Miss Blemish

Miss B. au STEP ou l’épopée du lundi…

25 . 10 . 12

Rentrée, bonnes résolutions, certificat médical béton en poche (option téléphonique), je m’inscrivais donc au cours de STEP proposé par notre divine Faculté parmi la liste (longue comme le bras) d’activités diverses et variées proposées à des horaires tout aussi divers et variés : 12h-14h (j’entends déjà crier que « je suis une mauvaise langue gnagnagna… », ok, il est vrai, mea culpa : il y a aussi des cours de yoga en plein milieu du mardi après-midi #sopratique, et quelques cours en soirée #onenreparlelasemaineprochaine). Bref, une fois la réduction drastique et nécessaire de mon champ des possibles opérée (heu, initiation « pêche au poisson chat dans caniveau parisien post-jour de pluie torrentielle » j’ai hésité mais finalement, j’ai décliné… je ne me sentais pas au niveau), ma carte en poche et ma motivation au plafond, j’étais fin prête. Mais, comme toute personne importante qui se respecte, j’ai bien entendu attendu pour faire l’honneur de ma présence que les cinq premiers cours se passent. Ce n’est pas comme si j’étais une complète débutante non plus (après toutes ces années d’allées et venues devant les salles de STEP du complexe aquatique où j'ai nagé toute mon adolescence, j’avais eu tout le temps d’être imprégnée des vibrations STEPales)(ces années d’expérience et de pratique passive intensive porteraient leurs fruits l’heure venue).

Lundi dernier, c’était le moment : je me devais d’être présente pour irradier enfin la salle entière de ma gracieuse coordination. Cependant, comme je gardais un brin de modestie tout de même, je me plaçais très légèrement en retrait (au rang le plus au fond)(aucun rapport avec un quelconque retard ou une quelconque appréhension).

Donc, en tenue, derrière le step, la séance commence. Des pas de côté sur un rythme un poil soutenu. Rien d’extraordinaire, portée par la musique je fais même la fofolle et agrémente le tout des petits mouvements de coudes plein d’entrain qui accompagnent le balancement de la prof au taquet elle aussi (oui, en fait, dans une autre vie, on était soeurs). Allez, on monte sur le step et hop, levée de genou, reprise des petits pas et hop, pied sur le step, on lève l’autre genou, reprise des petits pas. Allez, cette fois-ci on enchaîne, on reste sur le step et trois levée de genou, descente du step, remontée, hop, trois autres levées de genou et on recommence. Waouh, j’ai compris le truc, ça y est, j’ai le rythme, ça va, je transpire pas trop, j’ai un peu soif mais sans plus, ouais, j’ai carrément le rythme dans la peau… j’aurais peut-être du m’inscrire au cours du niveau supérieur en fait… La prof doit remarquer que je suis carrément surdouée là, c’est incroyable on dirait que j’ai fait ça toute ma vie, ah, ouille, oui, ça tire un peu mais, non léger et hop, faut changer de pied, mince, je me suis trompée. Attends, je recommence, hop, instant de flottement, ah nouvel enchaînement, d’accord, d’accord, allez, nouveau morceau, plus rapide, plus de… ah, mais c’était pas ce pied là, pas grave, je sautille, je retombe sur le bon, on change encore l’enchaînement. A d’accord maintenant on saute sur place, le pied qui descend du STEP on le place derrière l’autre, puis on saute en ciseaux, puis on remonte avec le pied le plus en arrière… d’accord, concentration. En arrière, et… ah mince, trompée, mauvais pied, arrgh, mauvais côté… il fait drôlement chaud non, j’ai soif, il me faut de l’eau, je TUERAIS pour de l’eau. J’aurais du prendre un serviette, je sens que je transpire donc avec mon fond de teint ça doit être la CA-TA… Et, quoi, non, c’est pas PO-SSI-BLE, elle marche pas cette horloge, il n’est que ET QUART ? Sérieusement ? On est là depuis seulement 10 PETITES MINUTES ? Non mais attends là, moi, je suis une grande sportive hein, c’est sa musique qui va trop vite, comment veux-tu qu’on tienne le rythme. Aie, maintenant il faut tourner et… quoi… on va rajouter les bras aussi ?

Vous avez vu Fantasia ? Et bien, avec un tutu, j’aurais fait de l’ombre à bon nombre de ballerines. La grâce incarnée te dis-je que mes sautillements à contre-temps avec les bras jetés en l’air comme un noyé vers la berge (?).

Bon alors, on y va ou on y va pas du coup ?

Mais ON Y VA les enfants, ON Y VA ! Parce que si la première séance était un peu, sportive dirons-nous (tiens donc, une séance de sport sportive, mais dites-moi Miss Blemish, auriez-vous pé-cho Lapalisse ?), après, en plus de me sentir extrêmement légère et détendue (assoiffée et décoiffée aussi… mais ce ne sont que des détails), j’avais la pêche, tout simplement.

Et ce sans caniveaux ni poissons chats*

*je me déresponsabilise complètement de ce mauvais jeu de mots

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