Ma fille il se peut que tu sois malade le jour des examens.


Ma fille il se peut que tu sois malade le jour des examens. - PAES - Etudes - Miss Blemish

11 décembre 2011, concours PAES J-4, le verdict tombe : fièvre + mal de crâne/oreilles/gorge = otite bilatérale + assez d’antibiotiques pour assommer un cheval et au dodo ma poule !

Autant vous dire que cette petite surprisounette ne s’intégrait pas, mais alors pas du tout, dans mon planning qui consistait en :

1-    Profiter des derniers jours pré-concours pour réviser les chapitres laissés à mon éternelle procrastination révisionnelle et boudeuse

2-     Réussir ledit concours. Avec brio si possible parce qu’on ne fait pas les choses à moitié. Non mais.

Du coup, clouée au lit par la fièvre/la décrépitude/le désespoir mais surtout par mon mal de crâne (aucune mention inutile), ma vie était fichue. Mes amis actionnaires de chez kleenex m’en parlent encore : j’ai fait exploser les ventes. Beaucoup de larmes à essuyer.

Avoir tant travaillé, fourni tant d’efforts, sacrifié tant de soirées, de week-end et de jours fériés pour voir tout s’arrêter si près du but, c’était insupportable. Et dans ces moments-là, aux plus grands arguments se substitue le seul sentiment d’une gratuite injustice.

Et pourtant, bon gré mal gré, je me suis présentée à l’examen. Peu glorieuse certes (j’ai passé plus de temps à me moucher et à tousser qu’à répondre aux questions d’anatomie…), mais tout de même face à ma copie.

 

Pourquoi cet article ?

Tout simplement parce que, du fond de mon lit, ce qui m’a fait tenir et me lever le jour-J, ce sont les légendes urbaines qui m’ont été contées par mes amis, ma famille, là-bas à l’autre bout du téléphone. L’ami/le cousin/le grand frère/la tante/ la sœur qui était, je cite « malade comme un chien » pour le concours d’entrée à l’ENA/Science-Po/Polytechnique/l’ENS et qui pourtant, a réussi.

Au deuxième semestre, je n’avais qu’une hantise : qu’il s’agisse d’une malédiction et qu’à quelques jours du concours, rebelotte, je tombe malade à nouveau. Puis, j’ai lâché prise : si je devais être malade la semaine de la deuxième partie du concours de médecine, je serais malade. Cela ne m’empêcherait pas de réussir. Et vous savez quoi ? Je n’ai pas été malade au deuxième semestre tout comme je n’ai pas raté mon concours.

Voilà le pourquoi de cet article : pour vous dire, à vous qui êtes à l’entrée du tunnel des révisions, et quelque soit l’examen que vous prépariez, qu’il est POSSIBLE de réussir quand bien même a-t-on de la fièvre, mal au ventre et perdu 3 jours de révisons. 

 

3 jours ne font pas la différence, mais vous, oui.

 

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