Réduire l’impact de son mode de vie sur l’environnement, quelques conseils pour les premiers temps


Réduire l'impact de son mode de vie sur l'environnement, quelques conseils pour les premiers temps - slow lifestyle - Miss Blemish

Je travaille depuis longtemps à réduire l’impact de mon mode de vie sur l’environnement. Petit à petit et respectant mes impératifs, j’ai troqué au coeur de mes habitudes mes gestes d’avant pour des réflexes plus éco-responsables. Dans cette longue liste de changements qui ne changent presque rien et qui pourtant me sont importants se trouvent ainsi un tote-bag en coton toujours glissé dans mon sac à main pour toujours pouvoir refuser les sacs en plastique ou en papier, une gourde pour éviter les bouteilles en plastique, des cotons en tissu pour éviter ceux à usage unique ou un oriculi pour éviter les cotons tiges. Il y a aussi de nouveaux produits d’entretien qui ont remplacé ceux d’avant, de la lessive au savon de Marseille faite maison, moins d’achats, moins de consommation, moins de déchets, moins de gaspillage et surtout, moins d’objets à usage unique. 

Ce processus continue de s’enrichir à mesure que je lis, écoute et découvre de nouvelles manières de faire, compatibles avec mon quotidien. Pourtant, c’est sur les tous débuts de ce processus que je veux revenir aujourd’hui dans cet article en quelques conseils qui m’ont aidée ou que j’aurais aimé avoir avant de me lancer. La plupart sont simples et intuitifs, d’autres dessinent les contours de pièges évitables et j’espère que tous pourront vous aider à vous lancer sereinement, à votre rythme et surtout sans jugement si tel est votre souhait. 

réduire l’impact de son mode de vie | quelques conseils pour cheminer sereinement

Utiliser ce que l’on a

La tentation est grande lorsque l’on aspire à révolutionner son quotidien de se débarrasser de tout ce qui ne correspond plus à nos idéaux. Pourtant nombre de ces indésirables n’ont pas encore atteint leur fin de vie et peuvent encore avoir une utilité avant de rejoindre la poubelle. Surtout, les laisser profiter encore un peu de leurs quartiers peut vous offrir du temps pour trouver et apprivoiser ceux qui viendront progressivement les remplacer une fois terminés/usés/vendus ou donnés. Un temps précieux de réflexion et d’acclimatation qui vous permettra de faire vos premières armes en consommation durable. Par exemple, vous pouvez terminer vos anciens produits ménagers avant d’en adopter de nouveaux ; garder vos cotons jetables pour les quelques utilisations que les cotons réutilisables ne prévoient pas ou encore utiliser vos derniers cotons-tiges avant d’adopter l’oriculi.

Observer ses habitudes et faire l’inventaire

Avoir une vue globale de ses habitudes de consommation comme de ses possessions est utile lorsque l’on envisage d’en changer quelques-uns. Je vous invite donc tout au long de votre cheminement à interroger votre quotidien pour faire le tri entre ce qui vous convient et ce qui ne vous convient plus. Vos conclusions vous aideront à orienter votre démarche et vous concentrer sur les changements que vous voulez réaliser.

Donner une seconde vie

Si certaines de nos possessions ne correspondent plus à notre mode de vie et nos envies, elles ne sont pas forcément indésirables aux yeux de tous. Des objets peuvent trouver une nouvelle utilité que leur fonction première chez vous, chez un nouveau propriétaire ou une seconde vie après quelques réparations. Réutilisés, donnés ou vendus, donner une seconde vie aux objets qui ne nous servent plus est un acte de consommation durable à part entière qui économise des ressources (celles qui ne seront pas utilisées pour le recycler ou le détruire, celles qui ne seront pas utilisées pour refaire un objet similaire). De plus, l’argent gagné grâce aux objets vendus pourra vous servir si certains de vos changements voulus demandent un peu d’investissement.

Changer de point de vue sur le recyclage

En permettant de récupérer des matériaux pour les réutiliser ailleurs, le recyclage permet de valoriser une importante partie de nos déchets. Pourtant, il reste un processus gourmand en ressources, logistique et énergie, raison pour laquelle les démarches de réduction des déchets visent aussi les déchets recyclables et préconisent de le voir comme « la dernière option ». Une dernière option à ne pas oublier, ne pas négliger et à adopter mais la dernière option tout de même. On pourrait ainsi dessiner notre échelle de choix en tant que consommateur ainsi : préférer une option recyclable lorsqu’elle existe pour un produit > donner toutes les secondes vies possibles à ce produit > recycler ce produit seulement une fois que celui-ci, arrivé en fin de vie, ne peut plus être réutilisé tel quel pour récupérer ses matériaux constitutifs. Une brique de lait par exemple ne peut pas avoir de seconde vie et ira, une fois finie, directement au recyclage. En revanche, un pot en verre pourra lui être réutilisé à de nombreuses reprises.

S’informer

Toutes les solutions ne conviennent pas à tout le monde. Derrière cette banalité se cache pourtant une importante vérité : si nos quotidiens possèdent de nombreux points communs dans une société donnée, il reste des paramètres qui sont propres à chacun. Des préférences, des habitudes, des concessions envisageables et d’autres qui ne le sont pas. Parmi tous les conseils et astuces que vous pourrez trouver durant votre parcours, vous rencontrerez forcément des alternatives qui ne vous conviendront pas. Alors plutôt que d’abandonner l’idée de révolutionner telle ou telle partie de votre quotidien, je vous encourage donc à continuer de chercher et de tester pour trouver une solution qui vous convient et qui se substituera facilement à vos précédentes habitudes.

Il n’est pas de petit changement

On peut parfois se demander si les changements entrepris dans notre quotidien peuvent faire changer les choses à plus grande échelle et réellement préserver l’environnement. Est-ce que le fait que j’arrête d’utiliser des cotons-tiges va vraiment préserver les océans ? Est-ce que c’est suffisant ? A ces questions j’ai choisi de répondre que tous les gestes sont importants et que ce sont souvent les plus simples qui, démocratisés, peuvent avoir le plus d’impact. L’exemple des cotons tiges est parlant : ils sont à l’origine – rien que pour la France – d’1,2 millions de tonnes de déchets par an. Arrêter les cotons-tiges pour une alternative durable s’utilisant de la même manière mais nettoyable et réutilisable n’est pas un changement radical dans le sens où l’habitude ne change pas (même geste, même mode d’utilisation). Pourtant on le voit, ce changement infime et facilement démocratisable est susceptible d’avoir un immense impact. Les gestes écolos simples ont ainsi autant sinon plus d’importance que les changements de grande ampleur qui demandent de revoir complètement son mode de vie car ils ont plus de chance d’être pérennes et adoptés par le plus grand nombre et surtout parce qu’ils s’appuient sur des habitudes de société.  Ils ciblent les outils de nos habitudes de vie sans les changer en elles-mêmes et c’est ça qui fait leur force. Libre à nous ensuite de choisir si nous voulons aller « plus loin » dans le processus de changement. 

S’armer de patience et de bienveillance

Changer est une formidable aventure mais elle n’en est pas moins éprouvante de temps en temps. Certaines modifications demanderont plus de temps, de recherches et d’essais que d’autres qui s’intègreront (presque) sans effort et vous en abandonnerez sûrement quelques-unes en cours de route qui n’auront pas réussi à trouver leur place. La génèse d’une habitude est longue et ne va pas sans quelques ratés, reprises et abandons. Heureusement ce n’est pas le degré de perfection d’une démarche qui détermine son utilité comme son sens mais sa pérennité dans le temps. Mieux vaut tâtonner longtemps mais tenir le cap que de s’astreindre à une supposée perfection qui ne nous convient pas et sera rapidement abandonnée pour revenir aux habitudes antérieures.

Choisir la solution la plus économique en premier

Il n’est pas nécessaire de posséder d’onéreux équipements pour diminuer son impact sur l’environnement. S’il est tentant de vouloir « s’équiper pour faire les choses bien » avant de se lancer, je vous conseille au contraire de commencer pour chaque changement par sa version la plus simple, durable et économique. En procédant ainsi vous pourrez tester cette nouvelle manière de faire, vérifier qu’elle vous convient à court comme à moyen terme et ainsi, faire un choix éclairé s’il est nécessaire d’investir dans un équipement plus pratique ou performant. Vous pourrez ainsi vérifier que vous en avez réellement besoin et pas simplement envie d’acheter quelque chose de nouveau.

Simplicité et qualité

S’il n’est pas nécessaire d’investir dans d’onéreux outils pour diminuer son impact environnemental, il est bon d’avoir quelques lignes directrices en tête pour vous aider à guider vos achats nécessaires. Vous pouvez ainsi essayer de préférer des outils de bonne qualité, constitués de matériaux recyclables et/ou recyclés, compatibles avec vos habitudes de vie, simples d’usage (lavage inclus) et multi-fonctions. Ces choix précis favorisent une longue durée de vie, une utilisation optimale et fréquente mais aussi un impact moindre au moment de vous débarrasser de l’outil avec la possibilité de récupérer certaines pièces et matériaux qui seront réutilisés ailleurs.

Communiquer sereinement

L’enthousiasme que l’on peut ressentir lorsque l’on se lance dans un nouveau projet peut créer quelques tensions avec les personnes de notre entourage qui ne le partagent pas. C’est parfois frustrant de découvrir que ce qui nous tient à cœur n’est pas un sujet de préoccupation pour les personnes qu’on aime ou qu’on côtoie. Il est alors bon de se rappeler le temps qu’a demandé notre propre cheminement. Nos histoires nous dessinent des agendas différents et ne nous permettent pas toujours d’avancer facilement ou rapidement vis-à-vis d’un même sujet. Mais cela ne veut pas dire que toute communication soit impossible, bien au contraire ! Il faut seulement rester conscient que même la plus passionnante des conversations ne se traduira pas forcément par des actions ou des changements de la part de nos proches.

Plus encore, communiquer de façon ouverte sur nos changements voulus peut éviter certains écueils fréquents des débuts 
* éviter les cadeaux inopportuns qui ne correspondent plus à votre manière de consommer
* éviter le rachat de produits que vous ne souhaitez plus utiliser
* éviter de rallonger indéfiniment votre phase de transition du fait de nouveaux produits à écouler
* bénéficier de l’expérience d’autres personnes de votre entourage qui ont une démarche similaire et réciproquement

 

***

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous permettra d’avancer sereinement, sans jugement et à votre rythme vers vos changements voulus. N’hésitez pas à me dire en commentaires quelles astuces vous ont aidées à avancer et si vous souhaitez que je développe cette thématique dans de futurs articles. 

Et vous, avez-vous déjà connu de telles périodes de transition ?

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La mode à notre service


La mode à notre service - Slow fashion - Miss Blemish

Je ne sais pas où prend racine ce besoin de rigueur et de sérieux qui me rend si difficile d’aborder les sujets jugés futiles ici. Pourtant convaincue qu’il n’existe (presqu’) aucun sujet n’étant pas digne de se voir consacré quelques lignes, je sais qu’il est là le noeud qui m’empêche de m’approprier pleinement cette catégorie mode que je n’ai plus mise à jour depuis un an. Pourtant la mode fait partie de tous nos quotidiens et derrière son apparente futilité, est éminemment politique. Elle orne les murs, les vitrines et les pages des magazines, elle nous habille, nous façonne, nous identifie, déchaîne les passions, s’invite à nos grands débats de société, délimite nos libertés et amasse au passage des millions. Elle dessine des appartenances, fait le jeu de certaines discriminations et est un ressort de communication pour nombre de sociétés et professions. Aussi supposément futile soit-elle, la mode est encore aujourd’hui sujette aux lois régissant la longueur d’une jupe ou d’un pantalon et souvent interrogée en premier dans les enquêtes pour agression sexuelle. 

La mode impacte ainsi les individus au-delà des seuls (et ils sont nombreux) qui s’intéressent à elle : les travailleurs qui la fabriquent dans des conditions souvent déplorables (voir le documentaire The True Cost), les personnes qui vivent près des usines ou sur les berges des cours d’eau qu’elles polluent, l’environnement et ses habitants, les travailleurs qui la distribuent sélectionnés/renvoyés sur les critères âge/physique et enfin ses consommateurs par le biais des polluants présents dans les textiles, des faux-besoins alimentés par la publicité, des complexes qu’elle nourrit, des jugements qu’elle suggère et de l’offre qui limitée à la « silhouette de notre époque » nous rend tous plus ou moins suiveurs de ses tendances. Ainsi, si je ne me suis jamais identifiée aux tenues présentées dans les magazines de mode, je sais que ma manière de m’habiller est empreinte des codes et règles tacites qui y sont décidés. Mes pièces fétiches en sont un parfait exemple : sneakers que tout le monde porte, montre que tout le monde a, coupe slim pour mon jean et blouse Sezane en uniforme. J’adore cette combinaison, elle est le portrait robot de ma manière de m’habiller au quotidien comme du contenu de mes placards, mais je sais désormais qu’elle m’ancre dans un lieu de vie, dans une société, dans un moment donné et même dans un milieu social.

Car si l’on s’intéresse à la mode c’est aussi – et ce de manière consciente ou non – parce qu’elle est décisive dans la formation de l’opinion d’autrui sur soi et qu’il est ainsi possible de communiquer à travers elle de façon instantanée, inconsciente et percutante. Nous en avons un exemple marquant avec les femmes qui indépendamment de leur personne, travail ou message sont souvent réduites à leur tenue ; en témoignent les innombrables introductions d’articles de presse détaillant par le menu la tenue d’une femme pourtant interviewée sur un tout autre sujet ; et jugées sur celle-ci avec tout un cortège de préjugés sur ce à quoi doit ressembler une femme faisant telle profession, ayant tel âge ou occupant telle place dans la société. 

De toutes ces constatations je me pose la question : comment mettre la mode à notre service ?

Car malgré ce cadre délimité par nos contextes, notre appropriation personnelle du vêtement est aussi un laboratoire du soi, média de la réconciliation entre l’idée que l’on en a et l’image que le miroir nous renvoie. Le vêtement a le pouvoir de transcender nos contingences pour nous permettre de ressembler à la personne que l’on pense être. Il peut cacher, révéler, engager, revendiquer comme réduire, menacer et représenter un danger pour qui le porte d’une manière que la société ou un groupe réprouve. Il peut contraindre comme il peut accompagner, empêcher comme faciliter mouvements et activités.

Pour l’instant, c’est par un fin mélange de minimalisme et d’adéquation du vêtement avec mon quotidien et mes impératifs que j’essaye de mettre la mode à mon service. En consommant moins, en donnant les vêtements que je ne porte plus – soit parce que je ne les ai jamais portés, soit parce que je les ai trop portés – en achetant peu et des vêtements similaires à ceux que je porte encore et encore sans m’en lasser, en choisissant mieux, en privilégiant les périodes de soldes, de braderie ou les ventes de seconde main et, c’est tout récent, en essayant de me renseigner sur l’éthique de fabrication et de distribution des vêtements que j’achète (cela n’a pas du tout été le cas des vêtements de la tenue que je partage avec vous aujourd’hui, achetés avant cette prise de conscience). Mais ne nous leurrons pas pouvoir consommer de façon éthique est aussi un privilège : le privilège de la connaissance qui passe par l’accès à l’information et la disponibilité pour chercher/entendre cette information et un privilège économique. Car si l’on entend sans cesse qu’il vaut mieux acheter un pull plus cher que 3 issus de la fast fashion, on a parfois besoin de 3 pulls pour faire l’hiver et pas seulement d’un.

En tant d’impacts voici toutes les raisons qui me font penser que la futilité prêtée à la mode est un écran de fumée cachant les grands gagnants d’une industrie parmi les plus lucratives de notre temps et que nous avons tout intérêt à interroger la mode, lui demander des comptes et essayer de la construire par nos engagements et nos choix de consommation à l’image des droits que l’on se souhaite en tant qu’individu aussi bien qu’en tant que société. 

Et vous, comment mettez-vous la mode à votre service ?

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Mon sac pour 4 jours à Copenhague en automne


dans mon sac pour 4 jours à copenhague - slow travel - Miss Blemish

Les voyages en avion avec un seul bagage cabine de petite taille autorisé m’ont appris à mieux choisir ce que j’emporte en voyage pour concilier la nécessité de ne manquer de rien sur place à celle d’une sélection forcément restreinte. D’abord imposé, j’ai pris goût à ce minimalisme en voyage qui au-delà des économies qu’il permet – la mise d’un bagage en soute étant facturée en supplément sur de nombreuses compagnies aériennes – me permet de me déplacer et transporter facilement mes affaires sans jamais plus les subir. Plus encore, il fait écho à cette envie de moins mais mieux qui me suit depuis des années et que j’essaie d’appliquer de mon mieux au quotidien.  

Guidée par quelques lignes directrices très simples, éprouvées et auxquelles je peux me fier les yeux fermés, décider de ce qui fera le voyage avec moi n’est plus un sujet d’inquiétude et de tergiversations. Lorsque je ne pars que pour une poignée de jours – en avion comme en train ou en voiture – tout ce dont j’ai besoin tient désormais dans un sac à dos qui souvent n’est lui-même pas complètement rempli. J’ai donc profité de mon récent séjour à Copenhague pour consigner par écrit mes astuces et étapes vers le parfait sac de voyage et les partager avec vous. Si elles sont loin d’être révolutionnaires, j’espère toutefois qu’elles pourront vous être utiles et vous aider à appréhender cette étape de la préparation d’un voyage plus sereinement. Et pourquoi pas à reléguer au passé la désagréable impression d’avoir oublié quelque chose au moment de fermer la porte à clé. 

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pour & contre : voyager en sac à dos

Les avantages

  • économiser le supplément valise (parfois conséquent) facturé par les compagnies aériennes low cost
  • gagner du temps à l’aéroport : pas besoin d’enregistrer son bagage ni de l’attendre à l’arrivée
  • avoir tout sur soi : pas de valise égarée !
  • pouvoir facilement transporter ses affaires (escaliers, transports en commun…)
  • profiter du voyage même pendant les quelques heures des première et dernière journées où l’on porte sur soi toutes ses affaires (avant de les déposer à l’hôtel/lieu de location et après avoir quitté les lieux)

Les inconvénients

  • cela limite les possibilités d’achats sur place faute de place pour les ramener
  • cela demande si l’on prend l’avion de repenser sa trousse de toilette pour n’avoir que des produits de moins de 100ml de contenance
  • cela rend difficile la mise en soute de son bagage en cas de nécessité car non protégé

Pour éviter ce dernier écueil, essayez de vous présenter tôt à votre porte d’embarquement. Vous aurez alors moins de chance de vous retrouver obligé de laisser votre bagage pour une mise en soute de dernière minute faute de place dans l’avion. Par ailleurs, un sac à dos de petite taille pouvant être glissé sous le siège devant vous, vous prenez moins de risque d’être embêté en choisissant cette option. 

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dans Mon sac pour 4 jours à Copenhague en automne

Je voyageais avec un sac Herschel de ce format qui avec cette sélection n’était rempli qu’à moitié

Sur moi le jour du départ 

Top + pull + doudoune légère (j’ai la Mademoiselle Plume de Comptoir de Cotonniers) + écharpe
Jean + ceinture
Montre
Sneakers Stan Smiths

L’astuce : Porter sur soi le jour du départ les vêtements et accessoires les plus volumineux parmi les affaires emportées en voyage pour libérer un peu de place dans son sac

Dans mon sac à dos 

1 paire de sous-vêtements par jour de voyage
1 paire de chaussettes par jour de voyage
1 pull
1 top par jour de voyage
1 yoga pants (mon pyjama de prédilection)
Appareil photo (avec batterie chargée avant le départ)
Parapluie + Gourde 50ml vide + Céréales sans gluten (pour les petits-déjeuners sur place)
Portefeuille + pièce d’identité + billets d’avion
Tote-bag en coton aka mon sac à main de prédilection en voyage
Téléphone + Chargeur
1 livre de poche
Trousse de médicaments
Trousse de toilette avec uniquement des contenants de moins de 100ml + brosse à cheveux 

L’astuce : privilégier au maximum les objets/vêtements multifonctions/versatiles et éviter d’emmener des affaires qui ne serviront qu’à une seule occasion (sauf absolue nécessité). Dans ma sélection par exemple, j’ai choisi une écharpe légère et assez large qui me servait à la fois d’écharpe mais aussi de petite couverture d’appoint pour l’avion ou pour lire le soir sur le canapé de notre Airbnb. De la même manière les tops choisis pour aller sous mes pulls pendant le voyage pouvaient très bien être portés seuls de telle sorte qu’en cas de changement de temps ma tenue pouvait s’adapter facilement.

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Mes astuces pour avoir tout l’essentiel en un seul sac

Remplacer les guides voyages papier

La disparition depuis juin des frais d’itinérance mobile en Europe a transformé mes voyages. Là où mon accès internet était limité aux réseaux wifi ouverts, pouvoir me connecter n’importe où a rendu l’exploration des villes étrangères bien plus simple. Avoir un GPS, pouvoir rechercher une adresse de restaurant facilement, pouvoir vérifier les horaires d’un musée ou d’une attraction en temps réel, cela change la vie sur place ! Surtout, cette possibilité de connexion m’a permis de remplacer les guides papiers par mon téléphone. J’ai ainsi préparé mon voyage en deux temps grâce à divers guides, sites et blogs puis consigné toutes les adresses et informations qui m’intéressaient sur mon téléphone via l’application Mapstr qui propose une carte interactive personnalisable. Très pratique elle permet de mieux visualiser les différents lieux dans l’espace, d’organiser plus facilement ses journées et balades pour des parcours cohérents et de s’orienter facilement sur place grâce à sa fonction GPS intégrée qui vous localise en temps réel sur la carte. 

Utiliser des pochons en coton

Lorsque l’on range ses affaires telles qu’elles dans un sac à dos ou de voyage, elles ont tendance à se mélanger et devenir difficile à retrouver en un coup d’oeil. Pour contourner ce problème, j’utilise des sacs en coton pour séparer mes affaires par catégories et ainsi les retrouver plus facilement. J’utilise en règle générale quatre pochons contenant respectivement médicaments, affaires de toilette, sous-vêtements/chaussettes et vêtements. Le reste de mes affaires étant volumineux et facilement identifiable, elles ne nécessitent pas de contenant supplémentaire. J’utilise la poche normalement dédiée à accueillir un ordinateur dans mon sac pour ranger la pochette contenant les billets d’avion pour qu’ils soient facilement accessibles et une poche intérieure pour mon portable. En procédant ainsi, les objets que j’ai besoin de pouvoir trouver en un clin d’oeil sont toujours à portée de main et les autres logiquement séparés. 

mieux choisir ses vêtements : couleurs, activités et météo

Sélection restreinte oblige, j’essaie de choisir mes vêtements de façon optimale pour en emmener le moins possible sans toutefois manquer de quoi que ce soit sur place. Pour se faire j’ai 3 commandements :
  • Couleurs : tous mes vêtements doivent pouvoir être portés ensemble. Cela me permet d’en emporter moins et de pouvoir plus facilement adapter mes tenues sur place à mes activités comme au temps qu’il fait.
  • Activités : mes vêtements doivent être adaptés aux activités prévues sur place. Ici explorer une nouvelle ville donc baskets et jeans pour pouvoir marcher longtemps confortablement.
  • Météo : j’adapte mes vêtements aux prévisions. Cela me permet d’éviter un bonne part de vêtements pris « au cas où ». Ici le temps prévu est plutôt frais donc exit petites robes et top trop légers, welcome pull doudous, écharpe et manteau léger. 

Ne rien emmener de superflu

On a souvent tendance à vouloir prendre plus que ce dont on aura réellement besoin en voyage : prendre plus de vêtements de rechange que ce que l’on a l’habitude d’utiliser au quotidien ou prendre une foule d’objets « au cas où » alors que l’on sait que l’on ne s’en servira sûrement pas sur place. Pour contrer cette habitude j’essaie de calquer le contenu de mon sac à ce que j’ai l’habitude d’utiliser en temps normal et de compléter ma sélection en fonction de la journée-type prévue sur place. Par ailleurs, et c’est un point clé, je relativise mes oublis : dans la plupart des villes on peut facilement acheter ce que l’on aurait oublié. De la même manière je n’emporte pas de vêtements supplémentaires « au cas où je me tacherais » : si cela arrive je nettoie la tache à la main le soir et peut porter mon vêtement à nouveau le lendemain sans problème.
L’astuce : pour ne rien emmener dans ma trousse de toilette qui ne soit indispensable, je la vide entièrement avant de partir pour ne la remplir qu’avec les produits dont je me sers au quotidien et qui sont autorisés à bord si je prends l’avion.

 

Dans mon sac pour 4 jours à copenhague - slow travel - Miss Blemish

J’espère que cet article vous a été utile et qu’il vous aidera dans la préparation de vos bagages lors de futurs voyages. N’hésitez pas à partager vos astuces en commentaires !

Et vous, voyagez-vous léger ?

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