Les sourires de la semaine #5


Les sourires de la semaine 5 - Brèves - Sourires - Miss Blemish

Crédit Photo : Un blog Une fille

Un embryon de valise pas tout à fait défaite, pas tout à fait refaite, dormant dans un coin du salon pour me rappeler tous les jours ces vacances qui ne sont plus très loin.

Préparer de la pâte à crêpe pour toute la famille (ou presque) avec mon (petit) cousin (qui me dépasse bientôt, c’est dire, mais c’est comme ça, je pense que même adulte il restera mon « petit » cousin), rire, beaucoup, se relayer avec le batteur, lorsque le bras fatigue, tremper des doigts gourmand dans la pâte, lui faire découvrir la saveur que confère l’eau de fleur d’oranger puis y mêler le lait et le Grand Marnier, lui faire apprécier la différence. En général, ce n’est qu’après coup que l’on se rend compte que l’on a vécu un moment privilégié, cette fois-ci pourtant, je l’ai senti tout de suite et sans rien enlever à l’exceptionnel de l’instant, je ne l’en ai que plus apprécié.

Une soirée crêpes donc, tous autour de la table ronde qui trône dans la salle à manger de cette maison qui un jour « fut la mienne », celle de mes parents aujourd’hui tout simplement. Des associations improbables, des mains goulues, une association de malfaiteurs gourmands.

La première semaine du mois synonyme de magazines dans la boîte aux lettres.

Deux nouveaux livres sur ma table de nuit, Seule Venise de Claudie Gallay – conseillé par Flou, La vie d’une autre de Frédérique Deguelt

Les deux « anciens nouveaux » de la semaine dernière qui ont déjà rejoint le club des « dévorés », l’un me laissant l’amertume d’une trame narrative un peu facile et convenue, l’autre la promesse d’un rendez-vous prochain pour une nécessaire relecture. Au calme cette fois-ci.

Arrivée tardive à Genève, l’un des délicieux Premium Hot Chocolate Starbuckesquien dans un gobelet « bouillote pour mains congelées » et les premières gorgées délicieusement brûlantes et sucrées accueillies par la neige qui recommençait à tomber sur la ville. Et ce timing parfait m’émerveiller encore jusqu’à me réconcilier avec la dame blanche qui avait pourtant fait planer toute la journée durant un nuage des plus sombres sur mon week-end en famille, mon vol ayant été repoussé du déjeuner jusqu’en fin d’après-midi…

La douceur de la lumière des bougies associée à celle d’une lampe de chevet lorsqu’un éclairage tamisé suffit.

Renouer avec un ami, jamais oublié, mais perdu de vue depuis longtemps. Refaire connaissance, mieux, tâtonner, chercher ses marques, retrouver de vieilles habitudes tout en hésitant un peu sur les mots, mieux comprendre les siens. Ou peut-être simplement mieux les écouter.

Le froid, tout aussi rude selon les dires du thermomètre et qui pourtant cette semaine, m’a paru moins vif et piquant.

Une soirée Do It Yvette au Seven Hotel, rencontrer des bloggueuses telles qu’Annouchka, Griottes, Vert Cerise, Morning by Foley, Vagabondes, Knit Spirit, pour ne citer qu’elles, revoir Coco Cerise et me sentir toute toute petite (aucune référence aux 30 cm qui me séparent de Marjorie) et pourtant elles si gentilles et accessibles.

Mais surtout rencontrer celle grâce à qui j’ai assisté à la soirée, Aurélie (justagirl.fr), une fille très chouette mais surtout adorable. Oui, je sais, encore cet adjectif. Mais si vous en trouvez un autre pour la décrire, je suis preneuse, personnellement je ne trouve pas.

Une tarte au citron et aux pignons de pain à l’italienne, un crumble aux fruits rouges, un cheesecake au chocolat et spéculoos, un muffin… ou la preuve que les frustrations n’engendrent que les excès. Les excès de gourmandise partagés et de sourires.

Le pot-au-feu du dimanche, chez mes grands-parents, seuls nous trois autour de la table, comme avant.

La préparation du « menu » de Noël, dans la salle de bains, avec ma grand-mère, entrecoupée du récit des derniers achats, des cadeaux déjà faits et de ceux que l’on projette encore de faire. Les mots foie gras aux figues, pain aux châtaignes, dinde aux marrons flotter dans l’air…

Un bonnet Charleston, entre beige et taupe clair, une énorme fleur sur le côté et le plus beau des effets. Un cadeau avant l’heure pour que « je puisse en profiter dès maintenant »…

Un déjeuner avec une amie, de ceux où l’on rattrape les frustrations de semaines passées à communiquer par mails interposés. De ceux où on ne se cache pas derrière de faux sourires ou de faux semblant, de ceux où l’on peut être soi-même, tout simplement.

Marcher. Peut-être la chose qui me manque le plus à Paris. Me balader sans but, humer le parfum de l’hiver et faire ma moisson de paysages à couper le souffle.

Les rives du Lac Léman enneigées. La Suisse, au loin, tout de blanc vêtue. Le jet d’eau qui indique au loin le port de Genève, majestueux dans la lumière douce des journées ensoleillées d’hiver.

Un repas entre amis, le dimanche soir. Juste au sortir de l’aéroport.

Le plaisir inextinguible lorsqu’on se glisse dans un lit aux draps fraîchement changés. Le sommeil qui nous gagne avant qu’on ait eu le temps de songer seulement à le chercher.

Une sauce de pâtes au curry dont vous me direz bientôt des nouvelles (quand j’aurais trouvé le temps de publier l’article en rapport, cela va sans dire)…

Un livre enfin qui ouvre d’autres portes, le Petit Traité de vie intérieure de Frédéric Lenoir.

Et vous, votre semaine ?

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