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Mes 3 granolas sans gluten préférés


Mes 3 granolas sans gluten préférés - Miss Blemish

Les granolas sont depuis longtemps mes alliés préférés des petit-déjeuners de semaine. Si j’aime préparer gaufres, petits pains maisons ou pancakes pour nos petits déjeuners de week-end, j’adore depuis toujours les céréales. En porridge, avec du lait d’amande, un yaourt au soja, un peu de purée d’amande ou de nocciolata ou tout simplement accompagnées de compote ou de fruits frais, j’aime le fait de pouvoir twister si facilement chaque matin le contenu de mon bol en fonction de mon envie du moment et de la saison.

Depuis que je mange sans gluten j’ai ainsi testé une multitude de granolas « industriels » – entre guillemets  car bio et le plus souvent sans produits raffinés dans leurs ingrédients pour une chouette composition au total – au fil des nouveautés proposées par le magasin bio où je fais une partie de mes courses.  C’est sûrement l’un des avantages lorsque l’on mange sans gluten, l’offre est encore restreinte mais dominée par des marques d’agroalimentaires biologiques qui permettent ainsi d’allier ces deux envies (et parfois même avec elles celles de produits moins riches en produits raffinés). De tous ces tests en sont ressortis ces trois favoris que je vous présente aujourd’hui en même temps que mes combinaisons préférées pour les savourer.

Le granola Amande et vanille de Charles Vignon

J’ai découvert ce granola il y a un peu plus d’un an et malgré tous ceux goûtés depuis aucun n’a réussi à le détrôner. Composé d’avoine certifié Afdiag (sans gluten), il assure une texture identique à celle des céréales classiques en profitant d’une composition plus proche de celle que je recherche avec des ingrédients tous issus de l’agriculture biologique et un effort apporté sur les produits raffinés puisque la majorité du sucre contenu est du sucre de canne complet rapadura. Son goût très doux et gourmand de vanille le rend extrêmement facile à utiliser et combiner avec fruits, yaourts, compotes ; et c’est sûrement ce qui en fait mon préféré.

Composition

Céréales* 64.6% (flocons d’avoine* complets 48,7% sans gluten certifiés Afdiag, riz* complet), sucre de canne* complet rapadura, huile de tournesol* (tournesol*, antioxydant : extrait de romarin*), amandes* entières 7%, sirop de riz*, miel*, extrait de vanille*, cacao*, maigre en poudre

* issu de l’agriculture biologique

Mes combinaisons préférées

Avec de la compote de pomme à la cannelle
En porridge, avec du lait d’amande
Avec un yaourt au soja, un fruit frais et une cuillère de Nocciolata

Mes 3 granolas sans gluten préférés - Miss Blemish

Super granola d’Eat Natural

Pas encore commercialisé en France – mais la marque y travaille* – j’ai découvert ce granola aux Pays-Bas et c’est l’amoureux qui depuis assure le renouvellement de mon stock parisien. Des trois, c’est celui qui porte le mieux son titre de granola s’éloignant ainsi un peu des céréales industrielles classiques. Très riche en graines – courge, tournesol – il se marie mal avec le bol de lait de nos petits-déjeuners d’enfance mais préfère un accompagnant à la texture plus solide pour s’y mêler. Le liant qui mêle tous ses composants ajoute un goût et une texture délicieuse au yaourt dans lequel il est mélangé rendant tout ajout de sucre superflu – comme les deux autres à la différence près que celui-ci est de loin le moins sucré. Très bon et très complet, il rassasie plus vite que ses comparses et apporte plein de vitamines, minéraux et acides gras intéressants ce qui en fait un parfait allié d’une alimentation diversifiée. A noter que les ingrédients utilisés dans ce granola ne sont pas issus de l’agriculture biologique.

* Cette semaine, la marque annonçait sur la page Fb française qu’une première partie de leur gamme de céréales arrivait dans les rayonnages des Carrefours français. 

Composition

Graines mixtes 28% (graines de tournesol 19%, graines de citrouille 8%, graines de lin 1%), avoine sans gluten 22%, miel 15%, huile de colza, sarrasin 9%, copeaux de noix de coco, protéine de pois, pois chiches grillés

Mes combinaisons préférées

Avec un yaourt au soja et un brugnon
Avec un yaourt au soja et une énorme cuillère de Nocciolata

Le petit truc en plus

Pour un petit-déjeuner encore plus riche en bienfaits vous pouvez ajouter une c.à.c de cannelle au mélange chaque matin, épice dont la saveur se marie très bien avec celles de ce granola. La cannelle participe à réguler le taux de sucre dans le sang et donc à diminuer l’ampleur du pic d’insuline qui suit les repas qui la contiennent et est également un peu hypocholestérolémiante. Vous pouvez donc vous en faire un excellent allié au quotidien si vous l’aimez ! 

Mes 3 granolas sans gluten préférés - Miss Blemish

Muesli sans gluten Gerblé

Des trois, ce muesli est celui qui affiche la plus mauvaise composition (avec notamment la présence de graisse de palme) c’est pourquoi j’en mange rarement. Il a pourtant droit à sa place dans cette liste car il a exactement le goût de mes anciennes céréales préférées : le Cruesli de Quaker Oats (sans les morceaux de chocolat au lait) que j’adorais manger petite avec un yaourt à la grecque ou en porridge dans du lait. Je le réserve donc aux pics nostalgiques où je meurs d’envie de retrouver ce goût-là précis mais sans gluten.

Composition

Flocons d’avoine sans gluten 60.8%, sucre de canne, graisse de palme, noix de coco râpée, maltodextrine, noix de cajou 2,1%, sirop de riz, riz, amandes 1%, noisettes 1%, sel

Mes combinaisons préférées

Avec un yaourt au soja/au lait de coco ou au lait d’amande et soja
Avec du lait d’amande, passé au microonde 1 ou 2 minutes pour une texture porridge 

Mes 3 granolas sans gluten préférés - Miss Blemish

Et vous, quels sont vos granolas sans gluten préférés ?

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La douce Maastricht


La douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss Blemish

Le premier soir, c’est l’air à nouveau frais chargé de l’odeur ambrée des soirs d’été qui rappelle sous les gilets la chaleur de la journée. Le premier soir ce sont les enfants dans le square à l’angle de l’allée menant à l’appartement – rires et conversations étouffés mêlés d’éclats légers – la douceur de juillet. Le premier soir, c’est ce sentiment de déjà-vu dans cette rue calme aux maisons en briques brunes – l’Angleterre de mes étés adolescents – l’odeur des tilleuls et l’irrégularité sous nos pieds des pavés. Le premier soir ce sont les airs d’opéra qui éclatent contre les murs très haut de l’église qui domine Maastricht et le plaisir de trouver un glacier encore ouvert malgré l’heure tardive. Le premier soir, ce sont les mots patauds qui peinent à trouver leur sens et s’emmêlent les uns aux autres, les hauts et les creux de l’ailleurs encore inapprivoisé, effrayant et attirant.

J’ai aimé instantanément Maastricht dont la douceur devinée au premier regard ne s’est pas démentie du séjour. Le parc qui serpente le long d’un cours d’eau – parfait théâtre pour les balades du soir, le jogging du matin, le pique nique des dimanches après midi – le fleuve qui coupe la ville – côté ville/côté gare – et sur ses rives les petits cafés et les pavés chauffés au soleil sur lesquels on peut s’asseoir les pieds dans le vide au-dessus de l’eau, la grande place aux milles et unes terrasses qui se remplissent au moindre rayon de soleil, les glaciers et l’odeur des gaufres dans la rues piétonnes du centre, les petites rues pleines de cafés, restaurants biscornus et boutiques à l’identité propre que l’on découvre sourire aux lèvres avec l’univers de leurs propriétaires. Le calme qui déconcerte dans cette ville de taille moyenne où l’on dort dans un silence que l’on ne connaît ailleurs qu’à la campagne. J’ai aimé à Maastricht ce parfait compromis qu’elle semble avoir trouvé entre les avantages des grandes et petites villes, entre douceur de vivre et rues animées, nature et ville mélangés.

J’ai recueilli tout au long de nos cinq petits jours là-bas toutes les douces adresses où nous avons aimé nous balader le nez en l’air, boire de la limonade à la mangue, des citronnades ou manger des glaces délicieuses. Mais j’ai aussi pris le temps de repérer toutes les adresses qui me donnaient envie d’y retourner pour continuer mon exploration de cette ville qui m’a murmuré qu’il doit être bien doux d’y habiter. J’espère que cela vous donnera envie de vous y arrêter au fil d’un séjour aux Pays-Bas, le temps d’un week-end ou de quelques jours volés dans un rythme bien plus doux que dans les plus grandes villes de Hollande. Je vous emmène avec nous ?

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Boire un verre

Zondag Wyckerbrugstraat 42 (côté gare)
Ce café faisant l’angle avec la grande rue face à la gare et une petite rue parallèle est très sympa et se remplit progressivement dès la fin de l’après-midi pour le soir voir ses habitués debout sur les pavés à discuter dans une ambiance joyeuse et festive. Si la carte n’a rien d’extraordinaire je pense que l’ambiance vaut le détour d’un verre un soir entre amis.

‘t Wycker Cabinet Wyckerbrugstraat 29b (côté gare) – Le site
Si nous ne nous y sommes arrêtés que pour boire un verre durant notre séjout – la carte offrant un large choix de bières, vins et cocktails avec ou sans alcool – les assiettes qui passaient pendant le service nous ont convaincu que cette adresse pouvait également être retenue pour venir manger un soir ou un midi entre amis. 

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Manger

Burgerlijk  Rechtstraat 37 (côté gare) – Le site
Malgré le galvaudé de la formule c’est dans ce restaurant que j’ai mangé – à ce jour – le meilleur burger de ma vie – en photo plus haut. Avec un steak de veau, une sauce salsa aux poivrons épicée, un supplément bacon, une sauce divine et du guacamole, ce burger est celui dont j’ai trouvé que l’accord entre les saveurs était le plus réussi et je me suis régalée jusqu’à la dernière bouchée ! Si l’on s’y régale, le restaurant est par ailleurs un endroit très sympa en lui-même avec une décoration laissant la part belle au bois brut et aux plantes, épurée mais joyeuse et vivante. La salle est très lumineuse grâce aux grandes baies vitrées qui prennent tout l’espace de sa façade ce qui participe à rendre ce restaurant si agréable. A la carte il y a des burgers aussi bien composés de viande, de poisson que de plusieurs options végétariennes ce que j’ai trouvé très chouette, celles-ci étant souvent bien plus réduites sur les cartes.

Steakhouse Carnal  Wyckerbrugstraat 35 (côté gare) – Le site
Si nous n’avons pas eu le temps de le tester, les assiettes copieuses et l’odeur délicieuse devant le restaurant comme l’air très satisfait de ceux qui y étaient attablés ont réussi à nous donner envie de le tester (et donc de vous en parler… les travers de porc avaient l’air de valoir le détour).

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Quelques chouettes cafés que j’aimerais tester

Si à Amsterdam nous avons testé un café chaque jour – j’ai un faible assumé pour les petits cafés – à Maastricht nous n’en avons pas eu l’occasion, la vedette leur ayant été volée à ex aequo par les petits glaciers et notre rythme plus proche de celui des habitants de la ville que de ses touristes. Nous n’étions donc pas souvent dehors aux heures propices à la découverte des petits cafés sympas de la ville. Cependant cela ne m’a pas empêchée d’en repérer quelques uns que j’aimerais tester la prochaine fois que j’irai à Maastricht.

Blend Sint Pieterstraat 56 (côté ville)
Un petit café à la devanture comme à la carte très sympa, lumineux et à la décoration très désirable.

Mickey Brown’s Hoenderstraat 32 (côté ville)
Pour prendre un café ou une boisson en passant, le Mickey Brown’s m’a donné l’impression d’être le Starbucks local.

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Jolies adresses shopping

Dille & Kamille Sint Amorsplein 7 – Le site
Cela fait très longtemps que je suis cette jolie marque belge sur ses réseaux sociaux sans avoir jamais eu l’occasion jusqu’alors d’entrer dans l’une de ses boutiques. C’est chose faite et qu’est-ce que j’ai aimé re-découvrir leur univers tout doux, plein de petits objets, matières brutes et jolis tissus en vrai ! La boutique propose une sélection de produits tournant autour de la maison : vaisselle, linge de maison, accessoires de cuisine, produits en tous genres – dont de la levure chimique et du bicarbonate sans gluten que j’ai achetés sans hésiter – mais aussi de jardinage et pour la salle de bain. Pour ne rien gâcher ils vendent des totes bags à l’effigie de la marque en coton épais très beaux et très solides qui ont remplacé ceux dont je me servais jusqu’alors pour faire mes courses.

Sissy Boy Markt 55 (côté ville) – Le site
J’ai adoré découvrir cette boutique qui comme dans celles de la marque Urban Outfitters mêle une sélection de vêtements pour hommes et femmes à de jolis objets du quotidien, de décoration, de beauté ou lifestyle. On s’y promène comme chez quelqu’un et j’aime beaucoup cette idée que tous les objets présents soient à vendre, que tout soit source d’inspiration. Comme un magasin musée d’un intérieur qui nous fait envie.

Fri-day Muntstraat 12 (côté ville) – Le site
J’ai découvert cette marque lors de ce voyage. Si les vêtements qu’elle propose sont assez chers, les coupes, les couleurs, les matières et l’agencement des boutiques en font un lieu très chouette que je retiens pour les fois où l’on cherche une pièce particulière, jolie et de bonne qualité avec une coupe sobre mais originale car cette boutique en est pleine !

Lena Berens Witmakersstraat 1  (côté ville) – Leur page facebook
Je n’ai malheureusement pas pu entrer dans la boutique pour la découvrir mais mi atelier mi boutique elle m’a donné envie de vous en parler tout de même car je pense que le concept et de parler avec ceux et celles qui sont derrière doit être très intéressant. Les vêtements présentés en vitrine m’ont donné l’impression de pièces de très bonne qualité pour des prix raisonnables. À découvrir donc plus avant si vous en avez l’occasion !

Le marais 2 Maastrichter Heidenstraat (côté ville) – Le site
Ce concept store remplit tous les critères de mes coups de coeur ci-dessus et offre en plus un café intégré à la boutique qui termine d’en faire un lieu vivant où l’on peut se prendre au jeu de se croire dans un – très très chouette – « chez quelqu’un ».

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Le parc et les remparts

Le parc et ses remparts est l’un des endroits que j’ai le plus aimé de Maastricht. Il serpente le long d’un court d’eau qui structure les allées du parc, guide la balade en son sein et fait du parc une « presque rue » de nature au milieu de la ville, sans rupture ni coupure, sans barrières pour le délimiter tout autour de sorte que ville et parc sont en parfaite continuité. Cette manière de penser les parcs est très agréable et change des parcs parisiens qui se forment en îlots comme posés au milieu de la ville sans qu’ils puissent se rencontrer. Au fil de la balade on rencontre quelques enclos avec faons, biches et cerf, des paons, des moutons et des serres à oiseaux. Le tout est très harmonieux ce qui rend cette balade paisible, reposante et fait sûrement la différence avec les autres villes de même taille. 

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Une jolie balade à Deux pas – la montagne saint pierre

Après avoir arpenté la ville pendant quatre jours, nous nous sommes un peu éloignés d’elle le temps d’une balade qui la longe puis s’en éloigne un peu pour rejoindre la montagne Saint Pierre. Cette balade depuis Maastricht nous a fait passer le long d’un cours d’eau pour les premiers kilomètres qui s’est fait notre guide, à travers des champs de maïs puis le long d’une petite route nationale bordée de très jolies propriétés mises à l’heure d’été avec odeurs de barbecue et cris d’enfants pour enfin rejoindre la courte côte en sous-bois qui mène à un chemin ensoleillé à basse altitude qui serpente le long de la montagne Saint Pierre. Cette balade très agréable m’a ramenée aux balades que nous faisons près de la maison de mes grands-parents tous les étés – les mirabelliers en moins. Les vignes sur les collines et la basse altitude des reliefs rapproche les paysages que nous avons croisé de ce que l’on peut trouver en Suisse sur les reliefs qui bordent le lac Léman. Si vous voulez vous échapper de la ville durant vos vacances, je vous conseille vivement cette balade qui ne présente aucune difficulté technique et dont vous pouvez trouver les détails par là

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Pour finir

Pour préparer votre voyage, je vous conseille ce site qui nous a été très utile durant notre séjour pour toute la partie informations pratiques, horaires et tarifs des différentes visites et balades. J’espère de tout coeur que cet article vous a plu et qu’il vous a donné envie de découvrir cette jolie ville ! La semaine prochaine, je vous emmène à Amsterdam !

ET VOUS, vous êtes déjà allés à maastricht ?

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Mieux manger au quotidien : le Batch cooking


Mieux manger au quotidien : le Batch cooking - Cuisine saine - Lifestyle - Miss Blemish

Manger moins de produits raffinés, je crois que tout a vraiment commencé de cette envie-là pour un manger mieux au quotidien. Car si j’ai découvert le « batch cooking » il y a bientôt deux ans, ce n’est vraiment qu’à partir du printemps de l’an dernier que j’en ai jeté les aujourd’hui solides fondations faisant que depuis septembre 2015 je prépare chaque week-end tous mes repas pour la semaine à venir en une seule séance de cuisine. Derrière cette envie-là se cachait non loin la fin prochaine de mon traitement par roaccutane et la certitude qu’il faudrait en passer par l’assiette pour ma peau comme pour mon estomac – lassé des propositions restreintes des boulangeries et Monoprix à proximité de mon lieu de travail – pour garder les bénéfices durement acquis durant ces mois (je parle un peu plus du lien entre produits raffinés, index glycémique, pics de glycémie et acné par ici). Pouvoir manger selon les principes qui me sont chers, « mettre les pieds sous la table » à chaque repas, ne plus céder si facilement aux sirènes des plats rapides parce que la fatigue, parce que le manque de temps, explorer de nouveaux horizons en cuisine en ayant le temps une fois par semaine de le faire, varier mes repas – alors même que 3-4 plats font tous les repas de 5 jours ! – adopter cette technique a été une petite révolution dans mon organisation qui a considérablement allégé mon quotidien. Dans cet article j’aborde donc les points-clés qui m’aident à mettre en place chaque semaine ce nouveau rituel et à le rendre le plus bénéfique et efficace possible.

Pour aller plus loin vous pouvez retrouver tous mes conseils pour adopter et adapter la technique à vos besoins dans mon livre Batch Cooking mode d’emploi, publié aux éditions La Plage

Pourquoi adopter le batch cooking ?

Gagner du temps

Avec l’habitude, je mets désormais entre 2 et 3 heures pour préparer tous mes repas de la semaine. Et cela s’explique facilement puisque je prépare un grand nombre de plats en parallèle plutôt qu’au fur et à mesure comme c’est le cas lorsque l’on prépare ses repas au jour le jour : les légumes de ma soupe cuisent pendant que je prépare une tarte salée et que des muffins dorent au four… Avec le temps, ma stratégie devient de plus en plus fine et efficace pour que chaque plat trouve la meilleure place dans le procédé et que tout s’enchaîne sans temps mort ni perdu.

Faciliter son quotidien

Mes repas pour la semaine planifiés et préparés je sais que je n’ai plus rien à prévoir sur ce versant-là au quotidien.  Quelque soit la durée de ma pause déjeuner, l’heure à laquelle ma journée se termine ou les impératifs prévus comme imprévus venant s’ajouter à mon programme : tout est prêt.

Manger des plats faits maison demandant un peu de préparation tous les jours

Le batch cooking m’a permis de considérablement améliorer la variété et la qualité de mes repas – alors me que je mange souvent la même chose 5 jours de suite ! – car j’ai désormais le temps de cuisiner des plats qui demandent un peu de préparation et de cuisson : des plats mijotés, des salades complètes avec milles-et-uns ingrédients, des gratins, des viandes autrement que grillées… Mais surtout je mange plus sainement. À la fin d’une journée un peu longue, un peu compliquée il m’arrivait souvent de me rabattre sur des plats préparés, du fast-food et autres solutions rapides. Aujourd’hui je mange selon les principes qui me sont chers et je me régale que la journée ait été dure ou pas ! Et quand j’ai envie de manger une pizza, j’en profite vraiment et non plus la culpabilité au ventre de n’avoir pas eu le courage – encore… – de cuisiner ce soir-là.

Ne plus faire les courses qu’une seule fois par semaine et faire des économies

Je fais mes courses en fin de semaine et prévois ainsi tout ce dont j’ai besoin en une fois. Les excursions itératives au supermarché sont ainsi devenues bien plus rares ce qui représente non seulement une économie de temps mais aussi d’argent tout en diminuant le gaspillage de nourriture. Réfléchir mes plats en amont et faire une vraie liste de courses m’évite de craquer sur des produits dont je n’ai en réalité pas besoin – j’en reparle dans la section « Conseils » – et cuisiner limite ma consommation de produits industriels notamment sucrés.

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Prévoir mes repas : Schéma de base

Petit déjeuner

Je cuisine rarement pour ce repas-là. Je me contente de compléter les stocks de ce que l’amoureux et moi préférons manger le matin et faire en sorte de toujours avoir du jus d’orange frais à disposition. Les semaines de fête j’aime préparer des gaufres ou des crêpes pour nos matins mais ce n’est pas la règle, loin de là !

Repas du soir – Soupes, salades composées, quiches et tartes salées

Depuis toujours j’essaie de manger plus léger au repas du soir qu’aux autres repas de la journée. J’alterne donc au fil des saisons soupes l’hiver, salades composées l’été et tartes salées toute l’année. Si je ne prépare jamais mes salades composées d’été – composées majoritairement de crudités – pour plus de deux jours pour plus de fraîcheur et profiter au maximum du goût et des nutriments de chaque ingrédient, les salades composées riches en légumineuses et céréales qui n’ont pas de problèmes de conservation, les soupes et les tartes salées se prêtent extrêmement bien à l’exercice. Ces plats ont l’avantage d’être très rapides à préparer – contrairement à ceux que je choisis pour nos midis – savoureux et déclinables à l’infini et sont donc l’une des pierre angulaire de cette organisation. Je fais en sorte d’avoir toujours de la salade verte lavée et prête à être assaisonnée pour les accompagner et le tour est joué !

Idées recettes : Ma pâte à tarte salée sans gluten

Repas du midi – Base : céréale au choix –  LEGUMINEUSE – légume

Pour nos repas du midi, je me fais plaisir en préparant chaque semaine des plats complets demandant un peu plus de préparation que ce qu’il est possible de se permettre lorsque l’on cuisine au jour le jour selon la base : protéines (céréale/légumineuse/fruit sec)  – féculent/céréale complète – légumes. J’aime faire mariner  mes légumes dès la veille avant de les faire cuire, laisser mijoter une sauce toute la matinée ou cuire mes gratins en deux temps pour qu’ils soient moelleux et sans eau au fond (ma hantise !). Comme ces préparations s’intègrent dans celle des autres plats il n’y a pas de temps mort et elles disposent du temps nécessaire pour cuire à leur rythme et sans râté – vu que je suis sur place pour surveiller la cuisson. Si mon week-end est particulièrement chargé, je me rabats sur des préparations plus rapides mais tout aussi complètes.

Idées recettes : Tout pour composer des currysMes plats complets , Bols d’été à l’avocat

Vous pouvez retrouver mon article « 1 semaine dans mon assiette » pour avoir un exemple d’ensemble de plats et mes astuces de préparation pour raccourcir leur temps de préparation


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Mes alliés

Les plats complets gratinés

Ce sont mes préférés – avec en première place ma parmigiana d’aubergines que j’accompagne de riz complet et d’une salade verte – ils sont simples, rapides et savoureux. À ce chapitre on peut trouver les tians (gratin méditerranéen dans lequel on fait alterner des couches de très fines tranches de pomme de terre, courgette, aubergines et sauce tomate au basilic pour terminer par de la mozzarella).

LES PRÊTS-À-MANGER : FRUITS SECS ET FRUITS FRAIS, COMPOTES, YAOURTS, GALETTES DE CÉRÉALES SOUFFLÉES…

Je renouvelle chaque semaine leur stock pour donner des couleurs à nos petits déjeuners et desserts (le tout simple mais délicieux crème de marron + chantilly ne demande aucune préparation mais fait beaucoup d’heureux). J’évite biscuits industriels et autres tentations : ce qui n’est pas dans les placards a moins de chances d’être grignoté !

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Et le week-end alors ?

Nos repas du week-end ne sont pas inclus dans mes séances de batch cooking. Le week-end nous terminons les derniers restes s’il y en a et préparons à mesure d’autant plus que les week-end sont plus propices aux sorties à l’improviste, verres partagés entre amis et autres repas improvisés. Comme je fais généralement mes courses le vendredi, cela ne pose jamais problème, je prévois pléthore de crudités, pâtes sans gluten et autres petites choses rapides à préparer qui peuvent se prêter à toute occasion.

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Quelques conseils

Avant : Réfléchir ses plats en amont et faire une liste de courses complète et détaillée

Ce n’est pas forcément le plus évident les premières semaines d’écrire une liste de courses sans rien omettre et prévoyant des quantités justes. Pour vous y retrouver je vous conseille de la construire autour des réponses à ces deux questions : combien de repas sont à préparer cette semaine et pour combien de personnes à chaque fois ? Cela vous permettra d’ajuster vos quantités et d’inclure sorties, repas et déjeuners pris à l’extérieur dans vos calculs. Réfléchir ses plats et sa liste de course en amont évite de perdre du temps en faisant ses courses, d’acheter des produits dont on n’a pas besoin et surtout d’oublier ceux essentiels à la réalisation d’une des recettes choisies !

Pendant : l’hygiène

C’est un point essentiel lorsque l’on cuisine en général et tout particulièrement lorsque l’on veut conserver plusieurs jours ses plats. Je ne suis pas experte en la matière et n’ai jamais étudié jusqu’à présent les règles à l’oeuvre dans la préparation de repas en communauté (type restauration) mais je respecte ces quelques règles repères :

  • Se laver les mains minutieusement au savon et à l’eau entre chaque type de préparation et chaque fois qu’elles ont été en contact avec des objets potentiellement souillés (la poubelle par exemple).
  • Conserver mes plats dans des contenants hermétiques
  • Renettoyer les contenants et plats qui vont conserver les aliments préparés avant de les remplir et les sécher avec un torchon propre.
  • Nettoyer correctement mon plan de travail et mes planches à découper – avant, entre chaque préparation différente et après.
  • Désinfecter mon lavabo à l’eau de javel une fois ma vaisselle et toute mes préparations terminées et rincer immédiatement après pour éviter la contamination de vaisselle ou des accidents avec des personnes qui ne seraient pas averties que de la javel a été utilisée dans l’évier. Les éviers de cuisine sont l’un des lieux les plus sales de la maison c’est pourquoi je fais attention à le nettoyer plusieurs fois par semaine en prenant toujours la précaution de laver et rincer abondamment dans le même temps. 

Après

  • Laisser refroidir son four à l’air libre – Après avoir terminé d’utiliser votre four, ouvrez-le en grand : cela évite que de la condensation se forme et se vide sur le sol de la cuisine ou dans les tiroirs situés  en dessous du four.
  • Faire la vaisselle au fur et à mesure – lorsque l’on prépare autant de plats en même temps on peut vite se retrouver débordé de vaisselle et ce alors même que l’on a souvent besoin une, deux voire même trois fois de la même casserole ou du même saladier pendant une session de batch cooking. C’est donc certainement le seul moment de ma semaine où je fais, séche et range la vaisselle au fur et à mesure.
  • Attendre d’avoir fini sa session et quitté la cuisine pour lancer lessives / machines à laver – au lieu de ce fond sonore désagréable, j’alterne playlists Spotify (Cuisiner en musique, My favourite coffee houseAfternoon accoustic, Accoustic spring), vidéos Youtubes et podcasts.
  • Utiliser des contenants types bocaux et tuperwares pour stocker les repas dans le frigo – nos frigos n’ont malheureusement pas une contenance illimitée c’est pourquoi avoir à disposition des contenants malins et moins encombrants est très utile. Si vous n’en avez pas encore, je vous conseille de préférer des contenants en verre. S’ils sont plus lourds, ils se teintent moins que ceux en plastique et sont moins susceptibles de transférer dans vos préparations certains de leurs composants (contrairement au plastique plus que soupçonné d’infuser des perturbateurs endocriniens dans les aliments et liquides qu’il contient).

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Mais alors quid de la conservation ? 

Comme vous l’avez justement soulevé dans les commentaires avec cette organisation mes plats doivent pouvoir se conserver sans problème pendant 5 jours au frigo. Pour mettre toutes les chances de mon côté de ne rencontrer aucun problème de conservation, je m’appuie sur ces quelques règles-repères :

  • Je ne conserve sur une si longue durée que les produits cuits. Les crudités sont conservées soit en l’état prêtes à être consommée brutes et protégées par leur enveloppe naturelle (et le froid du frigo) soit consommées le lendemain si préparées (en salade par exemple). 
  • Je cuis viandes et poissons immédiatement après les avoir achetés : rien ne traîne cru et non préparé dans mon frigo pour éviter au maximum les contaminations. 
  • De la même manière je cuis viandes et poissons suffisamment. Comme je suis friande de plats mijotés cela marche très bien. 
  • J’utilise très peu de produits laitiers. Les produits laitiers sont l’un des aliments les plus fragiles et susceptibles de « tourner » (je ne parle pas là du gruyère râpé ou de la mozzarella qui va griller sur un gratin mais de lait, crème et beurre). Si je fais un plat qui en contient il est préparé/mangé le jour même, conservé au frigo et en quantités telles que rien ne reste. De la même manière je ne cuisine pas de produits laitiers ni d’œufs non cuits (type crème anglaise), autre aliment très sensible. 
  • Je porte une attention très particulière à l’hygiène lorsque je prépare mes repas – voir plus haut « mes conseils » 
  • Je respecte la chaîne du froid : je ne recongèle pas ce qui a déjà été congelé, je garde toutes mes préparations au frais et fait attention à ce que l’extérieur des récipients ne soient pas souillés. 
  • Je protège mes préparations en les conservant dans des récipients hermétiques.
  • Mais je reste toujours vigilente et attentive : l’aspect et le goût d’un plat en disent aussi long qu’une date de péremption. Au moindre goût/aspect suspect je jette. Cela ne m’est encore jamais arrivé dans le cadre du batch cooking et nous n’avons jamais été malades jusque-là mais cela ne m’empêche de rester toujours prudente quant à ce qui se trouve dans mon assiette. Toutes ces précautions n’enlèvent pas la nécessité de faire preuve de bon sens et de ne prendre aucun risque en cas de doute.

*

J’espère que cet article vous a plu et que vous y avez trouvé quelques astuces qui pourront vous être utile pour alléger et régaler votre quotidien côté cuisine ! N’hésitez pas à me poser des questions, je suis sûre d’avoir omis certains points (même après milles relectures, c’est toujours le cas !)

Pour aller plus loin vous pouvez retrouver tous mes conseils pour adopter et adapter la technique à vos besoins dans mon livre Batch Cooking mode d’emploi, publié aux éditions La Plage

Et vous, adeptes du batch cooking déjà ? Des astuces pour manger mieux au quotidien ?

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