à tenir lorsque l’on travail chez soi et dans les périodes où l’on est particulièrement stressés.

  •  Du sport !

Il n’y a rien qui me permette de dépenser plus efficacement le trop plein de stress, de tension et de fatigue. Il me suffit de vingt minutes de course à pied une ou deux fois par semaine pour rester à mon équilibre, alors pourquoi s’en priver ?

Et vous, comment accueillez-vous ce quotidien qui éclabousse ?

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Une maison de mai


 

Une maison de mai - Textes courts - Miss Blemish

Crédit Photo : Unsplash

J’aimerais bâtir une maison. Ce foyer qui nous ouvre sa porte comme on lui tend les bras. Je ferme les yeux et je peux presque toucher le crépi blanc cassé. Assagi. Les pointes farouches des façades d’antan contre lesquelles on se râpait les mains et on filait ses bas n’ont plus lieu d’être. Finie la vindicte, bonjour douceur caractérielle. Léger fondu, mince relief, dernière vague d’une vaine résistance. Quelques avancées percent au milieu du toit brun chocolat. Des tuiles plates et alignées, des chambres en mansarde, des volets bleus. Mais pas n’importe quel bleu. C’est vrai après tout, il en existe tant. Mon bleu tire un peu la couverture au gris des jours de pluie. Ni trop clair, ni trop foncé. Plus prononcé que celui du ciel des jours où il fait bon sortir les nappes pour pique-niquer. Moins téméraire toutefois qu’à la tombée de la nuit sur une morne journée d’orage. Un bleu moyen : loin d’Azur, en froid avec Turquoise, boudant Marine, guéri de Cyan. Et pourtant plus que jamais entiché du bois de ces volets bien imparfaits. De ceux qui laissent filtrer, par fins liserés, le soleil d’une matinée d’été. Doux motifs sur les murs d’une chambre ensommeillée. Comptine annonçant gaiement l’heure des croissants et des bisous. Dans le cou. Je vois des rideaux de lin à pois gris, une fenêtre ouverte sur un jardin, des draps froissés et une douce lumière.

J’aimerais bâtir une maison. Une maison de mai.

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J’aimerais que lundi n’arrive jamais


J'aimerais que lundi n'arrive jamais - Brève - Textes courts - Ecriture -  Miss Blemish

L’attente délicieuse. Les plus belles secondes du week-end peut-être. Celles juste au seuil. Un pied sur le quai, l’autre déjà sur la margelle. En équilibre. Goûter par avance à la douceur du temps qui s’écoule sur lui-même. Pour lui-même. Sans rien attendre en retour que la liberté. Planifier encore un peu. Esquisse floue tracée comme par habitude. Penchant masochiste né des contraintes de cet autre temps. Celui qui réclame. Plus. Encore un peu plus. Grappille, vole, dérobe, dévore. En un grand tourbillon. Puis s’étiole, s’essouffle, s’estompe. Juste au seuil. Secondes légères, ballerines graciles. Regarder l’aiguille sur le cadran. Mouvements infimes qui écrivent demain. Tic-tac. Merveilleuse berceuse que celle du temps qui s’écoule avec lenteur. Presque tendrement. Caresse imperceptible qui éloigne, rapproche, défait, confond. Apaise. Regarder l’aiguille tourner. Imperturbable. Immuable chemin sur scène horloge. Toujours identique et pourtant tellement différent. J’aimerais sentir. Sentir le temps qui s’écoule. Le toucher du bout du doigt. Chatouiller le futur, le déranger pour le retenir un peu. Juste un peu. Pour qu’il n’arrive pas trop vite à destination.

Il reste tant de choses encore à savourer d’ici lundi …

Credit Photo : Nicolas Marguerite

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