Les sourires de la semaine #10


Les sourires de la semaine - Miss Blemish

Crédit Photo : Unsplash

Une gourmandise d’avant, une de « quand j’étais petite » : un beignet au chocolat. Les saveurs, banales en somme, sublimées par les souvenirs qu’elles appellent irrépressiblement. Une petite fille balançant ses jambes du haut du siège du caddi pendant les courses du week-end, un quatre-heures de roi en rentrant de l’école, une excursion « petit-déjeuner » un dimanche matin, une fête foraine… Faire durer le plaisir. Grignoter à chaque bouchée les réminiscences, les laisser s’épanouir puis s’évanouir avec la fonte du chocolat.

Arrivée matinale à Genève. Les nuages sont bien présents mais ils sont blancs, et laissent percer la lumière. Au-dessus des montagnes, un coin de ciel d’un bleu d’hiver : clair. Si à leur sommet, un dôme d’une neige qu’on imagine sans mal épaisse les garnit, plus bas, seule une fine couche de givre subsiste accrochée aux branchages des sapins. Tel un nuage de sucre glace saupoudré par une main malicieuse.

Se réveiller en musique.

Un bain, un bon livre et peut-être la meilleure des boissons d’hiver : 1 jus de citron + 1 c.à.café de cannelle + ½ c.à.café de stévia (ou 1 c.à.café de sucre) + le reste de la tasse d’eau bouillante = un pur bonheur (et ma meilleure amie me souffle dans l’oreillette qu’en version grog avec 1c.à.soupe de rhum, ça peut être pas mal aussi : vivement le prochain rhume qu’on tente ça !)

Une ballade juste à la tombée du jour. Rentrer à la nuit, les mains engourdies par le froid.

Voir la dernière diapo de la soutenance s’afficher sur l’écran. Sortir de la pièce. Goûter à cette forme délicieuse d’épuisement auquel se mêle le soulagement. Fermer les yeux sur les heures de sommeil volées au mois écoulé, se prélasser dans les vraies nuits à venir.

Trouver un autre sujet dans lequel me noyer. Redevenir boulimique d’apprendre.

Cette phrase, lundi soir, juste avant de m’endormir : « Si vous avez un projet, n’attendez plus, lancez-vous. ». Frayer avec l’administration dès le lendemain matin pour mettre sur pied le mien. La plupart des rêves sont accessibles, il suffit souvent de tendre la main. J’ai donc ouvert les miennes.

Une overdose de magazines. C’est tellement bon. Sourire aux voyageurs soupirant devant tant de superficialité dans le métro et songer « ne jugez donc pas trop vite… ».

Voir soudain clair dans les impératifs jalonnant les prochaines semaines : jubiler de tout ce temps laissé libre à ma créativité pour l’occuper au mieux.

Une envie de bricolage. Tout sortir. Papiers, couleurs, pinceaux. Une salopette. Et retomber en enfance.

Revoir une amie comme on en trouve peu dans une vie, « découvrir » à quel point elle m’avait manqué. Repartir avec ma « prescription » musique : Down the Drain et Into Trouble de Lily Wood and the prick, Beauty of uncertainty de KT Tunstall. C’est ma dealeuse personnelle de bons titres.

Des amis, un ciné, des retrouvailles, un restaurant. Autant de bons moments partagés.

Cuisiner. Ou plutôt pâtisser. Un gâteau aux poires et aux amandes. Une petite tuerie venue d’Italie ressuscitée dans une cuisine parisienne. On peut en dire ce qu’on en veut, moi je trouve qu’elle a quand même de drôlement bons côté la mondialisation…

Retrouver mes petites séances dignes des ménagères de plus de cinquante ans : une série télé et un vélo d’appartement pour des cuisses en acier et un sourire jusqu’aux oreilles (endorphines my love).

Une gaufre au nutella, un thé et une razzia au rayon crème pour les mains avec elle. Ma meilleure amie. Le secret d’une après-midi sourire.

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