Une pré-rentrée avant d’entrer en première année de médecine (PAES), pour quoi faire ?


 Une pré-rentrée avant d'entrer en première année de médecine (PAES), pour quoi faire ? - études - conseils - Miss Blemish

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Que vous sortiez du lycée ou que vous ayez déjà derrière vous une première expérience de la première année, vos résultats de bac ou du concours fraîchement en poche avec en tête de vous lancer dans l’aventure PAES, la question de la pré-rentrée va inévitablement se poser…

Mais c’est quoi au juste, une « pré-rentrée » ?

La « pré-rentrée » c’est une à deux semaines de cours dispensés par des professeurs d’université dans des prépas privées afin de vous faire parcourir une large partie du programme du premier semestre, vous familiariser avec les matières et vous permettre d’appréhender votre véritable rentrée dans des conditions optimales. Supports de cours, exercices types, annales corrigées et commentées lors des séances, premières interrogations et un concours blanc final venant conclure le stage*, cette première immersion dans l’univers de la première année permet de ne pas se sentir déboussolé en arrivant sur les bancs de l’université et au passage, de nouer les premiers liens d’amitié. Arriver à la fac avec un groupe d’amis déjà bien soudé est un luxe qui ne s’estime pas…

* Bien sûr les modalités peuvent changer d’une prépa à l’autre…

C’est quand la pré-rentrée ?

Comme son nom l’indique, la pré-rentrée prend place juste avant la rentrée universitaire c’est-à-dire les deux dernières semaines d’août. Cela permet, entre autres, de ranger doucement les tongs au placard et d’entamer septembre les idées plus près du papier que des cocotiers…

Quelles sont les matières abordées ?

Les programmes et les points clés étant variables d’une faculté à l’autre, les prépas s’adaptent aux spécificités propres à votre université. A titre d’exemple, à Paris VI, les matières enseignées dans la prépa Medisup Sciences en pré-rentrée étaient la Physique, la Chimie, la Biochimie et la Biologie Cellulaire. 

S’inscrire à une pré-rentrée, quel intérêt ?

Au-delà du simple fait de prendre une avance considérable par rapport aux étudiants, certes très rares, arrivant « les mains dans les poches et la fleur au fusil », la pré-rentrée permet une transition plus aisée du lycée à la faculté. Passer d’un univers très « protégé » avec de petites classes, des professeurs qui vous connaissent personnellement et vous nomment par votre prénom, suivent vos notes et vos absences à un « joyeux tohu-bohu » où personne ne vous connaît ni ne se soucie de savoir si vous êtes ou non en cours n’est aisé pour personne. Il est facile, grisé par cette nouvelle et traîtresse liberté, de perdre de vue l’objectif et donc un temps précieux… La prépa permet de « démystifier » la fac, de vous guider dans vos premiers pas et donc d’arriver, si ce n’est en terrain conquis du moins en terrain balisé.

Cependant, je pense que l’intérêt majeur de la pré-rentrée réside dans la définition de Votre manière de travailler efficacement. Tout au long de cette année, que vous la passiez en reclus dans votre chambre ou à la bibliothèque, vous travaillerez seul. Pas que cela soit une catastrophe, non, mais il vous faut savoir qu’il n’y a ni recette magique, ni méthode pré-fabriquée. Réussir sa première année ne se vend pas en kit avec check-list à l’appui pour vous indiquer la voie royale (qui n’existe pas…). C’est pourquoi la pré-rentrée s’avère plus qu’utile car elle vous permet, avant que les choses sérieuses ne commencent réellement, de prendre un temps qui vous manquera cruellement par la suite pour vous poser les questions suivantes :

* A quel moment de la journée suis-je le plus efficace pour : apprendre des cours par cœur, faire des annales, faire des QCM de cours, résoudre des exercices… ?

* A quel intervalle faire des pauses, changer de matière/d’exercice… ?

* Est-ce que j’aime travailler seul ou en groupe ?

* De quelle façon travailler mes cours pour être le plus efficace : faire des fiches, travailler le cours progressivement sur plusieurs jours ou le travailler une bonne fois dans les détails en le revoyant périodiquement ensuite, réciter à l’écrit ou à voix haute… ?

Oui, mais la pré-rentrée à un coût

Il est vrai, s’il faut lui trouver un point négatif, c’est son prix. Celui-ci varie en fonction du nombre d’heures de cours dispensées de 700* à 900* € en règle générale.

*Cette fourchette est donnée à titre d’indication, les prix varient d’une prépa à l’autre et d’une année sur l’autre, renseignez-vous auprès de celle que vous aurez choisie…

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Si vous avez des questions sur la première année de médecine, les prépas privées, la manière de travailler ou autre, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires, j’y répondrai avec plaisir (cela pourrait même me donner le titre de l’article suivant, qui sait ?).

Edit : Je ne suis employée par aucune prépa privée. J’ai été élève à Medisup Sciences Paris et c’est cette expérience que je partage avec vous. Je ne touche pas d’argent pour la rédaction de ce billet.

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Dix astuces de grand-mère à destination des pâtissières en herbe…


Dix astuces de grand-mère à destination des pâtissières en herbe… - cuisine - Conseils - Miss Blemish

J’ai appris à cuisiner avec mon arrière-grand-mère, ma grand-mère et ma maman… comme beaucoup de jeunes filles je présume. En regardant, en écoutant, en furetant l’oreille aux aguets dans la cuisine puis finalement en demandant, tout simplement. Ma mémé Fifine, comme on la surnomme, m’a enseignée les grands classiques qui rythment notre année : les rissoles de Noël, les Merveilles de début mars qui fêtent l’arrivée discrète du printemps, la tarte à la bouillie des anniversaire, les gâteaux ronds que nous appelons à tort gâteaux « roulés » de nos petits-déjeuners de vacances, la pâte brisée des tartes aux pommes familiales… et quelques autres astuces qui ajoutées à celles glanées entre les livres de cuisine, la tradition et les quelques sites de cuisine que je dévore régulièrement m’ont beaucoup aidée à progresser et à réussir mes gâteaux dès le premier coup d’essai.

10 astuces de grand-mère donc qui, à force de pratique, on fait leurs preuves…

* Pour des blancs en neige du tonnerre, rajoutez une petite pincée de sel avant de dégainer le batteur…

* Pour un sucre parfumé toute l’année qui donnera le petit truc en plus de vos gâteaux (on vous demandera votre secret, vous verrez), recyclez vos gousses de vanille… Un bocal en verre, du sucre en poudre, les gousses précédemment éventrées dans une quelconque crème ou compote, et le tour est joué !

* Dès que vous avez l’indication « mélanger/incorporer/ajouter Délicatement », utilisez une cuillère en bois. Ne me demandez pas pourquoi, les gâteaux sont toujours meilleurs lorsque l’on se sert d’une cuillère en bois à défaut de brandir la spatule… Gardez la spatule pour racler proprement votre plat, vos gâteaux n’en seront que meilleurs !

Le mélange sucre/œufs est présent dans quasiment toutes les recettes : pour un résultat optimal, il faut battre TRES activement votre mélange pendant, au minimum, 3 minutes, montre en main… et utiliser les bons ustensiles… :

– Œufs entiers/sucre > Batteur électrique à moins que vous ne soyez Wonder woman aux bras d’acier et que vous obteniez en trois minutes un mélange blanc, mousseux, divin à la force du poignet.

– Jaunes d’œufs/sucre > Au Fouet… car vous incorporerez plus d’air pour un résultat plus léger…

* Pour réussir une belle meringue, commencez par monter vos blancs en neige (sans oublier la petite pincée de sel, hein…). Dès qu’ils sont fermes, ajouter le sucre en pluie sans cesser de battre. Si vous ajoutez le sucre dès le début, vos blancs d’œufs ne monteront jamais…

* Marre des erreurs ? Préparez vos ingrédients avant de commencer.

Utilisez tous vos ingrédients à température ambiante (sauf indication contraire…).

* Pour séparer facilement vos blancs des jaunes d’œufs, faites-le « à froid » lorsque vos œufs sortent à peine du frigo.

* Mais le secret essentiel des pâtisseries réussies ? La cuisson. Tout réside dans la cuisson. La meilleure des préparations sera gâchée si vous oubliez trop longtemps vos gâteaux dans le four… Alors, on prend un livre, on surveille et on fait confiance à son instinct… Tous les fours ne cuisent pas de la même manière, les temps de cuisson sont des indications qu’il ne faut surtout pas hésiter à ajuster. Par exemple, le mien cuit plus sur le fond, il faut donc que je tourne mes plats durant la cuisson pour ne pas me retrouver avec un côté calciné et l’autre à peine doré… Idem pour le côté gauche du four…

* Le cas du Brownies : le brownies ne vous semblera jamais à l’œil, assez cuit… d’où une tendance très répandue de rajouter cinq minutes de cuisson par-ci, cinq minutes de cuisson par là… Grave erreur ! Le brownies continue de cuire à l’extérieur du four jusqu’à son complet refroidissement… les cinq minutes ajoutée vous dérobent donc tout espoir d’obtenir une texture moelleuse et fondante… On respecte donc à la lettre les indications cuisson pour les brownies (à part s’il brûle… on est d’accord…) !

 

 

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Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer


« Nous créons des personnages virtuels, imaginaires, nous dessinons l’un de l’autre des portraits robots illusoires. Nous posons des questions dont le charme est de ne pas obtenir de réponses. Oui, nous nous amusons à éveiller la curiosité de l’autre, et à l’attiser en refusant de la satisfaire. Nous essayons de lire entre les lignes, entre les mots, presque entre les lettres. Nous nous efforçons de nous faire de l’autre une idée juste. Et en même temps, nous sommes bien déterminés à ne rien révéler d’essentiel sur nous-mêmes. « Rien d’essentiel », c’est-à-dire ? Rien du tout, nous n’avons encore rien raconté de notre vie, rien de ce qui fait notre quotidien, rien de ce qui est important pour nous. »
 
 
Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer - Culture - Lecture - Miss Blemish
 
Emmi et Léo ne se connaissent pas. Ils ne se sont jamais vus. Ils ignorent même jusqu’au prénom de leur interlocuteur lorsque leur correspondance commence. Une lettre en plus dans une adresse de messagerie et la machine est lancée. D’une banale erreur de saisie naît une amitié qui peu à peu se transforme en une véritable addiction. Une addiction aux mails qu’ils échangent. Une addiction à ce monde, à cet inconnu pourtant si familier qui n’a pas d’autre visage que celui qu’ils lui donnent, à cette île imaginaire, ce pont virtuel entre leur deux réalités, cet échappatoire où ils déversent leurs joies, leurs peines, font de vaines tentatives d’humour, réfrènent leurs penchants ironiques, cyniques, caustiques et s’attachent au fil des jours, des heures, des minutes passées face à l’écran, dans l’attente d’un signe, de quelques lignes supplémentaires qui viendraient enrichir leur histoire qui naît à peine.
 
Dans ce jeu de chasse à la souris où s’ils se cachent de l’autre désespérément ce n’est que pour mieux se révéler tels qu’ils sont, loin de leur contingence, de leur physique, des carcans du quotidien, libérés par l’anonymat, les pages défilent vite, trop vite. Emportés par cet échange, nous nous prenons dans l’attente de la réponse, du dénouement, de la suite. C’est tout ? En resterons-t-ils là ? Se contenteront-ils de ne rester que des inconnus l’un pour l’autre ? Des thérapeutes réciproques cachés derrière un écran ? J’ai lu ce livre en une journée. 348 pages dévorées, englouties. J’ai acheté le tome suivant le lendemain. Une fois lancé, vous vous retrouverez enchaînés à cette histoire, attachés aux personnages si humains, si authentiques. Cet échange, cette véracité qui suinte, l’authenticité qui se dégage de chaque mail, l’honnêteté, la spontanéité de leur écriture vous convainc au fil de leur correspondance que jamais ils n’auraient pu établir un même lien s’ils s’étaient rencontrés de manière conventionnelle, dans un café, au cinéma, dans la rue, au restaurant. Parce qu’ils auraient peut-être voulu se plaire mutuellement, se séduire l’un l’autre ou au contraire l’auraient trouvé fade et sans intérêt. Il n’y avait aucun enjeu de ce type lorsqu’ils se sont croisés pour la première fois. Juste des mots, des phrases qui les reliaient. Leurs mots se sont reconnus, se sont plus, leur ont permis de se montrer tels qu’ils étaient, avec leurs doutes, leurs peines, leurs joies, leurs faiblesses. Ils n’avaient aucun motif de se cacher de l’autre, aucun enjeu, aucun intérêt. Et c’est ce qui donne à Quand souffle le vent du Nord de Daniel Glattauer toute sa magie.
 
Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer - Culture - Lecture - Miss Blemish
 
Je ne ferais pas d’article sur le second (et pour le moment dernier) tome car se serait révéler des ressorts du premier… Je vous confierais juste qu’en ouvrant La septième vague, j’ai eu l’impression de retrouver Emmi et Léo comme de vieux amis d’enfance. Ces deux livres sont excellents, incontestablement. Ils vous feront rire, espérer, attendre, ils vous émouvront et vous feront passer de délicieuses soirées en compagnie de leurs héros.
 
Quand souffle le vent du nord
Daniel GLATTAUER
Le livre de Poche
 
La septième vague
Daniel GLATTAUER
Grasset
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