Des podcasts pour s’évader à l’intérieur


Des podcasts pour s’évader à l’intérieur - Miss Blemish

Cela fait un bon moment maintenant que nous n’avons pas parlé de podcasts par ici ! Mes derniers articles à ce sujet datent de la 1ère vague de lancements que nous avons connue il y a quelques années et avec l’offre qui a continué à s’enrichir et s’étoffer, d’autres pépites sont venues s’ajouter à la liste de mes titres préférés. 

Les podcasts font désormais partie intégrante de mon quotidien, place que n’avait jamais su prendre la radio. Chaque semaine je découvre de nouvelles émissions, souvent par l’entremise des personnes dont je suis le travail qui sont interviewées ici et là. Comme tout média c’est même de l’excès inverse dont j’ai du apprendre progressivement à me prémunir pour préserver de nécessaires plages de silence. 

Le silence… on pourrait dire qu’il s’agit du fil conducteur entre les podcasts que je partage avec vous aujourd’hui. Tous proposent à leur manière une sorte de voyage intérieur. Que ce soit par la lecture, l’exploration de nos émotions, le questionnement de notre expérience, notre rapport au travail et au temps libre ou encore par la découverte des milles et uns visages que revêt la pratique du yoga, tous invitent à une évasion en des terres intérieures. De quoi ouvrir milles fenêtres en cette période de confinement. Bonne écoute !

6 podcasts pour s’évader à l’intérieur

Salutations par Anne-Laure Gonet

C’est ma toute dernière découverte podcast et c’est un coup de cœur, je suis en train d’en binger tous les épisodes ! A travers interviews et partages personnels, Anne-Laure Gonet explore le domaine du Yoga. Son histoire, ses ramifications, la manière dont on le pratique aujourd’hui et comment les valeurs de cet enseignement pluriel viennent se mêler à une réalité économique… Chaque épisode est passionnant et donne envie de retourner vite-vite-vite sur son tapis. 

Pour commencer : Les 3 premiers épisodes avec Marie Koch, autrice du livre Yoga une histoire Monde (que je vous conseille vivement !). – Cette série d’interview pose le ton et quelques bases dans l’exploration du yoga tel qu’il se pratique aujourd’hui. Marie Koch a réalisé une enquête sur la diffusion du Yoga de l’Inde à l’Occident il y a un peu plus de 100 ans, détricotant influences, enjeux politiques et coulisses d’une histoire qui jusque là n’avait pas fait l’objet de ces questionnements en langue française.

 

Le Book club par Louie Media

Faites vous partie de ceux.elles qui, lorsqu’ils sont invités, ne peuvent s’empêcher d’explorer les titres exposés sur les bibliothèques qui passent à leur portée ? C’est la proposition de ce podcast : nous inviter dans la bibliothèque d’auteurs et d’autrices et les faire parler de livres qui les ont marqués, bouleversés ou ont joué un rôle dans leur histoire. Cette ouverture vers l’intime de la lecture auquel se mêle souvent le processus de création et d’écriture, si elle est source de découvertes littéraires, est aussi un formidable engrais à ma fascination pour ceux qui écrivent et nous racontent des histoires. 

Pour commencer : Dans la bibliothèque de Diglee “Quand je lis quelqu’un, j’aime bien aller sur ses traces” – Dans cet épisode on découvre la fascination de Diglee pour la trace, les livres ayant appartenu à… l’histoire dans l’histoire. Elle parle avec passion d’Anaïs Nin et la narration qu’elle a fait de sa vie, sa liberté. Elle nous raconte son amour de la poésie et cela donne follement envie d’en lire.

 

Philosophy is sexy par Marie Robert

Comme vous peut-être, j’ai découvert Marie Robert pendant le confinement via les lives philo qu’elle a donné tous les lundis et jeudis sur le compte instagram de Sezane. Professeure de philosophie au lycée et à la fac, créatrice d’écoles Montessori et autrice de livres qui mêlent fiction et philosophie, Marie partage dans son podcast un peu de son savoir. Chaque épisode est dédié à une notion – parmi lesquelles on peut trouver la douceur, l’audace, l’amour ou l’identité – qu’elle vient éclairer des réflexions des philosophes qui les ont interrogées. On suit ainsi l’évolution des concepts à travers l’Histoire et sortons de chaque épisode un peu mieux armés pour les comprendre, les vivre, les traverser.

Pour commencer : L’accélération du temps – Si comme moi vous êtes parfois – souvent – étreints par la presse, ne sachant plus où s’échappe votre temps, cet épisode viendra sans doute faire résonance avec votre expérience. Cette période de ralentissement global éclaire nos quotidiens ordinaires d’un jour nouveau, l’occasion de consentir à ce fameux pas de côté que nous invite à faire Marie. 

 

Émotions par Louie Media

Dans ce podcast c’est à la rencontre de nos émotions que nous partons. Les épisodes mêlent témoignages intimes, éclairages scientifiques, philosophiques, sociologiques, le tout lié par l’expérience de leur narratrice, hôte du podcast. Plongée joyeuse dans notre paysage intérieur, ce dernier prend d’autres reliefs.

Pour commencer : La solitude, pourquoi faut-il l’accueillir ?Un épisode de circonstances à l’heure où le confinement nous éloigne de nos proches. La solitude est-elle toujours négative ? Vous vous en doutez, cet épisode pourrait vous donner goût à l’expérimenter sous un jour différent.

 

Travail (en cours) par Louie Media

Comment notre rapport au travail évolue-t-il ? Est-il vraiment légitime de demander à notre travail d’être une source principale de notre épanouissement ? C’est à ce genre de questions que ce podcast s’intéresse et nous aide à répondre. Et c’est utile car nombreux sont nos choix de vie aujourd’hui qui se retrouvent intimement liés à nos idéaux professionnels. Ce qui pourrait sembler diamétralement opposé à toute forme d’intériorité s’en trouve en fait vraiment très proche. Et le savoir peut nous aider à prendre des décisions plus éclairées. 

Pour commencer : Où est passé le temps libre ?Vous partagez peut-être ce sentiment de ne jamais avoir assez de temps. Celui de devoir rentabiliser chaque minute laissée libre car trop précieuse pour être gâchée à faire des choses qui ne vous plaisent qu’à moitié ou pire… à ne rien faire. Du tout. Cette impression de manquer de temps ne me quitte pas depuis le début de mes études supérieures. C’est sans doute la raison pour laquelle j’entretiens un rapport ambivalent au confinement qui m’a plongée tout d’un coup dans l’abondance du temps pour moi. 

Dans cet épisode, Jean Viard sociologue du temps libre et des loisirs parle de l’évolution du temps au fil des derniers siècles. Il semblerait bien que ce ne soit pas le temps qui manque mais notre rapport à lui qui est mouvant. C’est passionnant !

 

Beauty toaster par Chantal Soutarson

On termine par un peu de beauté. C’est ce qui me vide la tête ces dernières semaines, prendre le temps de faire des masques, masser mon visage avec des outils en quartz rose à la mode, ça me fait du bien. Ça me permet de penser à autre chose et d’avoir une peau plus belle qu’elle ne l’a jamais été. Si vous voulez vous changer les idées, ce podcast vous invite dans la salle de bains de ses invités et aborde bien plus que notre seul rapport aux produits cosmétiques. Doux et léger.

Pour commencer : Juliette Levy, histoire d’une pionnièreJuliette Levy est la fondatrice d’Oh my cream, une boutique en ligne (mais pas que) qui propose une sélection pointue de produits de beauté novateurs et répondant à une charte qualité stricte. Je fais partie des clientes convaincues par le concept, utilisatrice quotidienne des produits de leur marque en propre – la gamme Oh my cream skincare dont je vous reparlerai bientôt – et toujours ravie lors de mes passages en boutique de bénéficier du regard expert des femmes qui y travaillent pour me conseiller selon mes problématiques du moment. Du coup, j’ai adoré cet épisode qui revient sur la genèse de la marque, ses prochains défis mais aussi ses futurs lancements.  

 

Et vous, quels sont vos podcasts préférés pour vous évader à l’intérieur ?

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Chroniques confinées #5


Chroniques confinées #5 - Miss Blemish13 avril 2020

La rencontre est un écho à ce que l’on ne peut percevoir avec nos yeux. Elle résonne et vibre, elle est une énigme qui laisse entr’apercevoir l’étendue de tout ce que nous ne connaîtrons jamais vraiment, en nous comme en l’autre. Elle est cet interstice qui fraye un chemin à la lumière et éclaire autrement nos réalités. Elle révèle et obscurcit, elle nous éloigne autant qu’elle nous rapproche de nos vérités. Elle est un langage à part entière qui vient tout chambouler. .

L’isolement dans lequel nous place le confinement vient faire vibrer dans le présent des peurs archaïques. La peur d’être seul.e.s. La peur de la perte. La peur de la finitude. La peur de la douleur, de l’oubli, de la mort. Il fait résonner en nous les conversations que nous n’avons jamais eues et les occasions manquées. Il questionne la pertinence de nos choix et vient titiller notre courage. J’y entends un appel à la douceur, pour soi, pour les autres et pour le monde. La douceur est un courage. Celui de ne se confronter qu’à la juste dose de douleur nécessaire et de refuser toutes les autres. Celui de choisir ses batailles et de guerroyer autrement. Celui de s’ouvrir lorsque tout appelle à se fermer. Celui de refuser les conforts temporaires. .

Aujourd’hui j’enveloppe mes peurs de la certitude que tant qu’il y aura des livres, personne ne sera jamais vraiment seul.

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Chroniques confinées #4


Declutter Challenge | 1 mois pour se séparer de 496 objets - Minismalisme Ecologie - Miss Blemish

12 avril 2020

Cette semaine j’ai repris le travail et la marche à pied. Cette heure de marche imposée en décembre par les grèves est devenue un lieu sûr, une douce échappatoire à l’anxiété qui frémit encore sous la surface. Ces 4 derniers jours j’ai profité de chaque once de contact humain et comme on retrouve de vieux amis, me suit laissée envelopper par la familiarité de ceux qui habitent mon quotidien travaillé. Puisqu’il n’y a plus rien d’autre à faire, puisqu’il faut aller travailler et que l’intérieur est sinistré, voilà qu’il redevient raisonnable de marcher 2 heures et flâner. Sur ma route ce matin, j’ai croisé beaucoup de coureurs courageux, une vieille dame faisant du tai-Chi sur un bout de trottoir au soleil, des chiens heureux de rencontrer des compères et les odeurs joyeuses des lilas en fleurs. La douceur se glisse dans les interstices, à chaque jour ses bonheurs, ses doutes, ses pleurs. Si je ne nourris pas d’espoir qu’une volonté politique écologique forte émerge de ce chaos, je commence à me dire que bannir les voitures individuelles de Paris (et de toutes les grandes villes) pourrait être un fort chouette début pour augmenter notre confort de vie à tous – humains comme non humains. 

Quelqu’un m’a dit « à toute chose malheur est bon »

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