Bols d’été à l’avocat


Bols d'été à l'avocat - recettes sans gluten et végétariennes - Miss Blemish

Lorsque j’ai commencé à cuisiner, les légumes sont les aliments que j’ai le plus peiné à apprivoiser. Les cuisiner pour mettre en valeur leur saveur comme leur texture m’a plus d’une fois donné du fil à retordre et ce sans compter les innombrables variétés dont je ne connaissais pas les méthodes de préparation. Pourtant les légumes et les fruits comme les épices sont bien souvent le coeur de ce qui va donner son goût au plat et savoir les cuisiner un atout indéniable pour préparer des repas délicieux, variés et gourmands. Ma transition vers un régime alimentaire moins riche en produits d’origine animale a logiquement relancé ma quête d’une meilleure maîtrise de la cuisine des fruits et légumes. 

Je vous retrouve donc aujourd’hui pour 3 recettes de bols d’été autour d’un ingrédient commun : l’avocat ! Toutes les 3 se prêtent au batch cooking et peuvent ainsi être préparées en avance pour votre semaine. Simples et savoureuses, elles ont accompagné tout mon mois de juillet avec gourmandise et j’espère qu’elles en feront autant pour vous en août. Dans ces bols l’avocat joue le rôle d’une sauce délicieuse car cuisiné en guacamole. C’est ma première astuce gourmande autour de la cuisine des fruits & légumes : les cuisiner en purées épicées pour en faire des sauces gourmandes à incorporer à vos plats préférés. 

bols d’été à l’avocat | La base

Choisir ses avocats

Pour choisir les avocats, je me laisse guider par deux paramètres :
– la consistance globale de l’avocat qui au mieux est légèrement molle, signe que la chair est mûre et sera facile à travailler
– la couleur présente sous le pédoncule (astuce découverte grâce à Julie dont je vous conseille le blog Friendly Beauty comme la chaîne Youtube pour apprendre tout un tas d’astuces et de bons gestes pour mieux respecter l’environnement) : si la chair de l’avocat sous le pédoncule est claire alors celui-ci n’est pas abîmé, en revanche si la chair est brune il y a fort à parier que l’avocat présente des zones abîmées. Cela fait plus d’un an que je choisis mes avocats ainsi et pour l’instant cela marche très bien ! 

Préparer un délicieux guacamole

La recette de base du guacamole se compose d’avocat écrasé et d’épices. Lorsque l’avocat est bien mûr, deux fourchettes suffisent à le réduire en purée, sinon j’utilise un mixeur (blender ou spécial soupe). Pour les épices, j’utilise le mix d’épices pour Guacamole Olden Paso que je dose en fonction de l’intensité voulue mais vous pouvez également faire votre propre mélange selon vos préférences. 
Si je veux rajouter une petite dose de fraîcheur et de légumes dans mon assiette, j’ajoute au guacamole classique de tous petits dés de tomate et/ou quelques dés d’un oignon finement émincé (attention cela rajoute du piquant !). 
 
Pour que le guacamole ne noircisse pas vous pouvez si vous ne le consommez pas immédiatement :
1ère option – si vous comptez le manger dans la 1/2 journée, ajouter les noyaux d’avocat dans le bol de guacamole
2ème option – pour une consommation plus tardive, ajouter un peu de jus de citron (quantité à moduler en fonction du nombre d’avocats utilisés) 

Composition commune aux 3 bols

Pour chacune des trois recettes que je partage avec vous ci-dessous, la base se composera de riz (blanc ou complet selon vos préférences) et du guacamole préparé ci-dessus. Les proportions de chaque sont précisés à la fin de chaque recette à titre indicatif, à vous de les adapter selon vos propres besoins et envies.

Par ailleurs, ces 3 bols sont sans gluten, sans produits laitiers et végétariens. En accord avec mon envie de continuer à diminuer ma consommation de viande, poisson et produits d’origine animale, j’apprends lentement à cuisiner et composer mes assiettes différemment. J’ai donc décidé de ne plus publier ici de recettes faisant appel à des produits que je désire supprimer de mon assiette à terme mais d’au contraire partager avec vous mes découvertes et recettes adoptées-adorées. Néanmoins, sentez vous libres d’adapter les recettes ci-dessous à vos propres préférences.

Bols d'été à l'avocat - recettes sans gluten et végétariennes - Miss Blemish

Bol N°1 | des abricots rôtis 

Ingrédients

Abricots*
Huile d’olive
Origan
Sirop d’érable 

*je choisis de préférence ceux qui sont un peu abîmés ou trop murs et garde les plus frais pour les manger crus

Préparation 

1. Déposer sur une plaque couverte de papier sulfurisé les abricots ouverts en deux, face vers le dessus. 

2. Dans un petit bol, mélanger 2 c.à.s d’huile d’olive, 1 c.à.s de sirop d’érable et de l’origan séché puis enduire chaque abricot du mélange 

3. Enfourner à 180°C chaleur tournante jusqu’à ce que les abricots soient rôtis (environ 30 minutes) 

4. Laisser refroidir un petit peu avant de dresser les bols avec 1 part de riz, 1/2 part de guacamole et 1/4 de part d’abricots rôtis. 

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Bol N°2 | un dhal de lentilles corail 

Ingrédients 

Lentilles corail
1 oignon
200g de coulis de tomate
Curry
Paprika
Cumin

Préparation 

1. Dans une casserole, faire chauffer de l’huile d’olive à feu moyen. Pendant ce temps, couper l’oignon grossièrement pour obtenir des morceaux de taille moyenne et les verser dans l’huile chaude. 

2. Lorsque les oignons sont devenus translucides et dorés, ajouter les épices – curry, cumin et paprika – selon vos préférences. Pour ma part je mets 1 c.à.s de curry pour 1 c.à.c de paprika et 1/2 c.à.c de cumin. Mélanger et laisser quelques instants sur le feu pour que les oignons s’impregnent des épices. 

3. Ajouter les lentilles corail, mélanger et ajouter de l’eau pour les recouvrir complètement. Laisser cuire sur feu moyen en mélangeant régulièrement pour que les lentilles n’accrochent pas au fond. 

4. Une fois l’eau de cuisson presqu’absorbée par les lentilles, ajouter le coulis de tomate et laisser cuire quelques minutes de plus pour que la consistance du dhal ne soit pas trop liquide. 

5. Servir dans des bols avec du 1 part de riz, 1/2 part de dhal et 1/2 part de guacamole

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Bol N°3 | un chili (végétarien) 

Ingrédients 

500g d’haricots rouges 
Poivrons rouges, jaunes, verts
400g de coulis de tomate 
1 oignon
1 boîte de maïs
Paprika 
530g de pois chiches en conserve (poids net égoutté) ou après avoir trempé 1 nuit
Tahini
1 citron
Huile d’olive
Cumin

Préparation  

1. Couper les poivrons en deux, les évider et les poser sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, peau vers le dessus. Les enfourner à 180°C chaleur tournante jusqu’à ce que la peau des poivrons soit rôtis. Sortir les poivrons du four et laisser refroidir. 

2. Dans une poêle, faire chauffer sur feu moyen de l’huile d’olive. Pendant ce temps, couper l’oignon grossièrement pour obtenir des morceaux de taille moyenne et les verser dans l’huile chaude. 

3. Lorsque les oignons sont devenus translucides et dorés, ajouter paprika et mélange d’épices tex mex, mélanger puis ajouter le coulis de tomate et laisser mijoter quelques minutes. Pendant ce temps là, égoutter les haricots rouges et le maïs. Les verser dans la poêle, mélanger et baisser le feu. 

4. Une fois les poivrons rôtis et refroidis, les éplucher à la main (elle s’enlève normalement facilement) puis les couper en fines lamelles. Ajouter les poivrons au chili et mélanger. Le chili est prêt. 

5. Dans un blender préparer le houmous en mélangeant les pois chiches égouttés, le jus de citron, 10 c.à.s d’huile d’olive, un peu d’eau et du cumin jusqu’à obtenir une crème lisse. 

6. Préparer le bol avec 1 part de riz, 1/2 part de chili, 1/4 de part de guacamole et 1/4 de part de houmous.

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Et vous, quelles sont vos combinaisons d’été préférées en cuisine ?

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Douces retrouvailles


Douces retrouvailles - slow living - Miss Blemish

J’ai envie de vous écrire ce matin la douceur de revenir ici comme on franchit la porte d’un endroit familier où tout est exactement resté à la place où on l’avait laissé, apparente immobilité où pourtant tellement de choses ont eu l’espace d’exister. Dans ces retrouvailles il y a le goût particulier de l’absence qui s’achève, qui mêle la redécouverte à la familiarité des lieux auxquels on appartient. Il y a l’ivresse dans laquelle autant est à raconter qu’à écouter, tendre brouhaha qui ne dit rien et tout à la fois. Il y a la presse qui nous pousse à vouloir rattraper le temps perdu, le plus vite possible et sans dormir. Alors plutôt que de laisser un silence comme une ellipse entre deux paragraphes je vais essayer de vous raconter – cet article comme un entracte – les semaines qui viennent de s’écouler avant, c’est l’article suivant, de vous écrire ma pile à lire de printemps (qui connaîtra sa part d’été).

Depuis la dernière fois, il y a eu les dernières semaines avant le concours et les jours J baignés dans un mélange étrange d’une sérénité imperturbable et concentrée comme n’en connaissent que les jours importants et d’une tension pourtant sans pareille en arrière plan. Il y a eu le soulagement d’avoir fini – enfin ! – et le goût incroyable de liberté de la première balade dans la douceur des soirs d’été – la fraîcheur le temps d’une soirée retrouvée. Il y a eu les jours pressés où l’on redécouvre la sensation d’avoir du temps et l’urgence de faire tout ce qui a été mis de côté trop longtemps mais aussi les jours hagards qui ont oublié que faire de toute cette liberté, jours errants où l’on papillonne sans trouver quoi faire vraiment.

17h30, contrôle+F et coeur battant, il y a eu sur l’écran mon chiffre parmi 8000 autres – précieux sésame à nos futurs – et les appels passés en hâte, les petits mots envoyés « à tous ceux qui » et le soir, des chips au paprika et du champagne pour fêter ça (déjà) une première fois. Il y a eu le premier week-end à nouveau entièrement partagé avec l’amoureux, Beaubourg, une glace au yaourt à la main. Il y a eu Lille en famille, rues pavées, façades colorées toutes en reliefs et retour à Paris soleil couchant, toutes fenêtres ouvertes. Il y a eu l’appartement en chantier, les douces habitudes retrouvées-réinventées, les soldes d’été entre amies et une robe en lin couleur terre trouvée pour le mariage que nous attendons cet été. 

Depuis cette poignée de jours comme une douce parenthèse, je suis de retour au travail pour une, deux, trois semaines, juste le temps de me frotter (un peu) à quelques tâches encore méconnues qui me seront quotidiennes dès « la rentrée ». De ces horaires retrouvés je fais le doux cadre pour juguler ce trop plein trop soudain de liberté qui m’éparpille entre mes envies. Progressivement je rééduque ma concentration fatiguée et retrouve le plaisir de lire, d’écrire et de ne choisir pour chaque instant qu’une seule chose parmi la liste des possibles à l’heure d’été. 

Et vous, juin, que s’est-il passé ?

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Les doux week-ends


Les doux week-ends, sourires de mai - Slow living - Miss Blemish

Lire petit matin dans le filet de lumière des rideaux à peine entr’ouverts, l’amoureux endormi à côté. Se réveiller tôt n’a finalement pour secret que de laisser la voie libre à la lumière par des volets ouverts. 

Travailler fenêtre ouverte sur le jardin, mon bout de trottoir parisien troqué le temps d’un week-end pour le bruit du vent dans les feuilles, des oiseaux et des insectes butinant les plantes aromatiques en contre-bas. 

La délicieuse odeur des oignons qui dorent dans l’huile d’olive presque-midi. 

Marcher pieds nus sur le parquet chauffé de soleil. Cueillir dans le jardin les fraises du dessert. 

Manger sous la tonnelle tous ensemble. Se battre gentiment pour la part de parmigiana avec le plus de mozzarella. 

Écouter sous la douche l’inspirant podcast Hashtag Creative, ouvrir les fenêtres sur la buée et penser tout bas que c’est drôlement chouette les salles de bains à fenêtres éclairées par la lumière chaude des fins de journées. 

Marcher à la fin du jour sur les chemins alentours plein de terre, graviers, goudron et herbes folles. 

Courir après avoir passé la journée assise.

Choisir dans les allées de la pépinière des lys pour la fête des mères. 

Me reposer sur les contours de mes heures frontières décidées pour le week-end entre travail et douceur. 

Observer la vie des bourdons qui butinent les fleurs de ciboulette. 

Profiter de milles odeurs : la menthe qui pousse contre le mur sous la fenêtre, la terre et l’herbe mouillées, les briques chauffées au soleil, le bois rangé, le vent iodé, le barbucue voisin, les fleurs au bord des allées. 

Faire la sieste, dimanche, dans les bras de l’amoureux, le bureau délaissé. 

Trouver enfin après 3 librairies fouillées, mon nouveau livre de chevet Planète Végane. En glisser quelques pages à chaque pause, me régaler d’apprendre de nouvelles choses. 

Refaire le monde dans la salle de bain. 

Ramener avec moi dimanche ce qu’il faut de fraises pour un festin de roi. 

Écrire les sourires du week-end dans le train.

Les doux week-ends, sourires de mai - Slow living - Miss Blemish

Et vous, quels sont les meilleurs ingrédients de vos doux week-ends ?

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