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4 petits-déjeuners sans gluten


4 petits-déjeuners sans gluten - Cuisine Saine - Miss Blemish

Couper des bananes et des kiwis en deux, semer des fruits secs, saupoudrer des graines, casser des noix, sourire à la vanille du granola, sentir du bout des doigts le froid du verre au jus d’orange qui attend puis réchauffer mes mains sur mon mug rempli – jusqu’à presque en déborder – de thé Earl Grey. Souffler sur la surface fumante, sourire au ciel bleu-rose et sentir ce petit rien au creux de la poitrine s’alléger dans ce bonjour matinal à la Lumière. Chuchoter quelques mots à l’amoureux, glisser un bisou sur sa joue puis m’installer face à ces mots – petit déjeuner de ma créativité – qui accompagnent avec douceur les premières minutes de ma journée. Sourire de toutes ces étapes qui donnent vie au rituel qu’est devenu le petit déjeuner, étape incompressible sans laquelle ma journée ne peut pas vraiment commencer.

Ces temps-ci un peu plus que d’habitude, j’aime faire varier chaque matin mes petits déjeuners en quelques recettes et ingrédients basiques se retrouvant autour des principes qui me sont chers dans mon alimentation : gourmandes et savoureuses, les plus complètes possibles, simples et rapides à préparer, sans gluten, lactose ou produits raffinés et pleines de nutriments complémentaires. Ces quatre options sont celles qui accompagnent mes matins ces temps-ci avec douceur et mmmmmh ravis. J’espère qu’elles vous inspireront autant qu’elles vous régaleront !

4 petits-déjeuners sans gluten - Cuisine saine - Miss Blemish

Bol végétal

Ingrédients

1 yaourt nature au soja
1 banane
1 poignée de cranberries séchées
1 c.à.s de graines de courge
2 c.à.c de purée d’amandes complètes

Préparation

Brasser le yaourt au soja jusqu’à ce qu’il soit onctueux et le vider dans un bol. Couper la banane en rondelles et les disposer sur le yaourt. Rajouter les cranberries séchées, les graines de courge et la purée d’amandes complètes en tout dernier. Votre bol est prêt ! Vous pouvez remplacer la purée d’amande complète par de la purée de sésame (Tahini), son goût se marie à merveille avec celui de la banane et du soja.

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4 petits-déjeuners sans gluten - Cuisine saine - Miss Blemish

2 minutes semi-raw granola

Ingrédients

4 c.à.s de compote (poire / vanille pour moi)
1.5 cup de granola charles vignon vanille amandes
1 c.à.s de graines de courge
1 c.à.c de graines de chia
1 c.à.c de graines de lin
Quelques noix de pécan

Préparation

Dans un bol, placer la compote puis le granola et saupoudrez des différentes graines. C’est prêt et très complet !

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Tartines au miel et à la purée d’amandes complètes

J’utilise sur pain de mie aux graines Genius (pour avoir essayé plusieurs marques, c’est le pain de mie de celle-ci que je trouve le plus fidèle au pain de mie classique avec gluten)(c’est du pain blanc sur l’image car le pain complet était fini !) que je fais griller au four pendant que l’eau de mon thé chauffe et que je termine de me préparer. Trempées dans du thé earl grey ces tartines sont parfaites… Vous pouvez remplacer la purée d’amandes complètes par de la purée de noix de cajou, c’est délicieux aussi !

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4 petits-déjeuners sans gluten - Cuisine Saine - Miss Blemish

Pain perdu

Ingrédients

Tranches de pain sans gluten
Lait d’amande
1 oeuf
1 c.à.s de sirop d’agave
1 c.à.s d’arôme de vanille
De la cannelle

Préparation

Je fais dorer mes tranches de pain perdu dans une poêle à peine huilée (j’utilise un essuie tout pour la répartir et absorber l’excédent). Couper les tranches en deux et les laisser tremper quelques secondes de chaque côté dans le mélange. Une fois imbibées de lait sucré, les placer dans la poêle sur feu doux et laisser cuire jusqu’à ce que les deux faces soit dorées. Servir tiède, saupoudrées de cannelle, de fruits secs et de sirop d’érable.

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Encore plus de recettes pour des petits déjeuners sans gluten ?

Petits pains au maïs sans gluten
Comme un granola
Porridges sans gluten
Pancakes sans gluten – Pancakes pomme cannelle
Pumpkin waffles
Gaufres à la fleur d’oranger
Mugs cakes 

4 petits-déjeuners sans gluten - Cuisine Saine - Miss Blemish

Et vous, quels sont les invités de vos petits déjeuners ?

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1 an d’astuces pour de jolies photos


Bilan bucket list 2015 - Ce que j'ai appris en photographie 2

Janvier 2015, je passe la porte de cette boutique dont s’échappent des odeurs de peinture, de solvants et de térébenthine pour choisir les panneaux de carton plume qui donneront vie à mon mini-studio photo fait maison. C’est la première étape à cette envie de jolies photographies, créer un cocon pour mes futures compositions et ainsi me jouer du manque de luminosité de mon appartement tout en long. C’est à partir de ce point-ci que cet article s’est construit petit à petit de douces épiphanies et de joyeux ratés. De mes recherches photographiques à tâtons, il s’est enrichi de lectures et d’inspirations, de mots techniques déchiffrés, vulgarisés, apprivoisés. C’est la première partie, la partie technique, la partie qui fait peur mais qui n’a finalement plus rien d’effrayant lorsque l’on passe à la suivante, celle qui demande : quel est ton regard ? Et pour cette part je suis encore au coeur du processus de recherche qui définit peu à peu les codes et contours de ce qui me touche, d’un esthétisme qu’on puisse appeler une « patte » aux frontières de toutes ces inspirations morcellées, digérées, réinterprêtées, associées, dissociées. Composer depuis la trame blanche de mes pans de carton plume ou depuis la rue fugace et éphémère perpétuellement en mouvement. Raconter une histoire d’objets agencés, posés, déplacés, saisir un instant. Arriver à redire un instant dans un artificiel qui se veut de le recréer.

J’espère que cet article rempli de toutes les astuces qui m’aident sur le versant technique vous aidera à continuer de définir votre propre sensibilité esthétique rayon photographie et à – petit à petit – apprivoiser votre appareil, la lumière, les ombres et les angles. 

Créer son mini-studio photo

Dans mon appartement tout en long, la question de la lumière s’est très vite posée. J’ai donc créé – pour la contourner – un mini-studio photo tout blanc posé tout à côté d’une fenêtre et recouvert un grand panneau d’aluminium pour concentrer la lumière encore. Je vous explique toutes les étapes pas à pas dans cette fiche DIY illustrée

Ce studio est ma trame de fond depuis un an maintenant, une trame que j’adapte aux besoins du sujet que je photographie et à la mise en scène dont j’ai envie. Le blanc se voit recouvert, découvert, détourné de bois naturel ou peint, d’aquarelle, de papiers colorés ou de tissus emmêlés. J’utilise le studio en entier pour faire des vues de côté qui nécessitent une jolie base et un joli fond mais ne vais prendre qu’un pan de carton plume posé au sol tout près de la fenêtre pour les vues de dessus. Comme mon objectif fétiche (voir plus bas dans les annexes « Matériel ») a une focale fixe, je m’aide d’un escabeau lorsque je suis trop petite pour avoir la scène composée en entier dans mon champ. Si pour une composition la ligne de démarcation entre le carton du bas et le carton du fond est dérangeante, je prends une grande feuille de canson blanc, je pose sa partie basse par terre et je scotche sa partie supérieure au mur. Ainsi il n’y a pas de démarcation nette entre le bas et le fond grâce à la courbe que fait le papier entre mur et sol. 

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Travailler sa photo : apprivoiser lumière et réglages

Lorsque l’on ne maîtrise pas bien les fonctionnalités de son appareil, on s’appuie beaucoup sur les logiciels de traitement photo pour obtenir artificiellement en post-production les effets de lumière, de contraste et de texture voulus. Or, passées certaines limites, procéder ainsi diminue la qualité – notamment la netteté – de l’image. On prend le problème dans le mauvais sens là où pourtant nous tenons entre nos mains tout ce dont nous avons besoin. Voici les principales fonctionnalités dont la découverte et le maniement ont changé mes photos, décodées : 

1. La 1ère étape est de passer votre appareil photo en mode manuel. Sur la plupart des appareils le choix se fait via une molette ronde située sur le haut de l’appareil sur laquelle sont dessinés des acronymes : pour passer en mode Manuel il suffit de tourner la molette jusqu’à placer le « M » en face du curseur. Le mode manuel permet de choisir et ajuster chacun des paramètres de la photo – dans les limites des possibilités de l’appareil et de l’objectif utilisés – et notamment la luminosité de votre photo et le contraste entre ses différents plans. 

2. La « vitesse » gère la question de la luminosité : on parle de « vitesse » car ce paramètre gère celle avec laquelle le diaphragme de l’appareil va se refermer (on parle aussi de vitesse d’obturation). Plus il prend du temps pour se fermer (vitesse lente), plus l’appareil va pouvoir capter une quantité importante de lumière. A l’inverse, plus il se referme rapidement (vitesse rapide), plus la quantité de lumière captée sera faible. Vous pouvez ainsi entendre parler de « temps d’exposition » qui se réfère au temps pendant lequel l’appareil a emmagasiné des informations pour prendre la photo : c’est le temps pendant lequel le diaphragme est resté ouvert pour prendre la photo. La vitesse s’exprime sous la forme d’une fraction de type « 1/X » sur l’écran de contrôle de votre appareil. Plus X est un grand nombre, plus la vitesse est importante, plus le diaphragme se referme rapidement et moins de lumière est captée. A l’inverse plus le X est petit, plus la vitesse est lente, plus le diaphragme reste longtemps ouvert et plus de lumière est captée. En jouant sur ce paramètre, vous pouvez vous affranchir (dans certaines limites) du manque relatif de luminosité ou au contraire par beau temps capter plus facilement un paysage ou un portrait en limitant la surexposition. Bien régler la vitesse à la luminosité ambiante est une étape clé pour gagner en qualité d’image car cela réduit drastiquement les retouches ayant pour but d’augmenter artificiellement « le blanc » de l’image. 

3. La « focale » gère le contraste flou/netteté entre les différents plans de la photo (on appelle ça la profondeur de champ). Elle s’exprime sous la forme d’un nombre – ouf ! fini les fractions – précédé d’un petit « f » sur l’écran de contrôle de votre appareil – par exemple « f2.5 ». Plus la focale est petite plus la différence entre les différents plans de la photo sera marquée : l’arrière plan sera flou et le premier plan très net. Plus la focale va grandir, plus le contraste flou/netteté va s’atténuer pour au maximum obtenir premier et arrière plan captés avec la même netteté. Sur l’écran de contrôle de votre appareil elle est notée « f… » mais sur les boutons de votre appareil elle peut aussi se cacher sous le bouton « Av+/-« . Sur mon appareil notamment, si la vitesse se règle directement en faisant tourner une petite molette de réglage sur l’avant de l’appareil, pour faire de même pour la focale il faut maintenir enfoncé le bouton « Av+/- » et tourner en même temps la molette de réglage. 

4. Les ISO – C’est une partie que je ne maîtrise pas très bien. Ce que je sais c’est que monter les ISO permet de prendre des photos lorsqu’il fait sombre, de nuit par exemple. D’essais successifs, je trouve que plus les ISO sont grands, plus on perd en qualité d’image. Cela rajoute un certain grain. C’est pourquoi je règle mes ISO à 200 et fais jouer les autres paramètres de mon appareil pour travailler mes photos. Je vous conseille pour décider de ce qui vous plaît – nous n’avons pas tous les mêmes sensibilité – de choisir d’un objet à photographier, de régler focale et vitesse et d’ensuite faire varier les ISO pour décider de ce qui vous plaît le plus. 

1 an d'astuces pour de jolies photos - Photographie - Miss Blemish

Composer sa photo

Il y a énormément d’articles qui traiteront mille fois mieux – au moins ! – que ce que je pourrais faire sur le sujet car, si je suis certaine d’utiliser beaucoup de règles esthétiques lorsque je compose ma photo, je le fais encore pour beaucoup d’entre elles inconsciemment.

1. Jouer sur les lignes – Pour vous familiariser avec quelques techniques formelles, je vous conseille à l’article de Laura – Photographie et stylisme culinaire : trucs et astuces – qui les reprend, les explique et les illustre avec ses très jolies photographies. 

2. Rendre paysages et compositions d’intérieur vivants en photographiant un sujet qui évolue dedans. Que ce soit une main qui se sert une gaufre, qui plonge un sachet de thé dans de l’eau bouillante ou une personne de dos face à un paysage, photographier un sujet va donner du relief à ce que vous voulez montrer.

3. Pour les vues « de côté » mettre l’objectif à la hauteur de ce qui est photographié. Même si ce n’est pas l’angle que je retiens, j’aime prendre ce point de départ-là pour appréhender la scène que je dois photographier dans son intégralité.

4. Explorer différents angles – Mon objectif préféré – voir dans les annexes « Matériel » – n’a pas la possibilité de zoomer ce qui m’a appris – bien d’avantage encore qu’auparavant – à tourner autour de mon sujet, m’en éloigner, m’en rapprocher, prendre des vues du dessus, de côté, de biais… 

5. De jolis accessoires pour ses compositions d’intérieur – fleurs, feuilles, végétaux, jolie vaisselle, bougies, papier kraft, carnets, boîtes, livres… De la même manière qu’un geste peut donner vie à une photographie, je m’appuie énormément sur fleurs et végétaux pour donner vie à mes compositions d’intérieur. Pour tous les autres accessoires, c’est une question de goût, de coups de coeur et de séries : je raffole du papier kraft ces temps-ci, j’aime les formes simples et épurées en matière de vaisselle (House Doctor est mon fournisseur préféré) et je me laisse guider dans mes achats par mon amour des matières brutes.

Retoucher sa photo

En travaillant la photo en amont avec le réglage de la luminosité surtout et de la focale pour le rendu, l’importance des retouches est considérablement réduite, la qualité de la photo préservée et l’écart entre ce que vous imaginiez et le rendu réduit. J’utilise le logiciel Photoshop qui me convient parfaitement pour le type de retouches dont j’ai besoin. Je joue essentiellement sur Lumière – Correction gamma – Décalage – Vibrance, très faiblement, car tout le reste du travail est déjà fait !

Choisir la photo

Vous pouvez retrouver mon petit guide pour choisir vos photos après séance puis après retouche par là : choisir LA photo.

où manger à New York

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matériel

J’utilise l’appareil photo reflex d’entrée de gamme de Canon, un EOS 1100D ainsi qu’un objectif « classique » 18-55 mm et un autre – mon préféré – à focale fixe 50mm f/1.8 (voir la partie « travailler sa photo »).

ressources

Il y a énormément de ressources en ligne disponibles avec autant de formats différents pour parler à toutes les sensibilités. J’ai choisi de partager seulement ces deux articles car ils reprennent certains points abordés ici et sont des mines de bons liens, chaînes youtubes, sites et articles intéressants sur lesquels vous pourrez vous appuyer pour continuer à apprendre :

La gestion de la lumière, petit cours de photo #3 – par Noémi

Mes 10 conseils pour améliorer vos photographies – par Marie-Charlotte. Cet article est de loin le plus complet que j’ai pu lire sur le sujet et regorge de ressources utiles pour progresser dans chacun des domaines qu’elle aborde (je n’ai pas encore fini de tous les explorer, c’est pour vous dire !). Si vous vous posez milles questions et voulez en apprendre encore d’avantage sur votre appareil ou la composition d’une photo, je vous le conseille car en plus du versant technique elle aborde également la question du style photographique qui est un point sur lequel je ne me sens pas suffisamment sûre encore pour en parler !

Mes préférés 

Il y en aurait mille à citer (la liste de mes abonnements Instagram peut vous donner des idées) mais j’ai décidé de n’en choisir qu’une poignée dans quelques catégories qui me parlent pour que vous puissiez découvrir – ou redécouvrir – leurs univers sans vous noyer :

Mode-Portrait-Ville : Elodie – Le blog de la méchante, Garance Doré

Paysages-Voyages : HelloEmilie, Elise – Lisebery 

Reportage quotidien : Victoire – Victoire de Changy

Intérieur : Virginie – Simplement Beau

Nourrir son inspiration

Instagram, Pinterest et Blogs

Magazines : Les Others, Kinfolk, Mint Magazine

Voyager, sortir, aimer, se balader…

Continuer à progresser

C’est un conseil banal mais très efficace : j’essaie de garder au maximum mon appareil avec moi. Le fait de le savoir à portée de main a pour effet – souvent bien inconscient – de me faire ouvrir les yeux plus grand et d’interroger ce qui m’entoure : cela travaille mon regard. Le regard, votre regard, c’est l’âme de la photographie là où ce qui est photographié s’en fait le corps. On imprime sur la pellicule notre manière de vivre une scène, consciemment, ou inconsciemment. Et au fur et à mesure que l’on s’apprend, ce que l’on faisait machinalement – l’orientation de l’appareil, l’angle choisi, le détail sur lequel on fait notre mise au point – va devenir sciemment cherché. Et à partir de ce moment-là, l’art peut commencer.

1 an d'astuces pour de jolies photos - Photographie - Miss Blemish

J’espère de tout coeur que cet article vous a plu et qu’il vous sera le plus utile possible. N’hésitez pas à me faire des retours et à me poser des questions si certaines choses sont peu claires ou n’ont pas été abordées !

Et vous, quelles sont vos astuces pour de jolies photos ?

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Nos sourires en résistance à l’Horreur


nos sourires en résistance à l'horreur - Paris 13 novembre - Paris is about life - Espoir - Amour - France - Unité - Miss Blemish

Ouvrir les fenêtres sur ma rue silencieuse, laisser l’air frais traverser les murs et s’arrêter sur mon visage enfermé trop longtemps, lever les yeux vers le ciel rose-gris-bleu, sentir l’appartement doucement se remplir de l’odeur chaude des gaufres cuisant lentement et décréter cette version-ci – au citron – ma préférée. Regarder le thé colorer l’eau chaude, m’asseoir pour méditer, aimer, porter de l’écru, du blanc cassé, m’étirer, joindre mes mains sur ma poitrine pour prendre quelques poses de yoga et retrouver l’équilibre qui vacille sitôt mes yeux fermés. Enlacer l’amoureux et chuchoter des Je t’aime qui disent à quel point c’est bon, à quel point je suis reconnaissante de pouvoir être là maintenant dans tes bras, ensemble et en vie. Remplir d’eau fraîche le vase des roses offertes vendredi à l’heure de se retrouver après plusieurs jours séparés, sentir – combien de fois – les larmes monter devant la démonstration de ce que l’Homme a de plus beau après ce qu’il a de plus laid. Ramasser des feuilles dans la courte allée de l’immeuble sur les branches lourdes, les glisser entre les pages sous les encyclopédies pour bientôt les retrouver séchées. Se retrouver entre amis, ouvrir du vin, laisser la musique combler nos silences désemparés.

Aujourd’hui où les sourires peinent à se frayer leur chemin entre les larmes, je les ai remis tout au centre, je leur ai laissé, non sans difficulté, la place d’exister. La douceur en rempart, en résistance, en acte posé consciemment face à l’horreur, face à la peur. La peur a été le mandat de tous les oppresseurs que nos civilisations humaines, de tous temps, aient connus. Et lorsque l’on regarde l’Histoire depuis nos positions, on se demande souvent « Comment ? », comment une si infime poignée de gens a pu faire pour victimes des milliers d’autres, opprimés. C’est ce que fait la peur : elle sclérose, divise et oppose, elle arrache aux mains des victimes la faculté de s’unir, de se rassembler, de se soulever en des heures où il est impossible de fédérer à large échelle sans outil pour communiquer. Cependant aujourd’hui, Internet nous a affranchi des frontières géographiques et nous permet à tous de ne plus vivre nos drames isolés mais tous ensemble rassemblés. Internet a permis à la solidarité de s’organiser aux heures les plus sombres pour sauver et secourir le plus grand nombre. Internet nous a permis de nous sentir moins seuls, de nous sentir unis, soutenus, aidés et aimés, par-delà les frontières. Et unis, la Peur n’a plus d’emprise. Aujourd’hui où hier cet ici me semblait si loin, je le retrouve plus que jamais empli de sens et d’importance puisqu’il représente toutes les petites choses qui font sourire la vie. Tout ce qui vendredi a été frappé d’horreur : Rire, se retrouver, partager, cuisiner, créer, rêver, espérer, aimer.

Aujourd’hui où à l’extérieur la paix est ébranlée, la cultiver en nous et entre nous ne m’a jamais semblé avoir plus de sens et d’importance. L’heure est à apprendre pour de bon la tolérance, à comprendre l’autre au-delà de ses infimes différences, à ne pas juger celui qui à besoin de se taire lorsque l’on a besoin de parler, à respecter la manière dont chacun vit, tremble, aime, prie et espère. À lâcher prise avec nos certitudes et laisser à chacun la place d’être ce qu’il est, tel qu’il est. Ceux qui râlent, ceux qui bousculent, ceux qui rient, ceux qui pleurent, ceux qui se taisent, ceux qui s’enferment, ceux qui ont peur, ceux qui espèrent, ceux qui essaient de faire « comme si » et ceux qui n’y arrivent pas. Il est l’heure de relâcher poings et mâchoires et d’ouvrir nos bras. D’aimer plus loin et plus fort que soi, de comprendre que nous ne gérons pas tous nos défis, nos peines et nos joies pareillement et que pourtant, à l’arrivée, l’humanité est unité.

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