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Bols d’été à l’avocat


Bols d'été à l'avocat - recettes sans gluten et végétariennes - Miss Blemish

Lorsque j’ai commencé à cuisiner, les légumes sont les aliments que j’ai le plus peiné à apprivoiser. Les cuisiner pour mettre en valeur leur saveur comme leur texture m’a plus d’une fois donné du fil à retordre et ce sans compter les innombrables variétés dont je ne connaissais pas les méthodes de préparation. Pourtant les légumes et les fruits comme les épices sont bien souvent le coeur de ce qui va donner son goût au plat et savoir les cuisiner un atout indéniable pour préparer des repas délicieux, variés et gourmands. Ma transition vers un régime alimentaire moins riche en produits d’origine animale a logiquement relancé ma quête d’une meilleure maîtrise de la cuisine des fruits et légumes. 

Je vous retrouve donc aujourd’hui pour 3 recettes de bols d’été autour d’un ingrédient commun : l’avocat ! Toutes les 3 se prêtent au batch cooking et peuvent ainsi être préparées en avance pour votre semaine. Simples et savoureuses, elles ont accompagné tout mon mois de juillet avec gourmandise et j’espère qu’elles en feront autant pour vous en août. Dans ces bols l’avocat joue le rôle d’une sauce délicieuse car cuisiné en guacamole. C’est ma première astuce gourmande autour de la cuisine des fruits & légumes : les cuisiner en purées épicées pour en faire des sauces gourmandes à incorporer à vos plats préférés. 

bols d’été à l’avocat | La base

Choisir ses avocats

Pour choisir les avocats, je me laisse guider par deux paramètres :
– la consistance globale de l’avocat qui au mieux est légèrement molle, signe que la chair est mûre et sera facile à travailler
– la couleur présente sous le pédoncule (astuce découverte grâce à Julie dont je vous conseille le blog Friendly Beauty comme la chaîne Youtube pour apprendre tout un tas d’astuces et de bons gestes pour mieux respecter l’environnement) : si la chair de l’avocat sous le pédoncule est claire alors celui-ci n’est pas abîmé, en revanche si la chair est brune il y a fort à parier que l’avocat présente des zones abîmées. Cela fait plus d’un an que je choisis mes avocats ainsi et pour l’instant cela marche très bien ! 

Préparer un délicieux guacamole

La recette de base du guacamole se compose d’avocat écrasé et d’épices. Lorsque l’avocat est bien mûr, deux fourchettes suffisent à le réduire en purée, sinon j’utilise un mixeur (blender ou spécial soupe). Pour les épices, j’utilise le mix d’épices pour Guacamole Olden Paso que je dose en fonction de l’intensité voulue mais vous pouvez également faire votre propre mélange selon vos préférences. 
Si je veux rajouter une petite dose de fraîcheur et de légumes dans mon assiette, j’ajoute au guacamole classique de tous petits dés de tomate et/ou quelques dés d’un oignon finement émincé (attention cela rajoute du piquant !). 
 
Pour que le guacamole ne noircisse pas vous pouvez si vous ne le consommez pas immédiatement :
1ère option – si vous comptez le manger dans la 1/2 journée, ajouter les noyaux d’avocat dans le bol de guacamole
2ème option – pour une consommation plus tardive, ajouter un peu de jus de citron (quantité à moduler en fonction du nombre d’avocats utilisés) 

Composition commune aux 3 bols

Pour chacune des trois recettes que je partage avec vous ci-dessous, la base se composera de riz (blanc ou complet selon vos préférences) et du guacamole préparé ci-dessus. Les proportions de chaque sont précisés à la fin de chaque recette à titre indicatif, à vous de les adapter selon vos propres besoins et envies.

Par ailleurs, ces 3 bols sont sans gluten, sans produits laitiers et végétariens. En accord avec mon envie de continuer à diminuer ma consommation de viande, poisson et produits d’origine animale, j’apprends lentement à cuisiner et composer mes assiettes différemment. J’ai donc décidé de ne plus publier ici de recettes faisant appel à des produits que je désire supprimer de mon assiette à terme mais d’au contraire partager avec vous mes découvertes et recettes adoptées-adorées. Néanmoins, sentez vous libres d’adapter les recettes ci-dessous à vos propres préférences.

Bols d'été à l'avocat - recettes sans gluten et végétariennes - Miss Blemish

Bol N°1 | des abricots rôtis 

Ingrédients

Abricots*
Huile d’olive
Origan
Sirop d’érable 

*je choisis de préférence ceux qui sont un peu abîmés ou trop murs et garde les plus frais pour les manger crus

Préparation 

1. Déposer sur une plaque couverte de papier sulfurisé les abricots ouverts en deux, face vers le dessus. 

2. Dans un petit bol, mélanger 2 c.à.s d’huile d’olive, 1 c.à.s de sirop d’érable et de l’origan séché puis enduire chaque abricot du mélange 

3. Enfourner à 180°C chaleur tournante jusqu’à ce que les abricots soient rôtis (environ 30 minutes) 

4. Laisser refroidir un petit peu avant de dresser les bols avec 1 part de riz, 1/2 part de guacamole et 1/4 de part d’abricots rôtis. 

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Bol N°2 | un dhal de lentilles corail 

Ingrédients 

Lentilles corail
1 oignon
200g de coulis de tomate
Curry
Paprika
Cumin

Préparation 

1. Dans une casserole, faire chauffer de l’huile d’olive à feu moyen. Pendant ce temps, couper l’oignon grossièrement pour obtenir des morceaux de taille moyenne et les verser dans l’huile chaude. 

2. Lorsque les oignons sont devenus translucides et dorés, ajouter les épices – curry, cumin et paprika – selon vos préférences. Pour ma part je mets 1 c.à.s de curry pour 1 c.à.c de paprika et 1/2 c.à.c de cumin. Mélanger et laisser quelques instants sur le feu pour que les oignons s’impregnent des épices. 

3. Ajouter les lentilles corail, mélanger et ajouter de l’eau pour les recouvrir complètement. Laisser cuire sur feu moyen en mélangeant régulièrement pour que les lentilles n’accrochent pas au fond. 

4. Une fois l’eau de cuisson presqu’absorbée par les lentilles, ajouter le coulis de tomate et laisser cuire quelques minutes de plus pour que la consistance du dhal ne soit pas trop liquide. 

5. Servir dans des bols avec du 1 part de riz, 1/2 part de dhal et 1/2 part de guacamole

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Bol N°3 | un chili (végétarien) 

Ingrédients 

500g d’haricots rouges 
Poivrons rouges, jaunes, verts
400g de coulis de tomate 
1 oignon
1 boîte de maïs
Paprika 
530g de pois chiches en conserve (poids net égoutté) ou après avoir trempé 1 nuit
Tahini
1 citron
Huile d’olive
Cumin

Préparation  

1. Couper les poivrons en deux, les évider et les poser sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, peau vers le dessus. Les enfourner à 180°C chaleur tournante jusqu’à ce que la peau des poivrons soit rôtis. Sortir les poivrons du four et laisser refroidir. 

2. Dans une poêle, faire chauffer sur feu moyen de l’huile d’olive. Pendant ce temps, couper l’oignon grossièrement pour obtenir des morceaux de taille moyenne et les verser dans l’huile chaude. 

3. Lorsque les oignons sont devenus translucides et dorés, ajouter paprika et mélange d’épices tex mex, mélanger puis ajouter le coulis de tomate et laisser mijoter quelques minutes. Pendant ce temps là, égoutter les haricots rouges et le maïs. Les verser dans la poêle, mélanger et baisser le feu. 

4. Une fois les poivrons rôtis et refroidis, les éplucher à la main (elle s’enlève normalement facilement) puis les couper en fines lamelles. Ajouter les poivrons au chili et mélanger. Le chili est prêt. 

5. Dans un blender préparer le houmous en mélangeant les pois chiches égouttés, le jus de citron, 10 c.à.s d’huile d’olive, un peu d’eau et du cumin jusqu’à obtenir une crème lisse. 

6. Préparer le bol avec 1 part de riz, 1/2 part de chili, 1/4 de part de guacamole et 1/4 de part de houmous.

Bols d'été à l'avocat - recettes sans gluten et végétariennes - Miss Blemish

Et vous, quelles sont vos combinaisons d’été préférées en cuisine ?

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Les muffins sans gluten du petit-déjeuner


Les muffins sans gluten du petit-déjeuner - Recette sans gluten - Miss Blemish

C’est la partie de que je préfère de mes sessions batch cooking chaque dimanche : préparer les muffins qui régalent mes petits-déjeuners de semaine. Dans cette période de préparation de concours murmurant tous les replis, les petits gestes quotidiens prennent toute la charge d’apporter à chaque journée ses moments de douceur et plus que jamais j’essaie de leur donner la chance de bien commencer. 

Entre les papiers brouillon griffonnés – enfin utilisés ! – les fiches et les livres empilés, je glisse avec une science étudiée les flots de thé, le bruit de la vie dehors – fenêtre ouverte sur la rue, le vent dans les rideaux, le soleil sur le parquet, les draps frais, le temps de respirer, les myrtilles et les balades volées au temps travaillé. C’est inconstant et imparfait mais ce cadre de bric et de broc souvent un brin artificiel me permet de garder mon cap tout au creux de ces semaines où se mêlent si souvent haut et bas. Alors je m’y accroche, de toutes mes forces, le temps que – comme il en est de toutes les difficultés – tout ceci soit du passé. 

Les muffins sans gluten du petit-déjeuner - Recette sans gluten - Miss Blemish

Les muffins sans gluten du petit-déjeuner | la recette

Cette recette végane s’inspire de la recette des Muffins aux myrtilles du livre Deliciously Ella d’Ella Woodward que j’ai adaptée à ma façon et au citron pour obtenir une texture plus proche de mes préférences

Ingrédients pour 6 gros muffins

1 cup de poudre d’amande
1,5 cup de farine de riz complet
1 cup de sucre roux
Zeste et jus d’1 citron jaune
1 cup de lait d’amande 
1 c.à.c de levure chimique sans gluten 

Les muffins sans gluten du petit-déjeuner - Recette sans gluten - Miss Blemish

Préparation 

1. Préchauffer le four à 160°C chaleur tournante

2. Verser tous les ingrédients dans un saladier puis mélanger énergiquement au fouet. La pâte est normalement facile à mélanger et non solide. Si elle s’agglomère dans le fouet (cela arrive parfois) c’est qu’il n’y a pas assez d’ingrédients « liquides » et dans ces cas-là, je rajoute un peu de lait d’amande pour l’homogénéiser.

3. Répartir la pâte dans un moule à muffins et enfourner 

4. Sortir les muffins du four lorqu’ils sont dorés (vous pouvez tester la cuisson en enfonçant la pointe d’un couteau au centre d’un muffin : elle doit ressortir sèche) 

Les muffins sans gluten du petit-déjeuner - Recette sans gluten - Miss BlemishLes muffins sans gluten du petit-déjeuner - Recette sans gluten - Miss Blemish

Les muffins se gardent aisément 6 jours, pile poil pour 6 petits déjeuners et laisser toute leur place aux pancakes du dimanche. Je les laisse dehors 12h pour qu’ils refroidissent entièrement puis je les conserve dans un tuperware hermétique au frigo. Avec un thé Earl Grey, quelques fraises et quelques myrtilles, ce petit-déjeuner vient des plus sûrement grossir les rangs des « parfaits pour le printemps ».

Les muffins sans gluten du petit-déjeuner - Recette sans gluten - Miss Blemish

Et vous, quels sont vos alliés préférés au petit-déjeuner ?

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Changer son alimentation sereinement selon ses besoins et ses envies


Changer son alimentation sereinement selon ses besoins et ses envies - Slow living - Miss Blemish

Cet article sur l’alimentation mûrit depuis longtemps et a connu de nombreuses versions mais il m’a fallu plus d’un an pour trouver l’angle à même de porter ce que je voulais vraiment partager. Cette thématique n’est pas la plus simple à aborder ni pour soi et encore moins dans un article tant elle se lie à nos émotions, notre estime de soi, notre culture, nos habitudes, notre expérience, notre santé, notre propre jugement mais aussi celui ressenti dans le regard d’autrui qu’il s’agisse de la presse, de nos proches, d’inconnus ou de professionnels de santé. Plutôt que de répéter des conseils portant sur le contenu de nos assiettes, j’ai préféré vous parler de changement. Le changement voulu, souhaité et comment essayer pas à pas de le mettre en place sans se décourager, se déprécier ni se comparer. Je voulais un article dans lequel chacun puisse piocher des outils pour mener le changement qui convient à sa situation personnelle et singulière (santé, emploi du temps, envies, besoins, préférences et goûts).

Ainsi dans cet article je ne parlerai d’aucun courant alimentaire ni ne présumerai de ce à quoi devrait ressembler votre assiette. Si je vous donne quelques exemples concrets tirés de mon expérience sur certains points dans un but pédagogique pour mieux les illustrer, à aucun moment cet article n’a pour vocation de promouvoir ces choix particuliers qui – s’ils sont ceux qui me conviennent le mieux aujourd’hui  – ne sont en aucun cas ni meilleurs ni moins bons que ceux que vous pourriez faire pour vous-mêmes. Tout l’objet de cet article est de vous donner des pistes pour mieux vivre les changements que vous avez envie d’initier ou d’essayer et vous donner le plus de chances de les mener à bien indépendamment de leur nature. Et j’espère de tout coeur qu’il vous y aidera :)

Cet article ne se substitue pas à l’accompagnement personnalisé d’un professionnel de santé. Cet article n’a pas pour prétention d’être exaustif mais de débroussailler un sujet épineux en soulevant des points peu souvent présentés dans les médias non spécialisés

Apprendre à connaître son rapport au changement

Avant d’initier un nouveau changement, j’aime observer comment se sont passés les précédents. Dans quelles conditions ils ont été initiés, quelles étaient mes motivations, à quel rythme je les ai introduits, s’ils ont tenu dans la durée et s’ils ont su se fondre dans mon quotidien quitte à être adaptés au fur et à mesure qu’ils étaient testés. J’ai ainsi pu m’apercevoir que les seuls changements qui ont porté leurs fruits pour moi sont ceux qui ont été progressifs et se sont faits par étapes sans frustration, rupture ni grand écart. Ainsi, chaque fois que je ressens le besoin d’adapter ou de changer du tout au tout un domaine, je m’emploie à créer une période de transition suffisamment longue et progressive pour m’habituer pleinement à la nouvelle manière de faire que j’ai envie d’adopter. De procéder ainsi je me soustrais à la frustration que génèrent les interdits et trouve à mon rythme des substituts pour chaque situation. 

Je vous invite donc avant d’entreprendre un changement de fond (sauf urgence indépendante de votre volonté) à vous interroger sur vos changements de mode de vie précédents et d’essayer d’y trouver les clés qui les ont fait tantôt marcher ou échouer pour vous aider à entreprendre le changement du moment de la manière la plus propice pour vous personnellement. 

Envisager le changement sous un angle positif 

Envisager le changement par le prisme de ce qu’il peut nous apporter de positif est un bien plus sûr moteur que l’autodépréciation. Nous avons certainement tous expérimenté des périodes où nous n’étions pas satisfaits de nous-mêmes et prompt à l’auto-critique. Cependant s’il est bon de pouvoir prendre du recul et de réviser ses choix lorsque l’on sent que l’on s’égare, il est très facile de se laisser emprisonner dans des ruminations pessimistes qui empêchent d’avancer. Face à quelque chose qui ne me convient pas, j’essaie donc le plus possible de réfléchir à ce que je pourrais faire pour la changer ou mieux la supporter et de focaliser mon attention sur ce « mieux » visé plutôt que sur le « moins bien » actuel. Et si cette bascule de lecture et de perspective ne change rien factuellement, cette modification d’état d’esprit dont elle est à la source peut nous donner les moyens de mettre en oeuvre le changement plus sereinement et plus rapidement. 

S’inspirer et apprendre sans se comparer 

Selon le type de changement choisi, une période d’apprentissage peut être plus ou moins nécessaire pour s’approprier nouveaux ingrédients, substituts des anciens, outils et techniques nouvelles. Ainsi en voulant diminuer ma consommation de produits d’origine animale, j’ai cherché de nouvelles recettes mais aussi des informations pour réapprendre à composer mes assiettes pour qu’elles soient complètes d’un point de vue nutritionnel.
Mais si observer les choix faits par les autres peut nous donner des pistes utiles pour mieux décider comment avancer soi-même, il est rare que la solution du voisin soit également notre solution idéale. Plus encore, il est extrêmement rare d’avoir accès à une vue d’ensemble représentative des choix d’autrui en matière d’alimentation comme dans tout autre domaine. Lorsque l’on en prend conscience il est bien plus facile de ne garder des images/articles/recettes/menus types seulement ce dont on a besoin sans préjuger de notre infériorité face à l’idéal qu’ils nous renvoient. Par ailleurs durant cette période d’apprentissage (et parce que les conseils sont légions et souvent issus de l’expérience personnelle de ceux qui les partagent) je vous encourage à recouper vos informations et garder un esprit critique pour trouver vos réponses parmi celles des autres mais aussi laisser de côté les propositions qui ne vous conviennent pas. 

Interdire les interdits

J’aime beaucoup la philosophie d’Ella Woodward (que vous connaissez peut-être pour son blog Deliciously Ella) qui conseille lorsque l’on veut changer son assiette d’initier le processus en ajoutant ce qui nous semble manquer à notre alimentation plutôt que de retirer ce qui nous semble y être en excès. En prenant l’exemple d’une alimentation plus riche en légumes, elle donne comme piste d’en rajouter une portion à un repas, puis à deux, puis à trois. Ainsi on s’habitue aux nouvelles saveurs, on expérimente des combinaisons, on apprivoise ce nouvel ingrédient sans se priver des autres dont la proportion diminue de fait puisque notre faim n’est pas sans limites. Le changement s’instaure ainsi en glissement sans jamais passer par des extrêmes. 

[Petit aparté : Il y a beaucoup à gagner à envisager nos changements alimentaires sous l’angle d’une rééquilibration plutôt que d’une succession d’interdits car ces derniers sont à la source de troubles du comportement alimentaire par le biais d’un phénomène appelé la restriction cognitive (cet article est technique mais sa dernière partie « Résumé » explique de façon accessible les grandes lignes de cette théorie)(par ailleurs ce site est une source d’information prolixe si cette thématique vous intéresse). Cependant, se défaire de cette approche bien/mal autorisé/interdit est loin d’être simple car nous avons tous des croyances (erronées, enracinées) autour de l’alimentation et pris l’habitude d’associer à chaque aliment une étiquette. Déconstruire nos croyances vis à vis de l’alimentation, c’est devoir revoir tout notre référentiel. C’est se familiariser avec l’idée qu’aucun aliment BRUT n’est bon ou mauvais mais que tous apportent des choses différentes dont nous n’avons pas toujours besoin/envie en proportions égales selon nos activités, nos goûts, notre âge ou notre état de santé. C’est aussi se défaire de l’immédiateté et du catastrophisme que sous-tendent les régimes et réaliser que « l’équilibre alimentaire » ne se fait pas en un repas ni même en une journée mais sur des périodes bien plus longues rendant nos « écarts à l’interdit » dérisoires. Interdire les interdits c’est pouvoir manger de tout, pas forcément dans les mêmes quantités et aux mêmes fréquences selon les périodes, les formes ou son état de santé et réapprendre à (se) faire confiance (à soi comme à ses sensations).]

Avancer à son rythme et sans culpabilité 

S’écouter 

Est-ce le point le plus important ? Sûrement et il recoupe beaucoup de notions abordées dans les points de cet article. Tous les conseils ne s’appliquent pas à tout le monde. Et s’il existe pléthore de régimes et courants alimentaires, au-delà de leur intérêt économique certain, je veux croire que c’est aussi parce qu’ils répondent à des conditions différentes et des préférences individuelles. Une personne avec un intestin fragile sera moins confortable avec un régime trop riche en fibres là où une personne avec des intestins plus paresseux y trouvera un mieux. Il existe milles et une spécificités comme celle-ci qui peuvent expliquer pourquoi la solution du voisin n’est pas exactement la vôtre et demande de fait des ajustements. Ajoutez à cela des envies différentes, des sensibilités particulières, une multitude de rythmes de vie et de priorités qui diffèrent et la nécessité d’expérimenter pour soi-même en restant à l’écoute de ses sensations devient évidente. Pour qu’un changement ait une chance de trouver sa place dans votre quotidien, il faut qu’il vous convienne, qu’il réponde à un besoin et apporte un mieux être. Et si pour certains grands syndromes les réponses sont binaires (régime réduit en sel à certains stades de l’insuffisance cardiaque ou de l’insuffisance rénale par exemple), lorsque l’on a la chance d’être en bonne santé les changements tiennent plus de l’ajustement à une sensibilité particulière rendant leurs « commandements » beaucoup plus complexes à trouver. Ce qui explique ce besoin d’expérimenter, d’écouter ses sensations et de composer sa propre recette au sein même des grandes lignes nutritionnelles communes à tous les êtres humains pour trouver ce qui nous convient. 

DEMANDER CONSEIL A UN PROFESSIONNEL

Il existe de nombreuses professions qui ont fait de l’alimentation le coeur de leur métier et pourront à la fois répondre à vos questions, vous aider à identifier vos besoins, vous aiguiller si besoin était vers un médecin et vous soutenir dans vos démarches. 

Ne changer qu’une seule chose à la fois 

Tout changement faisant naître son lot de résistances et d’obstacles, se concentrer sur un seul changement à la fois donne plus de chances de les solutionner sans abandonner ni se sentir submergé. Un changement demande du temps pour être envisagé, voulu puis mis en action et encore plus pour supplanter les anciennes habitudes et s’intégrer dans nos routines. Pourtant, l’envie de changement arrive souvent dans des périodes de trop plein où tout nous semble à revoir. Ainsi il m’est arrivé de vouloir tout en même temps me coucher plus tôt, ne plus utiliser que les escaliers, méditer tous les jours, ne plus manger de produits industriels et/ou raffinés, cuisiner d’avantage, faire du yoga tous les jours… Même s’il est dur dans ces périodes de résister à l’envie de tout initier en même temps, prioriser ces changements est pourtant primordial pour se donner le maximum de chances de réussite sur la durée.

Je vous invite donc à faire la liste des choses que vous souhaiteriez changer, d’en choisir une seule et de concentrer vos efforts sur elle seule jusqu’à ce qu’elle n’en demande plus aucun et vous semble parfaitement naturelle. Fort de ce succès vous serez à ce moment-là pleinement disponible pour l’ajustement (ou le grand changement) suivant.

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Quelques pistes qui pourraient vous inspirer

Observer ses placards

Regarder ce que l’on a l’habitude d’acheter est riche d’enseignement. Changer sa manière de manger c’est aussi changer sa manière de consommer, d’acheter et choisir ses produits. Ainsi en faisant le bilan de la situation actuelle peut-on trouver les premières étapes du changement que l’on souhaite mettre en place. Cela peut-être aussi bête que de préférer la version labellisée d’un aliment, de changer de type de farine, d’acheter certains produits dans un format plus conséquent pour faire des économies ou de préférer les produits non transformés. Mais cette étape peut être un véritable élément déclencheur « catalyseur » de changement, ce serait dommage de passer à côté ! 

Prendre le temps de manger

Nos habitudes autour des repas ne vont pas toujours dans le sens d’un temps accordé qui soit suffisant. Manger en faisant autre chose, en travaillant, dans les transports, en regardant la télé ou rapidement entre deux rendez-vous a tendance à raccourcir la durée des repas. Reprendre le temps de manger et s’accorder de vraies pauses pour ne faire que ça peut pourtant apporter de réels bénéfices. En effet on trouve parmi les indicateurs renseignant le corps sur la présence ou l’absence de faim la distension de l’estomac qui une fois rempli envoie au cerveau le message d’arrêter de manger. Or il faut une vingtaine de minutes à l’estomac pour composer un tel message. Ainsi en mangeant trop vite prend-on le risque de manger plus qu’à notre faim augmentant ainsi notre apport calorique et générant un inconfort après le repas. 

Quelques pistes pour réapprendre à prendre le temps :

  • poser les couverts entre chaque bouchée
  • ne rien faire en même temps
  • utiliser des techniques de méditation pleine conscience pour être présent à l’acte de manger
  • faire une pause entre le plat principal et le dessert pour ne prendre ce dernier que si la faim est encore présente après cette pause. 

Cuisiner

Si ce n’est pas toujours facile d’en trouver le temps ou de se lancer lorsque l’on sent ses bases fragiles, cuisiner une plus grande part de son alimentation a de nombreux avantages. Celui de choisir exactement ce que contiennent ses plats et se défaire de sucre, sel et additifs en excès dans les plats préparés. Celui de pouvoir apprivoiser de nouveaux ingrédients en testant autant de combinaisons que nécessaire pour trouver la manière dont ils doivent être cuisinés pour nous plaire. Celui d’amener de la diversité dans nos assiettes en proposant des associations peu représentées dans l’offre des plats à emporter. Celui de faire des économies, les produits de base étant souvent moins coûteux que ceux déjà préparés. On peut imaginer une multitude d’étapes pour essayer de cuisiner un peu comme de préparer une fois par semaine les encas qui nous accompagneront au quotidien, en faire un rendez-vous familial ou un moment rien qu’à soit de temps en temps créant l’occasion d’écouter son podcast préféré. Comme pour tous les conseils de l’article, il vous appartient d’expérimenter pour trouver ce qui vous convient dans votre vie telle qu’elle est aujourd’hui. Et d’abandonner ce conseil s’il n’y a pas sa place. 

Si vous peinez à trouver le temps de cuisiner au quotidien, peut-être la technique du batch cooking – qui consiste à préparer tous ses repas de la semaine en une seule session cuisine – pourra vous aider, j’en parle en détail dans cet article Mieux manger au quotidien : le Batch cooking et vous détaille une session dans son entier ici Batch cooking 1 semaine dans mon assiette

Changer son alimentation sereinement selon ses besoins et ses envies - Slow living - Miss Blemish

De la lecture 

Si la thématique du changement vous intéresse, ces deux ouvrages qui se consacrent à ce sujet m’ont passionnée :
  • The power of less de Leo Babauta que vous pouvez également retrouver sur son site (en anglais) Zen Habits
  • The power of habit (que je suis en train de lire mais qui est plein de promesses) de Charles Duhigg 
Vous trouverez dans ces livres des appuis scientifiques et des informations complémentaires qui pourront continuer de vous aiguiller. J’espère de tout coeur que cet article vous a apporté quelques pistes à explorer si vous êtes dans une période de changements difficiles à mener et qu’il pourra vous aider à les accomplir plus sereinement, à votre rythme et sans culpabilité. N’hésitez pas à partager vos conseils et votre expérience dans les commentaires, je suis sûre que cela pourra en intéresser et aider plus d’un ! Et si l’article vous a plu, vous pouvez le partager sur Pinterest via l’image ci-dessous :)

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Et vous, quel est votre rapport au changement ?

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