Mais son numéro, je l’efface ou pas ?


Mais son numéro, je l’efface ou pas ? - Rupture - Miss Blemish

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Nous nous sommes trompés, trahis, déchirés, quittés sans laisser d’adresse ou nous nous sommes tout simplement aimés un temps avant de prendre des chemins différents, nous avons beaucoup crié, hurlé, menacé puis pleuré, ressassé, décortiqué, regretté. La colère s’est peu à peu estompée, la rancune et la peine effacées, les blessures pansées ou du moins en partie mais la nostalgie aussi a fait son chemin. Après les fins de soirées roulée en boule sur le canapé, Patrick Bruel en fond sonore (« mais j’te l’dis quand mêêêême… [pause émouvante][livraison urgente de kleenex]… je t’aiiiime » [trompettes et sanglots en la mineur]), le paquet de granolas dangereusement proche et la relecture de l’historique des conversations sms du temps « où nous nous aimions et voguions gaiement sur un petit nuage rose de guimauve et d’amoûûûr » en ôde à la désolation, on peut le dire, nous avons fait « le deuil ».

 Du coup, ça y est. Après avoir réuni les plus hauts sommets de la cellule anti-crise dans des soirées « cockails » à dessein d’habiller pour l’hiver le bien-aimé « connard » (synonyme de namour une fois celui-ci passé du côté « ex » de la force) et de noyer son chagrin dans la tequila, après avoir dépassé votre forfait illimité pour vous épancher tout votre saoul dans l’oreille compatissante de votre meilleure amie (qui depuis consulte pour un début de surdité), vous avez décidé qu’il était temps de vous prendre par la main et d’aller de l’avant. Ouf.

Oui… Sauf que… Après avoir définitivement supprimé « la date de votre rencontre » comme code pin/code d’accès internet/code de déverrouillage de l’écran du téléphone/de l’ordinateur & cie, effacé les ultimes sms conservés jusqu’alors « pour les soirs où ça va pas », votre main tremble : vous êtes dans votre répertoire, son nom est là, juste sous vos yeux… Aie, ça vous fait encore un petit pincement au cœur de le lire. Mais vous le sélectionnez quand même et là, blocage, arrêt sur image :

je le supprime ou pas ?

Non, parce que sérieusement ça pourrait me servir un jour, ce numéro vous allez me dire… Je sais pas moi, imaginez :

–          Il me rappelle/m’envoie un message : j’aurais l’air fine si je décroche ou réponds sans savoir que c’est lui.

–          Surtout que du coup je ne pourrais pas faire le choix de l’ignorer : je répondrais comme une bécasse et il me prendra au dépourvu. Je ne serais pas préparée.

–          Je n’aurais donc pas la fierté d’avoir eu la force de caractère de l’ignorer avec tout mon mépris.

–          Et puis je pourrais aussi avoir besoin d’un appui professionnel.

–          Ou d’une recommandation, d’un conseil, d’un tuyau…

–          …

Arrivées à ce stade d’élucubration, l’hypothèse suivante serait l’arrivée d’extraterrestres sur Terre entraînant la ruine de toutes les maisons du quartier sauf de la sienne. Vous seriez donc bien contente de pouvoir l’appeler pour le demander renfort, secours et assistance. On est bien d’accord…

STOP !

Vous raisonnez encore comme s’il était « le seul, l’unique » homme sur Terre. Vous pensez encore que vous avez besoin de lui… Teuteuteu… vous qui avez vécu la majeure partie de votre vie sans lui seriez soudain sans ressource ? Aucune autre personne pour vous aider, vous appeler, vous fournir ce conseil désiré, ce coup de main souhaité, vous aimer ?

Mais rien n’y fait. On a peur. Peur du définitif. Garder son numéro au chaud c’est laisser cette entrebâillement où pourrait se glisser un retour. Ne pas fermer la porte complètement pour ne pas dire adieu à « ça », quoi que « ça » fusse.

Mais ne pas effacer son numéro c’est aussi prendre le risque de voir ses doigts riper sur le clavier. Parce que la tentation est trop forte, l’accès de nostalgie inattendu et particulièrement brutal ou le taux d’alcoolémie un peu trop haut. C’est risquer de dire des choses qu’on aurait préféré taire, se rabaisser encore un peu ou se laisser atteindre encore d’avantage. C’est se laisser attacher par le passé et se refuser la liberté d’avancer… Alors on hésite encore un peu. On ne veut surtout pas faire quelque chose qu’on pourrait « regretter ». Et LE numéro reste là. Au milieu des autres. Noyé dans la foule et pourtant étrangement présent à l’esprit.

 

Alors, son numéro, toi, tu l’effaces ou pas ?

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Des sourires de révisions #3


Des sourires de révisions #3  - sourires - Brève - Humeurs - Miss Blemish

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Le bonheur inénarrable des PAUSES. Pour l’heure, je n’ai rien trouvé de plus économique (en temps) et de plus défoulatoire que de mettre la musique à fond et de sauter partout pendant les quelques 3’30 d’un morceau qui met la pêche pour y retourner du bon pied.

Le triomphe et la sensation indescriptible d’avoir une machine à la place du cerveau lorsqu’ENFIN après des heures à me casser la tête sur les pages interminables d’un cours aussi soporifique qu’inutile, j’arrive à le réciter sans erreur. Les amis, oubliez la drogue, shootez-vous au par cœur. Vous danserez la lambada avec tout autant de ferveur.

La Page Blanche de Penelope Bagieu et Boulet, une petite BD qui avait inondé les blogs l’an dernier et rejoint illico ma table de nuit, que j’ai relu avec plaisir cette semaine, par petits bouts, dans le métro, en prenant le temps cette fois-ci d’en apprécier tous les détails, du dessin à la narration que j’avais engloutis l’an dernier captivée par l’intrigue que j’étais. Une très bonne idée de cadeau de Noël pour tous ceux traversant une crise identitaire/existentielle…

Les courses de dernière minute, les courses réconfort, les courses gourmandes des grignotages « permis » : ceux du rechargement des batteries entre deux épreuves.

Planification intensive de sorties et soirées pour fêter la fin des premiers partiels de l’année (et se sortir prématurément la tête des polys).

Des embryons de listes de cadeaux. Des bonnes idées qui fleurissent sur la toile comme des pâquerettes.

Le sentiment du travail achevé (du moins pour la journée) au sortir de la BU quelques minutes seulement avant qu’elle ne ferme. S’écrouler dans le métro et passer le trajet les yeux un peu ailleurs, un peu ici, sans s’endormir mais sans réussir à se concentrer sur rien de précis.

Les siestes des révisions pour recharger les batteries avant de monter sur le ring.

Une frayeur aux vilains airs de somatisation mesquine lorsque mardi je me découvrais une « raideur musculaire » dans les mollets. Juste après avoir appris le cours sur les problèmes circulatoires des membres inférieurs bien sûr. La crampe passée ça m’a fait bien rire. On n’est pas rendu les amis, c’est moi qui vous l’dit…

L’idée de Sunshine of Mine de vivre chaque jour comme si c’était son anniversaire. Une belle idée que je n’ai pas encore mise en pratique mais j’y songe…

 

3 très jolis blogs trouvés cette semaine au hasard de mes errances pausesques :

DayDream qui narre ces temps-ci les aventures Erasmusiennes et Suedoises de son auteure

Saute-moi au cou, le blog d’Elisa

Jeune Anecdotique, le blog d’Ellie qui se demande « pourquoi » et qui le fait très bien…

 

Un très grand sourire de « littéraire frustrée » à la vue d’un « substratumS » garni d’un S mal avisé… dans la BU estampillée médecine, ça n’a guère fait rire que moi mais avec les amis d’hypokhâgne, on s’est poilés cinq minutes…

Préparer ma valise pour le départ. Jeudi soir. Un long week-end à la montagne, en famille, une grande bouffée d’air frais avant de réattaquer pour les trois dernières semaines de cours qui ne manqueront pas d’être passionnantes (NEUROANATOMIE my luv’)

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Les sourires de la semaine #2


Les sourires de la semaine #2 - Brèves - Humeurs - Miss Blemish

Crédit photo : Un blog Une fille

Et c’est parti pour une deuxième édition des sourires de la semaine !

Une recette de chocolat chaud à mourir pêchée sur le blog de La Mouette : 6 carreaux de chocolat noir à pâtisser fondus dans une tasse de lait, beaucoup de cannelle, une cuillère de sucre roux et une montagne de chantilly… Une tuerie.

Texas, en boucle, entre deux fournées de cours ingurgitées. Mon manque d’originalité me désole, mais mon top titre reste Summer Son

De longues conversations au téléphone. On a toujours énormément à dire à ceux qu’on aime et qui sont loin.

Du pop corn salé. Des m&m’s. Et la promesse d’arrêter de grignoter. Demain.

Le plaisir indescriptible des joggings au bord de la Seine. Découvrir Paris à grandes foulées. Me demander à chaque nouvelle séance pourquoi diable j’avais arrêté… Redevenir accroc et enfiler les baskets tous les jours. Aller toujours un peu plus loin et être tous les jours un peu plus fière.

Quatre billets d’avion avec toujours pour destination « la maison ». Et me demander une fois encore si un jour je parviendrai à nommer un autre endroit que « mon chez moi » thononnais : « ma maison »

Un petit cinéma d’art et d’essai, un mardi soir, Telma et Louise en V.O : la combinaison gagnante d’une bonne soirée.

Une recette originale goûtée chez une amie. Du chocolat noir, des poires, une pâte à crumble aux spéculoos… Un délice (promis, je tente de refaire ça et je poste la recette !)

Vos petits mots adorables retrouvés dans les commentaires, sur la page FB de missblemish.fr ou dans vos mails. Merci.

Un, deux, trois déjeuners entre amis… autant d’occasions de refaire le monde. Et de manger des crêpes au nutella.

Retrouvailles pluvieuses au jardin du Luxembourg avec une de ses amies comme on en trouve peu dans la vie et toujours l’impression de s’être quittées la veille à peine.

Pour la première fois, relire de vieux chapitres d’un roman en gestation depuis si longtemps que je ne me souviens plus au juste quand je l’ai démarré exactement et trouver que ce n’est « pas si mal que ça ». Retrouver l’envie de continuer pour connaître la suite. Voir germer de nouvelles idées et naître de nouveaux personnages.

Un gâteau à la fleur d’oranger. Une recette de grand-mère. Toutes les étapes suivies à la lettres et pourtant jamais le moelleux des fournées qui naissent sous son fouet.

Et le meilleur pour la fin : un pass annuel déposé dans ma boîte aux lettres par la grande opération marketing de Disney. Une petite fille de six ans n’aurait pas moins bondi, souri, dansé que je l’ai fait dans les quatre coins de l’appartement l’enveloppe à peine déchirée.

Magique

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