Et soudain prendre le risque d’être heureux dès aujourd’hui


Et soudain prendre le risque d’être heureux dès aujourd’hui - Miss Blemish

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On dit souvent « Souris à la vie, elle te le rendra ». Loin de moi l’idée de vouloir contredire cet adage, je suis la première à essayer d’ouvrir les yeux le plus grand possible pour glaner toutes les petites joies qui se trouvent autour de nous et à côté desquelles il est si facile de passer sans les voir. Cependant il arrive que ces jolis moments ne suffisent pas à égayer un quotidien devenu insupportable et pesant, un quotidien qui ne nous satisfait plus. Sourire au lieu de nous faire grandir et de brider notre propension à râler sans cesse se mue alors en une mascarade à la mode de l’autruche. On sourit pour (faire) oublier que rien ne va. On dit des phrases toutes faites comme « c’est une mauvaise passe », « demain ça ira mieux », « vivement que tout ceci soit derrière moi », « vivement la retraite », « quand *** sera arrivé tout ira mieux » et concrètement on serre les dents et on attend sans se rendre compte que les instants que l’on rechigne à vivre aujourd’hui n’existeront jamais plus. On parie sur un futur pourvoyeur de rêves accomplis et de doux présent sans réaliser que ce sont les efforts fournis aujourd’hui qui feront peut-être de ces aspirations une réalité.

J’ai eu un véritable électrochoc lorsque j’ai réalisé tout récemment que pour les quatre années qui allaient suivre (au moins) je serai à peu près tout le temps en examen soit sous pression et donc à espérer « vivement que tout ceci soit terminé ». Or, si espérer que quelques semaines de révisions (ceci vaut aussi pour les bilans trimestriels en entreprise, les présentations de projets… etc…) passent en un clin d’œil est relativement anodin, brader les quatre années à venir s’est révélé conceptuellement inacceptable. Autant aller jusqu’au bout de l’honnêteté, je fais partie des gens qui voteraient sans hésiter pour des journées de 48 heures, un temps de sommeil à minima et suivraient bien un quintuple cursus (façon médecine-litté-langues-socio-arts pour ma part). Et là, comme ça,  je ferais une croix sur quatre années de ma vie en laissant porte grande ouverte à Examirella (mon double maléfique)(celui stressé, sur les nerfs, inapprochable et indisponible) ? Je vous confirme, il était temps de se réveiller et de réaliser qu’il ne tient qu’à moi seule de donner à mon quotidien l’image que je veux qu’il revête.

J’ai donc pris une feuille, tracé un grand trait pour délimiter deux colonnes et listé d’un côté ce qui ne me convenait pas/plus et de l’autre ce que je pouvais faire dès aujourd’hui pour améliorer les choses. L’idée n’étant pas de ressasser et de peindre le tableau tout en noir mais de sortir du « cacher la poussière sous le tapis » pour mettre tout à plat, repartir sur des bases nettes et dire au revoir à nos ronchonnements. Ce petit exercice tout bête m’a permis de réaliser une fois de plus que ce qui nous pèse tient souvent à bien peu de chose dont on fait pourtant une montagne et que malgré les impératifs on peut toujours rendre son quotidien plus agréable. Surtout, prendre cette feuille et le temps de réfléchir n’a finalement pas fait ressortir comme on pourrait le croire uniquement le négatif, le positif aussi était de la partie. De quoi relativiser et trouver la motivation de tout mettre en œuvre pour qu’il n’y ait plus que du positif dans le bilan.

Et vous, comment faites-vous pour rendre plus doux votre quotidien ?

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