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Mes alliés Batch cooking | Les currys


Mes alliés Batch cooking | Les currys - Cuisine saine et gourmande - Miss Blemish

Les currys font partie depuis longtemps de mes plats préférés tant à manger qu’à préparer. Faciles, rapides, complets, extrêmement variés et presqu’impossibles à rater, j’adore la liberté qu’ils me laissent d’y incorporer mes ingrédients fétiches du moment et de toujours les marier de façon si gourmande. C’est donc très naturellement qu’ils sont devenus un allié de choix pour mes sessions batch cooking (je vous explique tout de cette technique qui consiste à préparer tous ses repas de la semaine en une seule fois dans cet article avec plein d’astuces et de conseils pour vous aider à vous lancer).

Dans cet article, je vous emmène dans les coulisses de la préparation de ce plat très simple avec ma recette de base -et le détail de chaque étape pour que vous puissiez ensuite l’adapter à tous les types d’ingrédients selon vos envies/besoins du moment – et mes recettes et déclinaisons préférées.

Pour aller plus loin vous pouvez retrouver tous mes conseils pour adopter et adapter la technique à vos besoins dans mon livre Batch Cooking mode d’emploi, publié aux éditions La Plage

La recette de base

Trois parties : les féculents, les légumineuses et les légumes-viandes-fruits-sauce

Pour les féculents et les légumineuses

Je fais cuire mes féculents ensemble et mes légumineuses ensemble que je réserve. Je profite d’ailleurs souvent de leur temps de cuisson pour préparer le reste du plat en même temps ce qui m’en fait gagner énormément !

Pour la partie légumes & sauce

Je fais chauffer un peu d’huile d’olive sur feu moyen avec une échalote émincée. Une fois dorée, je rajoute mes légumes +/- viandes émincés très finement pour faciliter leur cuisson et gagner du temps. Comme précédemment je recouvre pour laisser cuire à la vapeur. Une fois les légumes translucides (« assomés »), je retire le couvercle pour qu’ils terminent de réduire et dorer.

La sauce (classique)

La sauce classique de mes currys se compose de lait de coco (500mL ou 1L selon le nombre d’ingrédients différents du curry de manière à ce qu’il y ait toujours beaucoup de sauce), de curry, de massalé et de sel/poivre. Je rajoute le lait de coco et les épices à la préparation puis je laisse mijoter sur feu doux jusqu’à ce qu’elle prenne une consistance crémeuse. Je la goûte à ce moment-là pour éventuellement ajuster l’assaisonnement – au début vous verrez on hésite à ajouter suffisamment d’épices donc on arrive à la bonne saveur en plusieurs fois.

L’assemblage

Une fois toutes les parties préparées, je les mélange ensemble dans un grand plat, le plus souvent un tupperware en verre que je réserve au frigo pour mes repas de la semaine. Le curry se conserve très bien plusieurs jours et ce sans perdre en saveur (je vous renvoie à mon article sur les bases du batch cooking chapitre « conservation »).

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La sauce inspirée du butter chicken indien

C’est une combinaison que j’ai découverte tout récemment. Pour cette version j’ajoute aux ingrédients de la sauce classique autant de sauce tomate que de lait de coco. Leur mélange permet de se passer de la phase « d’épaississement » de la sauce, à peine mélangés la sauce est déjà prête à être mangée telle quelle. Plus encore, cette sauce se marie à merveille avec le parmesan dont je parsème tous les currys (sauf aux fruits de mer/poisson) qui la comprennent. Et croyez moi ce petit détail supplémentaire les rend vraiment délicieux.

Quelques-unes de mes combinaisons préférées

Riz + lentilles vertes + 1 courgette + 2 poivrons + 1 brocolis + sauce curry façon butter chicken servi avec du parmesan

Riz + sauce curry classique + poivron jaune + poivron vert + courgettes + pois chiches

Sauce curry classique + pois chiches + courgettes sur des pommes de terres sautées/rôties au curry

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Un curry-soupe façon minestrone

Ingrédients

500mL de lait de coco
Un peu de bouillon de légumes
Pommes de terre
Lentilles
Pois chiches

Préparation

1. Faire cuire pomme de terre, lentilles et pois chiches à la cocotte minute.
2. Une fois cuits, couper les pommes de terre grossièrement
3. Dans un récipient mélanger sur feu doux lait de coco, sel, poivre, curry et massalé et mélanger jusqu’à ce que les épices y soient dissoutes.
4. Ajouter la sauce aux pommes de terre coupées, lentilles et pois chiches et compléter avec du bouillon de poulet jusqu’à obtenir la quantité de liquide voulue. C’est prêt !

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Pour aller plus loin vous pouvez retrouver tous mes conseils pour adopter et adapter la technique à vos besoins dans mon livre Batch Cooking mode d’emploi, publié aux éditions La Plage

Et vous, déjà adeptes du batch cooking et des currys ? 

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Mieux manger au quotidien : le Batch cooking


Mieux manger au quotidien : le Batch cooking - Cuisine saine - Lifestyle - Miss Blemish

Manger moins de produits raffinés, je crois que tout a vraiment commencé de cette envie-là pour un manger mieux au quotidien. Car si j’ai découvert le « batch cooking » il y a bientôt deux ans, ce n’est vraiment qu’à partir du printemps de l’an dernier que j’en ai jeté les aujourd’hui solides fondations faisant que depuis septembre 2015 je prépare chaque week-end tous mes repas pour la semaine à venir en une seule séance de cuisine. Derrière cette envie-là se cachait non loin la fin prochaine de mon traitement par roaccutane et la certitude qu’il faudrait en passer par l’assiette pour ma peau comme pour mon estomac – lassé des propositions restreintes des boulangeries et Monoprix à proximité de mon lieu de travail – pour garder les bénéfices durement acquis durant ces mois (je parle un peu plus du lien entre produits raffinés, index glycémique, pics de glycémie et acné par ici). Pouvoir manger selon les principes qui me sont chers, « mettre les pieds sous la table » à chaque repas, ne plus céder si facilement aux sirènes des plats rapides parce que la fatigue, parce que le manque de temps, explorer de nouveaux horizons en cuisine en ayant le temps une fois par semaine de le faire, varier mes repas – alors même que 3-4 plats font tous les repas de 5 jours ! – adopter cette technique a été une petite révolution dans mon organisation qui a considérablement allégé mon quotidien. Dans cet article j’aborde donc les points-clés qui m’aident à mettre en place chaque semaine ce nouveau rituel et à le rendre le plus bénéfique et efficace possible.

Pour aller plus loin vous pouvez retrouver tous mes conseils pour adopter et adapter la technique à vos besoins dans mon livre Batch Cooking mode d’emploi, publié aux éditions La Plage

Pourquoi adopter le batch cooking ?

Gagner du temps

Avec l’habitude, je mets désormais entre 2 et 3 heures pour préparer tous mes repas de la semaine. Et cela s’explique facilement puisque je prépare un grand nombre de plats en parallèle plutôt qu’au fur et à mesure comme c’est le cas lorsque l’on prépare ses repas au jour le jour : les légumes de ma soupe cuisent pendant que je prépare une tarte salée et que des muffins dorent au four… Avec le temps, ma stratégie devient de plus en plus fine et efficace pour que chaque plat trouve la meilleure place dans le procédé et que tout s’enchaîne sans temps mort ni perdu.

Faciliter son quotidien

Mes repas pour la semaine planifiés et préparés je sais que je n’ai plus rien à prévoir sur ce versant-là au quotidien.  Quelque soit la durée de ma pause déjeuner, l’heure à laquelle ma journée se termine ou les impératifs prévus comme imprévus venant s’ajouter à mon programme : tout est prêt.

Manger des plats faits maison demandant un peu de préparation tous les jours

Le batch cooking m’a permis de considérablement améliorer la variété et la qualité de mes repas – alors me que je mange souvent la même chose 5 jours de suite ! – car j’ai désormais le temps de cuisiner des plats qui demandent un peu de préparation et de cuisson : des plats mijotés, des salades complètes avec milles-et-uns ingrédients, des gratins, des viandes autrement que grillées… Mais surtout je mange plus sainement. À la fin d’une journée un peu longue, un peu compliquée il m’arrivait souvent de me rabattre sur des plats préparés, du fast-food et autres solutions rapides. Aujourd’hui je mange selon les principes qui me sont chers et je me régale que la journée ait été dure ou pas ! Et quand j’ai envie de manger une pizza, j’en profite vraiment et non plus la culpabilité au ventre de n’avoir pas eu le courage – encore… – de cuisiner ce soir-là.

Ne plus faire les courses qu’une seule fois par semaine et faire des économies

Je fais mes courses en fin de semaine et prévois ainsi tout ce dont j’ai besoin en une fois. Les excursions itératives au supermarché sont ainsi devenues bien plus rares ce qui représente non seulement une économie de temps mais aussi d’argent tout en diminuant le gaspillage de nourriture. Réfléchir mes plats en amont et faire une vraie liste de courses m’évite de craquer sur des produits dont je n’ai en réalité pas besoin – j’en reparle dans la section « Conseils » – et cuisiner limite ma consommation de produits industriels notamment sucrés.

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Prévoir mes repas : Schéma de base

Petit déjeuner

Je cuisine rarement pour ce repas-là. Je me contente de compléter les stocks de ce que l’amoureux et moi préférons manger le matin et faire en sorte de toujours avoir du jus d’orange frais à disposition. Les semaines de fête j’aime préparer des gaufres ou des crêpes pour nos matins mais ce n’est pas la règle, loin de là !

Repas du soir – Soupes, salades composées, quiches et tartes salées

Depuis toujours j’essaie de manger plus léger au repas du soir qu’aux autres repas de la journée. J’alterne donc au fil des saisons soupes l’hiver, salades composées l’été et tartes salées toute l’année. Si je ne prépare jamais mes salades composées d’été – composées majoritairement de crudités – pour plus de deux jours pour plus de fraîcheur et profiter au maximum du goût et des nutriments de chaque ingrédient, les salades composées riches en légumineuses et céréales qui n’ont pas de problèmes de conservation, les soupes et les tartes salées se prêtent extrêmement bien à l’exercice. Ces plats ont l’avantage d’être très rapides à préparer – contrairement à ceux que je choisis pour nos midis – savoureux et déclinables à l’infini et sont donc l’une des pierre angulaire de cette organisation. Je fais en sorte d’avoir toujours de la salade verte lavée et prête à être assaisonnée pour les accompagner et le tour est joué !

Idées recettes : Ma pâte à tarte salée sans gluten

Repas du midi – Base : céréale au choix –  LEGUMINEUSE – légume

Pour nos repas du midi, je me fais plaisir en préparant chaque semaine des plats complets demandant un peu plus de préparation que ce qu’il est possible de se permettre lorsque l’on cuisine au jour le jour selon la base : protéines (céréale/légumineuse/fruit sec)  – féculent/céréale complète – légumes. J’aime faire mariner  mes légumes dès la veille avant de les faire cuire, laisser mijoter une sauce toute la matinée ou cuire mes gratins en deux temps pour qu’ils soient moelleux et sans eau au fond (ma hantise !). Comme ces préparations s’intègrent dans celle des autres plats il n’y a pas de temps mort et elles disposent du temps nécessaire pour cuire à leur rythme et sans râté – vu que je suis sur place pour surveiller la cuisson. Si mon week-end est particulièrement chargé, je me rabats sur des préparations plus rapides mais tout aussi complètes.

Idées recettes : Tout pour composer des currysMes plats complets , Bols d’été à l’avocat

Vous pouvez retrouver mon article « 1 semaine dans mon assiette » pour avoir un exemple d’ensemble de plats et mes astuces de préparation pour raccourcir leur temps de préparation


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Mes alliés

Les plats complets gratinés

Ce sont mes préférés – avec en première place ma parmigiana d’aubergines que j’accompagne de riz complet et d’une salade verte – ils sont simples, rapides et savoureux. À ce chapitre on peut trouver les tians (gratin méditerranéen dans lequel on fait alterner des couches de très fines tranches de pomme de terre, courgette, aubergines et sauce tomate au basilic pour terminer par de la mozzarella).

LES PRÊTS-À-MANGER : FRUITS SECS ET FRUITS FRAIS, COMPOTES, YAOURTS, GALETTES DE CÉRÉALES SOUFFLÉES…

Je renouvelle chaque semaine leur stock pour donner des couleurs à nos petits déjeuners et desserts (le tout simple mais délicieux crème de marron + chantilly ne demande aucune préparation mais fait beaucoup d’heureux). J’évite biscuits industriels et autres tentations : ce qui n’est pas dans les placards a moins de chances d’être grignoté !

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Et le week-end alors ?

Nos repas du week-end ne sont pas inclus dans mes séances de batch cooking. Le week-end nous terminons les derniers restes s’il y en a et préparons à mesure d’autant plus que les week-end sont plus propices aux sorties à l’improviste, verres partagés entre amis et autres repas improvisés. Comme je fais généralement mes courses le vendredi, cela ne pose jamais problème, je prévois pléthore de crudités, pâtes sans gluten et autres petites choses rapides à préparer qui peuvent se prêter à toute occasion.

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Quelques conseils

Avant : Réfléchir ses plats en amont et faire une liste de courses complète et détaillée

Ce n’est pas forcément le plus évident les premières semaines d’écrire une liste de courses sans rien omettre et prévoyant des quantités justes. Pour vous y retrouver je vous conseille de la construire autour des réponses à ces deux questions : combien de repas sont à préparer cette semaine et pour combien de personnes à chaque fois ? Cela vous permettra d’ajuster vos quantités et d’inclure sorties, repas et déjeuners pris à l’extérieur dans vos calculs. Réfléchir ses plats et sa liste de course en amont évite de perdre du temps en faisant ses courses, d’acheter des produits dont on n’a pas besoin et surtout d’oublier ceux essentiels à la réalisation d’une des recettes choisies !

Pendant : l’hygiène

C’est un point essentiel lorsque l’on cuisine en général et tout particulièrement lorsque l’on veut conserver plusieurs jours ses plats. Je ne suis pas experte en la matière et n’ai jamais étudié jusqu’à présent les règles à l’oeuvre dans la préparation de repas en communauté (type restauration) mais je respecte ces quelques règles repères :

  • Se laver les mains minutieusement au savon et à l’eau entre chaque type de préparation et chaque fois qu’elles ont été en contact avec des objets potentiellement souillés (la poubelle par exemple).
  • Conserver mes plats dans des contenants hermétiques
  • Renettoyer les contenants et plats qui vont conserver les aliments préparés avant de les remplir et les sécher avec un torchon propre.
  • Nettoyer correctement mon plan de travail et mes planches à découper – avant, entre chaque préparation différente et après.
  • Désinfecter mon lavabo à l’eau de javel une fois ma vaisselle et toute mes préparations terminées et rincer immédiatement après pour éviter la contamination de vaisselle ou des accidents avec des personnes qui ne seraient pas averties que de la javel a été utilisée dans l’évier. Les éviers de cuisine sont l’un des lieux les plus sales de la maison c’est pourquoi je fais attention à le nettoyer plusieurs fois par semaine en prenant toujours la précaution de laver et rincer abondamment dans le même temps. 

Après

  • Laisser refroidir son four à l’air libre – Après avoir terminé d’utiliser votre four, ouvrez-le en grand : cela évite que de la condensation se forme et se vide sur le sol de la cuisine ou dans les tiroirs situés  en dessous du four.
  • Faire la vaisselle au fur et à mesure – lorsque l’on prépare autant de plats en même temps on peut vite se retrouver débordé de vaisselle et ce alors même que l’on a souvent besoin une, deux voire même trois fois de la même casserole ou du même saladier pendant une session de batch cooking. C’est donc certainement le seul moment de ma semaine où je fais, séche et range la vaisselle au fur et à mesure.
  • Attendre d’avoir fini sa session et quitté la cuisine pour lancer lessives / machines à laver – au lieu de ce fond sonore désagréable, j’alterne playlists Spotify (Cuisiner en musique, My favourite coffee houseAfternoon accoustic, Accoustic spring), vidéos Youtubes et podcasts.
  • Utiliser des contenants types bocaux et tuperwares pour stocker les repas dans le frigo – nos frigos n’ont malheureusement pas une contenance illimitée c’est pourquoi avoir à disposition des contenants malins et moins encombrants est très utile. Si vous n’en avez pas encore, je vous conseille de préférer des contenants en verre. S’ils sont plus lourds, ils se teintent moins que ceux en plastique et sont moins susceptibles de transférer dans vos préparations certains de leurs composants (contrairement au plastique plus que soupçonné d’infuser des perturbateurs endocriniens dans les aliments et liquides qu’il contient).

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Mais alors quid de la conservation ? 

Comme vous l’avez justement soulevé dans les commentaires avec cette organisation mes plats doivent pouvoir se conserver sans problème pendant 5 jours au frigo. Pour mettre toutes les chances de mon côté de ne rencontrer aucun problème de conservation, je m’appuie sur ces quelques règles-repères :

  • Je ne conserve sur une si longue durée que les produits cuits. Les crudités sont conservées soit en l’état prêtes à être consommée brutes et protégées par leur enveloppe naturelle (et le froid du frigo) soit consommées le lendemain si préparées (en salade par exemple). 
  • Je cuis viandes et poissons immédiatement après les avoir achetés : rien ne traîne cru et non préparé dans mon frigo pour éviter au maximum les contaminations. 
  • De la même manière je cuis viandes et poissons suffisamment. Comme je suis friande de plats mijotés cela marche très bien. 
  • J’utilise très peu de produits laitiers. Les produits laitiers sont l’un des aliments les plus fragiles et susceptibles de « tourner » (je ne parle pas là du gruyère râpé ou de la mozzarella qui va griller sur un gratin mais de lait, crème et beurre). Si je fais un plat qui en contient il est préparé/mangé le jour même, conservé au frigo et en quantités telles que rien ne reste. De la même manière je ne cuisine pas de produits laitiers ni d’œufs non cuits (type crème anglaise), autre aliment très sensible. 
  • Je porte une attention très particulière à l’hygiène lorsque je prépare mes repas – voir plus haut « mes conseils » 
  • Je respecte la chaîne du froid : je ne recongèle pas ce qui a déjà été congelé, je garde toutes mes préparations au frais et fait attention à ce que l’extérieur des récipients ne soient pas souillés. 
  • Je protège mes préparations en les conservant dans des récipients hermétiques.
  • Mais je reste toujours vigilente et attentive : l’aspect et le goût d’un plat en disent aussi long qu’une date de péremption. Au moindre goût/aspect suspect je jette. Cela ne m’est encore jamais arrivé dans le cadre du batch cooking et nous n’avons jamais été malades jusque-là mais cela ne m’empêche de rester toujours prudente quant à ce qui se trouve dans mon assiette. Toutes ces précautions n’enlèvent pas la nécessité de faire preuve de bon sens et de ne prendre aucun risque en cas de doute.

*

J’espère que cet article vous a plu et que vous y avez trouvé quelques astuces qui pourront vous être utile pour alléger et régaler votre quotidien côté cuisine ! N’hésitez pas à me poser des questions, je suis sûre d’avoir omis certains points (même après milles relectures, c’est toujours le cas !)

Pour aller plus loin vous pouvez retrouver tous mes conseils pour adopter et adapter la technique à vos besoins dans mon livre Batch Cooking mode d’emploi, publié aux éditions La Plage

Et vous, adeptes du batch cooking déjà ? Des astuces pour manger mieux au quotidien ?

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Ecrivaine


Ecrivaine - Miss Blemish

J’aimerais vous raconter une histoire de synchronie. Nous sommes en janvier 2019 et ce mois-là, je fais 2 choix apparemment anodins : je m’inscris au groupe d’auto-coaching d’Esther Taillifet dont j’écoute le podcast Se Sentir Bien assidûment depuis son démarrage en septembre 2017 et je choisis mon costume pour une soirée d’anniversaire qui a pour thème « incarner son rêve ». 

Dans le métro ce matin je réfléchis à cette fête à laquelle je suis invitée le mois prochain et dont le thème est « incarner votre plus grand rêve ». À quoi ressemble une écrivaine ? 

Si l’on s’en tient aux clichés, je ressemble déjà beaucoup à l’image romantique que l’on peut s’en faire. Lunettes de la forme adéquate pour l’époque, physique inoffensif, tote-bag en sac à main avec toujours dedans un livre, un carnet, un stylo complété par un style vestimentaire très American vintage like, je coche toutes les cases de la représentation des autrices en herbes dans les séries télé. Fake it until you make it*, message reçu 5/5. 

Sauf que, regardons la vérité en face, on est toujours un peu déçu par l’invité qui clame fièrement en entrant s’être « déguisé en lui-même ». Je ne peux donc pas m’en tenir à ce qui fait illusion au quotidien et m’achète le temps nécessaire à ne plus seulement avoir l’air mais aussi la chanson.

C’est dans le métro ce même matin que me vient l’idée d’écrire un vrai livre, pour la fête, et de rompre ainsi cette trêve de presque deux ans sans écrire de fiction. Et si vous lisez ces lignes, c’est que j’ai mené ce projet à bien.

Et puis, Esther nous propose un exercice : faire comme si nous étions déjà ce que nous voulons devenir. Ce grand projet, ce grand rêve, s’est déjà produit. Comment agit et quelles décisions prend cette personne qui a le quotidien que l’on se souhaite ? Et effectivement, on ne prend pas les mêmes décisions une fois à la tête de l’entreprise qu’on rêvait de créer ou une fois écrivaine à temps plein. 

Et donc, en janvier 2019, je fais comme si. Comme si j’étais écrivaine. Et je commence l’écriture d’un roman avec plus de fluidité que je n’en ai jamais expérimenté. Ce roman n’a pas connu plus que les quelques pages nées en une poignée de jours d’assiduité mais l’état d’esprit a perduré. Ça fait déjà longtemps qu’en coulisses je prépare le terrain. J’écris, je crée ce blog, je lis, j’essaie, mais c’est en catimini, jamais vraiment une priorité, jamais vraiment un destin auquel j’ose croire. Pour moi on devient écrivaine par l’extérieur, comme on adoube un chevalier, on ne peut pas en décider seule. Mais soit, faisons comme si. Et, je le fais. Je vais à cette soirée et je suis une écrivaine.

Et puis, mi-février 2019, une éditrice m’envoie un mail, elle travaille chez Larousse, elle me propose d’écrire l’un de leurs futurs titres. La suite vous la connaissez, elle sera la genèse de Batch cooking mode d’emploi dont je vous raconte l’histoire ici

Me voilà donc autrice. Mais pas encore écrivaine. Non les écrivains écrivent de la fiction – d’où me vient au juste cette catégorisation, je ne le sais pas très bien. Mon livre sort, je le vis étrangement comme un deuil, comme une séparation d’un compagnon avec qui j’ai passé les 9 derniers mois – et quels mois ! Et puis il y a la pandémie. 1 an quasi jour pour jour après le début de cette folle aventure je dois renoncer à l’écriture de mon second livre, pourtant sur un sujet taillé sur mesure, parce que j’ai une thèse à écrire. Décision raisonnable mais pas vraiment la décision qu’aurait prise une écrivaine. Ok. Ok je me consacre à ma thèse mais je m’offre 6 mois de disponibilité ensuite pour écrire. Ça c’est une décision d’écrivaine ! Et puis il ne suffit pas de le fantasmer, faut se mettre devant son clavier et y aller. Je commence le programme The Artist Way de Julia Cameron qui requiert une écriture quotidienne et je m’y tiens. 

A l’automne 2020, une poignée de semaines avant que ne commence ma disponibilité je publie une série de textes. Du courage, les ruptures silencieuses, lignées de femmes. Et là, c’est ma propre mère qui me dit que je devrais en faire quelque chose. 

Je continue à écrire parce que je suis en miettes face à l’échec immense que ça représente d’avoir échoué à construire quelque chose de beau avec quelqu’un qu’on a profondément aimé et que c’est ce que je fais lorsque j’ai du chagrin. Et je ne sais pas, je le fais comme si j’y croyais à la valeur de ces textes, j’y vais comme si j’allais vraiment le proposer, comme s’il allait vraiment être publié. Je le monte, je l’illustre, je l’envoie à mes relectrices et à la maison d’édition à laquelle je pense par l’intermédiaire d’une bonne fée – les belles synchronies d’internet. J’y vais en apnée. Mi janvier 2021. Pire j’en parle. Je partage les étapes alors que là vraiment, rien n’est signé, rien n’est concret, c’est dans ma tête et seulement là ce projet. 

Et puis une fois envoyé, c’est le précipice. « Pour qui tu te prends avec tes textes insignifiants ? » Je ne dors plus. Mais vraiment plus. Alors je vais chez des ami.e.s. Des amis de l’appartement duquel on voit le ciel. Des amis qui montent leur entreprise et prennent des décisions d’adultes, des décisions qui font peur. J’écris pour le site de leur marque. J’écris le roman que j’ai commencé 2 jours avant d’envoyer « Un Chagrin ». Je reste toute la journée devant mon traitement de texte. Pas de distraction, pas de ménage, de lessive, de courses ou je ne sais quelle autre pseudo-urgence qui phagocytent les journées et pèsent lourd sur nos épaules. Je me remets à méditer avant d’aller me coucher parce que là je me fais des noeuds au cerveau, je sombre dans le chagrin de l’histoire que je raconte. Et ça marche, je vais mieux. Je rentre à Paris. 

Et je reprends comme si. Mieux, je décide que si Un Chagrin est publié, je prolongerai de 6 mois ma disponibilité pour terminer mon roman, celui que j’ai pour l’instant appelé « Manger ». 

Voilà des décisions d’écrivaine. J’ai toujours autant l’air mais je travaille fort pour y ajouter la chanson. 

Merci à mes Patreons qui me soutiennent financièrement et me permettent d’être davantage présente au partage de tout ça ici. Si vous aussi vous voulez me soutenir à raison d’1€/mois, ça se passe par là. Et c’est une décision d’écrivaine ça aussi; l’entête de ma page dit « Célie is creating books »

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